{"id":562647,"date":"2025-11-27T16:39:13","date_gmt":"2025-11-27T16:39:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/562647\/"},"modified":"2025-11-27T16:39:13","modified_gmt":"2025-11-27T16:39:13","slug":"modzik","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/562647\/","title":{"rendered":"Modzik"},"content":{"rendered":"<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Ce mardi 2 d\u00e9cembre, <b>Joy Crooke<\/b> investit la mythique sc\u00e8ne de la <strong>Salle Pleyel<\/strong> \u00e0 Paris, passage symbolique pour une artiste qui ne cesse d\u2019affirmer sa stature. L\u2019occasion parfaite pour (re)d\u00e9couvrir celle qui fait palpiter la sc\u00e8ne soul britannique, avant de prendre le temps de s\u2019immerger dans son dernier album Juniper, sorti en septembre dernier.<\/p>\n<p>N\u00e9e et \u00e9lev\u00e9e \u00e0 South London en 1998, <b>Joy Crookes<\/b> est l\u2019enfant d\u2019un p\u00e8re irlandais et d\u2019une m\u00e8re bangladaise, un m\u00e9tissage qui traverse sa cr\u00e9ation musicale, d\u00e9sireuse de rendre justice \u00e0 une Angleterre nourrie par ses communaut\u00e9s. Elle grandit au milieu des sonorit\u00e9s sud-asiatiques, du trip-hop de Bristol (genre musical anglais n\u00e9 dans les 90\u2019s dont sont issus <b>Portishead<\/b> ou <b>Massive Attack<\/b>) et du rocksteady (genre jama\u00efcain situ\u00e9 entre le reggae et le ska) qui arpente les rues de Brixton. Un melting pot qui se traduit en images et donne vie aux clips London Mine et When You Were Mine, o\u00f9 la cam\u00e9ra se fait l\u2019\u0153il d\u2019un photographe humaniste (\u00e0 l\u2019image d\u2019<strong>Ewen Spencer<\/strong>, photographe britannique \u00e0 qui elle fait appel \u00e0 plusieurs reprises) captant les visages et les instants de vie des quartiers sud de Londres. La justesse des portraits qu\u2019elle d\u00e9peint bouleverse, port\u00e9e par un regard enthousiaste, \u00e9loignant le registre path\u00e9tique habituel des descriptions qui leur sont faites.<\/p>\n<p>\/<\/p>\n<\/p>\n<p>\/<\/p>\n<p>La chanteuse britannique puise son inspiration dans un \u00e9ventail de genres et sculpte une signature sonore \u00e9vanescente : du soul au reggae, en passant par le jazz, elle s\u2019ouvre \u00e0 des univers aussi vari\u00e9s que le rap de <b>Kendrick Lamar <\/b>ou\u00a0que le folk celte de <b>Sin\u00e9ad O\u2019Connor<\/b>. Parmi ses standards, elle cite des ic\u00f4nes aussi marquantes qu\u2019<b>Amy Winehouse<\/b>, <b>Lauryn Hill <\/b>ou encore <b>Erykah Badu<\/b>. Des figures constituantes de son art, sans jamais se heurter \u00e0 \u00e0 les imiter. Son n\u00e9o-soul capture l\u2019esprit de son temps, soutenu par un groove h\u00e9rit\u00e9 de ses a\u00een\u00e9es. Elle arbore ainsi une dimension urbaine, sensuelle et politis\u00e9e, o\u00f9 cordes et cuivres se m\u00ealent aux beats organiques et aux basses \u00e9paisses.<\/p>\n<p>Mais avant toute chose, <b>Joy Crookes<\/b> c\u2019est surtout une voix remarquable, qui nous fait fondre d\u00e8s les premi\u00e8res notes. Son timbre velout\u00e9 investit autant la douceur que la gravit\u00e9, et donne l\u2019impression d\u2019\u00e9couter un vieux vinyle (le morceau Brave en est une illustration flagrante). Pour autant, l\u2019artiste ne succombe pas au pi\u00e8ge de vouloir nous faire retomber dans une nostalgie compl\u00e8te, puisqu\u2019elle mise sur une alchimie subtile, qui nous retient irr\u00e9m\u00e9diablement sous son emprise.