{"id":565181,"date":"2025-11-28T20:07:23","date_gmt":"2025-11-28T20:07:23","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/565181\/"},"modified":"2025-11-28T20:07:23","modified_gmt":"2025-11-28T20:07:23","slug":"vivendi-bollore-obtient-gain-de-cause-en-cassation-mais-le-feuilleton-se-poursuit-28-11-2025-a-1952","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/565181\/","title":{"rendered":"Vivendi: Bollor\u00e9 obtient gain de cause en cassation mais le feuilleton se poursuit &#8211; 28\/11\/2025 \u00e0 19:52"},"content":{"rendered":"<p>        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/77d924783ca457b96d4df5f53a94315e-760x507.jpg\" alt=\"Vincent Bollor\u00e9, le 13 mars 2024 \u00e0 Paris ( AFP \/ ALAIN JOCARD )\" loading=\"eager\" fetchpriority=\"high\" width=\"760\" height=\"507\" style=\"max-width: 100%!important; height: auto;\"\/><\/p>\n<p class=\"c-image-news__legend\">Vincent Bollor\u00e9, le 13 mars 2024 \u00e0 Paris ( AFP \/ ALAIN JOCARD )<\/p>\n<p>\n Vincent Bollor\u00e9 gagne une manche: la Cour de cassation a donn\u00e9 raison vendredi au milliardaire conservateur et demand\u00e9 \u00e0 la cour d&rsquo;appel de Paris de se prononcer \u00e0 nouveau sur le \u00ab\u00a0contr\u00f4le de fait\u00a0\u00bb qu&rsquo;il exer\u00e7ait ou non lors de la scission de Vivendi fin 2024.\n<\/p>\n<p>\n La cour d&rsquo;appel \u00ab\u00a0devra de nouveau statuer sur cette question du contr\u00f4le de fait\u00a0\u00bb, contr\u00f4le que r\u00e9cuse l&rsquo;entrepreneur breton, selon un communiqu\u00e9 de la plus haute juridiction de l\u2019ordre judiciaire.\n<\/p>\n<p>\n L&rsquo;enjeu est de savoir si M. Bollor\u00e9, premier actionnaire de Vivendi, va devoir indemniser les petits actionnaires en rachetant les titres restants, \u00e0 hauteur de plusieurs milliards d&rsquo;euros.\n<\/p>\n<p>\n La cour d&rsquo;appel de Paris avait conclu en avril dernier que M. Bollor\u00e9 exer\u00e7ait bien un \u00ab\u00a0contr\u00f4le de fait\u00a0\u00bb sur Vivendi au moment de la scission du conglom\u00e9rat en quatre branches. Mais en prenant cette d\u00e9cision, elle n&rsquo;a \u00ab\u00a0pas correctement appliqu\u00e9\u00a0\u00bb le code du commerce et va donc de nouveau devoir juger l&rsquo;affaire, a expliqu\u00e9 la Cour de cassation.\n<\/p>\n<p>\n La cour d&rsquo;appel avait tenu compte d&rsquo;un \u00ab\u00a0faisceau d&rsquo;indices\u00a0\u00bb pour conclure au \u00ab\u00a0contr\u00f4le de fait\u00a0\u00bb de Vincent Bollor\u00e9: sa \u00ab\u00a0notori\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0son parcours professionnel, celui de ses fils ou son autorit\u00e9 personnelle au sein des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales de la soci\u00e9t\u00e9 Vivendi\u00a0\u00bb.\n<\/p>\n<p>\n Or, rappelle la Cour de cassation, la disposition du code du commerce sur lequel s&rsquo;est appuy\u00e9e la cour d&rsquo;appel indique que le \u00ab\u00a0contr\u00f4le de fait\u00a0\u00bb d&rsquo;une personne sur une soci\u00e9t\u00e9 n&rsquo;est d\u00e9termin\u00e9 que par le poids qu&rsquo;elle a dans les votes en assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale.\n<\/p>\n<p>\n La soci\u00e9t\u00e9 Bollor\u00e9 et Vivendi, qui avait \u00e9galement saisi la Cour de cassation, n&rsquo;ont pas r\u00e9agi dans l&rsquo;imm\u00e9diat. Apr\u00e8s une br\u00e8ve chute de plus de 4% dans la foul\u00e9e de l&rsquo;annonce de la d\u00e9cision de justice, le titre de Vivendi \u00e9tait stable \u00e0 la cl\u00f4ture, \u00e0 2,52 euros.\n<\/p>\n<p> &#8211; \u00ab\u00a0La messe est loin d&rsquo;\u00eatre dite\u00a0\u00bb &#8211;<\/p>\n<p>\n Aux yeux des avocats du fonds Ciam, actionnaire minoritaire \u00e0 l&rsquo;origine de la proc\u00e9dure en justice, la d\u00e9cision de vendredi n&rsquo;est pas un revers car \u00ab\u00a0la messe est encore loin d&rsquo;\u00eatre dite\u00a0\u00bb.\n<\/p>\n<p>\n \u00ab\u00a0La question de la r\u00e9alit\u00e9 du contr\u00f4le du groupe Bollor\u00e9 sur Vivendi est toujours en suspens\u00a0\u00bb puisque la cour d&rsquo;appel doit l&rsquo;examiner \u00e0 nouveau, ont fait valoir \u00e0 l&rsquo;AFP Patrice Spinosi et Julien Visconti.