{"id":553546,"date":"2025-11-23T14:43:12","date_gmt":"2025-11-23T14:43:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/553546\/"},"modified":"2025-11-23T14:43:12","modified_gmt":"2025-11-23T14:43:12","slug":"running-man-satire-amusante-mais-timoree-des-jeux-televises-et-de-la-lutte-des-classes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/553546\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Running Man\u00a0\u00bb, satire amusante mais timor\u00e9e des jeux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s et de la lutte des classes"},"content":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s une version grotesque avec Arnold Schwarzenegger sortie en 1987, la dystopie \u00ab\u00a0Running Man\u00a0\u00bb imagin\u00e9e par Stephen King en 1982 accouche d&rsquo;un film plus fid\u00e8le au roman. Dommage que cette adaptation sign\u00e9e Edgar Wright sortie le 19 novembre soit aussi brid\u00e9e politiquement.<\/p>\n<p>De \u00ab\u00a0Running Man\u00a0\u00bb, roman de Stephen King publi\u00e9 en 1982 sous le pseudonyme de Richard Bachman, on se souvient d&rsquo;une adaptation avec Arnold Schwarzenegger sortie en 1987, kitscherie invraisemblable o\u00f9 les gladiateurs t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s paraissaient issus d&rsquo;un spectacle de cosplay.<\/p>\n<p>Pr\u00e8s de quarante ans plus tard, cette nouvelle adaptation, impr\u00e9gn\u00e9e d&rsquo;une esth\u00e9tique tr\u00e8s ann\u00e9es 1980, s&rsquo;av\u00e8re nettement plus convaincante. Biberonn\u00e9 \u00e0 la culture pop, auteur des cultissimes \u00ab\u00a0Shaun of the Dead\u00a0\u00bb (2004) et \u00ab\u00a0Scott Pilgrim\u00a0\u00bb (2010), le cin\u00e9aste anglais Edgar Wright livre une \u0153uvre plus ambitieuse, \u00e0 d\u00e9faut d&#8217;embrasser toute la charge subversive de son r\u00e9cit.<\/p>\n<p>Contenu externe<\/p>\n<p> Ce contenu externe ne peut pas \u00eatre affich\u00e9 car il est susceptible de collecter des donn\u00e9es personnelles. Pour voir ce contenu vous devez autoriser la cat\u00e9gorie <strong>R\u00e9seaux sociaux<\/strong>. <\/p>\n<p> Accepter Plus d&rsquo;info <\/p>\n<p>    Survivre trente jours<\/p>\n<p>On retrouve Ben Richards (Glen Powell), ouvrier teigneux qui ne parvient plus \u00e0 retrouver de boulot apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 vir\u00e9 pour insubordination. Dans une Am\u00e9rique divis\u00e9e entre les nantis et le prol\u00e9tariat, le h\u00e9ros en col\u00e8re accepte de participer au jeu t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 le plus populaire, \u00ab\u00a0Running Man\u00a0\u00bb, dans l&rsquo;espoir de remporter un milliard de dollars et de pouvoir ainsi payer les soins m\u00e9dicaux pour sa fille malade.<\/p>\n<p>Produite par le machiav\u00e9lique Dan Killian (Josh Brolin), l&rsquo;\u00e9mission envoie Richards, et deux autres candidats, dans la nature. Ils doivent survivre trente jours, traqu\u00e9s par des chasseurs professionnels tandis que la population est encourag\u00e9e \u00e0 d\u00e9noncer les fugitifs en \u00e9change d&rsquo;une somme d&rsquo;argent.<\/p>\n<p>Se cacher au lieu de courir<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Rien ne sert de courir, il faut partir \u00e0 point.\u00a0\u00bb La bonne surprise de ce \u00ab\u00a0Running Man\u00a0\u00bb consiste \u00e0 brider son h\u00e9ros qui, au lieu de courir comme un li\u00e8vre effray\u00e9, s&rsquo;\u00e9vertue \u00e0 se cacher, \u00e0 devenir invisible, \u00e0 dispara\u00eetre d&rsquo;un monde o\u00f9 l&rsquo;image est la principale arme de contr\u00f4le.