<\/p>\n<p>\/<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-143136\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/653b170f-0613-453d-97a2-1323808255e3-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"750\" height=\"500\"  \/>\u00a9Ewen Spencer<\/p>\n<p>\/<\/p>\n<p>La jeune londonienne se fait un nom gr\u00e2ce \u00e0 une s\u00e9rie d\u2019EP remarqu\u00e9s, avant m\u00eame de s\u2019imposer avec son premier album. On pense \u00e9videmment \u00e0 Influence, sorti alors qu\u2019elle avait seulement 17 ans, faisant pourtant preuve d\u2019une grande maturit\u00e9 artistique. Elle y b\u00e2tit les contours de sa cr\u00e9ation musicale. Le tr\u00e8s bon morceau New Manhattan en t\u00e9moigne, juxtaposant po\u00e9sie et r\u00e9alisme, dans une ambiance red-light district\u00a0\u00e0 l\u2019inspiration cin\u00e9matographique. Et comment ne pas parler de Reminiscence, EP qui nous l\u2019a fait d\u00e9couvrir et qu\u2019on aime plus que tout ! Sorti en 2019, l\u2019artiste confirme sa tessiture vocale et fait preuve d\u2019une libert\u00e9 musicale toujours plus assum\u00e9e. Man\u2019s World, titre phare, d\u00e9note par sa musicalit\u00e9 et son discours, en faisant le constat assertif des injustices et r\u00e9alit\u00e9s travers\u00e9es par les femmes racis\u00e9es dans nos soci\u00e9t\u00e9s. Il r\u00e9v\u00e8le la t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 de l\u2019artiste, exprimant sans d\u00e9tour ses racines, ses combats, et les questions qui la traversent, transformant son h\u00e9ritage culturel en une force narrative.<\/p>\n<blockquote>\n<p><b>\u00ab Brown girls never blush \u00bb<\/b><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Extrait de Man\u2019s World : \u00ab les filles brunes ne rougissent jamais \u00bb, faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la solidit\u00e9 \u00e9motionnelle dont doivent faire preuve les femmes d\u2019ascendance diasporique, sujettes \u00e0 de nombreuses injustices.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une performance acclam\u00e9e sur la cha\u00eene musicale Colors et un troisi\u00e8me EP (Perception), la jeune londonienne se place comme figure incontournable de la nouvelle sc\u00e8ne soul au Royaume-Uni. Mais c\u2019est en 2021, apr\u00e8s la sortie de son album Skin, que sa carri\u00e8re prend une toute autre envergure.\u00a0L\u2019album est tr\u00e8s bien re\u00e7u par la critique et se hisse parmi d\u2019autres prestigieux adversaires, pour concourir \u00e0 l\u2019illustre <strong>Mercury Prize<\/strong>, qui constitue une reconnaissance majeure au Royaume-Uni. Mais le v\u00e9ritable t\u00e9moignage de cette ascension, c\u2019est le single Feet Don\u2019t Fail Me Now, qui devient un v\u00e9ritable succ\u00e8s, d\u00e9passant les fronti\u00e8res britanniques. Mais pas de quoi intimider la jeune chanteuse, qui ne cesse de prouver son exigence musicale via la r\u00e9alisation de clips encore plus pointilleux qu\u2019auparavant. Le clip Feet Don\u2019t Fail Me Now d\u00e9montre le tour de force visuel de l\u2019artiste et de son \u00e9quipe, qui mettent en sc\u00e8ne son h\u00e9ritage et la mosa\u00efque culturelle caract\u00e9ristiques de la chanteuse.