{"id":58311,"date":"2025-04-28T03:43:07","date_gmt":"2025-04-28T03:43:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/58311\/"},"modified":"2025-04-28T03:43:07","modified_gmt":"2025-04-28T03:43:07","slug":"qui-etait-antoine-gailleton-le-premier-maire-batisseur-de-lyon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/58311\/","title":{"rendered":"Qui \u00e9tait Antoine Gailleton, le premier maire b\u00e2tisseur de Lyon ?"},"content":{"rendered":"<p>Les origines d&rsquo;Antoine Gailleton sont modestes. Son p\u00e8re, Claude Gailleton, est un canut install\u00e9 au 32 mont\u00e9e Saint-Barth\u00e9l\u00e9my dans le Vieux Lyon. Et sa m\u00e8re\u00a0Antoinette Pulliat tient une petite \u00e9choppe sur le pont du Change, alors appel\u00e9 pont de Pierre, o\u00f9 elle vend des fruits et des l\u00e9gumes.<\/p>\n<p>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs sur ce pont aujourd&rsquo;hui disparu qu&rsquo;est n\u00e9 Antoine le 17 novembre 1829 ! Car sa m\u00e8re a accouch\u00e9 sur place, entre le Royaume et l&rsquo;Empire comme disaient les mariniers, c&rsquo;est-\u00e0-dire entre la rive droite et la rive gauche de la Sa\u00f4ne.<\/p>\n<p>Le jeune Antoine a la chance d&rsquo;\u00eatre pris en charge par un pr\u00eatre, vieil ami de la famille. Dou\u00e9 et travailleur, il est ensuite inscrit au lyc\u00e9e de Lyon, l&rsquo;actuel lyc\u00e9e Amp\u00e8re.<\/p>\n<p>Il suit des \u00e9tudes classiques et en novembre 1847, il s&rsquo;inscrit \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole de m\u00e9decine de Lyon. Deux ans apr\u00e8s, il est re\u00e7u interne des h\u00f4pitaux. Il franchit alors les \u00e9chelons. Et \u00e0 29 ans, il est nomm\u00e9 chirurgien \u00e0 l&rsquo;Antiquaille, puis professeur \u00e0 la facult\u00e9 de m\u00e9decine.<\/p>\n<p>Il est sp\u00e9cialis\u00e9 dans la dermatologie. Il donne notamment un cours sur la gale, une maladie de peau qui fait des ravages \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque.<\/p>\n<p><strong>M\u00e9decin mais pas que<\/strong><\/p>\n<p>Tr\u00e8s t\u00f4t, Antoine Gailleton m\u00e8ne en fait deux carri\u00e8res en parall\u00e8le : la m\u00e9decine et la politique. R\u00e9publicain convaincu, il s&rsquo;oppose avec vigueur au pouvoir de Louis Philippe alors qu&rsquo;il est sur les bancs de l&rsquo;\u00e9cole de m\u00e9decine.<\/p>\n<p>En 1848, ses amis le poussent \u00e0 devenir d\u00e9put\u00e9 mais il est trop jeune, car il y avait un \u00e2ge minimum requis pour se pr\u00e9senter \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale.<\/p>\n<p>Sous Napol\u00e9on III, il n&rsquo;y avait pas de maire \u00e0 Lyon mais un pr\u00e9fet \u00e0 la t\u00eate de la ville. <a href=\"https:\/\/www.lyonmag.com\/article\/142645\/qui-etait-claude-marius-vaisse-l-haussmann-de-lyon\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Claude-Marius Va\u00efsse<\/a> est un homme tr\u00e8s autoritaire et entreprenant, qui change le visage de Lyon en faisant construire de grandes avenues comme la rue Imp\u00e9riale, aujourd&rsquo;hui rue de la R\u00e9.<\/p>\n<p>Opposant farouche de Napol\u00e9on III, Antoine Gailleton fait partie du comit\u00e9 r\u00e9publicain du quartier des Jacobins qui soutient les d\u00e9put\u00e9s lyonnais d&rsquo;opposition : <a href=\"https:\/\/www.lyonmag.com\/article\/139150\/qui-etait-jules-favre-l-avocat-lyonnais-republicain\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Jules Favre<\/a>, Jacques-Louis H\u00e9non et D\u00e9sir\u00e9 Bancel.