{"id":578023,"date":"2025-12-04T17:33:18","date_gmt":"2025-12-04T17:33:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/578023\/"},"modified":"2025-12-04T17:33:18","modified_gmt":"2025-12-04T17:33:18","slug":"a-bayonne-des-photos-de-lartiste-mai-lucas-volees-dans-une-exposition-de-la-galerie-kaxu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/578023\/","title":{"rendered":"\u00e0 Bayonne, des photos de l\u2019artiste Ma\u00ef Lucas vol\u00e9es dans une exposition de la galerie Kaxu"},"content":{"rendered":"<p>        <img decoding=\"async\" id=\"26966195\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/mur-mai-lucas-kaxu-galerie.jpg\" alt=\"Les cinq photos \u00e9taient expos\u00e9es aux yeux de tous, rue des Lisses, dans le Petit Bayonne.\" itemprop=\"contentURL\"\/><\/p>\n<p>    Les cinq photos \u00e9taient expos\u00e9es aux yeux de tous, rue des Lisses, dans le Petit Bayonne.<\/p>\n<p>Jos\u00e9phine Sirol<\/p>\n<p>Le centre d\u2019art d\u00e9di\u00e9 aux cultures urbaines expose, jusqu\u2019au 3\u00a0janvier, l\u2019artiste t\u00e9moin de l\u2019\u00e9mergence du mouvement hip-hop en France (1). La galerie spiritaine donne \u00e0 voir ce&#8230;<\/p>\n<p>        <img decoding=\"async\" id=\"26966195\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/mur-mai-lucas-kaxu-galerie.jpg\" alt=\"Les cinq photos \u00e9taient expos\u00e9es aux yeux de tous, rue des Lisses, dans le Petit Bayonne.\" itemprop=\"contentURL\"\/><\/p>\n<p>    Les cinq photos \u00e9taient expos\u00e9es aux yeux de tous, rue des Lisses, dans le Petit Bayonne.<\/p>\n<p>Jos\u00e9phine Sirol<\/p>\n<p>Le centre d\u2019art d\u00e9di\u00e9 aux cultures urbaines expose, jusqu\u2019au 3\u00a0janvier, l\u2019artiste t\u00e9moin de l\u2019\u00e9mergence du mouvement hip-hop en France (1). La galerie spiritaine donne \u00e0 voir ce travail au grand int\u00e9r\u00eat graphique et documentaire entre les murs de son local, rue Saint-Catherine. \u00ab\u00a0Nous avons toujours un volet ext\u00e9rieur, avec le mur du Petit Bayonne dont s\u2019emparent les artistes que nous accueillons\u00a0\u00bb, situe la coordinatrice artistique Jos\u00e9phine Sirol. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019a eu lieu le forfait.<\/p>\n<p>Kaxu tient \u00e0 cette id\u00e9e de faire le mur dans la rue. Ou plut\u00f4t le \u00ab\u00a0M.U.R.\u00a0\u00bb, pour \u00ab\u00a0Modulable. Urbain. R\u00e9actif.\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0Les artistes que nous invitons acceptent de cr\u00e9er une \u0153uvre sur cet espace. Il y a un c\u00f4t\u00e9 performance. Les gens peuvent voir le travail de l\u2019artiste se faire. Pour nous, cette proposition est aussi importante car elle s\u2019accorde avec notre vocation de d\u00e9fendre le street art.\u00a0\u00bb Kaxu se reconna\u00eet dans cette mani\u00e8re d\u2019amener l\u2019art dans le quotidien, sur le terrain des gens, d\u2019aller les interpeller \u00e0 m\u00eame la rue.<\/p>\n<p>Disparition<\/p>\n<p>Jos\u00e9phine Sirol conna\u00eet \u00ab\u00a0le risque\u00a0\u00bb inh\u00e9rent. \u00ab\u00a0Et les artistes muralistes savent \u00e0 quel monde ils appartiennent.\u00a0\u00bb Une fresque de graffeur s\u2019offre aux al\u00e9as et son auteur en accepte l\u2019augure. \u00ab\u00a0Le vandalisme est une possibilit\u00e9. <a href=\"https:\/\/seitoung.fr\/toyisme\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">On a l\u2019habitude des \u2018\u2018toy\u2019\u2019, quand quelqu\u2019un vient ajouter une inscription sur une peinture<\/a>. C\u2019est la vie de l\u2019\u0153uvre. Mais avec un vol, on la fait dispara\u00eetre.\u00a0\u00bb Ici, l\u2019accaparement soustrait la cr\u00e9ation aux regards possibles, il retranche au \u00ab\u00a0commun\u00a0\u00bb.