<\/p>\n<p>\/<\/p>\n<\/p>\n<p>\/<\/p>\n<p><strong>Joy Crookes<\/strong> se\u00a0r\u00e9v\u00e8le \u00e9galement sur sc\u00e8ne et foule le c\u00e9l\u00e8bre <strong>Glastonbury Festival<\/strong> en 2022, qu\u2019elle retrouvera plus tard en 2025. Le live ne lui fait aucunement d\u00e9faut, bien au contraire, ses performances t\u00e9moignent de la constance de sa voix et de sa ma\u00eetrise vocale sur sc\u00e8ne. Pas de show millim\u00e9tr\u00e9 mais plut\u00f4t des prestations incarn\u00e9es, stylis\u00e9es \u00e0 l\u2019image de ses clips : on divague entre tenues bangladaises traditionnelles, ensemble de musiciens (trompettistes, guitaristes et pianiste) et d\u00e9cors en briques rouges. Parfois sublim\u00e9s d\u2019une dimension acoustique, ses lives subjuguent, comme lors de l\u2019ouverture de son concert \u00e0 la <strong>Ga\u00eet\u00e9-Lyrique<\/strong> \u00e0 Paris en 2022, o\u00f9 on la d\u00e9couvre seule, interpr\u00e9tant I Don\u2019t Mind \u00e0 la guitare. Plus envo\u00fbtante encore, son interpr\u00e9tation intimiste de Don\u2019t Let Me Down sur la sc\u00e8ne du <strong>EartH Hackney<\/strong> \u00e0 Londres.<\/p>\n<p>Face \u00e0 cela, difficile de ne pas admettre que <b>Joy Crookes<\/b> coche toutes les cases : artiste compl\u00e8te, elle charme autant par ses morceaux que par l\u2019univers visuel qu\u2019elle fa\u00e7onne, par ses prises de position que par sa pr\u00e9sence sc\u00e9nique. Un talent qui force autant l\u2019admiration que la jalousie\u2026<\/p>\n<p>Cela ne nous emp\u00eache en rien d\u2019avoir attendu avec impatience son dernier album, sorti en septembre dernier, et d\u2019y prendre immense plaisir \u00e0 l\u2019\u00e9couter. Juniper nous offre toute une palette de musicalit\u00e9s dont on s\u2019abreuve pendant un peu plus de 40 minutes. Il s\u2019ouvre divinement bien, commen\u00e7ant par l\u2019un de nos morceaux favoris, Brave : une entr\u00e9e en mati\u00e8re dot\u00e9e d\u2019un texte d\u2019une grande sinc\u00e9rit\u00e9, mis en relief par une tessiture grave et une sonorit\u00e9 feutr\u00e9e. Brave prend la forme d\u2019une mise en ab\u00eeme qui va progressivement monter en intensit\u00e9, encourageant d\u00e9finitivement \u00e0 lire la suite.<\/p>\n<p>\/<\/p>\n<\/p>\n<p>\/<\/p>\n<p>\u00c0 peine le temps de reprendre ses esprits que le deuxi\u00e8me titre rompt totalement avec les codes soul emprunt\u00e9s par la chanteuse londonienne : Pass The Salt marque sa premi\u00e8re collaboration rap et navigue sur des sonorit\u00e9s R&amp;B en compagnie de <b>Vince Staples<\/b>, dont la r\u00e9dac se souvient pour son tr\u00e8s bon album FM!. On y d\u00e9couvre sa voix pos\u00e9e sur un rythme qui lui est inhabituel, une production hip-hop port\u00e9e par des drum-loop, crois\u00e9e d\u2019un air funk. Un cocktail \u00e9tonnant, d\u2019autant plus que le titre sample Requiem pour un con de Serge Gainsbourg. Un morceau phare de l\u2019album, qui rev\u00eat autant la versatilit\u00e9 que l\u2019assurance de Joy.<\/p>\n<p>Sans \u00e9num\u00e9rer l\u2019ensemble des morceaux qui composent l\u2019album, sans non plus manquer de vous raconter en quoi Juniper est g\u00e9nial, on a d\u00e9cid\u00e9 de vous livrer ceux qu\u2019on \u00e9coute en boucle. Pour commencer, on s\u2019enivre du titre I\u2019d Know You Kill, endossant une \u00e9nergie pop suppl\u00e9ment\u00e9e d\u2019un refrain ent\u00eatant, mis en lumi\u00e8re par un clip vid\u00e9o quelque peu loufoque, reprenant les codes r\u00e9tro du cartoon am\u00e9ricain. \u00c0 des ann\u00e9es-lumi\u00e8re de cet esprit comique, le morceau Mother : un texte d\u00e9sarmant o\u00f9 <b>Joy Crookes <\/b>s\u2019adresse directement \u00e0 sa m\u00e8re et chante sa r\u00e9demption, reflet des s\u00e9quelles pass\u00e9es d\u2019une relation m\u00e8re-fille. On a l\u2019impression de ne pas \u00eatre \u00e0 l\u2019endroit o\u00f9 l\u2019on devrait \u00eatre, \u00e9coutant secr\u00e8tement cette mise \u00e0 genoux de l\u2019artiste, qui nous plonge dans une esp\u00e8ce d\u2019amertume connot\u00e9e de souvenirs familiaux. Nota bene : comme un bon whisky, ce morceau