{"id":548613,"date":"2025-11-21T07:18:12","date_gmt":"2025-11-21T07:18:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/548613\/"},"modified":"2025-11-21T07:18:12","modified_gmt":"2025-11-21T07:18:12","slug":"entre-manque-dentretien-et-fragilite-de-sa-pierre-le-vieux-bati-sous-haute-surveillance-apres-des-menaces-deffondrement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/548613\/","title":{"rendered":"entre \u00ab\u00a0manque d\u2019entretien\u00a0\u00bb et fragilit\u00e9 de sa pierre, le vieux b\u00e2ti sous haute surveillance apr\u00e8s des menaces d\u2019effondrement"},"content":{"rendered":"<p>\n    Depuis les doubles effondrements d\u2019immeubles survenus en 2021, les arr\u00eat\u00e9s de p\u00e9ril se multiplient dans le centre-ville, caract\u00e9ris\u00e9 par un b\u00e2ti ancien particuli\u00e8rement expos\u00e9 aux risques.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Dans la nuit du 20 au 21 juin 2021,\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/bordeaux\/on-n-a-recu-aucun-euro-a-bordeaux-quatre-ans-apres-l-effondrement-de-deux-immeubles-les-riverains-reclament-toujours-justice-20250626?msockid=258c4318a154643d05395665a0ed65f9\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"NewsFlash\" rel=\"sponsored noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">deux immeubles de la rue de la Rousselle<\/a>, dans le centre-ville de\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/bordeaux\/a-bordeaux-une-tapisserie-geante-de-l-univers-de-miyazaki-s-invite-au-conservatoire-20251119\" data-fig-type=\"NewsFlash\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Bordeaux<\/a>, s\u2019\u00e9taient effondr\u00e9s en l\u2019espace de quelques minutes. Trois personnes avaient \u00e9t\u00e9 bless\u00e9es, dont une femme retrouv\u00e9e sous les d\u00e9combres. Pr\u00e8s de 130 personnes avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9vacu\u00e9es, dont des familles avec enfants mais aussi plusieurs personnes \u00e2g\u00e9es. Bien plus qu\u2019un simple accident de b\u00e2ti ancien, l\u2019\u00e9v\u00e9nement avait \u00e9t\u00e9 le r\u00e9v\u00e9lateur d\u2019un probl\u00e8me structurel sur les risques nombreux d\u2019effondrements dans le centre-ville. Cinq jours plus t\u00f4t, deux immeubles s\u2019\u00e9taient d\u00e9j\u00e0 effondr\u00e9s rue Planterose, dans le quartier Saint-Michel.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Quatre ans plus tard, la fragilit\u00e9 du patrimoine bordelais s\u2019est rappel\u00e9e \u00e0 ses habitants. Le 12 juin dernier,\u00a0<a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/bordeaux\/dans-le-centre-ville-de-bordeaux-trois-immeubles-evacues-a-cause-d-une-cheminee-qui-menace-de-s-effondrer-20250613?msockid=258c4318a154643d05395665a0ed65f9\" target=\"_blank\" data-fig-type=\"NewsFlash\" rel=\"noopener\" data-gtm-custom-categorie=\"navigation\" data-gtm-custom-action=\"crossclick\" data-gtm-custom-label=\"Contextuel\" data-gtm-event=\"customEventSPE\" data-fig-domain=\"LEFIGARO\">trois immeubles du centre-ville ont \u00e9t\u00e9 \u00e9vacu\u00e9s \u00e0 cause d\u2019une chemin\u00e9e qui mena\u00e7ait de s\u2019effondrer<\/a>. Le 29 ao\u00fbt, une corniche en pierre s\u2019est d\u00e9tach\u00e9e du haut d\u2019un immeuble pr\u00e8s de la place Pey Berland. Selon Denis Boullanger, architecte en patrimoine, \u00ables menaces d\u2019effondrement des b\u00e2timents fragiles sont surtout dues \u00e0 un manque d\u2019entretien. Les infiltrations se produisent \u00e0 cause des goutti\u00e8res mal entretenues, et cr\u00e9ent le lessivage de l\u2019int\u00e9rieur des murs, qui finit par s\u2019affaiblir\u00bb.<\/p>\n<p>                                    <a class=\"fig-a11y-skip a11y-hidden\" href=\"#fig-a11y-skip-main-inarticle\"><br \/>\n        Passer la publicit\u00e9<br \/>\n    <\/a><\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Bordeaux paie aussi le prix de sa c\u00e9l\u00e8bre pierre blonde-beige, extraite des anciennes carri\u00e8res girondines de Frontenac, Br\u00e9tignac ou Sireuil. Ce mat\u00e9riau, qui donne son harmonie architecturale au centre historique inscrit au patrimoine mondial de l\u2019Unesco, constitue aujourd\u2019hui l\u2019un des \u00e9l\u00e9ments de fragilit\u00e9 du b\u00e2ti ancien. Les b\u00e2timents construits avant le XVIIIe si\u00e8cle sont particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables\u00a0: les murs \u00e9pais en pierre peuvent se fissurer, et la pierre de Bordeaux, moins dense, s\u2019affaiblit avec le temps. Pour ceux construits apr\u00e8s le XVIIIe si\u00e8cle, les murs sont plus fins, ce qui accro\u00eet le risque d\u2019effondrement des structures sup\u00e9rieures. \u00abLes probl\u00e8mes des b\u00e2timents fragiles se concentrent essentiellement sur le centre-ville de Bordeaux. Les immeubles sont anciens et difficiles d\u2019acc\u00e8s pour l\u2019entretien. Les toitures moins visibles. Bordeaux n\u2019est pas une ville qui a vu la construction d\u2019immeubles modernes dans son centre-ville, et sa pierre se d\u00e9grade de fa\u00e7on insidieuse\u00bb, r\u00e9sume Denis Boullanger.