{"id":574230,"date":"2025-12-03T00:19:18","date_gmt":"2025-12-03T00:19:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/574230\/"},"modified":"2025-12-03T00:19:18","modified_gmt":"2025-12-03T00:19:18","slug":"apres-huit-mois-de-deploiement-le-groupe-aeronaval-britannique-de-retour-au-royaume-uni","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/574230\/","title":{"rendered":"Apr\u00e8s huit mois de d\u00e9ploiement, le groupe a\u00e9ronaval britannique de retour au Royaume-Uni"},"content":{"rendered":"<p>\n      Ayant quitt\u00e9 la base navale de Portsmouth le 22 avril, le Carrier Strike Group 25, emmen\u00e9 par le porte-avions HMS Prince of Wales, s\u2019est d\u00e9ploy\u00e9 en Indopacifique dans le cadre de l\u2019op\u00e9ration Highmast. L\u2019occasion pour le CSG 25 de monter progressivement en puissance et de devenir enfin pleinement op\u00e9rationnel.\n    <\/p>\n<p>Le retour au pays du groupe a\u00e9ronaval britannique, le week-end dernier, a \u00e9t\u00e9 l\u2019occasion de nombreuses c\u00e9l\u00e9brations officielles et informelles dans tout le sud du Royaume-Uni, de la P\u00e9ninsule de Lizard jusqu\u2019\u00e0 Norfolk. Outre le porte-avions lui-m\u00eame et ses plus de 1500 personnels embarqu\u00e9s, le CSG 25 comprenait \u00e9galement de nombreux aviateurs, Royal Marines et personnels civils op\u00e9rant depuis des bases diverses.\u00a0<\/p>\n<p>Une d\u00e9monstration de puissance britannique, et europ\u00e9enne<\/p>\n<p>Au <a href=\"https:\/\/www.meretmarine.com\/fr\/defense\/depart-du-groupe-aeronaval-britannique-pour-son-deploiement-en-indopacifique\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9part de la mission<\/a>, le HMS Prince of Wales \u00e9tait escort\u00e9 par le destroyer HMS Dauntless, la fr\u00e9gate HMS Richmond, le sous-marin nucl\u00e9aire d\u2019attaque HMS Astute et plusieurs navires de soutien britanniques, mais \u00e9galement par la fr\u00e9gate canadienne HMCS Ville de Qu\u00e9bec, la fr\u00e9gate norv\u00e9gienne HNoMS Roald Amundsen ainsi que le ravitailleur HNoMS Maud, \u00e9galement norv\u00e9gien. Au cours de son p\u00e9riple, le CSG 25 a int\u00e9gr\u00e9 pour des p\u00e9riodes plus ou moins longues de nombreux navires issus de marines alli\u00e9es. Le groupe a\u00e9rien embarqu\u00e9 du porte-avions, au d\u00e9but de la mission, se composait de 18 avions \u00e0 d\u00e9collage court et appontage vertical F-35B et 9 h\u00e9licopt\u00e8res Merlin, sans compter les autres h\u00e9licopt\u00e8res pr\u00e9sents sur les navires d\u2019escorte, dont des AW159 Wildcat \u00e9quip\u00e9s de missiles antinavires Sea Venom.\u00a0<\/p>\n<p>Pour Londres, l\u2019op\u00e9ration Highmast visait aussi bien \u00e0 d\u00e9montrer la capacit\u00e9 de la Royal Navy de projeter un groupe a\u00e9ronaval complet jusqu\u2019en Extr\u00eame-Orient que de centraliser des op\u00e9rations interalli\u00e9es complexes autour de ses porte-avions. Le fait qu\u2019une fr\u00e9gate norv\u00e9gienne ait suivi le HMS Prince of Wales sur l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 d\u2019un aussi long voyage est un signal fort envoy\u00e9 par la Royal Navy aupr\u00e8s de ses partenaires otaniens et surtout europ\u00e9ens.<\/p>\n<p>Le CSG britannique pleinement op\u00e9rationnel<\/p>\n<p>L\u2019un des objectifs de l\u2019op\u00e9ration Highmast \u00e9tait \u00e9galement de valider la pleine capacit\u00e9 op\u00e9rationnelle des groupes a\u00e9ronavals britanniques articul\u00e9s autour des nouveaux HMS Queen Elizabeth et HMS Prince of Wales. Pour cela, l\u2019amiraut\u00e9 devait pouvoir compter \u00e0 la fois sur un comportement nominal du porte-avions lui-m\u00eame (ce qui n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 le cas par le pass\u00e9), mais aussi du groupe a\u00e9rien embarqu\u00e9. Le cahier des charges des porte-avions de la classe Queen Elizabeth portant sur l\u2019embarquement de <a href=\"https:\/\/www.meretmarine.com\/fr\/defense\/royal-navy-premier-embarquement-pour-24-f-35b-britanniques-sur-le-hms-prince-wales\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">24 chasseurs embarqu\u00e9s<\/a>, les forces britanniques ont redoubl\u00e9 d\u2019efforts afin de r\u00e9aliser un tel exploit, sans avoir \u00e0 recourir \u00e0 l\u2019embarquement de F-35B am\u00e9ricains en renfort, comme ce fut pr\u00e9c\u00e9demment le cas.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      Pour pouvoir d\u00e9ployer 24 de leurs F-35B, les forces britanniques ont d\u00fb r\u00e9duire certaines missions de formation des \u00e9quipages.