{"id":544169,"date":"2025-11-19T07:07:20","date_gmt":"2025-11-19T07:07:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/544169\/"},"modified":"2025-11-19T07:07:20","modified_gmt":"2025-11-19T07:07:20","slug":"au-coeur-de-la-foret-noire-en-allemagne-lincroyable-renaissance-des-horloges-a-coucou","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/544169\/","title":{"rendered":"Au coeur de la For\u00eat-Noire, en Allemagne, l&rsquo;incroyable renaissance des horloges \u00e0 coucou"},"content":{"rendered":"<p>Dans la boutique de Sarah Weisser, sur la Hauptstra\u00dfe, \u00e0 Triberg, une cit\u00e9 touristique au c\u0153ur de <a href=\"https:\/\/www.geo.fr\/voyage\/petite-histoire-de-la-foret-noire-la-tarte-a-la-creme-des-allemands-193850\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la For\u00eat-Noire<\/a>, l\u2019amour est une m\u00e9canique bien r\u00e9gl\u00e9e. La jeune femme de 33 ans s\u2019approche d\u2019un chalet en bois miniature suspendu \u00e0 un mur du magasin, et place sur une heure pleine les aiguilles du cadran qui orne sa fa\u00e7ade. Soudain, la petite maison s\u2019anime. Au grenier, un oiseau jaillit d\u2019une lucarne et lance une s\u00e9rie de \u00ab\u00a0coucou !\u00a0\u00bb fr\u00e9n\u00e9tiques. Sur un banc, un paysan en veste verte glisse vers sa bien-aim\u00e9e au chignon blond et l\u2019embrasse sur les l\u00e8vres. \u00c0 l\u2019\u00e9tage, des danseurs entament une valse un peu raide, au son d\u2019une musique m\u00e9canique.<\/p>\n<p>Un mod\u00e8le \u00e0 19 900 euros, couvert d\u2019or et de cristaux<\/p>\n<p>Puis la sc\u00e8ne s\u2019immobilise, en attendant la prochaine demi-heure. \u00c0 peine le temps de profiter de cet instant de tendresse montagnarde que Sarah Weisser quitte d\u00e9j\u00e0 le rayon des \u00ab\u00a0pendules \u00e0 baisers\u00a0\u00bb pour celui des \u00ab\u00a0pendules \u00e0 b\u00fbcherons\u00a0\u00bb, o\u00f9 le m\u00eame paysan est cette fois occup\u00e9 \u00e0 couper du <a href=\"https:\/\/www.geo.fr\/sciences\/un-nouveau-materiau-en-bois-plus-resistant-que-de-l-acier-grace-a-un-traitement-moleculaire-226542\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">bois<\/a>. Il est bient\u00f4t 10 heures, et la patronne de la Haus der 1 000 Uhren (\u00ab\u00a0Maison des 1 000 horloges\u00a0\u00bb) se h\u00e2te de faire visiter son commerce avant l\u2019ouverture. Sur les murs, s\u2019alignent des centaines de pendules \u00e0 coucou, de ces chalets aux sayn\u00e8tes m\u00e9caniques jusqu\u2019\u00e0 des versions modernes, en passant par un impressionnant sp\u00e9cimen couvert de <a href=\"https:\/\/www.geo.fr\/histoire\/cinq-rares-minuscules-figurines-feuilles-or-decouverte-temple-norvegien-archeologues-paiens-hov-217085\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">feuilles d\u2019or<\/a> et de cristaux, affich\u00e9 \u00e0&#8230; 19 900 euros !<\/p>\n<p>Dans la famille Weisser, on vit de la Kuckucksuhr \u2013 la pendule \u00e0 coucou \u2013 depuis six g\u00e9n\u00e9rations. \u00ab\u00a0Depuis 1880, lorsque mes anc\u00eatres ont commenc\u00e9 \u00e0 en confectionner, avant que mon grand-p\u00e8re n\u2019ouvre un magasin\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise Sarah. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, le massif de la For\u00eat-Noire \u00e9tait un haut lieu de la fabrication de pendules, r\u00e9put\u00e9es fiables et bon march\u00e9. La l\u00e9gende veut que le premier coucou ait \u00e9t\u00e9 invent\u00e9 en 1738 dans un village du coin, par un horloger qui voulait bricoler une pendule reproduisant le cri du coq, avant de se rabattre sur un oiseau plus simple \u00e0 imiter. Mais c\u2019est au XIXe si\u00e8cle que le coucou prit son envol. \u00c0 partir de 1850, alors que les ventes d\u2019horloges s\u2019essoufflaient, les fabricants cherch\u00e8rent \u00e0 innover et la pendule \u00e0 coucou sortit du bois, sous la forme d\u2019une maisonnette inspir\u00e9e de celle des gardes-barri\u00e8res, avec un oiseau nich\u00e9 sous le toit. Le concept fit fureur sur le march\u00e9 allemand et europ\u00e9en, <a href=\"https:\/\/www.geo.fr\/histoire\/ce-couteau-vieux-de-5000-ans-retrouve-pres-de-la-suisse-serait-lancetre-du-couteau-suisse-225493\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la Suisse<\/a> s\u2019en inspirant m\u00eame au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. Depuis, il survit \u00e0 toutes les crises, y compris \u00e0 la fin de l\u2019industrie horlog\u00e8re locale, pr\u00e9cipit\u00e9e dans les ann\u00e9es 1970 par l\u2019arriv\u00e9e des montres \u00e0 quartz. Aujourd\u2019hui, certains tentent m\u00eame de le r\u00e9inventer.<\/p>\n<p>Pour achalander ses rayons, Sarah Weisser n\u2019a pas besoin d\u2019aller bien loin. Dans la r\u00e9gion, quelques dizaines de sous-traitants fabriquent les pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es \u2013 cadrans, bo\u00eetiers, ornements, poids en forme de pommes de pin, sifflets qui \u00e9mettent le \u00ab\u00a0coucou !\u00a0\u00bb&#8230; Et une bonne part des pendules sont assembl\u00e9es \u00e0 cinq minutes de voiture de Triberg, \u00e0 Schonach, \u00e9picentre de la fabrication des coucous. En entrant dans ce village de 4 000 \u00e2mes \u00e0 540 m\u00e8tres d\u2019altitude, dans une vall\u00e9e couronn\u00e9e de <a href=\"https:\/\/www.geo.fr\/environnement\/observatoire-des-forets-francaises-a-quoi-sert-cette-plateforme-et-qui-peut-s-en-servir-226405\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">for\u00eats<\/a> d\u2019\u00e9pic\u00e9as, on avise sur la gauche une maison&#8230; en forme d\u2019horloge \u00e0 coucou g\u00e9ante. L\u2019improbable construction, dont le gigantesque m\u00e9canisme en bois fonctionne et se visite, est l\u2019\u0153uvre d\u2019un horloger local, qui y vit dans les ann\u00e9es 1970 un moyen d\u2019attirer les clients. Un peu plus haut dans la rue, une b\u00e2tisse grise aux larges fen\u00eatres abrite le si\u00e8ge de l\u2019entreprise Anton Schneider S\u00f6hne, fond\u00e9e en 1850 par un menuisier du village.<\/p>\n<p>Un fabricant a eu une id\u00e9e pour le sauver : le relooker<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, elle est l\u2019un des quatre fabricants de coucous encore actifs \u00e0 Schonach, soit environ la moiti\u00e9 de ceux qui restent en For\u00eat-Noire. \u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, un d\u00e9dale de r\u00e9duits croulant sous les caisses de pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es m\u00e8ne \u00e0 un atelier d\u2019assemblage avec vue sur la for\u00eat, o\u00f9 quelques employ\u00e9s s\u2019affairent sur des maisonnettes de bois, dans un silence ponctu\u00e9 de \u00ab\u00a0coucou !