{"id":557086,"date":"2025-11-25T07:07:13","date_gmt":"2025-11-25T07:07:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/557086\/"},"modified":"2025-11-25T07:07:13","modified_gmt":"2025-11-25T07:07:13","slug":"christophe-clergeau-la-sante-recule-sur-lagenda-politique-europeen-au-moment-ou-elle-devrait-devenir-une-priorite-partagee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/557086\/","title":{"rendered":"Christophe Clergeau : \u201cla sant\u00e9 recule sur l\u2019agenda politique europ\u00e9en au moment o\u00f9 elle devrait devenir une priorit\u00e9 partag\u00e9e\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>&#13;<br \/>\n\t\t\tChristophe Clergeau en d\u00e9bat de pl\u00e9ni\u00e8re du Parlement europ\u00e9en sur le programme de travail 2026 de la Commission europ\u00e9enne<br \/>\n&#13;<br \/>\n\t\t\t\u00a9 European Union 2025 &#8211; Source\u00a0: EP<br \/>\n&#13;\n\t\t<\/p>\n<p><strong>Cinq ans apr\u00e8s le d\u00e9but de la pand\u00e9mie de Covid-19, les ambitions europ\u00e9ennes en mati\u00e8re de sant\u00e9 semblent s\u2019essouffler. Si la gestion de la crise sanitaire a mis en lumi\u00e8re l\u2019importance du r\u00f4le que peut jouer l\u2019Union europ\u00e9enne, nous sommes aujourd\u2019hui \u00e0 un moment charni\u00e8re o\u00f9 d\u2019autres priorit\u00e9s occupent le devant de la sc\u00e8ne et o\u00f9 les le\u00e7ons tir\u00e9es en mati\u00e8re de sant\u00e9 publique tendent \u00e0 s\u2019effacer. En t\u00e9moignent les rares allusions \u00e0 ce sujet dans le discours sur l\u2019\u00e9tat de l\u2019Union en septembre dernier, ainsi que l\u2019absence de toute mention de la sant\u00e9 dans la pr\u00e9sentation du programme de travail de la Commission europ\u00e9enne pour 2026 au Parlement europ\u00e9en le 21\u00a0octobre dernier.<br \/>\nFace \u00e0 ce constat, le groupe de  l\u2019Alliance progressiste des socialistes et d\u00e9mocrates (S&amp;D) a publi\u00e9 d\u00e8s le 15\u00a0octobre 2025 un <a href=\"https:\/\/www.socialistsanddemocrats.eu\/fr\/position-papers\/prise-de-position-sd-la-sante-une-priorite-dans-toutes-les-politiques\" class=\"spip_out\" rel=\"external noopener\" target=\"_blank\">document de position<\/a> visant \u00e0 replacer la sant\u00e9 au centre de l\u2019agenda politique europ\u00e9en et au c\u0153ur de la transition environnementale. Les recommandations sont nombreuses, allant de la sant\u00e9 mentale aux maladies cardiovasculaires, en passant par un volet d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la sant\u00e9 mondiale. Pour mieux comprendre ces ambitions et les d\u00e9fis qui y sont associ\u00e9s, Le Taurillon a choisi d\u2019interroger l\u2019un des porte-paroles de cette strat\u00e9gie\u00a0: Christophe Clergeau, eurod\u00e9put\u00e9 fran\u00e7ais depuis 2023 et Vice-Pr\u00e9sident S&amp;D, membre de la commission de l\u2019environnement, du climat et de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire (ENVI), ainsi que de la nouvelle commission de la sant\u00e9 publique (SANT) du Parlement europ\u00e9en.<\/strong><\/p>\n<p>Le Taurillon\u00a0: la sant\u00e9 rel\u00e8ve avant tout de la comp\u00e9tence des \u00c9tats membres\u00a0: pourriez-vous nous expliquer pourquoi une action europ\u00e9enne vous semble n\u00e9anmoins justifi\u00e9e en la mati\u00e8re, et quelles sont selon vous ses priorit\u00e9s\u00a0?