{"id":578670,"date":"2025-12-05T00:16:43","date_gmt":"2025-12-05T00:16:43","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/578670\/"},"modified":"2025-12-05T00:16:43","modified_gmt":"2025-12-05T00:16:43","slug":"le-magasin-de-grenoble-un-centre-dart-sous-tensions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/578670\/","title":{"rendered":"Le Magasin de Grenoble, un centre d&rsquo;art sous tensions"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 un mois du d\u00e9part de sa directrice\u00a0C\u00e9line Kopp, le Magasin, centre d\u2019art contemporain de Grenoble, est d\u00e9chir\u00e9 par de nombreux t\u00e9moignages de souffrance au travail, au point que le syndicat SUD Culture Solidaires est mont\u00e9 au cr\u00e9neau.<\/p>\n<p>Une telle d\u00e9marche est sans doute une premi\u00e8re dans le secteur des arts visuels\u00a0: le 21\u00a0novembre, trois d\u00e9l\u00e9gu\u00e9es du syndicat SUD Culture Solidaires organisaient une conf\u00e9rence de presse \u00e0 Paris pour alerter sur la situation au <a href=\"https:\/\/www.magasin-cnac.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Magasin-CNAC<\/a> (centre national d\u2019art contemporain) de Grenoble, une semaine apr\u00e8s la publication d\u2019un <a href=\"https:\/\/sud-culture.org\/2025\/11\/13\/harcelements-et-violences-au-travail-une-institution-qui-protege-ses-agresseurs\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">communiqu\u00e9<\/a>, \u00ab\u00a0Harc\u00e8lement(s) et violences au travail, une institution qui prot\u00e8ge ses agresseur\u00b7ses\u00a0\u00bb. Leur objectif\u00a0: \u00ab\u00a0revenir sur une d\u00e9cennie de violences au Magasin, des dizaines d\u2019alertes lanc\u00e9es par les salari\u00e9s, les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9es du personnel, mais aussi la m\u00e9decine du travail, l\u2019inspection du travail et diff\u00e9rents syndicats\u00a0\u00bb. Elles ont d\u2019abord rappel\u00e9 les ant\u00e9c\u00e9dents sous les directions d\u2019Yves Aupetitallot (1995-2015), qui, <a href=\"https:\/\/www.lejournaldesarts.fr\/creation\/magasin-de-grenoble-retour-sur-une-decennie-de-tensions-177964\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">selon le Journal des arts<\/a>, a obtenu \u00ab\u00a0la r\u00e9siliation judiciaire (de son) contrat de travail aux torts de son employeur au motif de harc\u00e8lement moral, entra\u00eenant la nullit\u00e9 de son licenciement pour faute\u00a0\u00bb, puis B\u00e9atrice Josse (2016-2021), en conflit avec le conseil d\u2019administration (CA) de l\u2019association (pr\u00e9sid\u00e9 alors par Anne-Marie Charbonneaux), <a href=\"https:\/\/www.lequotidiendelart.com\/articles\/19342-grave-crise-de-gouvernance-au-magasin-de-grenoble.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">qui a quitt\u00e9 la structure<\/a> apr\u00e8s plus d\u2019un an d\u2019arr\u00eat maladie. En 2020, alors que J\u00e9r\u00f4me Maniaque est nomm\u00e9 directeur par int\u00e9rim, 100\u00a0% des salari\u00e9es ont connu un arr\u00eat maladie li\u00e9 \u00e0 leurs conditions de travail. Le CA fut alors sollicit\u00e9, en vain. \u00ab\u00a0Arr\u00eats de travail, burn-out, consultations chez le psychiatre, CDD refusant de reconduire leur contrat, courriers r\u00e9dig\u00e9s par les salari\u00e9s et instances du personnel sans r\u00e9ponse du CA\u2026 C\u2019est syst\u00e9mique\u00a0: dans cette souffrance, il y a tous les niveaux hi\u00e9rarchiques, jusqu\u2019aux directions\u00a0\u00bb, d\u00e9taille le syndicat.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s ce pr\u00e9ambule a \u00e9t\u00e9 abord\u00e9e la situation actuelle, notamment depuis<a href=\"https:\/\/www.lequotidiendelart.com\/articles\/20617-c%C3%A9line-kopp-nomm%C3%A9e-directrice-du-magasin-de-grenoble.