{"id":564716,"date":"2025-11-28T15:20:34","date_gmt":"2025-11-28T15:20:34","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/564716\/"},"modified":"2025-11-28T15:20:34","modified_gmt":"2025-11-28T15:20:34","slug":"pourquoi-faut-il-aller-voir-lexposition-dalina-szapocznikow-a-grenoble","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/564716\/","title":{"rendered":"Pourquoi faut-il aller voir l&rsquo;exposition d&rsquo;Alina Szapocznikow \u00e0 Grenoble ?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><b>Longtemps \u00e9clips\u00e9e, l\u2019\u0153uvre d\u2019Alina Szapocznikow (1926-1973) revient au mus\u00e9e de Grenoble dans une r\u00e9trospective d\u2019une intensit\u00e9 rare. Survivante des camps, sculptrice du corps, exp\u00e9rimentatrice radicale, elle incarna un art o\u00f9 la sensualit\u00e9 se m\u00eale \u00e0 la m\u00e9moire<\/b><b>.<\/b><\/p>\n<p>C\u2019est une artiste injustement m\u00e9connue du public fran\u00e7ais que le mus\u00e9e de Grenoble met actuellement \u00e0 l\u2019honneur. Bien que n\u00e9e en Pologne, en 1926, Alina Szapocznikow a r\u00e9alis\u00e9 l\u2019essentiel de son \u0153uvre de maturit\u00e9 sur notre territoire. \u00c0 sa mort, en 1973, Suzanne Pag\u00e9 ne manqua d\u2019ailleurs pas de lui consacrer une exposition personnelle \u00e0 l\u2019ARC, dont elle venait tout juste de prendre la direction. Et puis, plus rien. Durant pr\u00e8s de quarante ans. Jusqu\u2019\u00e0 ce que le WIELS, en Belgique, en produise la premi\u00e8re grande r\u00e9trospective en 2011 (reprise au MoMA de New York en 2012). S\u00e9bastien Gokalp, actuel directeur du mus\u00e9e de Grenoble et \u00e0 l\u2019\u00e9poque en poste au Mus\u00e9e d\u2019Art Moderne de Paris, se souvient comment l\u2019institution manqua alors l\u2019occasion de reprendre le projet \u00e0 son compte. Szapocznikow n\u2019aura eu depuis qu\u2019une seule exposition en France, r\u00e9duite \u00e0 l\u2019\u0153uvre graphique et \u00e0 quelques sculptures, au Centre Pompidou en 2013. Artiste rare, donc, et sans pareil, par sa vie, par son \u0153uvre et par cette trajectoire, toujours un peu en marge.<\/p>\n<p><b>Des ombres \u00e0 la lumi\u00e8re<\/b><\/p>\n<p>Mais par o\u00f9 commencer\u00a0? En 1947, lorsque la jeune aspirante artiste vient pour la premi\u00e8re fois \u00e0 Paris, \u00e9tudier \u00e0 l\u2019\u00c9cole des Beaux-Arts\u00a0? Avant cette date, que dire, que raconter, sinon l\u2019infamie des ghettos juifs et les meurtrissures de la d\u00e9portation ? S\u00e9par\u00e9e de son fr\u00e8re, qui meurt \u00e0 Terezin, Alina Szapocznikow est envoy\u00e9e \u00e0 seize ans \u00e0 Auschwitz, puis Bergen-Belsen, avec sa m\u00e8re p\u00e9diatre, qu\u2019elle seconde dans l\u2019infirmerie du camp. Pas un jour sans les corps, les malades, les mourants. Pas un jour sans l\u2019horreur. \u00c0 la Lib\u00e9ration, elle doit pr\u00e9tendre \u00eatre tch\u00e8que pour \u00e9chapper, encore, \u00e0 l\u2019antis\u00e9mitisme de son gouvernement. Elle s\u2019installe \u00e0 Prague, ses faux papiers en poche, et s\u2019inscrit \u00e0 l\u2019\u00c9cole des Arts et M\u00e9tiers, o\u00f9 elle apprend le dessin acad\u00e9mique. Deux ans plus tard, la voici donc \u00e0 Paris. Elle y d\u00e9couvre Auguste Rodin, Alberto Giacometti, Germaine Richier, une sculpture lib\u00e9r\u00e9e des carcans et des normes. Redevenue polonaise, elle ne retrouve son pays d\u2019origine qu\u2019en 1951. Entre production personnelle et commandes officielles (notamment des monuments de m\u00e9moire aux victimes de la guerre), son style se d\u00e9tache peu \u00e0 peu des conventions du r\u00e9alisme socialiste, pour aller fouiller du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9clatement des figures et des exp\u00e9rimentations de mati\u00e8res, parfois jusqu\u2019\u00e0 l\u2019informe, jusqu\u2019au monstre.