\n<\/p>\n<p>        <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/9220b4c2dd958b213baffdd63b3c949a-760x507.jpg\" alt=\"Vivendi a \u00e9t\u00e9 d\u00e9coup\u00e9 en d\u00e9cembre 2024 en quatre entit\u00e9s cot\u00e9es: Canal+ (m\u00e9dias) \u00e0 Londres, Havas (communication) \u00e0 Amsterdam, Louis Hachette Group (\u00e9dition) \u00e0 Paris sur le march\u00e9 Euronext Growth, ainsi que la holding, rest\u00e9e \u00e0 la Bourse \u00e0 Paris ( AFP \/ ERIC PIERMONT )\" loading=\"eager\" fetchpriority=\"high\" width=\"760\" height=\"507\" style=\"max-width: 100%!important; height: auto;\"\/><\/p>\n<p class=\"c-image-news__legend\">Vivendi a \u00e9t\u00e9 d\u00e9coup\u00e9 en d\u00e9cembre 2024 en quatre entit\u00e9s cot\u00e9es: Canal+ (m\u00e9dias) \u00e0 Londres, Havas (communication) \u00e0 Amsterdam, Louis Hachette Group (\u00e9dition) \u00e0 Paris sur le march\u00e9 Euronext Growth, ainsi que la holding, rest\u00e9e \u00e0 la Bourse \u00e0 Paris ( AFP \/ ERIC PIERMONT )<\/p>\n<p>\n Vivendi a \u00e9t\u00e9 d\u00e9coup\u00e9 en d\u00e9cembre 2024 en quatre entit\u00e9s cot\u00e9es: Canal+ (m\u00e9dias) \u00e0 Londres, Havas (communication) \u00e0 Amsterdam, Louis Hachette Group (\u00e9dition) \u00e0 Paris sur le march\u00e9 Euronext Growth, ainsi que la holding, rest\u00e9e \u00e0 la Bourse \u00e0 Paris.\n<\/p>\n<p>\n Le fonds Ciam avait saisi l&rsquo;Autorit\u00e9 des march\u00e9s financiers (AMF) pour trouver une issue \u00e9quitable.\n<\/p>\n<p>\n Initialement, le gendarme de la Bourse de Paris avait estim\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9 Bollor\u00e9 ne pouvait \u00ab\u00a0pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9(e) comme contr\u00f4lant Vivendi\u00a0\u00bb. Elle d\u00e9tenait un peu moins de 30% de son capital, soit en dessous du seuil requis pour lancer une offre publique de retrait du march\u00e9 (OPR), un rachat d&rsquo;action r\u00e9clam\u00e9 par une partie des petits actionnaires.\n<\/p>\n<p>\n La cour d&rsquo;appel de Paris avait ensuite demand\u00e9 en avril dernier \u00e0 l&rsquo;AMF de r\u00e9examiner sa d\u00e9cision.\n<\/p>\n<p>\n Celle-ci avait ainsi d\u00e9cid\u00e9 en juillet que la soci\u00e9t\u00e9 Bollor\u00e9 et le milliardaire conservateur \u00e9taient \u00ab\u00a0tenus au d\u00e9p\u00f4t d&rsquo;un projet d&rsquo;offre publique de retrait\u00a0\u00bb des titres Vivendi dans un d\u00e9lai de six mois. Vivendi et la soci\u00e9t\u00e9 Bollor\u00e9 ont \u00e9galement fait appel de cette d\u00e9cision de l&rsquo;AMF.\n<\/p>\n<p>\n L&rsquo;autorit\u00e9 a indiqu\u00e9 vendredi soir qu&rsquo;elle ne statuerait \u00e0 nouveau \u00ab\u00a0sur l\u2019obligation de r\u00e9aliser une offre publique de retrait\u00a0\u00bb qu&rsquo;une fois que la nouvelle d\u00e9cision sur l\u2019existence ou non d\u2019un contr\u00f4le de fait de Vincent Bollor\u00e9 serait prise.\n<\/p>\n<p>\n Lors de l&rsquo;audience devant la Cour de cassation mardi, en l&rsquo;absence du milliardaire, l&rsquo;avocat de sa soci\u00e9t\u00e9 Me Emmanuel Piwnica avait fait valoir qu&rsquo;il a une \u00ab\u00a0notori\u00e9t\u00e9 ind\u00e9niable\u00a0\u00bb et une \u00ab\u00a0cr\u00e9dibilit\u00e9\u00a0\u00bb, mais que \u00ab\u00a0convaincre n&rsquo;est pas contr\u00f4ler\u00a0\u00bb.\n<\/p>\n<p>\n A l&rsquo;inverse, Me Spinosi pour le fonds Ciam avait pris l&rsquo;image du \u00ab\u00a0rideau\u00a0\u00bb dans le th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;ombres, qui cache le principal acteur. Il a ainsi demand\u00e9 de \u00ab\u00a0faire pr\u00e9valoir la r\u00e9alit\u00e9 sur l&rsquo;apparence\u00a0\u00bb dans la vie des affaires.\n<\/p>\n<p>\n Vivendi p\u00e8se aujourd&rsquo;hui environ 2,5 milliards contre pr\u00e8s de 9 milliards avant la scission, qui n&rsquo;est pas remise en question par cette proc\u00e9dure.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Vincent Bollor\u00e9, le 13 mars 2024 \u00e0 Paris ( AFP \/ ALAIN JOCARD ) Vincent Bollor\u00e9 gagne une&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":565182,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[400,398,408,35,405,33,34,1011,27,403,402,399,404,401,406,407],"class_list":{"0":"post-565181","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-economie","8":"tag-action-cac-40","9":"tag-bourse-de-paris","10":"tag-boursorama","11":"tag-business","12":"tag-cotations","13":"tag-economie","14":"tag-economy","15":"tag-fr","16":"tag-france","17":"tag-indices-devises","18":"tag-investir","19":"tag-investissement","20":"tag-marche-boursier","21":"tag-sicav","22":"tag-trackers","23":"tag-warrants"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115629134155195217","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/565181","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=565181"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/565181\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/565182"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=565181"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=565181"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=565181"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}