{"id":567758,"date":"2025-11-30T00:32:14","date_gmt":"2025-11-30T00:32:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/567758\/"},"modified":"2025-11-30T00:32:14","modified_gmt":"2025-11-30T00:32:14","slug":"la-france-vient-de-decrocher-son-ticket-pour-la-lune-mais-un-allemand-passera-avant-nous","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/567758\/","title":{"rendered":"La France vient de d\u00e9crocher son ticket pour la Lune (mais un Allemand passera avant nous)"},"content":{"rendered":"<p class=\"font-claude-response-body whitespace-normal break-words\"><strong>L\u2019annonce est tomb\u00e9e jeudi \u00e0 Br\u00eame, et elle met fin \u00e0 des mois d\u2019incertitude. Pour la premi\u00e8re fois depuis le programme <a href=\"https:\/\/sciencepost.fr\/les-astronautes-dapollo-ont-tous-developpe-une-etrange-affection-que-sest-il-passe-sur-la-lune\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Apollo<\/a>, des Europ\u00e9ens fouleront \u00e0 nouveau le sol lunaire. Josef Aschbacher, directeur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Agence spatiale europ\u00e9enne, a officialis\u00e9 ce que beaucoup esp\u00e9raient sans oser y croire : trois astronautes du Vieux Continent participeront aux missions Artemis de la NASA. Un Allemand, un Fran\u00e7ais et un Italien. Dans cet ordre pr\u00e9cis. Thomas Pesquet, pr\u00e9sent lors de l\u2019annonce, a accueilli la nouvelle avec un sourire en coin et une pointe de pragmatisme : l\u2019Europe assure enfin sa place dans l\u2019aventure lunaire du 21e si\u00e8cle. M\u00eame si la France devra patienter.<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019Europe obtient son s\u00e9same lunaire<\/p>\n<p class=\"font-claude-response-body whitespace-normal break-words\">Cette confirmation marque un tournant historique pour le programme spatial europ\u00e9en. Jusqu\u2019ici, la participation de l\u2019ESA aux missions Artemis restait floue, conditionn\u00e9e par des n\u00e9gociations complexes et des contributions techniques dont personne ne garantissait qu\u2019elles d\u00e9boucheraient sur des si\u00e8ges dans les capsules.<\/p>\n<p class=\"font-claude-response-body whitespace-normal break-words\">D\u00e9sormais, c\u2019est act\u00e9 : trois Europ\u00e9ens iront sur la Lune. Cette garantie r\u00e9compense l\u2019investissement massif de l\u2019ESA dans le programme am\u00e9ricain. L\u2019agence europ\u00e9enne construit la capsule Orion qui transportera les astronautes, et fournit des \u00e9l\u00e9ments cruciaux de la station Gateway qui orbitera autour de notre satellite naturel. Sans ces contributions techniques, Artemis ne pourrait tout simplement pas d\u00e9coller.<\/p>\n<p class=\"font-claude-response-body whitespace-normal break-words\">La hi\u00e9rarchie \u00e9tablie par Aschbacher refl\u00e8te les \u00e9quilibres politiques et financiers au sein de l\u2019ESA. L\u2019Allemagne, premier contributeur au budget de l\u2019agence, d\u00e9croche logiquement le premier vol. La France et l\u2019Italie, respectivement deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me contributeurs, suivront dans cet ordre.<\/p>\n<p>Thomas Pesquet dans la course<\/p>\n<p class=\"font-claude-response-body whitespace-normal break-words\">Parmi les astronautes fran\u00e7ais \u00e9ligibles figure \u00e9videmment Thomas Pesquet, visage le plus m\u00e9diatique du programme spatial europ\u00e9en et v\u00e9ritable ambassadeur de l\u2019exploration spatiale aupr\u00e8s du grand public fran\u00e7ais. Sa pr\u00e9sence \u00e0 Br\u00eame lors de l\u2019annonce n\u2019\u00e9tait pas anodine, tout comme le soutien explicite de Philippe Baptiste, ministre fran\u00e7ais d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019espace.