<\/p>\n<p>Certes, il est difficile de ne pas reconna\u00eetre, dans les carcasses de bronze de ses premi\u00e8res sculptures, quelque \u00e9cho de l\u2019horreur qui hanta son enfance. Cependant, et le parcours de l\u2019exposition le permet tout \u00e0 fait, il nous faut nous garder de r\u00e9duire son travail \u00e0 cette noirceur. Non pas pour minimiser ou se voiler la face, mais parce qu\u2019elle fut bien plus : un geste \u00e9mancip\u00e9, libre et lib\u00e9rateur, parfois m\u00eame amus\u00e9 de ses propres exc\u00e8s, quand les courbes d\u00e9bordent ou que des l\u00e8vres \u00e9closent sur des sexes en pied de lampe. Surr\u00e9aliste\u00a0? Sans doute. Excessive, peut-\u00eatre. Consolatrice surtout. S\u2019il se trouve des fant\u00f4mes blottis au creux de ses \u0153uvres, il y sourd \u00e9galement un \u00e9lan, une force \u00e0 la fois vive et franche, qui fascine et domine. Comme dominent sur les murs de chaque salle les grands portraits de l\u2019artiste, p\u00e9tillante, d\u00e9sarmante. \u00ab\u00a0Petit d\u00e9mon espi\u00e8gle et malicieux, elle d\u00e9bordait d\u2019humour \u2013 la grande politesse des d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s\u00a0\u00bb, confiait d\u2019ailleurs \u00e0 son propos Annette Messager, qui fut sa voisine d\u2019atelier \u00e0 Malakoff, et son amie. <\/p>\n<p><b>M\u00e9tamorphoses et r\u00e9silience<\/b><\/p>\n<p>La seconde partie de la carri\u00e8re de Szapocznikow (et de l\u2019exposition), c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 partir de son installation en banlieue parisienne en 1966, est marqu\u00e9e par une production moins sombre, aux contours plus sensuels. C\u2019est l\u2019\u00e9poque des lampes-bouches en r\u00e9sine color\u00e9e et des ventres de marbre. Quoique soutenue \u00e0 cette \u00e9poque par le critique d\u2019art Pierre Restany, grand d\u00e9fenseur et \u00ab\u00a0inventeur\u00a0\u00bb des Nouveaux R\u00e9alistes, son \u0153uvre \u00e0 elle se tiendra toujours \u00e0 l\u2019\u00e9cart de leurs productions pop, \u00e0 la teneur plus politique et sociale. L\u00e0 o\u00f9 Tinguely, Arman et Spoerri capturaient des fragments de r\u00e9alit\u00e9 pour en d\u00e9gager une charge critique, Szapocznikow semble avoir pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 une approche po\u00e9tique, sensualiste, voire psychanalytique de la cr\u00e9ation, partant toujours du corps et de ses sensations, pour en r\u00e9v\u00e9ler le potentiel de m\u00e9tamorphoses. Disons, une forme de mat\u00e9rialisme affectif et r\u00eaveur, qui la rapproche davantage de Jean Fautrier, Hans Bellmer, Louise Bourgeois, Henry Moore ou Roland Topor. De Marcel Duchamp et Jean Arp \u00e9galement, qui la remarquent tous deux \u00e0 l\u2019occasion du prix de la Fondation Copley en 1966, pour lequel ils furent jur\u00e9s et qu\u2019elle remporta avec sa sculpture Goldfinger\u00a0(1965).<\/p>\n<p>Tout cela se d\u00e9couvre dans les salles au niveau inf\u00e9rieur du mus\u00e9e, o\u00f9 l\u2019on comprend pleinement le dialogue incessant entre tous les m\u00e9diums pratiqu\u00e9s par l\u2019artiste\u00a0: le dessin, la sculpture, l\u2019assemblage, le design, tout concourt au m\u00eame rite d\u2019exultation du corps et de l\u2019imagination, d\u2019un \u00e9rotisme \u00e9trange aux accents symbolistes. Jusqu\u2019aux ultimes ann\u00e9es de lutte, contre un cancer cette fois, diagnostiqu\u00e9 en 1969. L\u00e0 encore, l\u2019\u00e9lan de Szapocznikow l\u2019emporte sur l\u2019abattement et l\u2019on est \u00e9tonn\u00e9 de l\u2019aplomb avec lequel elle transforme la maladie en source d\u2019inspiration. Il y aura les \u00ab\u00a0Tumeurs\u00a0\u00bb (1969-1970), amalgames turgescents de photos et d\u2019objets saisis dans la r\u00e9sine\u00a0; quelques dessins \u00e0 l\u2019h\u00f4pital et des autoportraits auxquels il manque un sein\u00a0; les \u00ab\u00a0souvenirs\u00a0\u00bb, les \u00ab\u00a0f\u00e9tiches\u00a0\u00bb (1970-1971), autant d\u2019autres s\u00e9ries pour soigner, sublimer, apprivoiser le mal. Mais malgr\u00e9 la r\u00e9silience et une br\u00e8ve phase de r\u00e9mission, la maladie progresse. La derni\u00e8re ann\u00e9e de sa vie, en 1972, Alina Szapocznikow r\u00e9alise deux \u0153uvres majeures, radicales, r\u00e9unies dans l\u2019ultime salle de l\u2019exposition. La premi\u00e8re, un moulage grandeur nature du corps nu de son fils Piotr, saisit par son r\u00e9alisme et sa posture de Christ d\u00e9pos\u00e9. Sur les murs, son \u00ab\u00a0Herbier\u00a0\u00bb, compos\u00e9 d\u2019autres empreintes de ce corps ador\u00e9, aplaties sur des planches comme des feuilles entre les pages d\u2019un livre. Alors qu\u2019elle va mourir, c\u2019est son fils qu\u2019elle embaume, son souvenir qu\u2019elle collecte. Sans doute parce que chez elle, le corps n\u2019est pas seulement le lieu de la souffrance, il est aussi celui de l\u2019attachement et de la transmission. <\/p>\n<p><b>R\u00e9parer l\u2019oubli<\/b><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Travail trop expressionniste\u00a0? Trop f\u00e9minin\u00a0? Trop sexuel\u00a0?