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> l\u2019arriv\u00e9e en f\u00e9vrier\u00a02022 \u00e0 la direction de C\u00e9line Kopp<\/a>, sur le <a href=\"https:\/\/www.lequotidiendelart.com\/articles\/27978-c%C3%A9line-kopp-%C3%A0-la-direction-du-mamac-nice.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9part pour le MAMAC de Nice<\/a>\u00a0en janvier prochain. Le 19\u00a0novembre, <a href=\"https:\/\/france3-regions.franceinfo.fr\/auvergne-rhone-alpes\/isere\/grenoble\/tous-les-jours-quelqu-un-pleure-licenciements-arrets-maladie-le-centre-national-d-art-contemporain-dans-la-tourmente-a-grenoble-3251809.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">les salari\u00e9s du Magasin \u00e9taient en gr\u00e8ve<\/a>, et le 24, ils interpellaient les travailleurs de l\u2019art contemporain venus \u00e0 l\u2019occasion des journ\u00e9es professionnelles des DCA (association de d\u00e9veloppement des centres d\u2019art contemporain). Joints par t\u00e9l\u00e9phone, sept anciens et actuels employ\u00e9s d\u00e9taillent des comportements toxiques\u00a0: \u00ab\u00a0Les r\u00e9unions ont souvent lieu individuellement avec la directrice. On valorise la personne pour la mettre de son c\u00f4t\u00e9, et les autres sont d\u00e9valoris\u00e9s, mis dos \u00e0 dos, dans une strat\u00e9gie d\u2019isolement\u00a0\u00bb\u00a0; \u00ab\u00a0Les humiliations, jusqu\u2019aux cris, y compris devant les artistes et les partenaires, et les mises au placard \u00e9taient r\u00e9currentes\u00a0\u00bb\u00a0; \u00ab\u00a0Il y a un grand \u00e9cart entre la programmation (amour, f\u00e9minisme, questions d\u00e9coloniales\u2026) et la maltraitance au travail, y compris pour certains artistes tr\u00e8s mal pay\u00e9s\u00a0\u00bb\u00a0; \u00ab\u00a0Il n\u2019y avait pas d\u2019\u00e9changes sur le projet, malgr\u00e9 des incoh\u00e9rences et des d\u00e9passements de budget \u00e9normes\u00a0\u00bb\u00a0; \u00ab\u00a0Je n\u2019\u00e9tais pas invit\u00e9e aux r\u00e9unions qui concernaient ma fonction, je me suis sentie tr\u00e8s seule, inapte, folle\u00a0\u00bb. Jusqu\u2019\u00e0 ce t\u00e9moignage, corrobor\u00e9 par deux salari\u00e9es craignant le passage \u00e0 l\u2019acte d\u2019une coll\u00e8gue\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019une de nous a dit\u00a0: \u201cIl faut que je parte, c\u2019est une question de vie ou de mort.\u201d\u00a0\u00bb\u00a0<\/p>\n<p>Contact\u00e9e, C\u00e9line Kopp r\u00e9pond dans un e-mail\u00a0: \u00ab\u00a0Je conteste les d\u00e9clarations syndicales sur le management, qui reprennent exactement des affirmations d\u00e9j\u00e0 formul\u00e9es dans des dossiers ant\u00e9rieurs \u00e0 mon arriv\u00e9e. J\u2019ai trouv\u00e9 une institution ferm\u00e9e, profond\u00e9ment marqu\u00e9e par des crises successives et par des contentieux prud\u2019homaux toujours en cours. Malgr\u00e9 les outils d\u00e9ploy\u00e9s et l\u2019accompagnement constant de la m\u00e9decine du travail, certaines blessures anciennes demeurent vives, et de nombreuses situations de travail sont per\u00e7ues \u00e0 travers le prisme de ces proc\u00e9dures judiciaris\u00e9es. Les nouvelles recrues h\u00e9ritent de ce contexte, avec des \u00e9l\u00e9ments de langage et des lectures qui se transmettent, rendant l\u2019apaisement difficile alors que des jugements continuent d\u2019affecter la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 et la stabilit\u00e9 financi\u00e8re de l\u2019association. Mon r\u00f4le a \u00e9t\u00e9 de redonner du cadre et de la coh\u00e9rence\u00a0: nous avons rouvert le lieu, obtenu la labellisation nationale, p\u00e9rennis\u00e9 des postes et r\u00e9organis\u00e9 le travail dans le dialogue social pour prot\u00e9ger les \u00e9quipes.