{"id":563944,"date":"2025-11-28T07:02:16","date_gmt":"2025-11-28T07:02:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/563944\/"},"modified":"2025-11-28T07:02:16","modified_gmt":"2025-11-28T07:02:16","slug":"quel-avenir-pour-la-candidature-de-lukraine-a-lunion-europeenne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/563944\/","title":{"rendered":"Quel avenir pour la candidature de l\u2019Ukraine \u00e0 l\u2019Union europ\u00e9enne?"},"content":{"rendered":"<p>        28 novembre 2025<\/p>\n<p>     <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/ba664e089f0b1bd23c1efbd5196a06cd.jpg\"\/><\/p>\n<p>Le 4 novembre dernier, la commissaire europ\u00e9enne \u00e0 l\u2019\u00c9largissement, la Slov\u00e8ne Marta Kos, proche du parti proeurop\u00e9en Renew, a pr\u00e9sent\u00e9 le rapport annuel de la Commission europ\u00e9enne concernant le statut des dix candidatures officielles \u00e0 l\u2019Union europ\u00e9enne (UE). Pour sa pr\u00e9sentation au Conseil de l\u2019Union europ\u00e9enne, cette publication doubl\u00e9e d\u2019une conf\u00e9rence de presse solennelle et d\u2019une communication active a \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion de scruter les progr\u00e8s et les difficult\u00e9s de plusieurs \u00c9tats candidats. Au premier rang desquels l\u2019Ukraine.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>La candidature ukrainienne a, pour les Europ\u00e9ens, une sensibilit\u00e9 particuli\u00e8re\u00a0: elle figure dans le plan en 28 points de l\u2019administration Trump sur l\u2019Ukraine\u00a0; elle a \u00e9t\u00e9 retir\u00e9e du projet amend\u00e9 par les Europ\u00e9ens en 19 points au motif que cette candidature ne concerne que les relations bilat\u00e9rales UE-Ukraine et non la Russie\u00a0; de plus, le statut officiel d\u2019\u00c9tat candidat a \u00e9t\u00e9 octroy\u00e9 \u00e0 Kiev en juin 2022, quelques mois apr\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019invasion russe, en f\u00e9vrier\u00a0; en outre, avec 40 millions d\u2019habitants, un vaste territoire de 600 000 km2 et une \u00e9conomie diversifi\u00e9e, l\u2019Ukraine est, avec la R\u00e9publique de Turquie (dont la candidature est au point mort), un \u00c9tat candidat, donc un \u00c9tat potentiellement membre, dont la taille peut, \u00e0 elle seule, recomposer les \u00e9quilibres de l\u2019UE sur tous les plans\u00a0: budg\u00e9taire, d\u00e9mographique, \u00e9conomique et\u2026 g\u00e9opolitique.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Loin de constituer un jalon technocratique pur et simple, la pr\u00e9sentation de ce rapport en g\u00e9n\u00e9ral et de la candidature ukrainienne en particulier a constitu\u00e9 un acte politique fort de soutien au pays au moment o\u00f9 son soutien am\u00e9ricain est ambivalent, o\u00f9 la progression territoriale russe a repris et o\u00f9 la pr\u00e9sidence Zelensky subit des scandales de corruption avec la d\u00e9mission de deux ministres en raison d\u2019all\u00e9gation de d\u00e9tournement de fonds publics. De m\u00eame que cette pr\u00e9sentation a constitu\u00e9 une tribune pour accentuer la pression sur la pr\u00e9sidence Vucic en Serbie, de m\u00eame l\u2019\u00e9v\u00e9nement a \u00e9t\u00e9 un vecteur de soutien suppl\u00e9mentaire de l\u2019UE \u00e0 Kiev. Enfin, par-del\u00e0 les aspirations de l\u2019Ukraine \u00e0 l\u2019OTAN, c\u2019est le chemin europ\u00e9en de l\u2019Ukraine qui a d\u00e9clench\u00e9 la crise Euroma\u00efdan de 2014. C\u2019est dire que le sujet est lui aussi tr\u00e8s sensible \u00e0 Moscou\u00a0: la Russie oscille entre la condescendance et la crainte concernant cette candidature.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Mesurer la progression de l\u2019Ukraine vers l\u2019adh\u00e9sion pleine et enti\u00e8re, identifier les obstacles \u00e0 une int\u00e9gration institutionnelle rapide et esquisser des sc\u00e9narios pour la candidature du pays est indispensable dans la mesure o\u00f9 l\u2019enjeu, pour les Europ\u00e9ens est de v\u00e9rifier si une approche \u00ab\u00a0g\u00e9opolitique\u00a0\u00bb et non plus seulement juridique des candidatures est viable, dans l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019UE comme dans l\u2019int\u00e9r\u00eat des candidats.