\u00a0\u00bb en plusieurs tonalit\u00e9s. Les pendules finies s\u2019alignent sur un pr\u00e9sentoir, des plus basiques, orn\u00e9es de feuilles en bois sculpt\u00e9, vendues moins de 200 euros, aux plus \u00e9labor\u00e9es \u2013 l\u2019une fait m\u00eame s\u2019animer, \u00e0 heure fixe, une demi-douzaine de personnages r\u00e9partis autour d\u2019un chalet, avec buveurs de<a href=\"https:\/\/www.geo.fr\/voyage\/les-allemands-boivent-de-moins-en-moins-de-biere-la-question-est-pourquoi-228049\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> bi\u00e8re<\/a> en culotte de peau et couvreur sur le toit.<\/p>\n<p>Le s\u00e9millant directeur de cette soci\u00e9t\u00e9 de 16 salari\u00e9s, J\u00fcrgen Clute, 62 ans, originaire d\u2019<a href=\"https:\/\/www.geo.fr\/voyage\/que-faire-a-hambourg-en-un-week-end-213130\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Hambourg<\/a>, n\u2019est pas n\u00e9 dans le coucou. Mais depuis douze ans qu\u2019il dirige l\u2019entreprise, il sait combien cette pendule fait figure de survivante. Le dernier \u00e2ge d\u2019or des Kuckucksuhren de la For\u00eat-Noire remonte aux d\u00e9cennies d\u2019apr\u00e8s-guerre, lorsque les soldats am\u00e9ricains stationn\u00e9s dans la r\u00e9gion en achetaient \u00e0 la pelle, et que l\u2019export tournait \u00e0 plein r\u00e9gime. \u00ab\u00a0Dans les meilleures ann\u00e9es, la production atteignait 600 000 \u00e0 1 million d\u2019exemplaires par an, tous fabricants r\u00e9unis\u00a0\u00bb, estime le petit patron. Rien qu\u2019\u00e0 Schonach, il y avait alors 16 entreprises de fabrication, plus tout un vivier de sous-traitants. Depuis, le secteur a tr\u00e9buch\u00e9 de crise en crise. Les soldats sont partis, <a href=\"https:\/\/www.geo.fr\/histoire\/le-11-septembre-nous-a-fait-comprendre-que-nous-etions-tous-des-cibles-potentielles-selon-nicole-bacharan-206164\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le 11-Septembre<\/a> a ass\u00e9ch\u00e9 le march\u00e9 am\u00e9ricain, qui \u00e9tait alors le principal d\u00e9bouch\u00e9&#8230; \u00ab\u00a0Et la p\u00e9riode du <a href=\"https:\/\/www.geo.fr\/environnement\/une-epidemie-pire-que-celle-de-covid-19-cette-maladie-virale-inquiete-certains-scientifiques-226671\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Covid<\/a> a \u00e9t\u00e9 dramatique, raconte J\u00fcrgen Clute. Notre production est pass\u00e9e de 25 000 \u00e0 15 000 pendules par an.\u00a0\u00bb \u00c0 tout cela, s\u2019est ajout\u00e9e l\u2019irruption de mod\u00e8les bas de gamme, \u00e0 quartz, fabriqu\u00e9s notamment en Chine, \u00e0 prix cass\u00e9.<\/p>\n<p>Alors, pour d\u00e9fendre l\u2019authentique coucou m\u00e9canique en bois, les fabricants ont cr\u00e9\u00e9 un label garantissant la confection locale des horloges. Et, il y a vingt ans, au centre de Schonach, un fabricant a eu une autre id\u00e9e pour le sauver : le relooker. Dans les locaux de Rombach &amp; Haas, on a conserv\u00e9 le mobilier des ann\u00e9es 1890, lorsque les fondateurs de l\u2019entreprise faisaient \u00e0 la fois \u00e9picerie et horlogerie pour joindre les deux bouts. Mais sur les murs, les cr\u00e9ations maison frappent par leur modernit\u00e9 : des pendules cubiques, color\u00e9es, sans fioritures&#8230; L\u2019une se r\u00e9sume m\u00eame \u00e0 une toile o\u00f9 est peinte une horloge traditionnelle aux couleurs flashy, avec un petit trou pour le coucou. \u00ab\u00a0Nous n\u2019avons pas touch\u00e9 \u00e0 la technique, seulement au design ext\u00e9rieur\u00a0\u00bb, explique Andreas Kreyer. \u00c0 35 ans, il dirige