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Une enqu\u00eate jug\u00e9e \u00ab\u00a0probl\u00e9matique\u00a0\u00bb par l\u2019inspection<\/p>\n<p>Pour les repr\u00e9sentantes de SUD Culture Solidaires, \u00ab\u00a0un \u00e9v\u00e9nement en particulier a mis au jour tout ce qui se passe au Magasin\u00a0\u00bb. En octobre\u00a02023, une salari\u00e9e fait part \u00e0 la d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e du personnel d\u2019une agression sexuelle qui aurait eu lieu dans les bureaux trois mois plus t\u00f4t. La d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e interroge alors ses coll\u00e8gues et recueille des t\u00e9moignages de harc\u00e8lement sexuel envers la salari\u00e9e (mains baladeuses, invitations fr\u00e9quentes \u00e0 la raccompagner chez elle ou au restaurant, baiser sur le front\u2026) exerc\u00e9 par la personne mise en cause \u2013 \u00e0 l\u2019heure actuelle toujours active au Magasin. Elle fait un signalement \u00e0 la direction, puis la pr\u00e9sidente du CA (alors Estelle Pag\u00e8s) diligente rapidement un cabinet d\u2019audit pour une enqu\u00eate externe. Le 19\u00a0janvier\u00a02024, les conclusions rendues attestent de l\u2019absence d\u2019agression et de harc\u00e8lement sexuels. Apprenant qu\u2019il n\u2019y a pas de reconnaissance du pr\u00e9judice ni de cons\u00e9quences pour son agresseur pr\u00e9sum\u00e9, la salari\u00e9e est sous le choc. Pour elle comme pour ses coll\u00e8gues (l\u2019une d\u2019elles affirme que son verbatim a \u00e9t\u00e9 reformul\u00e9 et a demand\u00e9 \u00e0 le corriger), le r\u00e9sultat de l\u2019enqu\u00eate n\u2019est pas conforme \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9.\u00a0<\/p>\n<p>Dans un courrier de l\u2019inspection du travail que nous avons pu consulter, la m\u00e9thodologie de l\u2019enqu\u00eate est mise en question, notamment son impartialit\u00e9 \u2013 l\u2019ancienne salari\u00e9e qui a recueilli la parole de la victime apr\u00e8s l\u2019agression, \u00e9tant en arr\u00eat maladie au moment des interrogatoires, n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9e, ni la personne qui partage son bureau \u2013 et le fait que \u00ab\u00a0les conclusions et pr\u00e9conisations du rapport \u00e9taient lisibles par tous les salari\u00e9s qui ont acc\u00e8s aux proc\u00e8s-verbaux du CSE\u00a0\u00bb. Les conclusions sont jug\u00e9es \u00ab\u00a0infantilisantes\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0probl\u00e9matiques, car elles incluent des jugements de valeur subjectifs et des appr\u00e9ciations sur la posture professionnelle et la psychologie (de la victime) et du pr\u00e9sum\u00e9 agresseur\u00a0\u00bb, et font porter sur la salari\u00e9e \u00ab\u00a0la responsabilit\u00e9 de la relation\u00a0\u00bb. L\u2019enqu\u00eate du cabinet pr\u00e9conise de \u00ab\u00a0l\u2019accompagner sur la posture professionnelle\u00a0\u00bb, mais pas de faire de m\u00eame pour l\u2019agresseur pr\u00e9sum\u00e9\u00a0: une \u00ab\u00a0iniquit\u00e9\u00a0\u00bb, note l\u2019inspection, \u00ab\u00a0qui s\u2019inscrit dans une analyse st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9e des rapports de genre\u00a0\u00bb, concluant que l\u2019enqu\u00eate \u00ab\u00a0porte atteinte \u00e0 (sa) dignit\u00e9 et \u00e0 (sa) sant\u00e9\u00a0\u00bb.\u00a0<\/p>\n<p>De mani\u00e8re informelle, il est d\u00e9cid\u00e9 au Magasin que l\u2019agresseur pr\u00e9sum\u00e9 ne doit pas \u00eatre en contact avec la salari\u00e9e. Ce qui est le cas pendant un temps seulement. Puis on lui fait comprendre qu\u2019il faudra retravailler avec lui, faisant remonter son anxi\u00e9t\u00e9. Elle d\u00e9cide alors de chercher du travail ailleurs et raconte\u00a0: \u00ab\u00a0Les derni\u00e8res semaines, j\u2019\u00e9tais tout le temps mal.