{"id":570608,"date":"2025-12-01T09:15:19","date_gmt":"2025-12-01T09:15:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/570608\/"},"modified":"2025-12-01T09:15:19","modified_gmt":"2025-12-01T09:15:19","slug":"comment-cette-mousse-vegetale-a-t-elle-pu-survivre-quasiment-un-an-dans-lespace","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/570608\/","title":{"rendered":"Comment cette mousse v\u00e9g\u00e9tale a t-elle pu survivre quasiment un an dans l&rsquo;espace ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Il y a peu, des chercheurs japonais ont publi\u00e9 les r\u00e9sultats de leur exp\u00e9rience men\u00e9e avec la Station Spatiale Internationale (ISS). Ces derniers ont plac\u00e9 sur la paroi de l\u2019engin une mousse v\u00e9g\u00e9tale et ce, durant pr\u00e8s de neuf mois. Or, la capacit\u00e9 de survie exceptionnelle des spores de la mousse ont \u00e9tonn\u00e9 les scientifiques. En effet, ceux-ci s\u2019attendaient \u00e0 un taux de survie quasi nul.<\/strong><\/p>\n<p>Neuf mois sur la paroi ext\u00e9rieure de l\u2019ISS<\/p>\n<p>Comme chacun sait, la Station Spatiale Internationale (ISS) est <strong>le th\u00e9\u00e2tre de nombreuses exp\u00e9riences scientifiques<\/strong> et ce, depuis plusieurs d\u00e9cennies. Derni\u00e8rement, nous \u00e9voquions l\u2019astronaute fran\u00e7aise Sophie Adenot, dont la future mission\u00a0\u00e0 bord de l\u2019ISS sera de <a href=\"https:\/\/sciencepost.fr\/elle-senfile-en-2-minutes-et-sort-tout-droit-de-chez-decathlon-lastronaute-sophie-adenot-portera-cette-combinaison-dans-lespace\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">tester le tout premier prototype de combinaison spatiale de l\u2019\u00e9quipementier Decathlon<\/a> \u2013 une combinaison intra-v\u00e9hiculaire (IVA). Une \u00e9quipe de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Hokkaido (Japon) <strong>a r\u00e9cemment men\u00e9 une exp\u00e9rience toute autre<\/strong>, dont les r\u00e9sultats ont fait l\u2019objet d\u2019une <a href=\"https:\/\/www.cell.com\/iscience\/fulltext\/S2589-0042(25)02088-7\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">publication dans la revue iScience<\/a> le 20 novembre 2025.<\/p>\n<p>Les chercheurs nippons ont plac\u00e9 une mousse v\u00e9g\u00e9tale de l\u2019esp\u00e8ce Physcomitrium patens durant neuf mois \u00e0 bord de l\u2019ISS. Toutefois, il s\u2019av\u00e8re que le \u00ab\u00a0cobaye\u00a0\u00bb ne se trouvait pas dans un laboratoire \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la station mais <strong>\u00e9tait fix\u00e9 sur une de ses parois, \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur.<\/strong> Autrement dit, le v\u00e9g\u00e9tal \u00e9tait compl\u00e8tement expos\u00e9 \u00e0 l\u2019environnement hostile de l\u2019espace. L\u2019objectif \u00e9tait de d\u00e9terminer si la mousse en question, une plante primitive capable de prosp\u00e9rer dans certains des environnements les plus extr\u00eames, \u00e9tait capable ou non de<strong> survivre \u00e0 une exposition prolong\u00e9e au vide spatial.<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019environnement spatial impose de multiples facteurs de stress qui n\u2019existent pas sur Terre, notamment des fluctuations de temp\u00e9rature extr\u00eames, les radiations, les rayons UV, le vide et une gravit\u00e9 modifi\u00e9e.\u00a0\u00bb, peut-on lire dans la publication.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" data-lazyloaded=\"1\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-320230\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/gr2_lrg-scaled.jpg\" alt=\"mousse v\u00e9g\u00e9tale ISS\" width=\"2048\" height=\"1017\"  data-\/>Cr\u00e9dit : Fujita et al., iScience., 2025Conception du dispositif d\u2019exposition spatiale et assemblage des \u00e9chantillons pour l\u2019exp\u00e9rience d\u2019exposition spatiale.Vers de futurs syst\u00e8mes agricoles dans l\u2019espace ?<\/p>\n<p>Dans les faits, la mousse a pass\u00e9 283 jours dans ces conditions, entre 2022 et 2023. Selon les responsables de l\u2019exp\u00e9rience, <strong>plus de 80% des spores ont surv\u00e9cu<\/strong> et plus de 90% de ces m\u00eames spores ont pu germer apr\u00e8s leur retour sur Terre, en laboratoire. Pourtant, les chercheurs <strong>s\u2019attendaient \u00e0 un taux de survie quasi nul<\/strong>. Selon eux, il s\u2019agit d\u2019une preuve remarquable que la vie ayant \u00e9volu\u00e9 sur notre plan\u00e8te poss\u00e8de des m\u00e9canismes intrins\u00e8ques au niveau cellulaire, lui permettant de survivre aux conditions de l\u2019espace.<\/p>\n<p>Dans leur publication, les chercheurs ont indiqu\u00e9 que la structure enveloppant les spores a pu les prot\u00e9ger des effets nocifs des rayons ultraviolets. Or, il se pourrait que ces m\u00eames structures <strong>r\u00e9sultent d\u2019une adaptation \u00e9volutive<\/strong> qui se serrait produite il y a des centaines de millions d\u2019ann\u00e9es, dans le but de prot\u00e9ger les premi\u00e8res plantes, <strong>au moment des premi\u00e8res extinctions massives<\/strong> ayant suivi leur colonisation des terres \u00e9merg\u00e9es.<\/p>\n<p>Cette d\u00e9couverte ouvrirait potentiellement la voie vers <strong>de futurs syst\u00e8mes agricoles dans l\u2019espace<\/strong> et permettrait de d\u00e9terminer si tel ou tel sol extraterrestre peut ou non se montrer viable dans le cadre de la culture de plantes, comme c\u2019est le cas sur Terre. Pour les meneurs de l\u2019\u00e9tude, il se pourrait que leurs travaux m\u00e8ne vers la <strong>construction d\u2019\u00e9cosyst\u00e8mes dans des environnements extraterrestres<\/strong>, notamment sur la Lune et sur Mars. Ainsi, l\u2019Agence d\u2019exploration a\u00e9rospatiale japonaise (JAXA) pourrait avoir l\u2019id\u00e9e de proposer une collaboration avec la NASA, dans le cadre du programme Artemis.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Il y a peu, des chercheurs japonais ont publi\u00e9 les r\u00e9sultats de leur exp\u00e9rience men\u00e9e avec la Station&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":570609,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7],"tags":[1011,27,43,40,41,39,42,44],"class_list":{"0":"post-570608","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sciences-et-technologies","8":"tag-fr","9":"tag-france","10":"tag-science","11":"tag-science-and-technology","12":"tag-sciences","13":"tag-sciences-et-technologies","14":"tag-technologies","15":"tag-technology"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115643556681827716","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/570608","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=570608"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/570608\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/570609"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=570608"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=570608"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=570608"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}