{"id":587305,"date":"2025-12-08T23:10:14","date_gmt":"2025-12-08T23:10:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/587305\/"},"modified":"2025-12-08T23:10:14","modified_gmt":"2025-12-08T23:10:14","slug":"une-pandemie-meconnue-des-francais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/587305\/","title":{"rendered":"une pand\u00e9mie m\u00e9connue des Fran\u00e7ais"},"content":{"rendered":"<p>Diab\u00e8te de type 2, ob\u00e9sit\u00e9, hypertension art\u00e9rielle, dyslipid\u00e9mies, st\u00e9atose m\u00e9tabolique h\u00e9patique\u2026 Toutes ces affections appartiennent \u00e0 la famille des maladies cardiom\u00e9taboliques (MCM). Selon la F\u00e9d\u00e9ration fran\u00e7aise des diab\u00e9tiques, ces maladies sont la deuxi\u00e8me cause de d\u00e9c\u00e8s dans la population g\u00e9n\u00e9rale en France et la 1\u00e8re cause de d\u00e9c\u00e8s chez les femmes.<\/p>\n<p>Pourtant, selon le troisi\u00e8me barom\u00e8tre annuel Ifop pour l\u2019IHU ICAN, centre de recherche sur les maladies cardiom\u00e9taboliques, la m\u00e9connaissance des Fran\u00e7ais concernant ces pathologies persiste. Ainsi, 30 % d\u2019entre eux ont d\u00e9j\u00e0 entendu parler des maladies cardiom\u00e9taboliques mais seulement 6 % savent de quoi il s\u2019agit.<\/p>\n<p>Seulement 3%<\/p>\n<p>Exemple \u00e9loquent avec la st\u00e9atose m\u00e9tabolique h\u00e9patique, ou MASLD (Metabolic dysfunction-Associated Steatotic Liver Disease),\u00a0et son \u00e9volution vers sa forme grave inflammatoire, la MASH (st\u00e9atoh\u00e9patite associ\u00e9e \u00e0 un dysfonctionnement m\u00e9tabolique).<\/p>\n<p>Seulement 3 % des 30 % de r\u00e9pondants qui affirment conna\u00eetre les maladies cardiom\u00e9taboliques identifient la st\u00e9atose m\u00e9tabolique h\u00e9patique comme en faisant partie. Ils sont 34 % \u00e0 l\u2019identifier lorsque la maladie est cit\u00e9e dans une liste de MCM. 16 % la citent comme l\u2019une des MCM qui les inqui\u00e8tent le plus, loin derri\u00e8re les maladies cardiovasculaires (71 %), l\u2019hypertension art\u00e9rielle (45 %), le diab\u00e8te (37 %) et l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 (19 %).<\/p>\n<p>  \u00a0<strong>L\u2019une des premi\u00e8res causes de greffe du foie<\/strong><\/p>\n<p>Pourtant, la MASDL touche un adulte sur cinq en France. Il s\u2019agit d\u2019un exc\u00e8s de gras dans le foie (lorsque les cellules du foie contiennent plus de 5 % de graisses). Cette maladie n\u2019est pas n\u00e9cessairement grave mais si la graisse continue de s\u2019accumuler, une inflammation finit par s\u2019installer, c\u2019est l\u2019h\u00e9patite.<\/p>\n<p>On parle dans ce cas de MASH. L\u2019inflammation ne dispara\u00eet pas et va s\u2019aggraver avec le temps pour se transformer d\u2019abord en fibrose du foie, avec un risque d\u2019\u00e9volution vers sa forme la plus grave, la cirrhose, associ\u00e9e \u00e0 un important risque de d\u00e9velopper un cancer h\u00e9patocellulaire (10 \u00e0 20 % des cas). Ainsi, la st\u00e9atose h\u00e9patique figure d\u00e9sormais parmi l\u2019une des premi\u00e8res causes de greffe du foie.<\/p>\n<p>D\u2019abord totalement silencieuse, la st\u00e9atose m\u00e9tabolique h\u00e9patique, \u00e9troitement li\u00e9e au diab\u00e8te, \u00e0 l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 et \u00e0 la s\u00e9dentarit\u00e9, illustre le dialogue, d\u00e9sormais document\u00e9, entre les organes et notamment le dialogue c\u0153ur\/foie, note l\u2019IHU ICAN. Ainsi, selon une \u00e9tude men\u00e9e aupr\u00e8s des patients de la clinique MASH (AP-HP\/IHU ICAN), 30 % des patients suivis avec une st\u00e9atose sans maladie cardiovasculaire avaient un risque \u00e9lev\u00e9 de survenue d\u2019une maladie cardiovasculaire.