<\/p>\n<p><strong>Christophe Clergeau<\/strong>\u00a0: Il y a dans ce d\u00e9bat une erreur de perspective. L\u2019Union europ\u00e9enne a des comp\u00e9tences tr\u00e8s larges dans la d\u00e9finition des normes de protection de la sant\u00e9 et des droits des consommateurs s\u2019appliquant \u00e0 de tr\u00e8s nombreux produits\u00a0: pesticides, produits chimiques, dispositifs m\u00e9dicaux, m\u00e9dicaments,\u2026 Elle d\u00e9finit aussi le cadre juridique relatif aux pollutions et sa politique de recherche comprend un pilier sant\u00e9 tr\u00e8s important. Le trait\u00e9 stipule qu \u2019 \u00ab\u00a0un niveau \u00e9lev\u00e9 de protection de la sant\u00e9 humaine est assur\u00e9 dans la d\u00e9finition et la mise en \u0153uvre de toutes les politiques et actions de l\u2019Union\u00a0\u00bb. Donc si les \u00c9tats membres restent tr\u00e8s largement responsables des politiques de sant\u00e9 publique ainsi que de \u00ab\u00a0l\u2019organisation et la fourniture de services de sant\u00e9 et de soins m\u00e9dicaux\u00a0\u00bb, l\u2019Union dispose de leviers tr\u00e8s importants pour mener une politique de sant\u00e9 globale.<\/p>\n<p>L\u2019Union doit \u00eatre l\u2019acteur cl\u00e9 de la r\u00e9volution de la pr\u00e9vention. Nous ne voulons plus seulement traiter les maladies mais agir en amont. Nous devons pleinement int\u00e9grer dans toutes les politiques europ\u00e9ennes les diff\u00e9rents d\u00e9terminants de la sant\u00e9 (environnementaux, sociaux, comportementaux&#8230;.). Cela passe, par exemple, par une meilleure r\u00e9glementation des produits chimiques, des PFAS [composants chimiques que l\u2019on retrouve dans de nombreux objets de la vie courante mais extr\u00eamement polluants et nocifs pour la sant\u00e9 humaine], ou encore des politiques alimentaires durables et l\u2019am\u00e9lioration des conditions de travail.<br \/>\nL\u2019Europe doit \u0153uvrer \u00e0 l\u2019\u00e9galit\u00e9 d\u2019acc\u00e8s aux traitements, aux soins et aux services de sant\u00e9. Les in\u00e9galit\u00e9s d\u2019acc\u00e8s \u00e0 la sant\u00e9 minent \u00e0 la fois la coh\u00e9sion et la comp\u00e9titivit\u00e9 de l\u2019UE. La droite europ\u00e9enne devrait comprendre que le bien-\u00eatre des Europ\u00e9ens est la premi\u00e8re condition de la comp\u00e9titivit\u00e9 et que les in\u00e9galit\u00e9s sapent la coh\u00e9rence du march\u00e9 int\u00e9rieur.<\/p>\n<p>La Covid a aussi montr\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 de renforcer notre capacit\u00e9 \u00e0 affronter de mani\u00e8re solidaire des risques et les crises. La faiblesse de la vaccination dans certains pays a fragilis\u00e9 la lutte contre la Covid. Le renforcement des coop\u00e9rations transfrontali\u00e8res est \u00e9galement crucial. La sant\u00e9 doit \u00eatre au c\u0153ur des politiques europ\u00e9ennes de pr\u00e9paration aux crises mais aussi de s\u00e9curit\u00e9 globale de l\u2019UE.<br \/>\nTout cela passe par un m\u00e9canisme permanent d\u2019intervention, une agence europ\u00e9enne de sant\u00e9 publique, mais aussi une strat\u00e9gie de pr\u00e9paration coordonn\u00e9e, afin que tous les citoyens, dans toutes les r\u00e9gions, b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une m\u00eame capacit\u00e9 de r\u00e9action et d\u2019accompagnement, notamment des plus vuln\u00e9rables.