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>L\u2019emport et la mise en \u0153uvre simultan\u00e9e de deux douzaines de F-35B britanniques a donc eu lieu lors du trajet retour du CSG\u00a025, le 6 novembre dernier, lors de son passage en M\u00e9diterran\u00e9e en marge de l\u2019exercice Falcon Strike. Outre les 18 chasseurs embarqu\u00e9s d\u00e8s le mois d\u2019avril, le HMS Prince of Wales a alors r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 six appareils suppl\u00e9mentaires, validant de fait la pleine capacit\u00e9 op\u00e9rationnelle du porte-avions. Pour l\u2019anecdote, on notera d\u2019ailleurs que, quelques semaines plus tard, le HMS Prince of Wales a re\u00e7u la visite de <a href=\"https:\/\/www.meretmarine.com\/fr\/defense\/des-f-35b-de-la-marine-italienne-appontent-sur-le-hms-prince-wales\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">deux F-35B italiens<\/a>, portant temporairement le nombre de chasseurs embarqu\u00e9s \u00e0 bord \u00e0 26 avions, sachant que les Queen Elizabeth ont \u00e9t\u00e9 lors de leur conception techniquement con\u00e7us pour accueillir jusqu&rsquo;\u00e0 40 a\u00e9ronefs, dont 36 F-35B. Un format hors de port\u00e9e aujourd&rsquo;hui compte tenu du nombre d&rsquo;avions disponibles dans la Royal Air Force et la Fleet Air Arm, et qui n&rsquo;est de toute fa\u00e7on sans doute pas optimal en mati\u00e8re de flux pour les op\u00e9rations a\u00e9riennes \u00e0 bord.\u00a0<\/p>\n<p>Un retour en fanfare<\/p>\n<p>Apr\u00e8s s\u2019\u00eatre d\u00e9lest\u00e9 de ses divers a\u00e9ronefs et d\u2019une partie de son escorte, le HMS Prince of Wales, encore accompagn\u00e9 du HMS Dauntless et de la fr\u00e9gate norv\u00e9gienne HNoMS Roald Amundsen, est revenu \u00e0 Portsmouth dimanche dernier dans l\u2019apr\u00e8s-midi, avec 24h d\u2019avance sur le planning initial, pour des raisons m\u00e9t\u00e9orologiques. Initialement, plus de 6000 proches devaient \u00eatre r\u00e9unis sur les quais de la base navale et aux alentours, ce qui aurait d\u00fb en faire l\u2019un des plus grands retours au bercail que la Royal Navy ait connu en 20 ans. Mais la date avanc\u00e9e \u00e0 la derni\u00e8re minute n\u2019aura pas permis \u00e0 tout le monde de se rendre \u00e0 temps dans le sud de l\u2019Angleterre.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>      La foule s&rsquo;\u00e9tait r\u00e9unie \u00e0 Portsmouth pour le retour des navires et de leurs \u00e9quipages. \u00a9\u00a0Royal Navy<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le navire amiral de la Royal Navy a cependant \u00e9t\u00e9 accueilli en grande pompe, par plusieurs milliers de proches et de badauds, par les jets d\u2019eau des remorqueurs et par plusieurs coups de canon en passant \u00e0 proximit\u00e9 des fortifications des \u00eeles de Hoe et Drake. Ce d\u00e9ploiement de huit mois, qui a permis au CSG 25 et \u00e0 ses \u00e9quipages de parcourir plus de 40.000 milles nautiques, constitue un record pour un porte-a\u00e9ronefs britannique moderne.<\/p>\n<p><strong>\u00a9 Un article de la r\u00e9daction de Mer et Marine.\u00a0Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.<\/strong>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Ayant quitt\u00e9 la base navale de Portsmouth le 22 avril, le Carrier Strike Group 25, emmen\u00e9 par le&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":574231,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1588],"tags":[11,6130,6141,6131,6138,2380,6135,554,1777,6136,674,6139,6134,3135,6128,567,6129,6127,12,6132,4838,6133,473,1853,6140,6137,1851,1850,1852],"class_list":{"0":"post-574230","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-royaume-uni","8":"tag-actualites","9":"tag-chantiers","10":"tag-commando","11":"tag-construction-navale","12":"tag-costa","13":"tag-croisiere","14":"tag-dcns","15":"tag-defense","16":"tag-eu","17":"tag-euronaval","18":"tag-europe","19":"tag-fremm","20":"tag-interviews","21":"tag-littoral","22":"tag-marine","23":"tag-marine-nationale","24":"tag-maritime","25":"tag-mer","26":"tag-news","27":"tag-offshore","28":"tag-peche","29":"tag-reportages","30":"tag-royaume-uni","31":"tag-royaume-uni-de-grande-bretagne-et-dirlande-du-nord","32":"tag-sncm","33":"tag-stx","34":"tag-uk","35":"tag-united-kingdom","36":"tag-united-kingdom-of-great-britain-and-northern-ireland"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115652772866316843","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/574230","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=574230"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/574230\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/574231"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=574230"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=574230"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=574230"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}