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Le cas de figure de la candidature ukrainienne est bien distinct des \u00ab\u00a0longues candidatures\u00a0\u00bb des Balkans occidentaux (Albanie, Mont\u00e9n\u00e9gro, Serbie)\u00a0: pour celles-ci les acc\u00e9l\u00e9rations et les ralentissements ont plus de r\u00e9percussions \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des pays candidats que dans les \u00c9tats membres. Pour l\u2019Ukraine, un \u00e9ventuel \u00e9largissement constituerait un Big Bang aussi pour l\u2019UE dans son ensemble\u00a0: il en va de sa cr\u00e9dibilit\u00e9 \u00e0 Moscou, de son poids \u00e0 Washington et de la coh\u00e9sion \u00e0 Bruxelles.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nUne candidature paradoxalement \u00abnormale\u00bb?&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Alors m\u00eame qu\u2019elle fait face \u00e0 une guerre de haute intensit\u00e9 et de longue dur\u00e9e (plus de trois ans), l\u2019Ukraine a \u00e9t\u00e9 capable d\u2019achever plusieurs \u00e9tapes essentielles \u00e0 la progression de sa candidature. Le rapport le souligne sans complaisance mais sans r\u00e9ticence, l\u2019Ukraine a franchi plusieurs jalons essentiels\u00a0: les discussions de pr\u00e9-adh\u00e9sion ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9es en d\u00e9cembre 2023 puis officiellement ouvertes en juin 2024\u00a0; le pays a commenc\u00e9 sa convergence avec \u00ab\u00a0l\u2019acquis communautaire\u00a0\u00bb dans plusieurs domaines\u00a0: la r\u00e9forme du syst\u00e8me judiciaire, la modernisation de son \u00e9conomie, la modernisation de son administration civile, la lutte contre le blanchiment d\u2019argent et la protection des minorit\u00e9s ethniques\u00a0; la Commission a ensuite pu achever en septembre 2025, la phase dite de screening de ses r\u00e9glementations et organisations.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Alors qu\u2019elle est soumise \u00e0 des contraintes qui sortent de l\u2019ordinaire, l\u2019Ukraine suit donc patiemment, comme la Moldavie d\u00e9clar\u00e9e candidate en 2022, le long chemin de l\u2019\u00e9valuation, de la convergence et de la reprise de l\u2019acquis, aid\u00e9s par les fonds d\u2019assistance administrative. Sa feuille de route th\u00e9orique est d\u00e9sormais d\u2019ouvrir les n\u00e9gociations proprement dites pour les trois groupes de mesures (ou clusters) pour lesquels la Commission estime que l\u2019Ukraine est pr\u00eate.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>\u00c0 la lecture du rapport de la Commission, on peut \u00eatre pris d\u2019un sentiment d\u2019irr\u00e9alit\u00e9\u00a0: l\u2019Ukraine suit patiemment le chemin de toutes les autres candidatures \u00e0 l\u2019UE. Comme si elle n\u2019\u00e9tait pas partiellement occup\u00e9e et compl\u00e8tement attaqu\u00e9e par la Russie et comme si l\u2019UE n\u2019\u00e9tait pas, par ailleurs, devenue le principal soutien de son effort de guerre. Comme si l\u2019urgence g\u00e9opolitique n\u2019avait pas pr\u00e9sid\u00e9 au lancement de ce processus. Et comme si la trajectoire de la guerre ne pouvait pas remettre en cause son d\u00e9roulement comme une \u00e9p\u00e9e de Damocl\u00e8s.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Loin de constituer une candidature normale, la candidature ukrainienne b\u00e9n\u00e9ficie (hors processus d\u2019adh\u00e9sion) d\u2019un soutien strat\u00e9gique et financier in\u00e9dit de la part de la Commission. Mais elle est en m\u00eame temps confront\u00e9e \u00e0 des difficult\u00e9s hors du commun.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nLes emb\u00fbches sur la route de Kiev \u00e0 Bruxelles&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>La pr\u00e9sidente de la Commission europ\u00e9enne a beau avoir li\u00e9 le destin de l\u2019Ukraine \u00e0 celui de l\u2019Union europ\u00e9enne (et au sien propre), elle ne peut pas, telle la f\u00e9e des contes, acc\u00e9der au v\u0153u des autorit\u00e9s ukrainiennes de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une proc\u00e9dure acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e (ou fast track). Les obstacles \u00e0 la candidature ukrainienne sont s\u00e9rieux, qu\u2019ils aient des causes endog\u00e8nes ou exog\u00e8nes.