{"id":565876,"date":"2025-11-29T03:56:19","date_gmt":"2025-11-29T03:56:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/565876\/"},"modified":"2025-11-29T03:56:19","modified_gmt":"2025-11-29T03:56:19","slug":"lartiste-plasticienne-emi-gutierrez-questionne-notre-epoque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/565876\/","title":{"rendered":"l\u2019artiste plasticienne Emi Guti\u00e9rrez questionne notre \u00e9poque"},"content":{"rendered":"<p class=\"svelte-qfpp5o first-paragraph\">Depuis treize ans, l\u2019artiste plasticienne <b>Emi Guti\u00e9rrez<\/b> nourrit en Guyane une \u0153uvre profond\u00e9ment marqu\u00e9e par la notion d\u2019artificialit\u00e9 et par le besoin humain de traduire le monde \u00e0 travers des syst\u00e8mes de signes. Solaire et volubile, Emi nous explique la d\u00e9marche qu\u2019elle poursuit avec \u00ab CODES 281125. Espace obsessionnel \u00bb, sa nouvelle exposition pr\u00e9sent\u00e9e au <b>Centre Pagaret<\/b>. Une exploration sensible des liens entre r\u00e9alit\u00e9, technologie et perception, fruit d\u2019un cheminement artistique men\u00e9 \u00ab au rythme du territoire \u00bb .<\/p>\n<p>Un fil rouge : la codification du monde<\/p>\n<p class=\"svelte-qfpp5o\">En Guyane depuis 2012, Emi Guti\u00e9rrez expose en moyenne tous les deux ans, un cycle qui lui permet de b\u00e2tir des collections compl\u00e8tes et coh\u00e9rentes. \u00ab Deux ans, c\u2019est le temps qu\u2019il me faut pour construire une nouvelle collection, pour montrer un travail abouti \u00bb, explique-t-elle. Sa nouvelle s\u00e9rie prolonge une r\u00e9flexion amorc\u00e9e depuis plusieurs ann\u00e9es autour de la virtualit\u00e9 et du recours permanent aux interfaces.\u00ab Il y a un fil conducteur dans mon travail : cette notion d\u2019artificialit\u00e9. L\u2019\u00eatre humain a besoin d\u2019artificialiser l\u2019environnement pour le comprendre, pour le rendre lisible \u00bb, confie l\u2019artiste.Une r\u00e9sidence au sein d\u2019un laboratoire informatique a renforc\u00e9 cette interrogation sur le num\u00e9rique, avant que la p\u00e9riode Covid ne l\u2019am\u00e8ne \u00e0 pousser plus loin sa recherche : \u00ab Apr\u00e8s le Covid, tout s\u2019est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9. On a eu besoin de coder la r\u00e9alit\u00e9 encore davantage pour continuer \u00e0 communiquer. \u00bb<\/p>\n<p class=\"svelte-qfpp5o\">Pour Guti\u00e9rrez, m\u00eame la Guyane, territoire marqu\u00e9 par la proximit\u00e9 avec la nature, n\u2019\u00e9chappe pas \u00e0 cette m\u00e9diation permanente : \u00ab On ne peut plus d\u00e9couvrir un lieu sans nos t\u00e9l\u00e9phones. On capte, on traduit, on code. C\u2019est devenu une interface entre nous et le r\u00e9el. \u00bbAu centre Pagaret sont donc expos\u00e9s 12 sculptures r\u00e9alis\u00e9es avec des mat\u00e9riaux de r\u00e9cup\u00e9ration divers agglom\u00e9r\u00e9s avec de la r\u00e9sine et une vingtaine de tableaux peints sur papier.<\/p>\n<p>D\u2019Argentine en Guyane : un parcours qui nourrit la cr\u00e9ation<\/p>\n<p class=\"svelte-qfpp5o\">Originaire de <a class=\"article-link svelte-123pfsg\" href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/C%C3%B3rdoba_(Argentine)\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer nofollow\">C\u00f3rdoba, grande ville \u00e9tudiante et artistique d\u2019Argentine<\/a>, elle raconte avoir grandi dans un environnement o\u00f9 l\u2019expression visuelle \u00e9tait omnipr\u00e9sente : \u00ab C\u00f3rdoba est tr\u00e8s dynamique, tr\u00e8s color\u00e9e, tr\u00e8s marqu\u00e9e par l\u2019art de rue. Cela forge une sensibilit\u00e9. \u00bbL&rsquo;artiste dipl\u00f4m\u00e9e des Beaux-arts \u00e0 C\u00f3rdoba, s\u00e9journe trois ans en Espagne avant de rejoindre la France o\u00f9 elle obtient un master en pratiques artistiques et action sociale. Finalement, Emi et son \u00e9poux choisissent la Guyane comme \u00ab territoire neutre, ouvert, accueillant \u00bb o\u00f9 b\u00e2tir un projet de vie.<\/p>\n<p>Cr\u00e9er en Guyane : entre potentiel et fragilit\u00e9s<\/p>\n<p class=\"svelte-qfpp5o\">Si la Guyane lui a offert un ancrage, elle souligne aussi la difficult\u00e9 du milieu artistique local : manque de structures interm\u00e9diaires, peu d\u2019espaces d\u2019exposition, r\u00e9seaux fragiles. \u00ab C\u2019est un terrain magnifique, mais c\u2019est un chemin complexe. Il manque des lieux, des passerelles, des galeries, des centres d\u2019art qui nous f\u00e9d\u00e8rent. \u00bbVivre exclusivement de son art dans le d\u00e9partement reste, selon elle, tr\u00e8s difficile :\u00ab Si on d\u00e9pend uniquement de la Guyane, c\u2019est compliqu\u00e9. On doit combiner plusieurs disciplines, aller voir ailleurs, cr\u00e9er des interactions avec d\u2019autres territoires. \u00bb<\/p>\n<p>Face \u00e0 l\u2019intelligence artificielle : \u00e9duquer au lieu de craindre<\/p>\n<p class=\"svelte-qfpp5o\">Sur la question de l\u2019IA, l\u2019artiste adopte une posture lucide : \u00ab Il faut la comprendre pour ne pas en avoir peur. \u00bb Elle d\u00e9plore toutefois le d\u00e9clin de l\u2019\u00e9ducation \u00e0 l\u2019image, \u00e0 un moment o\u00f9 la soci\u00e9t\u00e9 n\u2019a jamais autant consomm\u00e9 de visuels.\u00ab Une IA qui produit des images devant un public incapable de les lire, c\u2019est l\u00e0 que r\u00e9side le danger. \u00bbPour autant, elle ne voit pas la technologie remplacer l\u2019acte artistique : \u00ab L\u2019humanit\u00e9 a encore besoin de revenir \u00e0 ce qu\u2019il y a de plus primitif en elle. L\u2019artiste reste indispensable. \u00bb<\/p>\n<p class=\"svelte-qfpp5o\"><b>Le vernissage a lieu ce 28 novembre et l&rsquo;exposition sera visible du 1er d\u00e9cembre au 19 d\u00e9cembre aux heures d&rsquo;ouverture du Centre Pagaret<\/b><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Depuis treize ans, l\u2019artiste plasticienne Emi Guti\u00e9rrez nourrit en Guyane une \u0153uvre profond\u00e9ment marqu\u00e9e par la notion d\u2019artificialit\u00e9&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":565877,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,1386,58,59,1011,27],"class_list":{"0":"post-565876","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-design","12":"tag-divertissement","13":"tag-entertainment","14":"tag-fr","15":"tag-france"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115630976699014620","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/565876","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=565876"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/565876\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/565877"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=565876"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=565876"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=565876"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}