\u00a0\u00bb Dans son texte du catalogue de l\u2019exposition du Centre Pompidou en 2013, Annette Messager finissait par se demander\u00a0pourquoi tant de silence autour de cette \u0153uvre. \u00ab\u00a0Aline Ch\u00e9rie, concluait-elle, pour toi cette phrase de Giorgio Agamben\u00a0: contemporain est celui qui re\u00e7oit en plein visage le faisceau de t\u00e9n\u00e8bres qui provient de son temps.\u00a0\u00bb Quarante ans plus t\u00f4t, en 1973, dans un article qu\u2019elle lui consacra pour la revue Opus International, une autre femme, po\u00e8te et historienne, Carole Naggar, rappelait d\u00e9j\u00e0 combien Alina Szapocznikow aimait \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter\u00a0: \u00ab\u00a0Mon geste s\u2019adresse au genre humain.\u00a0\u00bb \u00c0 elle, \u00e0 nous, aux bourreaux et aux proies, aux vivants et aux morts. Si son \u0153uvre est immense et toujours aussi vive, c\u2019est que son sujet l\u2019est, comme il reste hors du temps et des effets de modes. Il devenait plus qu\u2019urgent d\u2019en r\u00e9parer l\u2019oubli et de la reconna\u00eetre, enfin, comme l\u2019une des voix majeures de la sculpture du 20\u1d49 si\u00e8cle.\u00a0\u2022<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Exposition \u00ab \u00a0Alina Szapocznikow. Langage du corps \u00bb<br \/>Jusqu\u2019au 4 janvier 2026 au mus\u00e9e de Grenoble<br \/>5, place Lavalette \u2013 38000 Grenoble<br \/><a href=\"https:\/\/www.museedegrenoble.fr\/3321-alina-szapocznikow.-langage-du-corps.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">museedegrenoble.fr<\/a><\/strong><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15447\" class=\"wp-image-15447 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/alina-szapocznikow-exposition-grenoble-7-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15447\" class=\"wp-caption-text\">Vue de l\u2019exposition \u00ab Alina Szapocznikow. Langage du corps \u00bb, mus\u00e9e de Grenoble, 2025-2026 \u00a9 ADAGP, Paris 2025. Courtesy The Estate of Alina Szapocznikow | Galerie Loevenbruck, Paris | Hauser &amp; Wirth. Photo : Ville de Grenoble\/mus\u00e9e de Grenoble \u2013 Nicolas Pianfetti.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15448\" class=\"wp-image-15448 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/alina-szapocznikow-exposition-grenoble-2-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"1852\" height=\"2560\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15448\" class=\"wp-caption-text\">Marek Holzman, Alina Szapocznikow avec sa sculpture Naga [Nu], Varsovie, atelier de la rue Brzozowa, 1961. Alina Szapocznikow Archive, \u00a9 ADAGP, Paris, 2025. Courtesy The Estate of Alina Szapocznikow | Piotr Stanislawski | Galerie Loevenbruck, Paris | Hauser &amp; Wirth.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15449\" class=\"wp-image-15449 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/alina-szapocznikow-exposition-grenoble-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"1920\" height=\"2560\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15449\" class=\"wp-caption-text\">Alina Szapocznikow, Sein illumin\u00e9, 1967, r\u00e9sine, ampoule, fils \u00e9lectrique et m\u00e9tal. Pinault Collection \u00a9 ADAGP, Paris, 2025. Courtesy The Estate of Alina Szapocznikow | Piotr Stanislawski | Galerie Loevenbruck, Paris | Hauser &amp; Wirth. Photo : Fabrice Gousset.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15450\" class=\"wp-image-15450 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/alina-szapocznikow-exposition-grenoble-8-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15450\" class=\"wp-caption-text\">Vue de l\u2019exposition \u00ab Alina Szapocznikow. Langage du corps \u00bb, mus\u00e9e de Grenoble, 2025-2026 \u00a9 ADAGP, Paris 2025. Courtesy The Estate of Alina Szapocznikow | Galerie Loevenbruck, Paris | Hauser &amp; Wirth. Photo : Ville de Grenoble\/mus\u00e9e de Grenoble \u2013 Nicolas Pianfetti.