<\/p>\n<p>700 proc\u00e9dures en cours, 46 \u00e9vacuations en 2025<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Pour la mairie, les \u00e9v\u00e9nements de 2021 ont \u00e9t\u00e9 un v\u00e9ritable signal d\u2019alerte. \u00ab\u00c7a a mis en lumi\u00e8re une r\u00e9alit\u00e9\u00a0: Bordeaux a un grand nombre d\u2019immeubles avec des risques d\u2019effondrement. Nous nous sommes rendu compte que notre capacit\u00e9 d\u2019action \u00e9tait sous-dimensionn\u00e9e\u00bb, souligne St\u00e9phane Pfeiffer, adjoint au maire charg\u00e9 de l\u2019urbanisme r\u00e9silient et de l\u2019habitat.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Depuis, les \u00e9quipes municipales ont \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9es pour suivre les propri\u00e9taires et veiller \u00e0 la r\u00e9alisation des travaux, mais aussi pour r\u00e9pondre aux inqui\u00e9tudes des Bordelais. Avant 2021, la mairie enregistrait environ une centaine de signalements par an. Depuis, ce chiffre a explos\u00e9\u00a0: il d\u00e9passe les 500 chaque ann\u00e9e. On compte aujourd\u2019hui environ \u00ab150 arr\u00eat\u00e9s de p\u00e9ril et environ 700 proc\u00e9dures en cours\u00bb, selon St\u00e9phane Pfeiffer. Cette ann\u00e9e, la mairie a pris 46 arr\u00eat\u00e9s sur des crit\u00e8res d\u2019extr\u00eame urgence, qui ont tous n\u00e9cessit\u00e9 des \u00e9vacuations.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">Dans ce contexte, l\u2019\u00c9tat et Bordeaux-M\u00e9tropole ont confi\u00e9 au Centre Scientifique et Technique du B\u00e2timent (CSTB), en 2022, via une subvention de 134.000 euros, une mission d\u2019accompagnement technique \u00e0 la gestion de crise. Cette mission vise \u00e0 apporter des \u00e9l\u00e9ments factuels de compr\u00e9hension du niveau de risques dans le p\u00e9rim\u00e8tre des immeubles effondr\u00e9s de la rue de la Rousselle, mais aussi dans d\u2019autres secteurs du centre ancien. \u00abCet audit nous a permis d\u2019\u00e9carter l\u2019hypoth\u00e8se de mouvements de sol et de confirmer que le probl\u00e8me principal \u00e9tait le manque d\u2019entretien\u00bb, explique St\u00e9phane Pfeiffer. Un guide sur les bonnes pratiques de r\u00e9habilitation sera prochainement pr\u00e9sent\u00e9 aux professionnels de l\u2019immobilier afin de pr\u00e9venir les erreurs dans l\u2019entretien des b\u00e2timents en pierre.<\/p>\n<p class=\"fig-paragraph\">\u00abLes accidents ne se produisent pas subitement. Il y a des signes avant-coureurs\u00a0: ce sont les fissures et la rapidit\u00e9 de leur \u00e9volution. Ce qui est grave, c\u2019est l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration de la d\u00e9gradation\u00bb, insiste Denis Boullanger. La signature architecturale de Bordeaux est aussi devenue l\u2019un de ses grands d\u00e9fis de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Depuis les doubles effondrements d\u2019immeubles survenus en 2021, les arr\u00eat\u00e9s de p\u00e9ril se multiplient dans le centre-ville, caract\u00e9ris\u00e9&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":548614,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2817],"tags":[1111,11,4807,1997,7122,1777,674,1011,27,12,2219,25],"class_list":{"0":"post-548613","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-bordeaux","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-batiment","11":"tag-bordeaux","12":"tag-effondrement","13":"tag-eu","14":"tag-europe","15":"tag-fr","16":"tag-france","17":"tag-news","18":"tag-nouvelle-aquitaine","19":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115586472723288223","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/548613","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=548613"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/548613\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/548614"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=548613"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=548613"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=548613"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}