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Les difficult\u00e9s endog\u00e8nes sont, pour une grande partie, identifi\u00e9es par le rapport de la Commission europ\u00e9enne\u00a0: la promotion de la \u00ab\u00a0bonne gouvernance\u00a0\u00bb autrement dit la lutte contre la corruption dans l\u2019administration et les instances politiques est une fragilit\u00e9 syst\u00e9mique historique (en temps de guerre comme en temps de paix) de l\u2019ancienne R\u00e9publique Socialiste Sovi\u00e9tique. En outre, la modernisation de l\u2019\u00e9conomie ukrainienne est \u00e9videmment ralentie et par l\u2019h\u00e9ritage sovi\u00e9tique et par les destructions \u00e0 grande \u00e9chelle caus\u00e9es par les forces arm\u00e9es russes. Enfin, l\u2019aspiration \u00e0 l\u2019UE ne peut \u00e9videmment pas constituer l\u2019horizon d\u2019attente principal d\u2019une population qui lutte pour sa survie quotidienne et nationale. C\u2019est l\u00e0 o\u00f9 l\u2019urgence g\u00e9opolitique percute la marche du processus diplomatique.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Quant aux obstacles exog\u00e8nes, ils sont tout aussi redoutables. Premi\u00e8rement, l\u2019UE comme les autorit\u00e9s ukrainiennes sont toujours \u00e0 la merci d\u2019une victoire militaire russe, ent\u00e9rin\u00e9e par l\u2019administration Trump \u00e0 l\u2019aide d\u2019une n\u00e9gociation internationale b\u00e2cl\u00e9e. La Russie comme les \u00c9tats-Unis pourraient en effet exiger d\u2019une Ukraine d\u00e9faite de renoncer non seulement \u00e0 ses aspirations otaniennes mais aussi \u00e0 sa candidature europ\u00e9enne. Deuxi\u00e8mement, certains \u00c9tats membres et plusieurs \u00c9tats anciennement candidats conservent une certaine inqui\u00e9tude, exprim\u00e9e mezza voce, \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019une possible int\u00e9gration europ\u00e9enne de l\u2019Ukraine. Les \u00c9tats membres les plus d\u00e9pendants aux fonds structurels s\u2019inqui\u00e8tent d\u2019une absorption de ceux-ci par l\u2019Ukraine\u00a0; les \u00c9tats anciennement candidats redoutent de se voir rel\u00e9guer dans la salle d\u2019attente au motif que l\u2019int\u00e9gration de l\u2019Ukraine est prioritaire\u00a0; les \u00c9tats membres les plus prorusses, notamment la Hongrie, peuvent mettre en exergue le sort de leurs minorit\u00e9s ethniques en Ukraine pour bloquer celle-ci. Enfin et surtout, la possibilit\u00e9 d\u2019une prolongation de la guerre n\u2019est pas \u00e0 exclure\u00a0: dans ces conditions, la priorit\u00e9 pour l\u2019UE comme pour le pays irait \u00e0 l\u2019effort de guerre et non au lent et ingrat processus d\u2019adh\u00e9sion.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Loin de ne d\u00e9pendre que de l\u2019UE et du pays candidat, le destin de la candidature ukrainienne est structurellement li\u00e9 au cours de la g\u00e9opolitique mondiale.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<br \/>\nTrois sc\u00e9narios pour la candidature ukrainienne&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>Structur\u00e9e par une proc\u00e9dure diplomatique norm\u00e9e et profond\u00e9ment affect\u00e9e par le cours de la guerre, la candidature ukrainienne peut, \u00e0 date, suivre plusieurs trajectoires qui sont comme autant de sc\u00e9narios possibles.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>La premi\u00e8re trajectoire serait l\u2019adh\u00e9sion \u00e0 moyen terme, \u00e0 bas bruit (autrement dit sans que le sujet soit ins\u00e9r\u00e9 dans les discussions actuelles) et en groupe (avec l\u2019Albanie, le Mont\u00e9n\u00e9gro, la Moldavie, etc.). Un sc\u00e9nario r\u00e9alisable au nom de l\u2019urgence \u00e0 arrimer l\u2019Ukraine \u00e0 l\u2019UE, \u00e0 la faveur d\u2019une stabilisation nouvelle du front russo-ukrainien, dans le contexte d\u2019un d\u00e9sint\u00e9r\u00eat des administrations Trump et Poutine pour l\u2019\u00e9largissement de l\u2019UE (l\u2019accent serait mis sur l\u2019OTAN), \u00e0 condition que l\u2019Ukraine r\u00e9alise quelques progr\u00e8s d\u00e9cisifs en mati\u00e8re de bonne gouvernance et que l\u2019UE renonce \u00e0 r\u00e9former ses institutions avant l\u2019\u00e9largissement. Toutes ces conditions sont difficiles \u00e0 r\u00e9unir mais prolongeraient l\u2019impression de \u00ab\u00a0normalit\u00e9\u00a0\u00bb de la candidature ukrainienne.