<br \/>\nCe travail que nous avons effectu\u00e9 au sein du groupe des Socialistes et D\u00e9mocrates est aussi une r\u00e9action, un appel. Malheureusement, il faut aussi \u00eatre lucide\u00a0: la sant\u00e9 n\u2019est plus aujourd\u2019hui une priorit\u00e9 politique de l\u2019Union europ\u00e9enne. Le programme EU4Health dispara\u00eet dans le nouveau cadre financier pluriannuel et dans le programme de travail 2026 de la Commission, le mot \u00ab\u00a0sant\u00e9\u00a0\u00bb n\u2019appara\u00eet presque pas. La sant\u00e9 recule sur l\u2019agenda politique europ\u00e9en au moment o\u00f9 elle devrait au contraire devenir une priorit\u00e9 partag\u00e9e.<\/p>\n<p>Le Taurillon\u00a0: L\u2019approche \u00ab\u00a0Une seule sant\u00e9\u00a0\u00bb (\u201cOne Health\u201d) occupe une place centrale dans le document de position publi\u00e9 le 15\u00a0octobre dernier par votre groupe politique. Comment la d\u00e9finiriez-vous en quelques mots, et pourquoi dites-vous qu\u2019elle est menac\u00e9e\u00a0?<\/p>\n<p><strong>Christophe Clergeau<\/strong>\u00a0: L\u2019approche \u00ab\u00a0One Health\u00a0\u00bb (Une seule sant\u00e9) est essentielle car elle porte l\u2019id\u00e9e que la sant\u00e9 humaine, animale, et celle des \u00e9cosyst\u00e8mes environnementaux sont intrins\u00e8quement li\u00e9es et d\u00e9pendantes.<\/p>\n<p>Mais le concept cl\u00e9 qui structure notre d\u00e9marche est celui d\u2019\u201dexposome\u201d. Il permet de d\u00e9crire l\u2019ensemble des expositions (environnementales, comportementales, sociales) auxquelles un individu est soumis tout au long de sa vie, et leur effet sur la sant\u00e9. Comment nous vivons, l\u00e0 o\u00f9 nous vivons, les pollutions et produits dangereux auxquels nous sommes expos\u00e9s ont un impact sur notre sant\u00e9 et explique l\u2019explosion en cours des maladies chroniques\u00a0: cancers, maladies neuro d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives, maladies respiratoires et de la douleur,\u2026 L\u2019exposome est une r\u00e9volution car au-del\u00e0 de l\u2019approche par les d\u00e9terminants de sant\u00e9 il insiste sur les \u201ceffets cocktails\u201d et les effets cumul\u00e9s dans le temps des expositions, il permet notamment de comprendre comment de faibles doses sur un produit donn\u00e9, combin\u00e9es \u00e0 d\u2019autres, peuvent d\u00e9clencher des maladies tr\u00e8s graves\u00a0; il doit conduire \u00e0 changer totalement l\u2019approche de la r\u00e9glementation des produits pr\u00e9sum\u00e9s canc\u00e9rig\u00e8nes ou perturbateurs endocriniens.<\/p>\n<p>Sant\u00e9, social et environnement sont donc \u00e9troitement li\u00e9s. Or au lieu de renforcer l\u2019ambition europ\u00e9enne, on assiste aujourd\u2019hui \u00e0 un blocage des initiatives europ\u00e9ennes dans les politiques sociales et un recul des politiques environnementales qui mettent en danger la sant\u00e9 des europ\u00e9ens. Au nom de la simplification pour les entreprises on met en danger la sant\u00e9 publique et donc la sant\u00e9 des salari\u00e9s et ind\u00e9pendants et donc la comp\u00e9titivit\u00e9 de l\u2019Union.<\/p>\n<p>Le Taurillon\u00a0: Vous pr\u00e9conisez l\u2019\u00e9tablissement d\u2019un \u00ab\u00a0Conseil de coordination de la politique de sant\u00e9\u00a0\u00bb. Quelle serait sa mission et en quoi constituerait-il une r\u00e9elle valeur ajout\u00e9e\u00a0?<\/p>\n<p><strong>Christophe Clergeau<\/strong>\u00a0: Le \u201cConseil de coordination de la politique de sant\u00e9\u201d que nous proposons dans le position paper du S&amp;D jouerait un r\u00f4le central de gouvernance \u00e0 l\u2019\u00e9chelle europ\u00e9enne. Il ne s\u2019agirait pas d\u2019un simple organe consultatif, mais d\u2019un m\u00e9canisme strat\u00e9gique pour assurer la coh\u00e9rence des politiques de sant\u00e9 dans l\u2019ensemble de l\u2019Union et contribuer \u00e0 la r\u00e9duction des in\u00e9galit\u00e9s.