<\/p>\n<p>\u00a0\u00ab La st\u00e9atose m\u00e9tabolique h\u00e9patique est aujourd\u2019hui une maladie silencieuse mais potentiellement grave, encore largement m\u00e9connue du grand public. Il est essentiel d\u2019informer les Fran\u00e7ais sur ses facteurs de risque et ses complications possibles \u2014 inflammation chronique du foie, cirrhose, voire cancer \u2014 afin de favoriser un d\u00e9pistage pr\u00e9coce et une prise en charge adapt\u00e9e avant qu\u2019elle engendre des complications irr\u00e9versibles\u00a0\u00bb, commente Raluca Pais, h\u00e9pato-gastroent\u00e9rologue (AP-HP) et clinicienne \u00e0 l\u2019IHU ICAN.<\/p>\n<p><strong>Pour une meilleure sensibilisation \u00e0 cette maladie <\/strong><\/p>\n<p>Ces facteurs de risque sont le surpoids, les maladies cardiom\u00e9taboliques, un r\u00e9gime alimentaire d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9, la s\u00e9dentarit\u00e9 et le manque d\u2019activit\u00e9 physique. On peut aussi retrouver certains facteurs g\u00e9n\u00e9tiques. Selon la soci\u00e9t\u00e9 nationale fran\u00e7aise de gastro-ent\u00e9rologie (SNFGE), la pr\u00e9valence de la st\u00e9atose h\u00e9patique \u00e9tait de 18,2 % en France en 2020.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Environ 220 000 personnes auraient une fibrose avanc\u00e9e pr\u00e9-cirrhotique ou une cirrhose. Des projections estiment que ce nombre va plus que doubler d\u2019ici \u00e0 2030, et que les complications de cirrhose ainsi que les carcinomes h\u00e9patocellulaires li\u00e9s \u00e0 la st\u00e9atose h\u00e9patique non alcoolique vont tripler \u00e0 cet horizon. Les personnes diab\u00e9tiques, en surpoids ou souffrant d\u2019affections li\u00e9es au syndrome m\u00e9tabolique sont particuli\u00e8rement \u00e0 risque.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L\u2019enqu\u00eate IFOP\/IHU ICAN r\u00e9v\u00e8le les attentes des Fran\u00e7ais pour faire face \u00e0 cette pand\u00e9mie silencieuse\u00a0: 59 % d\u2019entre eux souhaitent davantage de sensibilisation aux modes de vie (alimentation, activit\u00e9 physique, d\u00e9pistage), 43 % appellent \u00e0 une formation renforc\u00e9e des professionnels de sant\u00e9, et 32 % souhaitent un soutien accru \u00e0 la recherche.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Diab\u00e8te de type 2, ob\u00e9sit\u00e9, hypertension art\u00e9rielle, dyslipid\u00e9mies, st\u00e9atose m\u00e9tabolique h\u00e9patique\u2026 Toutes ces affections appartiennent \u00e0 la famille&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":587306,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[107,1011,27,72,1031,5362,71],"class_list":{"0":"post-587305","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sante","8":"tag-fil-info","9":"tag-fr","10":"tag-france","11":"tag-health","12":"tag-magazine","13":"tag-magazine-sante","14":"tag-sante"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115686475436359033","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/587305","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=587305"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/587305\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/587306"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=587305"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=587305"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=587305"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}