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me trajectoire serait constitu\u00e9e par un sc\u00e9nario \u00e0 la turque ou \u00e0 la serbe (pour des raisons bien diff\u00e9rentes). Autrement dit, l\u2019Ukraine ferait antichambre pendant deux d\u00e9cennies sans r\u00e9elle perspective d\u2019\u00e9largissement. Bloqu\u00e9e par des \u00c9tats membres prorusses (Hongrie, Slovaquie), critiqu\u00e9e par des \u00c9tats par ailleurs pro-ukrainiens mais \u00ab\u00a0radins\u00a0\u00bb (Pays-Bas, Autriche, Su\u00e8de), entrav\u00e9e par l\u2019administration Trump au nom de son rapprochement avec la Russie, peu soutenue par ses avocats traditionnels dans l\u2019UE (Baltes et Pologne) en raison de diff\u00e9rends bilat\u00e9raux, la candidature ukrainienne serait alors remise aux \u00ab\u00a0calendes turques\u00a0\u00bb, la r\u00e9forme des institutions. Ind\u00e9finiment prolong\u00e9e, elle serait \u00e0 la merci de soubresauts int\u00e9rieurs et ext\u00e9rieurs. Et des tentatives russes pour s\u2019ing\u00e9rer dans la vie institution du pays.<\/p>\n<p>&#13;<br \/>\n&#13;<\/p>\n<p>La troisi\u00e8me trajectoire de la candidature ukrainienne serait celle d\u2019un \u00ab\u00a0lot de consolation\u00a0\u00bb en cas de d\u00e9faite militaire s\u00e9v\u00e8re, de d\u00e9militarisation forc\u00e9e, d\u2019engagement \u00e0 ne pas rejoindre l\u2019OTAN et de r\u00e9duction importante de son territoire. Dans ce cas, l\u2019adh\u00e9sion ukrainienne serait plut\u00f4t un plan de reconstruction du pays (avec des statuts d\u00e9rogatoires prolong\u00e9s) qu\u2019une int\u00e9gration pleine et enti\u00e8re.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p>        <a class=\"close\" href=\"https:\/\/www.telos-eu.com\/fr\/javascript:void();\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">fermer<\/a><\/p>\n<p>          Vous avez appr\u00e9ci\u00e9 cet article ?<\/p>\n<p style=\"text-align:center;\">\n        Soutenez Telos en faisant un don<br \/>(et b\u00e9n\u00e9ficiez d&rsquo;une r\u00e9duction d&rsquo;imp\u00f4ts de 66%)\n      <\/p>\n<p id=\"descriptionError\" style=\"display:none; visibility: hidden; color:red; text-align: center;\">Please enter a description<\/p>\n<p id=\"priceLabelError\" style=\"visibility: hidden; color:red; text-align: left;\">Merci d&rsquo;entrer un montant<\/p>\n<p id=\"invoiceidError\" style=\"display:none; visibility: hidden; color:red; text-align: center;\">Please enter an Invoice ID<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"28 novembre 2025 Le 4 novembre dernier, la commissaire europ\u00e9enne \u00e0 l\u2019\u00c9largissement, la Slov\u00e8ne Marta Kos, proche du&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":563945,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1586],"tags":[11,1777,674,1779,1011,27,12,25,1778,364],"class_list":{"0":"post-563944","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-actualites","9":"tag-eu","10":"tag-europe","11":"tag-european-union","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-news","15":"tag-republique-francaise","16":"tag-ue","17":"tag-union-europeenne"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115626046987928956","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/563944","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=563944"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/563944\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/563945"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=563944"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=563944"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=563944"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}