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1860, il collabore au Progr\u00e8s, alors journal r\u00e9publicain assez marqu\u00e9 \u00e0 gauche et clairement dans l&rsquo;opposition au pouvoir en place. Il y retrouve quelques grandes plumes lyonnaises comme Clair Tisseur, plus connu sous le nom de Nizier du Puitspelu, Fr\u00e9d\u00e9ric Morin, Jules Simon\u2026<\/p>\n<p>En 1870, la IIIe R\u00e9publique est proclam\u00e9e et Lyon perd son statut de ville sous tutelle pr\u00e9fectorale. Des \u00e9lections municipales sont organis\u00e9es et le docteur Jacques-Louis H\u00e9non devient maire. Sur sa liste, Antoine Gailleton devient conseiller municipal du 2e arrondissement.<\/p>\n<p>Il est charg\u00e9 du ravitaillement de la ville, ce qui constitue alors une mission essentielle et difficile. Il devait notamment n\u00e9gocier avec les \u00e9leveurs pour qu&rsquo;ils acceptent de fournir de la viande aux bouchers lyonnais. Et comme il se d\u00e9brouille plut\u00f4t bien, sa popularit\u00e9 augmente.<\/p>\n<p>A la mort d&rsquo;H\u00e9non en 1872, il revient au conseil municipal de choisir son successeur. Et c&rsquo;est un militant d&rsquo;extr\u00eame-gauche, ancien instituteur r\u00e9voqu\u00e9, qui s&rsquo;impose : D\u00e9sir\u00e9 Barodet.<\/p>\n<p>Car Lyon est une ville r\u00e9publicaine avec une forte population ouvri\u00e8re et une tradition de lutte sociale. L&rsquo;\u00e9lection de D\u00e9sir\u00e9 Barodet est bien accueillie par les Lyonnais, beaucoup moins par le pouvoir central.<\/p>\n<p>Et apr\u00e8s seulement un an de mandat, le maire est \u00e9ject\u00e9 par le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique Adolphe Thiers. Ce r\u00e9publicain conservateur revient m\u00eame aux bonnes vieilles m\u00e9thodes de Napol\u00e9on III et nomme \u00e0 nouveau un pr\u00e9fet pour tenir Lyon.<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit de Joseph Ducros, un homme extr\u00eamement autoritaire et conservateur, qui va imposer un r\u00e9gime de fer \u00e0 la capitale des Gaules pendant quatre ans. Le pr\u00e9fet de l&rsquo;ordre moral interdit ainsi de fumer dans les lieux publics, il censure la presse\u2026<\/p>\n<p>Antoine Gailleton attend son heure en continuant \u00e0 si\u00e9ger au conseil municipal et en exer\u00e7ant son m\u00e9tier de m\u00e9decin.<\/p>\n<p>Et ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1881 que des \u00e9lections municipales sont \u00e0 nouveau organis\u00e9es. Antoine Gailleton se pr\u00e9sente \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;une liste de r\u00e9publicains radicaux, largement pl\u00e9biscit\u00e9e par les Lyonnais face \u00e0 une liste conservatrice et cl\u00e9ricale, notamment soutenue par le quotidien Le Nouvelliste.<\/p>\n<p>Avec sa simplicit\u00e9 et sa bonhomie, il plait \u00e0 la fois aux bourgeois et aux gens du peuple. Il sait \u00e9couter avec bienveillance tous ses interlocuteurs. Son statut de m\u00e9decin joue beaucoup dans son son ascension politique, dans une ville o\u00f9 les maires \u00e9taient souvent des hommes de sant\u00e9 comme Jacques-Louis H\u00e9non, Gabriel Prunelle ou Jean-Fran\u00e7ois Terme.<\/p>\n<p>Antoine Gailleton est un homme assez grand et imposant, avec de larges moustaches, une barbe blanche, un cr\u00e2ne d\u00e9garni et qui porte de petites lunettes cercl\u00e9es de fer. Son regard est vif et malin. Habill\u00e9 simplement, presque n\u00e9glig\u00e9, il se rendait souvent \u00e0 la brasserie de l&rsquo;Univers place des Jacobins pour jouer aux cartes. Amateur de vin et de bonne ch\u00e8re, c&rsquo;est un grand fumeur de pipe.<\/p>\n<p>Il sait \u00eatre populaire et il en rajoute, jouant parfois la com\u00e9die. Souffrant de la goutte, il tra\u00eene un peu la jambe et accentue son handicap pour se faire plaindre.