se consomme avec mod\u00e9ration, ou apr\u00e8s s\u2019\u00eatre assur\u00e9 d\u2019avoir un mouchoir \u00e0 proximit\u00e9. Cela s\u2019applique \u00e9galement au clip de Mathematics, qui signe une collab avec le rappeur <b>Kano<\/b>, d\u00e9peignant chronologiquement la romance et la fresque familiale de leur couple fictif. Spoiler : oubliez les happy endings fa\u00e7on Notting Hill, ici, on penche plus du c\u00f4t\u00e9 de A Star Is Born. Heureusement, on peut r\u00e9\u00e9couter I\u2019d Know You Kill sans s\u2019en lasser, en guise de regain \u00e9motionnel.<\/p>\n<p>Mais tout cela n\u2019est que pour une courte dur\u00e9e, puisque le prochain morceau qui attire notre attention c\u2019est Paris. Attisant d\u00e9j\u00e0 notre curiosit\u00e9 afin de comprendre ce que Paris peut bien repr\u00e9senter pour <b>Joy Crookes<\/b>, on y d\u00e9couvre ce que notre capitale lui inspire. Loup\u00e9, la londonienne ne parle ni de Tour Eiffel, ni de croissants, pour y d\u00e9crire la tromperie qu\u2019elle y subit, d\u00e9clarant \u00ab Paris will never, never be the same for me [\u2026] Nothing sweet about that \u00bb. Paris sert donc de d\u00e9cors aux affaires d\u2019adult\u00e8re de la relation pass\u00e9e de l\u2019artiste, au travers desquelles elle livre un texte brutal, pour parler de la transformation n\u00e9vrotique d\u2019un ancien amour.<\/p>\n<p>On est tout de m\u00eame rassur\u00e9 de savoir que la chanteuse affronte ses d\u00e9mons, et revient tout de m\u00eame dans notre belle \u00ab ville lumi\u00e8re \u00bb pour investir la <strong>Salle Pleyel<\/strong>. Vous vous en doutez, on y sera, chanceux de ne pas manquer la d\u00e9claration d\u2019amour n\u00e9o-soul qu\u2019est Juniper, port\u00e9e par la voix r\u00e9sonnante de l\u2019interpr\u00e8te.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Juniper est disponible via <strong>Insanity Records<\/strong>\/<strong>Speakerbox recordings<\/strong>\/<strong>Sony Music. <\/strong>En concert \u00e0 Paris (<a href=\"https:\/\/www.sallepleyel.com\/evenement\/joy-crookes\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><strong>Pleyel<\/strong><\/a>) avec <strong>Nectar Woode <\/strong>le 2 d\u00e9cembre 2025.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>Texte Antoine Caubedec<\/strong><\/p>\n<p><strong>Image de couverture : droits r\u00e9serv\u00e9s.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00a0 \u00a0 Ce mardi 2 d\u00e9cembre, Joy Crooke investit la mythique sc\u00e8ne de la Salle Pleyel \u00e0 Paris,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":562648,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1888],"tags":[1111,1928,11,1927,1777,674,1011,27,12,1926,626,1925,25],"class_list":{"0":"post-562647","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-paris","8":"tag-actu","9":"tag-actu-paris","10":"tag-actualites","11":"tag-actualites-paris","12":"tag-eu","13":"tag-europe","14":"tag-fr","15":"tag-france","16":"tag-news","17":"tag-news-paris","18":"tag-paris","19":"tag-paris-news","20":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115622653208819789","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/562647","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=562647"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/562647\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/562648"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=562647"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=562647"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=562647"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}