<\/p>\n<p>Le film s&rsquo;appuie d\u00e8s lors davantage sur un jeu de cache-cache o\u00f9 Ben Richards, tortue indocile, doit incorporer les r\u00e8gles vicieuses du programme t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 et les retourner contre leurs cr\u00e9ateurs. Un principe qui suffit \u00e0 maintenir notre attention pendant une petite heure avant de revenir \u00e0 la raison du pur blockbuster d\u00e9c\u00e9r\u00e9br\u00e9.<\/p>\n<p> &gt;&gt; Ecouter la critique du film dans l&rsquo;\u00e9mission Vertigo\u00a0:    \u00ab\u00a0Running Man\u00a0\u00bb d\u02b9Edgar Wright, avec Glen Powell, Josh Brolin \/ Vertigo \/ 5 min. \/ mercredi \u00e0 17:11 Inoffensif et obsol\u00e8te<\/p>\n<p>Posant sur notre \u00e9poque contemporaine un regard satirique aussi inoffensif qu&rsquo;obsol\u00e8te, \u00ab\u00a0Running Man\u00a0\u00bb ne semble jamais prendre en compte l&rsquo;\u00e9volution de nos soci\u00e9t\u00e9s depuis la parution du roman originel de Stephen King. Alors que les r\u00e9seaux sociaux et les algorithmes ont largement supplant\u00e9 les m\u00e9dias classiques, on peut trouver tr\u00e8s dat\u00e9e cette d\u00e9nonciation de la t\u00e9l\u00e9vision-spectacle, offrant son opium \u00e0 un peuple obnubil\u00e9 par la violence.<\/p>\n<p>Et quand Ben Richards s&rsquo;\u00e9poumone \u00e0 encourager le public \u00e0 ne plus regarder ce genre de programme, Dan Killian lui r\u00e9torque que le probl\u00e8me, plus profond, est \u00e0 trouver du c\u00f4t\u00e9 de ceux qui financent \u00ab\u00a0Running Man\u00a0\u00bb. Et l\u00e0, rien. Nada. Edgar Wright se fiche comme de son premier court m\u00e9trage de creuser cette piste, limitant l&rsquo;\u00e9nergie punk de son film \u00e0 un doigt d&rsquo;honneur incons\u00e9quent. Amusant, mais tr\u00e8s timor\u00e9.<\/p>\n<p>Note: 3\/5<\/p>\n<p class=\"sources\">Rafael Wolf\/ld<\/p>\n<p class=\"article-footnote\">\u00ab\u00a0Running Man\u00a0\u00bb d\u2019Edgar Wright, avec Glen Powell, Josh Brolin, Lee Pace. A voir dans les salles romandes depuis le 19 novembre 2025.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Apr\u00e8s une version grotesque avec Arnold Schwarzenegger sortie en 1987, la dystopie \u00ab\u00a0Running Man\u00a0\u00bb imagin\u00e9e par Stephen King&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":553547,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1354],"tags":[7363,1693,67063,650,58,65374,59,2081,1346,1011,27,47488,67064,1360,2004,58491,27347],"class_list":{"0":"post-553546","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-films","8":"tag-arnold-schwarzenegger","9":"tag-arts-et-divertissement","10":"tag-ben-richards","11":"tag-cinema","12":"tag-divertissement","13":"tag-edgar-wright","14":"tag-entertainment","15":"tag-film","16":"tag-films","17":"tag-fr","18":"tag-france","19":"tag-glen-powell","20":"tag-josh-brolin","21":"tag-movies","22":"tag-roman","23":"tag-running-man","24":"tag-stephen-king"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115599547022057632","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/553546","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=553546"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/553546\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/553547"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=553546"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=553546"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=553546"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}