{"id":544003,"date":"2025-11-19T05:15:17","date_gmt":"2025-11-19T05:15:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/544003\/"},"modified":"2025-11-19T05:15:17","modified_gmt":"2025-11-19T05:15:17","slug":"herault-a-montpellier-le-micro-fleurissement-a-change-la-vie-des-habitants-dun-quartier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/544003\/","title":{"rendered":"H\u00e9rault. \u00c0\u00a0Montpellier, le micro-fleurissement a chang\u00e9 la vie des habitants d\u2019un quartier"},"content":{"rendered":"<p>Rue de la M\u00e9diterran\u00e9e, on respire. Deux ou trois \u00e9tages au maximum, des fa\u00e7ades un peu vieillies, et d\u00e9sormais, des cascades de couleurs pour \u00e9gayer ces rues situ\u00e9es \u00e0 deux pas de l\u2019agitation de la gare Saint-Roch. Jasmin \u00e9toil\u00e9, cl\u00e9matite, solanum, rosier de Banks : les fleurs grimpent le long des murs, enjambent parfois la rue, cadrent les fen\u00eatres, et s\u2019emm\u00ealent au street art pos\u00e9 sur les murs. Elles attirent oiseaux, papillons, abeilles. \u00ab On revoit des moineaux, des fauvettes, des bergeronnettes qu\u2019on ne voyait plus ! \u00bb s\u2019enthousiasme Christine Konopnicki, membre de l\u2019association Mare Nostrum.<\/p>\n<p>\u00ab On a voulu amener du vert \u00bb<\/p>\n<p>Cet ancien faubourg ouvrier, n\u00e9 en 1864 pour loger les travailleurs de l\u2019usine \u00e0 gaz, n&rsquo;attirait gu\u00e8re. \u00ab Le quartier \u00e9tait un peu triste \u00e0 l\u2019\u00e9poque, min\u00e9ral, un peu repoussoir, selon Frank Plana, le pr\u00e9sident de Mare Nostrum. On a voulu amener du vert. Les fleurs se sont \u00e9panouies tr\u00e8s vite. D\u00e8s que leurs racines ont trouv\u00e9 la nappe phr\u00e9atique, elles se sont mises \u00e0 pousser ! \u00c7a a transform\u00e9 tr\u00e8s rapidement le visage du quartier \u00bb.<\/p>\n<p>Le collectif a en effet lanc\u00e9 d\u00e8s 2013 l\u2019id\u00e9e de faire participer les habitants \u00e0 la v\u00e9g\u00e9talisation des rues. Le concept, soutenu et financ\u00e9 par la mairie depuis dix ans, repose sur les \u00ab bons de v\u00e9g\u00e9talisation \u00bb distribu\u00e9s \u00e0 ceux qui souhaitent planter sur trottoir ou au pied des arbres. La ville fournit les plantes via son Centre Horticole municipal, les services municipaux percent le sol, et les habitants installent eux-m\u00eames leurs grimpantes. R\u00e9sultat : 2 000 bons distribu\u00e9s en cinq ans, et une transformation visible.<\/p>\n<p>Pour St\u00e9phane Jouault, adjoint au maire d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 la Nature en ville et \u00e0 la Biodiversit\u00e9, venu d\u00e9ambuler dans le quartier en cette matin\u00e9e ensoleill\u00e9e d\u2019automne, le projet coche toutes les cases : \u00ab Il cr\u00e9e de l\u2019embellissement, du rafra\u00eechissement. Il s\u2019inscrit dans notre volont\u00e9 de d\u00e9velopper des rues-jardins qui restent agr\u00e9ables pour marcher \u00bb.<\/p>\n<p>\u00a0<br \/>\n  Jusqu\u2019\u00e0 cinq degr\u00e9s de moins<\/p>\n<p>Les effets se mesurent aussi au thermom\u00e8tre. \u00ab La v\u00e9g\u00e9talisation des rues cr\u00e9e des zones d\u2019ombre immenses permettant de r\u00e9duire la temp\u00e9rature non seulement sur les fa\u00e7ades mais aussi sur les trottoirs. On constate jusqu\u2019\u00e0 cinq degr\u00e9s de diff\u00e9rence gr\u00e2ce \u00e0 la transpiration des plantes \u00bb, explique Frank Plana. Un atout pr\u00e9cieux dans une ville m\u00e9diterran\u00e9enne de plus en plus frapp\u00e9e par les \u00e9pisodes de canicule, o\u00f9 de nombreux habitants souffrent des \u00eelots de chaleur urbains.<\/p>\n<p>En offrant nectar, fruits et abris, ces plantes augmentent la biodiversit\u00e9 dans un milieu urbain souvent hostile. La mairie distribue d\u00e9sormais aussi des arbustes locaux, des haies et m\u00eame des arbres fruitiers, \u00e0 planter dans son jardin. Les Montpelli\u00e9rains peuvent adopter des micro-fleurissements abandonn\u00e9s par leurs propri\u00e9taires, souvent partis vivre ailleurs.<\/p>\n<p>L&rsquo;initiative a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 des effets collat\u00e9raux inattendus : moins de poussi\u00e8re, plus de convivialit\u00e9. Une \u00ab brigade verte \u00bb s\u2019est form\u00e9e pour entretenir collectivement les fleurs. \u00ab L\u2019entretien des plantes permet le partage de savoir-faire entre g\u00e9n\u00e9rations, \u00e7a cr\u00e9e du lien social, des ramifications, comme les plantes. Les gens sont plus souriants, plus fiers de leur quartier \u00bb, raconte Christine. Mais elle temp\u00e8re : avec l\u2019embellissement, les loyers ont flamb\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab Tout le contraire de la climatisation \u00bb<\/p>\n<p>St\u00e9phane Jouault r\u00e9sume : \u00ab Ce projet, \u00e0 co\u00fbt relativement r\u00e9duit, a amen\u00e9 de nombreux b\u00e9n\u00e9fices. Cela correspond \u00e0 une vision de la ville o\u00f9 la nature reprend ses droits et apporte du bien-\u00eatre aux habitants. Le micro-fleurissement, c\u2019est une adaptation vertueuse face aux changements climatiques. C\u2019est tout le contraire de la climatisation, de la technique \u00bb.<\/p>\n<p>Le quartier s\u2019est m\u00eame lanc\u00e9 cette ann\u00e9e dans un nouveau projet, baptis\u00e9 \u00ab Quartier sauvage \u00bb, une exp\u00e9rimentation scientifique men\u00e9e avec le Mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle de Paris et Tela Botanica. Ici, plus de d\u00e9sherbage syst\u00e9matique : on observe et on pr\u00e9serve la flore urbaine spontan\u00e9e, y compris les herbes dites mauvaises.<\/p>\n<p>Finalement, la rue de la M\u00e9diterran\u00e9e n\u2019a pas seulement chang\u00e9 de d\u00e9cor : elle a chang\u00e9 de rythme. Ici, chaque fa\u00e7ade fleurie raconte une histoire de voisinage retrouv\u00e9, de ville qui se rafra\u00eechit en douceur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Rue de la M\u00e9diterran\u00e9e, on respire. 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