<\/p>\n<p class=\"font-claude-response-body whitespace-normal break-words\">Pesquet a salu\u00e9 cette officialisation avec sa franchise habituelle, note <a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/international\/la-nasa-accueillera-trois-astronautes-europeens-dont-un-francais-dans-ses-prochaines-missions-sur-la-lune-20251127\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Le Figaro<\/a>. L\u2019astronaute fran\u00e7ais souligne que cette d\u00e9cision garantit la place de la France dans une aventure spatiale majeure pour les d\u00e9cennies \u00e0 venir. Apr\u00e8s deux s\u00e9jours dans la Station spatiale internationale, l\u2019opportunit\u00e9 de marcher sur la Lune repr\u00e9senterait l\u2019aboutissement d\u2019une carri\u00e8re exceptionnelle.<\/p>\n<p class=\"font-claude-response-body whitespace-normal break-words\">Reste que Pesquet devra composer avec la r\u00e9alit\u00e9 g\u00e9opolitique du spatial europ\u00e9en : il ne sera pas le premier Europ\u00e9en \u00e0 retourner sur la Lune. Un astronaute allemand lui passera devant dans la file d\u2019attente.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" data-lazyloaded=\"1\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-290248\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/thomas-pesquet-macaron-nourriture-de-lespace.jpg\" alt=\"thomas-pesquet-macarons-nourriture-de-l'espace lune\" width=\"1920\" height=\"1278\"  data-\/>Cr\u00e9dit : Cr\u00e9dits : ESA\/NASA<\/p>\n<p>La course contre la montre lunaire<\/p>\n<p class=\"font-claude-response-body whitespace-normal break-words\">Le calendrier d\u2019Artemis se pr\u00e9cise, m\u00eame si les reports successifs ont appris la prudence aux observateurs. Artemis 2, premi\u00e8re mission habit\u00e9e du programme, devrait d\u00e9coller au d\u00e9but 2026, en avril au plus tard. Cette mission ne se posera pas sur la Lune mais effectuera un survol, ramenant des humains en orbite lunaire pour la premi\u00e8re fois depuis 1972.<\/p>\n<p class=\"font-claude-response-body whitespace-normal break-words\">Artemis 3, pr\u00e9vue pour 2027 ou 2028, marquera le grand retour : des astronautes fouleront \u00e0 nouveau le r\u00e9golithe lunaire, plus d\u2019un demi-si\u00e8cle apr\u00e8s Eugene Cernan et Harrison Schmitt d\u2019Apollo 17. Cette mission devrait inclure la premi\u00e8re femme et la premi\u00e8re personne non blanche \u00e0 marcher sur la Lune.<\/p>\n<p class=\"font-claude-response-body whitespace-normal break-words\">Derri\u00e8re cet agenda se cache une course g\u00e9opolitique acharn\u00e9e. Donald Trump avait fait du retour lunaire am\u00e9ricain une priorit\u00e9 absolue lors de son premier mandat, avec un objectif clair : devancer la Chine. L\u2019Empire du Milieu ne cache pas ses ambitions et vise un alunissage habit\u00e9 d\u2019ici 2030. La nouvelle guerre froide spatiale se joue d\u00e9sormais sur 384 400 kilom\u00e8tres de vide intersid\u00e9ral.<\/p>\n<p>Une aventure partag\u00e9e avec des partenaires priv\u00e9s<\/p>\n<p class=\"font-claude-response-body whitespace-normal break-words\">Le programme Artemis incarne \u00e9galement une nouvelle philosophie de l\u2019exploration spatiale. Contrairement \u00e0 Apollo, projet exclusivement gouvernemental, Artemis s\u2019appuie massivement sur des acteurs priv\u00e9s. SpaceX, l\u2019entreprise d\u2019Elon Musk, joue un r\u00f4le central en fournissant notamment le syst\u00e8me d\u2019atterrissage lunaire bas\u00e9 sur son vaisseau Starship.<\/p>\n<p class=\"font-claude-response-body whitespace-normal break-words\">Cette hybridation public-priv\u00e9 red\u00e9finit les r\u00e8gles du jeu spatial et permet d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer les d\u00e9veloppements technologiques. Mais elle soul\u00e8ve aussi des questions sur le contr\u00f4le d\u00e9mocratique de l\u2019exploration spatiale et sur l\u2019influence grandissante de milliardaires dans des programmes autrefois r\u00e9serv\u00e9s aux \u00c9tats.<\/p>\n<p class=\"font-claude-response-body whitespace-normal break-words\">Pour l\u2019Europe et la France, l\u2019essentiel est acquis : nous retournerons sur la Lune. Peut-\u00eatre pas en premier, mais nous y serons. Et cette fois, pour y rester.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"L\u2019annonce est tomb\u00e9e jeudi \u00e0 Br\u00eame, et elle met fin \u00e0 des mois d\u2019incertitude. 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