{"id":576495,"date":"2025-12-04T01:09:25","date_gmt":"2025-12-04T01:09:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/576495\/"},"modified":"2025-12-04T01:09:25","modified_gmt":"2025-12-04T01:09:25","slug":"barbra-streisand-collectionneuse-dart-le-modigliani-qui-lui-est-passe-sous-le-nez-a-cause-dune-carie-le-matisse-achete-avec-largent-de-funny-girl-et-le-klimt-qu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/576495\/","title":{"rendered":"Barbra Streisand, collectionneuse d\u2019art : le Modigliani qui lui est pass\u00e9 sous le nez \u00e0 cause d\u2019une carie, le Matisse achet\u00e9 avec l\u2019argent de Funny Girl et le Klimt qu\u2019elle se mord les doigts d\u2019avoir vendu"},"content":{"rendered":"<p><strong>Barbra Streisand<\/strong> est non seulement une figure respect\u00e9e dans les milieux du cin\u00e9ma et de la musique, mais aussi, on le sait moins, dans celui des collectionneurs d\u2019art. Il y a quelques jours, elle a elle-m\u00eame rappel\u00e9 cette facette peu connue de sa vie en confiant \u00e0 ses followers sur Instagram \u00e0 quel point elle regrette de s\u2019\u00eatre s\u00e9par\u00e9e d\u2019une toile de Gustav Klimt. Sur une photo prise en 1969 par le photographe am\u00e9ricain <strong>Lawrence Schiller<\/strong>, l\u2019interpr\u00e8te de Woman in Love pose dans sa suite de l\u2019h\u00f4tel Claridge\u2019s, \u00e0 Londres, avec deux aquarelles d\u2019Egon Schiele et, derri\u00e8re elle, l\u2019\u0153uvre de Klimt en question, Ria Munk sur son lit de mort. Il s\u2019agit d\u2019un portrait post mortem que Klimt r\u00e9alisa en 1912 \u00e0 la demande de la famille de cette riche h\u00e9riti\u00e8re viennoise. Un an auparavant, la jeune Ria Munk s\u2019\u00e9tait donn\u00e9 la mort \u00e0 la suite d\u2019une d\u00e9ception amoureuse.<\/p>\n<p>Comme Streisand l\u2019explique dans son post, elle a achet\u00e9 le tableau pour 17\u00a0000 dollars cette m\u00eame ann\u00e9e 1969 et ne s\u2019en est s\u00e9par\u00e9 qu\u2019en 1998, lorsqu\u2019elle a commenc\u00e9 \u00e0 s\u2019int\u00e9resser davantage aux pi\u00e8ces de l\u2019architecte am\u00e9ricain <strong>Frank Lloyd Wright<\/strong> et au mouvement Arts &amp; Crafts. La chanteuse ne pr\u00e9cise pas pourquoi elle regrette autant de l\u2019avoir vendu, elle se contente de conclure par un conseil\u00a0: \u00ab\u00a0On ne devrait jamais vendre une \u0153uvre d\u2019art que l\u2019on aime.\u00a0\u00bb Ceux qui suivent l\u2019actualit\u00e9 du march\u00e9 de l\u2019art peuvent ais\u00e9ment comprendre l\u2019origine de cette amertume. Quelques jours plus t\u00f4t, la vente chez Sotheby\u2019s d\u2019un autre portrait sign\u00e9 Klimt, celui d\u2019Elisabeth Lederer, d\u2019ailleurs cousine de Ria Munk, a atteint le prix le plus \u00e9lev\u00e9 de l\u2019histoire de cette maison de ventes, avec 236,4 millions de dollars. Soit plus de deux cents fois l\u2019estimation faite par Christie\u2019s en 1998 pour le Klimt de Streisand lors de sa mise aux ench\u00e8res. On ignore le prix final, mais il \u00e9tait forc\u00e9ment tr\u00e8s en-de\u00e7\u00e0 de ce qu\u2019il vaudrait aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>Barbra, la collectionneuse<\/p>\n<p>Dans My name is Barbra, sa r\u00e9cente autobiographie, la chanteuse et actrice raconte d\u2019autres frustrations du m\u00eame genre, comme cette visite chez le dentiste en 2013 qui lui a fait manquer La Juive, un tableau de Modigliani qui \u00e9tait en train d\u2019\u00eatre vendu aux ench\u00e8res au m\u00eame moment. Sous l\u2019effet de l\u2019anesth\u00e9sie, Streisand a demand\u00e9 au m\u00e9decin d\u2019interrompre un instant les soins pour pouvoir ench\u00e9rir par t\u00e9l\u00e9phone, mais sa tentative a \u00e9chou\u00e9 et elle est finalement pass\u00e9e \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du tableau. \u00ab\u00a0La Juive est un portrait de Maud Abrantes, l\u2019amante am\u00e9ricaine de Modigliani, et elle avait une bosse sur le nez comme moi\u00a0\u00bb, explique-t-elle. Modigliani est son artiste pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, Barbra court apr\u00e8s ses \u0153uvres depuis les d\u00e9buts de sa collection, qui, comme elle le raconte dans son livre, a commenc\u00e9 en parall\u00e8le de sa carri\u00e8re.<\/p>\n<p>Dans l\u2019appartement qu\u2019elle louait \u00e0 New York apr\u00e8s avoir d\u00e9croch\u00e9 son premier contrat pour un spectacle \u00e0 Broadway en 1961, elle s\u2019est d\u2019abord content\u00e9e d\u2019accrocher une reproduction bon march\u00e9 d\u2019un Rembrandt, Femme se baignant dans une rivi\u00e8re. Mais trois ans plus tard, elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 assez riche pour s\u2019offrir des originaux de ma\u00eetres.<\/p>\n<p>En 1964, elle d\u00e9bourse 55\u00a0000 dollars sur le salaire que lui rapporte Funny Girl, la com\u00e9die musicale qui la rend c\u00e9l\u00e8bre et dont l\u2019adaptation au cin\u00e9ma lui vaudra l\u2019Oscar de la meilleure actrice, pour acheter un Matisse. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, elle se sent encore peu s\u00fbre d\u2019elle au moment de s\u2019attaquer aux grands noms. Des ann\u00e9es plus tard, elle d\u00e9couvrira d\u2019ailleurs que le Van Gogh qui a d\u00e9clench\u00e9 sa passion de collectionneuse, un an plus t\u00f4t, lorsqu\u2019elle l\u2019avait vu chez le producteur William Goetz, \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 un faux. Pour ce Matisse, elle appelle donc le fils du peintre afin qu\u2019il lui confirme l\u2019authenticit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre. Pierre Matisse confirme, mais pr\u00e9cise qu\u2019elle ne fait pas, selon lui, partie des grandes toiles de son p\u00e8re. \u00ab C\u2019est l\u00e0 que j\u2019ai compris que ce n\u2019est pas parce qu\u2019un tableau est sign\u00e9 d\u2019un grand artiste que c\u2019est n\u00e9cessairement un grand tableau \u00bb, \u00e9crit Barbra.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Barbra Streisand est non seulement une figure respect\u00e9e dans les milieux du cin\u00e9ma et de la musique, mais&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":576496,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,1000,1386,8416,58,59,1011,27,6747],"class_list":{"0":"post-576495","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-celebrites","12":"tag-design","13":"tag-digital_syndication","14":"tag-divertissement","15":"tag-entertainment","16":"tag-fr","17":"tag-france","18":"tag-textabovecentergridwidth"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115658631597162621","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/576495","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=576495"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/576495\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/576496"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=576495"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=576495"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=576495"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}