l\u2019affaire avec sa femme, Selina, designer et cinqui\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration de la famille fondatrice, dont les parents Ingolf et Conny Haas lanc\u00e8rent cette op\u00e9ration de modernisation. Les pendules Rombach &amp; Haas ont pu susciter des r\u00e9actions outr\u00e9es, mais elles s\u00e9duisent de nouveaux acheteurs, dont de jeunes Allemands d\u00e9tourn\u00e9s depuis belle lurette de ces objets d\u2019un autre temps. \u00ab\u00a0Notre client\u00e8le d\u00e9bute au milieu de la vingtaine, se r\u00e9jouit Andreas Kreyer. Nos mod\u00e8les sont ainsi tr\u00e8s demand\u00e9s comme cadeau de <a href=\"https:\/\/www.geo.fr\/histoire\/un-fragment-de-lettre-revele-un-secret-bien-garde-sur-le-mariage-de-shakespeare-226204\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">mariage<\/a>!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Un c\u00f4t\u00e9 fig\u00e9 et rassurant<\/p>\n<p>Les 5 000 exemplaires qu\u2019il produit par an, vendus \u00e0 partir de 400 euros, sont en majorit\u00e9 des pendules modernes, vendues principalement en <a href=\"https:\/\/www.geo.fr\/voyage\/que-faire-en-allemagne-12-idees-de-sorties-et-d-activites-incontournables-a-faire-en-allemagne-203633\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Allemagne<\/a> et dans les pays voisins. Pour la client\u00e8le internationale en revanche, la tradition domine. L\u2019immense majorit\u00e9 des coucous se vend \u00e0 des clients \u00e9trangers attach\u00e9s \u00e0 l\u2019esth\u00e9tique la plus classique. C\u2019est le cas dans la boutique de Sarah Weisser, mais aussi chez Hekas, un fabricant de Schonach dont les 12 000 unit\u00e9s annuelles partent dans \u00ab\u00a0au moins 20 pays\u00a0\u00bb, se f\u00e9licite le patron Uwe Kammerer, 52 ans, assis dans son showroom tapiss\u00e9 de chalets en bois brun peupl\u00e9s de figurines en habit d\u2019antan. Le chef d\u2019entreprise assume son conservatisme : \u00ab\u00a0Mon grand-p\u00e8re a d\u00e9but\u00e9 en 1937, et je fais toujours le m\u00eame job, indique-t-il.\u00a0\u00bb<\/p>\n<blockquote class=\"article-blockquote\"><p>\n    \u00ab\u00a0Les horloges murales m\u00e9caniques, \u00e7a n\u2019existe plus. Sauf celles \u00e0 coucou. Pourquoi ? Parce que nous les faisons telles qu\u2019on les conna\u00eet dans le monde entier, et que nous ne changeons rien.\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Un c\u00f4t\u00e9 fig\u00e9 et rassurant qui expliquerait qu\u2019\u00e0 l\u2019heure du <a href=\"https:\/\/www.geo.fr\/sciences\/de-lor-au-cobalt-combien-de-metaux-se-cachent-dans-notre-smartphone-226960\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">smartphone<\/a>, ces pendules qu\u2019il faut remonter \u00e0 la main toutes les semaines, voire tous les jours, continuent \u00e0 fasciner des clients d\u2019Asie, d\u2019Am\u00e9rique du Sud et des \u00c9tats-Unis \u2013 un pays o\u00f9 elles se vendent notamment aux descendants d\u2019immigr\u00e9s allemands. \u00ab\u00a0Ils les associent au monde d\u2019avant, quand tout allait mieux, analyse Uwe Kammerer. Elles sont comme des fragments d\u2019une \u00e9poque plus heureuse.\u00a0\u00bb Tout s\u2019acc\u00e9l\u00e8re, mais le coucou m\u00e9canique, lui, a le pouvoir d\u2019arr\u00eater le temps.<\/p>\n<p>Anatomie d&rsquo;une horloge \u00e0 coucou<\/p>\n<p><strong>L\u2019oiseau sculpt\u00e9<\/strong> : anim\u00e9 m\u00e9caniquement, il \u00e9merge \u00e0 chaque sonnerie pour annoncer l\u2019heure avec son chant caract\u00e9ristique.