\u00a0\u00bb\u00a0Un mois plus tard (Alice Vergara vient alors d\u2019\u00eatre nomm\u00e9e pr\u00e9sidente), la d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e du personnel qui avait fait le signalement re\u00e7oit un courrier pour une convocation \u00e0 un entretien pr\u00e9alable pour une sanction pouvant aller jusqu\u2019au licenciement. Lors de cet entretien, on lui signifie une \u00ab\u00a0faute grave\u00a0\u00bb, racontent les repr\u00e9sentantes syndicales\u00a0: la diffamation envers la personne accus\u00e9e d\u2019agression et envers l\u2019institution. \u00c9tant donn\u00e9 son statut de d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e du personnel, le Magasin doit demander \u00e0 l\u2019inspection du travail d\u2019autoriser le licenciement pour faute grave. L\u2019inspection ne retient pas la diffamation et refuse. Le centre d\u2019art fera ensuite deux recours, aupr\u00e8s du minist\u00e8re du Travail et du tribunal administratif. De son c\u00f4t\u00e9, Alice Vergara pr\u00e9cise qu\u2019\u00ab\u00a0il s\u2019agit d\u2019un contentieux individuel en cours qui renvoie \u00e0 la p\u00e9riode\u00a02020 et qui est reli\u00e9 \u00e0 d\u2019autres dossiers\u00a0de la m\u00eame p\u00e9riode\u00a0\u00bb. La d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e du personnel sera finalement licenci\u00e9e pour inaptitude, \u00e0 ce poste et dans cette structure, et a engag\u00e9 une proc\u00e9dure aux prud\u2019hommes \u00ab\u00a0pour harc\u00e8lement moral discriminatoire en lien avec son statut de lanceuse d\u2019alerte et son mandat de repr\u00e9sentation des salari\u00e9s\u00a0\u00bb. Le syndicat SUD Culture Solidaires rapporte par ailleurs qu\u2019avant m\u00eame le signalement de l\u2019agression, \u00ab\u00a0plusieurs coll\u00e8gues t\u00e9moignent de sa mise \u00e0 l\u2019\u00e9cart\u00a0\u00bb par la direction\u00a0: refus r\u00e9currents de la rencontrer dans le cadre du travail, missions progressivement retir\u00e9es, demandes de revalorisation salariale ignor\u00e9es (contrairement \u00e0 ses coll\u00e8gues). Dans un e-mail, la pr\u00e9sidente Alice Vergara pr\u00e9cise\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019association conteste les affirmations des communiqu\u00e9s syndicaux et ne peut pas commenter une proc\u00e9dure prud\u2019homale en cours ni r\u00e9duire une situation complexe \u00e0 l\u2019id\u00e9e que la (d\u00e9l\u00e9gu\u00e9e du personnel) \u201cn\u2019aurait fait que son travail\u201d.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Point de rupture<\/p>\n<p>Pour les salari\u00e9s aujourd\u2019hui, la situation se r\u00e9p\u00e8te. Ils t\u00e9moignent notamment du comportement de la directrice et de l\u2019absence de dialogue avec la pr\u00e9sidente. \u00c9voquant une salari\u00e9e en particulier\u00a0: \u00ab\u00a0Une coll\u00e8gue, qui \u00e9tait en arr\u00eat de travail pendant cinq mois, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9nigr\u00e9e constamment pendant son absence. \u00c0 son retour, on lui a demand\u00e9 de reprendre des cong\u00e9s pour l\u2019\u00e9loigner, en pr\u00e9textant une situation compliqu\u00e9e\u2026 Les raisons des d\u00e9cisions sont souvent tr\u00e8s abstraites, on noie constamment la prise de responsabilit\u00e9 entre la pr\u00e9sidence et la direction. Quand la coll\u00e8gue est \u00e0 nouveau revenue, on lui a remis une lettre de mise \u00e0 pied avec convocation pour un entretien en vue d\u2019un licenciement pour faute grave, qui ne lui a pas \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifi\u00e9e. En r\u00e9action, l\u2019ensemble de l\u2019\u00e9quipe est all\u00e9 voir la pr\u00e9sidente pour la questionner.\u00a0\u00bb\u00a0Ils poursuivent\u00a0: \u00ab\u00a0On n\u2019en peut plus de ces situations r\u00e9currentes, de ces mises \u00e0 l\u2019\u00e9cart constantes, sans discussion. \u00c7a a \u00e9t\u00e9 un point de rupture pour nous.\u00a0\u00bb\u00a0Ils ont obtenu gain de cause\u00a0: la proc\u00e9dure a \u00e9t\u00e9 interrompue, mais la salari\u00e9e est de nouveau en arr\u00eat pour accident du travail.