<\/p>\n<p>A la t\u00eate de la mairie de Lyon, il s&#8217;emploie \u00e0 convaincre sans heurter. Que ce soit \u00e0 l&rsquo;H\u00f4tel de Ville ou \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital, il r\u00e9p\u00e8te toujours \u00e0 ses collaborateurs : \u00ab\u00a0Les difficult\u00e9s, c&rsquo;est comme les angles, elles s&rsquo;usent par le frottement\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Pr\u00e9parer Lyon pour le XXe si\u00e8cle<\/strong><\/p>\n<p>Sa premi\u00e8re mesure est de reprendre les travaux de r\u00e9novation de la ville lanc\u00e9s par le pr\u00e9fet Va\u00efsse. Tout \u00e9tait rest\u00e9 en plan, sauf la construction de la basilique de Fourvi\u00e8re, achev\u00e9e en 1896.<\/p>\n<p>Bien avant Edouard Herriot et Louis Pradel, Antoine Gailleton endosse le costume de maire b\u00e2tisseur. Il se lance dans une grande op\u00e9ration de modernisation de la ville. Des centaines de b\u00e2timents voient le jour durant ses 20 ans de mandat.<\/p>\n<p>Certains quartiers b\u00e9n\u00e9ficient de ses investissements comme la Martini\u00e8re ou Saint-Paul avec l&rsquo;arriv\u00e9e de la gare. Il am\u00e9nage \u00e9galement un nouveau quartier populaire sur la rive gauche, la Guilloti\u00e8re, o\u00f9 s&rsquo;installe la nouvelle pr\u00e9fecture.<\/p>\n<p>On lui doit \u00e9galement la fameuse fontaine Bartholdi de la place des Terreaux.<\/p>\n<p>Comme tous les r\u00e9publicains, Antoine Gailleton s&rsquo;int\u00e9resse en priorit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation. Il a consacr\u00e9 des moyens importants pour construire de nombreux b\u00e2timents scolaires, notamment des \u00e9coles primaires, le rectorat, l&rsquo;\u00e9cole normale d&rsquo;instituteurs, l&rsquo;\u00e9cole de sant\u00e9 militaire\u2026 Mais aussi les quatre facult\u00e9s du quai Claude Bernard. Une \u00e9tape d\u00e9cisive pour Lyon, jusqu&rsquo;alors d\u00e9pourvue d&rsquo;universit\u00e9, hormis la facult\u00e9 de m\u00e9decine.<\/p>\n<p>Et comme tous ses amis radicaux, Gailleton est un anticl\u00e9rical convaincu. Sauf qu&rsquo;une fois \u00e9lu maire, il d\u00e9cide de m\u00e9nager l&rsquo;Eglise. Il est assez malin pour entretenir de bons rapports avec l&rsquo;archev\u00eaque Pierre Hector Couill\u00e9.<\/p>\n<p>Le maire fait aussi de la circulation et des transports une priorit\u00e9. Lyon est encore une ville avec beaucoup de petites rues \u00e9troites, peu de grands axes et de ponts pour franchir les fleuves, peu de moyens de transports.<\/p>\n<p>La politique volontariste d&rsquo;Antoine Gailleton porte ses fruits. Car la plupart des ponts actuels, c&rsquo;est lui qui les a construits : le pont de la Boucle remplac\u00e9 par le pont Winston Churchill, le pont Gallieni, le pont de l&rsquo;Universit\u00e9, le pont d&rsquo;Ainay sur la Sa\u00f4ne\u2026<\/p>\n<p>Il donne \u00e9galement une impulsion d\u00e9cisive au tramway \u00e9lectrique, avec de nombreuses lignes construites permettant de relier le centre aux nouveaux quartiers comme la Guilloti\u00e8re.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9poque est plut\u00f4t prosp\u00e8re pour Lyon, berceau de toutes les nouvelles industries avec la construction automobile et Rochet-Schneider, le cin\u00e9ma avec les fr\u00e8res Lumi\u00e8re, les d\u00e9buts de l&rsquo;aviation\u2026 Lyon accueille aussi en 1894 l&rsquo;Exposition universelle, la premi\u00e8re qui se tient en province.