<\/p>\n<p><strong>Le bo\u00eetier en bois sculpt\u00e9<\/strong> : il abrite des soufflets qui, une fois actionn\u00e9s, expulsent de l\u2019air, reproduisant  ainsi le cri du coucou.<\/p>\n<p><strong>Les d\u00e9corations typiques <\/strong>: les pendules sont souvent orn\u00e9es de motifs de feuilles, d\u2019animaux, de sapins, ainsi que des sc\u00e8nes de la vie rurale.<\/p>\n<p><strong>Les poids en forme de pommes de pin<\/strong> : suspendus \u00e0 des cha\u00eenes et g\u00e9n\u00e9ralement au nombre de deux (un pour l\u2019horloge et un pour le coucou), ils servent \u00e0 entra\u00eener le m\u00e9canisme.<\/p>\n<p><strong>Le pendule apparent<\/strong> : ce balancier, visible sous le bo\u00eetier, oscille pour marquer le passage du temps, assurant la r\u00e9gularit\u00e9 du fonctionnement de l\u2019horloge.<\/p>\n<p>\u27a4 Article paru dans le magazine GEO n\u00b0562, \u00ab\u00a0For\u00eat-Noire, l&rsquo;Allemagne de contes de f\u00e9es\u00a0\u00bb, de d\u00e9cembre 2025.<\/p>\n<p>\u27a4 Vous \u00eates d\u00e9j\u00e0 fid\u00e8le au contenu GEO ? Alors pour ne rien manquer, d\u00e9couvrez <a href=\"https:\/\/www.prismashop.fr\/tous-les-magazines\/connaissance-et-voyage\/geo.html?code=SIEPMSGEO&amp;utm_source=geo-fr&amp;utm_medium=sites-editos&amp;utm_campaign=article&amp;utm_content=pms\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">n<\/a><a href=\"https:\/\/www.prismashop.fr\/tous-les-magazines\/connaissance-et-voyage\/geo.html?code=SIEPMSGEO&amp;utm_source=geo-fr&amp;utm_medium=sites-editos&amp;utm_campaign=article&amp;utm_content=pms\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">os<\/a><a href=\"https:\/\/www.prismashop.fr\/tous-les-magazines\/connaissance-et-voyage\/geo.html?code=SIEPMSGEO&amp;utm_source=geo-fr&amp;utm_medium=sites-editos&amp;utm_campaign=article&amp;utm_content=pms\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> formules d&rsquo;abonnement <\/a>pour recevoir chaque mois GEO chez vous en toute simplicit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Dans la boutique de Sarah Weisser, sur la Hauptstra\u00dfe, \u00e0 Triberg, une cit\u00e9 touristique au c\u0153ur de la&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":544170,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1587],"tags":[11,672,1477,4154,1804,1805,1803,1777,674,18188,1801,12,2551,1802,20348],"class_list":{"0":"post-544169","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-allemagne","8":"tag-actualites","9":"tag-allemagne","10":"tag-artisanat","11":"tag-bois","12":"tag-bundesrepublik-deutschland","13":"tag-de","14":"tag-deutschland","15":"tag-eu","16":"tag-europe","17":"tag-foru00eats","18":"tag-germany","19":"tag-news","20":"tag-patrimoine","21":"tag-republique-federale-dallemagne","22":"tag-tradition"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115575104830062827","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/544169","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=544169"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/544169\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/544170"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=544169"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=544169"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=544169"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}