\u00a0<\/p>\n<p>Aux employ\u00e9s, on intime de se taire\u00a0: \u00ab\u00a0On nous dit qu\u2019il ne faut pas que les informations sortent du Magasin ni que les financeurs des tutelles pr\u00e9sents au CA soient au courant, sinon ils vont se retirer. Notre pr\u00e9sidente nous dit qu\u2019\u00e0 partir du moment o\u00f9 nous \u00e9crivons \u00e0 l\u2019inspection du travail, tout dialogue est ferm\u00e9\u2026\u00a0\u00bb\u00a0Ce que d\u00e9ment Alice Vergara. Selon nos informations, trois autres salari\u00e9s ont \u00e9galement saisi le conseil des prud\u2019hommes contre le Magasin, pour des situations ant\u00e9rieures \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de C\u00e9line Kopp. La victime pr\u00e9sum\u00e9e d\u2019agression, qui a quitt\u00e9 le centre d\u2019art \u00ab\u00a0sans un au revoir\u00a0\u00bb des dirigeants, n\u2019a pas port\u00e9 plainte ni demand\u00e9 d\u2019indemnit\u00e9s, \u00ab\u00a0pour se prot\u00e9ger\u00a0\u00bb. De son c\u00f4t\u00e9, C\u00e9line Kopp, elle-m\u00eame en arr\u00eat maladie, indique que son d\u00e9part pour le MAMAC de Nice \u00ab\u00a0s\u2019inscrit dans une logique d\u2019\u00e9volution professionnelle, nourrie par 15\u00a0ans d\u2019engagement au service de l\u2019art et d\u2019environnements de travail respectueux et structurants, et par la volont\u00e9 de mettre cette exp\u00e9rience exigeante au service d\u2019un nouveau projet\u00a0\u00bb. La plupart des personnes qui ont quitt\u00e9 la structure ont, quant \u00e0 elles, d\u00e9cid\u00e9 de ne plus travailler dans l\u2019art contemporain.<\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/52189.jpg\" alt=\"C\u00e9line Kopp.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tC\u00e9line Kopp.<br \/>\u00a9 JC Lett. <\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/52190.jpg\" alt=\"C\u00e9line Kopp.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tC\u00e9line Kopp.<br \/>\u00a9 Facebook \/ Magasin CNAC. <\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/52191.jpg\" alt=\"Alice Vergara.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tAlice Vergara.<br \/>\u00a9 LinkedIn. <\/p>\n<p>\t\t\t\t\t\t<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/52192.jpg\" alt=\"La Magasin \u00e0 Grenoble.\"\/><br \/>\n\t\t\t\t\t\tLa Magasin \u00e0 Grenoble.<br \/>GUIZIOU Franck \/ hemis.fr.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00c0 un mois du d\u00e9part de sa directrice\u00a0C\u00e9line Kopp, le Magasin, centre d\u2019art contemporain de Grenoble, est d\u00e9chir\u00e9&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":578671,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9566],"tags":[1111,11,69280,2430,61553,55829,1777,674,1011,27,2731,3668,55824,12,25,11564,7434,15177],"class_list":{"0":"post-578670","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-grenoble","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-alice-vergara","11":"tag-auvergne-rhone-alpes","12":"tag-beatrice-josse","13":"tag-celine-kopp","14":"tag-eu","15":"tag-europe","16":"tag-fr","17":"tag-france","18":"tag-grenoble","19":"tag-harcelement","20":"tag-le-magasin-de-grenoble","21":"tag-news","22":"tag-republique-francaise","23":"tag-syndicat","24":"tag-violences-sexuelles-et-sexistes","25":"tag-yves-aupetitallot"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115664087266755437","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/578670","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=578670"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/578670\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/578671"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=578670"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=578670"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=578670"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}