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15451\" class=\"wp-image-15451 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/alina-szapocznikow-exposition-grenoble-5-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"1923\" height=\"2560\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15451\" class=\"wp-caption-text\">Alina Szapocznikow, Fianc\u00e9e folle blanche, 1967, r\u00e9sine de polyester, tissus, support plexiglas. Pinault Collection \u00a9 ADAGP, Paris, 2025. Courtesy The Estate of Alina Szapocznikow | Piotr Stanislawski | Galerie Loevenbruck, Paris | Hauser &amp; Wirth. Photo : Fabrice Gousset.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15452\" class=\"wp-image-15452 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/alina-szapocznikow-exposition-grenoble-3-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"1726\" height=\"2560\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15452\" class=\"wp-caption-text\">Alina Szapocznikow travaillant sur son \u0153uvre Grands ventres pour le magazine Elle, carri\u00e8res de Querceta, IT, Roger Gain, 1968. Alina Szapocznikow Archive, \u00a9 ADAGP, Paris, 2025. Courtesy The Estate of Alina Szapocznikow | Piotr Stanislawski | Galerie Loevenbruck, Paris | Hauser &amp; Wirth.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15453\" class=\"wp-image-15453 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/alina-szapocznikow-exposition-grenoble-9-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"1920\" height=\"2560\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15453\" class=\"wp-caption-text\">Vue de l\u2019exposition \u00ab Alina Szapocznikow. Langage du corps \u00bb, mus\u00e9e de Grenoble, 2025-2026 \u00a9 ADAGP, Paris 2025. Courtesy The Estate of Alina Szapocznikow | Galerie Loevenbruck, Paris | Hauser &amp; Wirth. Photo : Ville de Grenoble\/mus\u00e9e de Grenoble \u2013 Nicolas Pianfetti.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15454\" class=\"wp-image-15454 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/alina-szapocznikow-exposition-grenoble-6-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"1681\" height=\"2560\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15454\" class=\"wp-caption-text\">Alina Szapocznikow, Portret wielokrotny (dwukrotny) \/ Portrait Multiple (Double), 1967, r\u00e9sine de polyester color\u00e9e et granit 76,2 \u00d7 47,6 \u00d7 35,5 cm. ASOM Collection, Vaduz, Liechtenstein \u00a9 ADAGP, Paris, 2025. Courtesy The Estate of Alina Szapocznikow | Piotr Stanislawski | Galerie Loevenbruck, Paris | Hauser &amp; Wirth. Photo : \u00a9 2023 Christie\u2019s Images Limited.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15455\" class=\"wp-image-15455 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/alina-szapocznikow-exposition-grenoble-10-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1918\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15455\" class=\"wp-caption-text\">Vue de l\u2019exposition \u00ab Alina Szapocznikow. Langage du corps \u00bb, mus\u00e9e de Grenoble, 2025-2026 \u00a9 ADAGP, Paris 2025. Courtesy The Estate of Alina Szapocznikow | Galerie Loevenbruck, Paris | Hauser &amp; Wirth. Photo : Ville de Grenoble\/mus\u00e9e de Grenoble \u2013 Nicolas Pianfetti.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-15456\" class=\"wp-image-15456 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/alina-szapocznikow-exposition-grenoble-4-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"1762\" height=\"2560\"  \/><\/p>\n<p id=\"caption-attachment-15456\" class=\"wp-caption-text\">Jacques Verroust, Alina Szapocznikow entour\u00e9e de plusieurs sculptures de la s\u00e9rie \u00ab F\u00e9tiche \u00bb, Malakoff, atelier de l\u2019artiste, 1971. Alina Szapocznikow Archive, \u00a9 ADAGP, Paris, 2025. Courtesy The Estate of Alina Szapocznikow | Piotr Stanislawski | Galerie Loevenbruck, Paris | Hauser &amp; Wirth.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Longtemps \u00e9clips\u00e9e, l\u2019\u0153uvre d\u2019Alina Szapocznikow (1926-1973) revient au mus\u00e9e de Grenoble dans une r\u00e9trospective d\u2019une intensit\u00e9 rare. 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