<\/p>\n<blockquote><p>Quand j\u2019accepte cette collaboration, ce n\u2019est pas par int\u00e9r\u00eat financier mais pour leur \u00e9nergie dans la transmission d\u2019une culture<\/p><\/blockquote>\n<p>Sans parler du pr\u00e9judice occasionn\u00e9, \u00e0 l\u2019auteur comme \u00e0 la galerie qui assume la responsabilit\u00e9 de l\u2019exposer. \u00ab\u00a0Il y a une perte financi\u00e8re, forc\u00e9ment\u00a0\u00bb, d\u00e9plore Jos\u00e9phine Sirol. Depuis Paris, o\u00f9 pr\u00e9cis\u00e9ment elle pr\u00e9pare une exposition de plein air, Ma\u00ef Lucas souligne \u00ab\u00a0l\u2019engagement des gens de Kaxu\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0C\u2019est une structure associative, tr\u00e8s pro, dans une \u00e9conomie fragile. Quand j\u2019accepte cette collaboration, ce n\u2019est pas par int\u00e9r\u00eat financier mais pour leur \u00e9nergie dans la transmission d\u2019une culture. On sait tous que c\u2019est compliqu\u00e9 pour les associations culturelles dans une \u00e9poque de cr\u00e9dits en baisse.\u00a0\u00bb L\u2019artiste elle-m\u00eame investit dans sa production\u00a0: \u00ab\u00a0Le public ne doit pas s\u2019y tromper, ce n\u2019est pas parce qu\u2019on est expos\u00e9 ou qu\u2019on \u00e9dite un livre que l\u2019on a beaucoup d\u2019argent. Il y a des co\u00fbts pour nous aussi.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Geste de passion<\/p>\n<p>Ma\u00ef Lucas photographie depuis les ann\u00e9es 1980 ceux qui ne sont pas encore les figures du hip-hop en France\u00a0: Joey Star, Mc Solaar, Assassin, BLove, Bando, Mode2, Sign, Lady V, les Ladie\u2019s Night\u2026 Des d\u00e9cennies d\u2019expositions, \u00ab\u00a0mais c\u2019est la premi\u00e8re fois qu\u2019on me vole des photos\u00a0\u00bb. <a href=\"https:\/\/www.kaxu.fr\/le-m-u-r-bayonne?pgid=m4in0s57-2cd16001-b149-4b13-91c2-a4a8f6475863\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener\">Cinq clich\u00e9s appos\u00e9s sur trois plaques \u00ab\u00a0Dibond\u00a0\u00bb<\/a>. \u00ab\u00a0Chaque panneau fait 1,5 m\u00e8tre par 2 m\u00e8tres, situe Jos\u00e9phine Sirol. C\u2019est tr\u00e8s lourd. Il faut \u00eatre au moins trois pour les d\u00e9crocher. Les voleurs ont d\u00fb venir de nuit, avec une \u00e9chelle. Ce n\u2019est pas fait \u00e0 l\u2019arrache.\u00a0\u00bb<\/p>\n<blockquote><p>J\u2019imagine que ceux qui ont fait \u00e7a sont des fans de cette culture<\/p><\/blockquote>\n<p>Ma\u00ef Lucas ne pense pas les malandrins mus par l\u2019app\u00e2t du gain. \u00ab\u00a0Ce vol m\u2019a surprise. J\u2019y ai r\u00e9fl\u00e9chi. Ce sont des photos de personnalit\u00e9s importantes comme DJ Fab, Vincent Cassel, Dee Nasty, Futura 2000\u2026 J\u2019imagine que ceux qui ont fait \u00e7a sont des fans de cette culture.\u00a0\u00bb La photographe y lit \u00ab\u00a0plus un geste de passion que lucratif\u00a0\u00bb. Il dirait certainement quelque chose de la place acquise par cette culture qu\u2019elle a vu na\u00eetre dans les marges, il y a\u00a040 ans. Et en cela, Ma\u00ef Lucas peut juger la d\u00e9convenue \u00ab\u00a0int\u00e9ressante\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il n\u2019en reste pas moins l\u2019atteinte \u00e0 l\u2019artiste et \u00e0 Kaxu. La galerie a port\u00e9 plainte. \u00ab\u00a0Mais cette histoire ne nous d\u00e9courage pas. Bien s\u00fbr, on va continuer \u00e0 utiliser le mur\u00a0\u00bb, assure Jos\u00e9phine Sirol. D\u00e8s le mois de janvier, o\u00f9 le street-artiste et plasticien Tomas Lacque l\u2019investira.<\/p>\n<p>        <img decoding=\"async\" id=\"26955228\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/20251203135524-mvimg225123115449.jpg\" alt=\"L\u2019exposition \u00ab\u00a0Hip Hop Diary of a Fly Girl, 1986-1996 Paris\u00a0\u00bb est \u00e0 voir jusqu\u2019au 3\u00a0janvier, \u00e0 la galerie Kaxu, quartier Saint-Esprit.\" itemprop=\"contentURL\"\/><\/p>\n<p>    L\u2019exposition \u00ab\u00a0Hip Hop Diary of a Fly Girl, 1986-1996 Paris\u00a0\u00bb est \u00e0 voir jusqu\u2019au 3\u00a0janvier, \u00e0 la galerie Kaxu, quartier Saint-Esprit.<\/p>\n<p>Bertrand Lap\u00e8gue\u00a0\/\u00a0SO<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Les cinq photos \u00e9taient expos\u00e9es aux yeux de tous, rue des Lisses, dans le Petit Bayonne. 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