<\/p>\n<p>Cet \u00e9v\u00e8nement est d&rsquo;ailleurs brutalement interrompu par l&rsquo;assassinat en pleine rue de Sadi Carnot par l&rsquo;anarchiste italien Sante Geronimo Caserio, en pr\u00e9sence d&rsquo;Antoine Gailleton qui \u00e9choue \u00e0 sauver le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique. Une vague de x\u00e9nophobie d\u00e9ferle alors sur Lyon, et de nombreux commerces tenus par des \u00e9trangers sont pill\u00e9s, \u00e0 l&rsquo;instar de plusieurs grands caf\u00e9s de la rue de la R\u00e9publique.<\/p>\n<p>Le principal d\u00e9faut des mandats d&rsquo;Antoine Gailleton sera la culture. Peu perspicace sur le sujet, il a pris certaines d\u00e9cisions pour le moins \u00e9tonnantes. Il a ainsi refus\u00e9 qu&rsquo;Emile Guimet, fils d&rsquo;un riche industriel lyonnais passionn\u00e9 par l&rsquo;extr\u00eame-orient, fasse don \u00e0 la Ville de Lyon d&rsquo;inestimables collections pour ouvrir un mus\u00e9e. Le maire d\u00e9clare alors que \u00ab\u00a0Lyon poss\u00e8de d\u00e9j\u00e0 assez de mus\u00e9es o\u00f9 personne ne met les pieds\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le Grand Th\u00e9\u00e2tre, futur Op\u00e9ra de Lyon, s&rsquo;est aussi av\u00e9r\u00e9 \u00eatre un gouffre financier pour les caisses de la Ville.<\/p>\n<p><strong>Tu quoque mi fili<\/strong><\/p>\n<p>Antoine Gailleton compte parmi ses opposants ceux qu&rsquo;on appelait les calotins. Ces catholiques l&rsquo;attaquent avec virulence dans leur quotidien, Le Nouvelliste.<\/p>\n<p>Mais son adversaire le plus d\u00e9termin\u00e9 est l&rsquo;un de ses anciens assistants \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de l&rsquo;Antiquaille : <a href=\"https:\/\/www.lyonmag.com\/article\/143264\/qui-etait-victor-augagneur-le-maire-de-lyon-qui-voulait-agrandir-la-ville\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Victor Augagneur<\/a>.<\/p>\n<p>D&rsquo;abord adjoint, le jeune m\u00e9decin d\u00e9missionne rapidement pour pouvoir s&rsquo;opposer \u00e0 son mentor de plus en plus conservateur et conciliant avec l&rsquo;archev\u00each\u00e9 et la bourgeoisie lyonnaise.<\/p>\n<p>Victor Augagneur lance une v\u00e9ritable campagne contre Antoine Gailleton dans le Lyon R\u00e9publicain, grand quotidien de gauche o\u00f9 il signe sous un pseudonyme, B\u00e9lli\u00e8vre. Mais \u00e0 Lyon, personne n&rsquo;est dupe et tout le monde sait que c&rsquo;est lui qui r\u00e9dige ces critiques contre le maire.<\/p>\n<p>Accusations de magouilles, de client\u00e9lisme, exc\u00e8s de pouvoir\u2026 Tout y passe et Antoine Gailleton ne r\u00e9agit pas, se croyant ind\u00e9tronable. M\u00eame lorsque Victor Augagneur s&rsquo;en prend \u00e0 son projet fou d&rsquo;approvisionnement en eau en provenance du lac d&rsquo;Annecy, ou aux nombreuses expropriations du quartier Grol\u00e9e. Dans les deux cas, l&rsquo;ancien prot\u00e9g\u00e9 du maire l&rsquo;accuse d&rsquo;avoir eu recours \u00e0 des pots-de-vin.<\/p>\n<p>Et apr\u00e8s plusieurs essais infructueux, Victor Augagneur renverse Antoine Gailleton aux \u00e9lections municipales de 1900. Sa liste remporte 33 si\u00e8ges au conseil municipal, contre 22 pour le maire sortant.<\/p>\n<p>Jamais r\u00e9sign\u00e9, Antoine Gailleton continue \u00e0 si\u00e9ger comme simple \u00e9lu d&rsquo;opposition et reprend son poste de m\u00e9decin \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital. Mais il meurt quatre ans plus tard, le 9 octobre 1904, d&rsquo;une congestion pulmonaire.<\/p>\n<p>Maire populaire, surnomm\u00e9 le Toine ou le petit p\u00e8re Gailleton par les Lyonnais, il fut le premier \u00e9dile \u00e0 avoir une vision pour sa ville et une volont\u00e9 de la moderniser.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Les origines d&rsquo;Antoine Gailleton sont modestes. 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