<\/p>\n<p>La vraie valeur ajout\u00e9e, c\u2019est que ce conseil briserait les silos institutionnels. Il permettrait d\u2019aller au-del\u00e0 d\u2019une logique fragment\u00e9e et de cr\u00e9er une strat\u00e9gie globale, coh\u00e9rente et durable, conform\u00e9ment au trait\u00e9, plut\u00f4t qu\u2019une addition de petites actions isol\u00e9es et inefficaces car peu coh\u00e9rentes.<\/p>\n<p>Le Taurillon\u00a0: Dans son programme de travail publi\u00e9 le 21\u00a0octobre 2025, la Commission confirme le projet de r\u00e9vision de la directive tabac. Pourquoi l\u2019UE s\u2019investit dans le champ de la lutte contre le tabagisme\u00a0? Et pourquoi la lutte contre le tabagisme devrait-elle se faire au niveau europ\u00e9en plut\u00f4t qu\u2019au niveau des Etats membres\u00a0?<\/p>\n<p><strong>Christophe Clergeau<\/strong>\u00a0: La R\u00e9vision est renvoy\u00e9e \u00e0 plus tard sans aucun calendrier. Cela ne nous va pas, nous voulons que la r\u00e9vision soit engag\u00e9e d\u00e8s 2026 notamment pour combattre la prolif\u00e9ration des fausses alternatives \u00e0 la cigarette, des produits \u00e0 base de nicotine qui s\u2019adressent massivement aux jeunes voire aux enfants. Nous voulons une g\u00e9n\u00e9ration sans tabac et sans nicotine.<\/p>\n<p>Le tabac est la premi\u00e8re cause de mortalit\u00e9 \u00e9vitable. Il tue chaque jour. Beaucoup trop. Il faut donc agir\u00a0: cette probl\u00e9matique ne peut pas \u00eatre laiss\u00e9e \u00e0 la seule initiative nationale, pour plusieurs raisons.<br \/>\nPremi\u00e8rement, le march\u00e9 int\u00e9rieur joue ici un r\u00f4le crucial\u00a0: les produits du tabac circulent entre les \u00c9tats membres. Sans un cadre europ\u00e9en harmonis\u00e9, il y a des disparit\u00e9s majeures\u00a0: certains pays ont des l\u00e9gislations laxistes, des taxes plus faibles, ou des restrictions publicitaires diff\u00e9rentes, ce qui affaiblit l\u2019impact des politiques nationales. Comment un paquet de cigarettes peut-il varier du simple au double d\u2019un pays de l\u2019UE \u00e0 l\u2019autre\u00a0?<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8mement, c\u2019est une question de solidarit\u00e9\u00a0: nous ne sommes pas tous expos\u00e9s face au tabac de la m\u00eame fa\u00e7on selon notre \u00c9tat membre d\u2019origine. Or chaque vie compte, quel que soit l\u2019\u00c9tat membre de naissance. En harmonisant, on peut garantir que les m\u00eames protections et les m\u00eames mesures de pr\u00e9vention s\u2019appliquent \u00e0 tous les citoyens.<\/p>\n<p>Troisi\u00e8mement, l\u2019industrie du tabac est puissante et bien organis\u00e9e. Agir au niveau europ\u00e9en, c\u2019est renforcer notre capacit\u00e9 d\u2019action face \u00e0 cette industrie qui s\u2019adapte tr\u00e8s vite. Par exemple, l\u2019industrie du tabac exerce un lobbying tr\u00e8s fort et une intense propagande sur les r\u00e9seaux sociaux \u00e0 destination des jeunes aujourd\u2019hui. Une r\u00e9ponse fragment\u00e9e par les \u00c9tats serait plus faible face \u00e0 ce pouvoir.<\/p>\n<p>Quatri\u00e8mement, nous proposons d\u2019utiliser les recettes du tabac comme source de financement pour la sant\u00e9 en mettant en place une accise europ\u00e9enne (une taxe indirecte sur la quantit\u00e9 de tabac). Ces revenus pourraient \u00eatre investis dans les politiques de sant\u00e9 publique, sans alourdir directement les budgets nationaux.<\/p>\n<p>Le Taurillon\u00a0: R\u00e9cemment, la commission SANT du Parlement europ\u00e9en a lanc\u00e9 une consultation publique sur la sant\u00e9 des femmes. Que pourrait faire l\u2019Union europ\u00e9enne pour r\u00e9duire ce que l\u2019on appelle les \u00ab\u00a0in\u00e9galit\u00e9s de sant\u00e9 li\u00e9es au genre\u201d (\u201cgender health gap\u00a0\u00bb en anglais)\u00a0?<\/p>\n<p><strong>Christophe Clergeau<\/strong>\u00a0: La \u201cgender health gap\u201d, les in\u00e9galit\u00e9s de sant\u00e9 li\u00e9es au genre, est un probl\u00e8me bien trop souvent \u00e9lud\u00e9. Trop souvent, les femmes se heurtent \u00e0 des parcours de soins inadapt\u00e9s, \u00e0 des diagnostics tardifs et \u00e0 un manque de reconnaissance de leurs sympt\u00f4mes. Une partie du probl\u00e8me vient du fait que la recherche m\u00e9dicale continue, encore aujourd\u2019hui, \u00e0 consid\u00e9rer le corps masculin comme la norme. L\u2019UE doit donc orienter ses financements pour que les \u00e9tudes int\u00e8grent pleinement les sp\u00e9cificit\u00e9s f\u00e9minines, qu\u2019il s\u2019agisse de maladies comme l\u2019endom\u00e9triose ou de pathologies plus g\u00e9n\u00e9rales, dont les manifestations diff\u00e8rent selon le genre.<\/p>\n<p>Mais agir sur la recherche ne suffit pas. Il faut aussi adapter les politiques publiques\u00a0: garantir un acc\u00e8s aux soins gyn\u00e9cologiques, mieux accompagner la maternit\u00e9 et la m\u00e9nopause et renforcer la pr\u00e9vention et le d\u00e9pistage des maladies qui touchent particuli\u00e8rement les femmes. Cette approche doit aller de pair avec la protection des droits sexuels et reproductifs, que nous voulons reconna\u00eetre comme de v\u00e9ritables droits fondamentaux europ\u00e9ens.<\/p>\n<p>Enfin, l\u2019Union doit int\u00e9grer cette dimension dans toutes ses politiques, car les facteurs environnementaux, sociaux et professionnels n\u2019affectent pas les femmes de la m\u00eame mani\u00e8re que les hommes. R\u00e9duire ces in\u00e9galit\u00e9s, c\u2019est permettre \u00e0 toutes les Europ\u00e9ennes, o\u00f9 qu\u2019elles vivent, d\u2019acc\u00e9der \u00e0 une sant\u00e9 digne, compl\u00e8te et r\u00e9ellement adapt\u00e9e \u00e0 leurs besoins.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"&#13; Christophe Clergeau en d\u00e9bat de pl\u00e9ni\u00e8re du Parlement europ\u00e9en sur le programme de travail 2026 de la&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":557087,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1586],"tags":[11,1777,674,1779,1011,27,12,25,1778,364],"class_list":{"0":"post-557086","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-actualites","9":"tag-eu","10":"tag-europe","11":"tag-european-union","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-news","15":"tag-republique-francaise","16":"tag-ue","17":"tag-union-europeenne"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115609078665193752","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/557086","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=557086"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/557086\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/557087"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=557086"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=557086"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=557086"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}