{"id":589320,"date":"2025-12-09T21:56:14","date_gmt":"2025-12-09T21:56:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/589320\/"},"modified":"2025-12-09T21:56:14","modified_gmt":"2025-12-09T21:56:14","slug":"comment-le-comptoir-du-disque-est-ne-dun-simple-hasard-amoureux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/589320\/","title":{"rendered":"comment le Comptoir du Disque est n\u00e9 d\u2019un simple hasard amoureux"},"content":{"rendered":"<p>                    Par<br \/>\n        <strong><br \/>\n            <a href=\"https:\/\/actu.fr\/auteur\/lea-pippinato\" title=\"Consulter tous les articles de L\u00e9a Pippinato\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">L\u00e9a Pippinato<\/a><br \/>\n                    <\/strong><\/p>\n<p>        Publi\u00e9 le<\/p>\n<p>            9 d\u00e9c. 2025 \u00e0 17h06        <\/p>\n<p>Un homme descend \u00e0 Montpellier pour une femme. Trois mois plus tard, il perd son amoureuse mais gagne un magasin qui deviendra un rep\u00e8re musical. Voil\u00e0 comment commence l\u2019histoire du Comptoir du Disque.<\/p>\n<p>    <a href=\"https:\/\/www.google.com\/maps\/embed?pb=!1m18!1m12!1m3!1d11556.70365169137!2d3.8567936!3d43.60287875!2m3!1f0!2f0!3f0!3m2!1i1024!2i768!4f13.1!3m3!1m2!1s0x12b6af09d444e8db%3A0x906035426eb83327!2sLe%20Comptoir%20Du%20Disque!5e0!3m2!1sfr!2sfr!4v1765205512100!5m2!1sfr!2sfr\" title=\"Ouvrie le lien\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Cliquez ici pour visualiser le contenu<\/a><\/p>\n<p class=\" wall-content\">Alain Boucher, disquaire parisien, r\u00eavait du Sud. \u00ab\u00a0Il y vient pour une femme\u00a0\u00bb, rappelle Nicolas V\u00e9ron, l\u2019actuel g\u00e9rant. \u00ab\u00a0Trois mois apr\u00e8s, elle l\u2019a quitt\u00e9.\u00a0\u00bb L\u2019\u00e9chec sentimental ne freine pourtant rien. Alain ouvre sa boutique dans le centre de Montpellier et pose les bases d\u2019un lieu atypique. Avant cela, il vendait surtout de la vid\u00e9o avec trois associ\u00e9s. Tous adoraient les disques. Ils glissaient quelques vinyles dans leurs commandes et les faisaient tourner sur une platine pos\u00e9e dans un coin. Les clients entendaient un morceau, s\u2019arr\u00eataient et demandaient \u00e0 l\u2019acheter. \u00ab\u00a0\u00c0 la fin, ils vendaient presque plus de disques que de vid\u00e9os\u00a0\u00bb, r\u00e9sume Nicolas. La mutation devenait naturelle.<\/p>\n<p>Le d\u00e9m\u00e9nagement et les deux boutiques<\/p>\n<p class=\" wall-content\">Il y a trente ans, le magasin prend place rue de la Petite Loge, puis s\u2019\u00e9tend place P\u00e9trarque. Deux boutiques pour deux univers. Nicolas dirige aujourd\u2019hui cet ensemble avec Vincent Garrigues, son associ\u00e9. L\u2019un traite la pop, la vari\u00e9t\u00e9 et les bandes originales. L\u2019autre garde les styles plus larges : psych\u00e9, jazz, musiques pointues, \u00e9lectronique, new wave ou rock 70.<br \/>\u00ab\u00a0C\u2019est plus compliqu\u00e9 pour moi, mais c\u2019est passionnant\u00a0\u00bb, glisse Nicolas, qui garde chez lui plus de 10 000 vinyles. Ancien DJ \u00e0 Paris, Miami ou Montpellier, il revendique une culture musicale \u00ab\u00a0tr\u00e8s large\u00a0\u00bb, forg\u00e9e dans les clubs, les voyages et les march\u00e9s aux disques.<\/p>\n<p class=\" wall-content\">Quand Nicolas arrive <strong>il y a plus de 17 ans<\/strong>, le magasin fonctionne avec une structure dat\u00e9e : deux grands comptoirs, des piles de CD, une seule ligne de vinyles et un sous-sol encombr\u00e9. \u00ab\u00a0C\u2019\u00e9tait rock\u2019n\u2019roll\u00a0\u00bb, sourit-il. Il r\u00e9organise tout, cr\u00e9e des cat\u00e9gories claires, simplifie le parcours des clients et modernise l\u2019espace. Il conserve pourtant l\u2019identit\u00e9 du lieu : objets 70\u2019s, cadres cin\u00e9, t\u00e9l\u00e9visions d\u2019\u00e9poque et souvenirs d\u2019Alain, grand fan d\u2019Elvis Presley. \u00ab\u00a0On a gard\u00e9 l\u2019\u00e2me du magasin.\u00a0\u00bb Les clients entrent et reconnaissent toujours leur disquaire.<\/p>\n<p class=\" wall-content\"><a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/reel\/CrThn5RgSUP\/embed\" title=\"Ouvrir le lien sur Instagram\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Visualiser le contenu sur Instagram<\/a><\/p>\n<p class=\" wall-content\">Les chineurs laissent place \u00e0 un public vari\u00e9. Des ados de 15 ans, des femmes jeunes ou moins jeunes, des quadrag\u00e9naires, des retrait\u00e9s. \u00ab\u00a0Avant, les filles accompagnaient les gar\u00e7ons. Maintenant, c\u2019est souvent l\u2019inverse\u00a0\u00bb, observe Nicolas. Certaines clientes reviennent avec leurs enfants. Une jeune femme a m\u00eame tenu \u00e0 montrer la boutique \u00e0 son mari dix ans apr\u00e8s ses premiers achats. \u00ab Elle achetait ses disques \u00e0 15 ans ici. C\u2019\u00e9tait touchant !\u00a0\u00bb Le march\u00e9 a travers\u00e9 des creux profonds. Il y a plus de dix ans, les clients manquaient. Le vinyle semblait ringard. Puis les majors relancent les r\u00e9\u00e9ditions. Certaines catastrophiques au d\u00e9but, d\u2019autres plus soign\u00e9es ensuite. Le support reprend de la valeur. Le Covid provoque un rebond brutal. \u00ab\u00a0Les gens retrouvaient la libert\u00e9. Ils ont consomm\u00e9. \u00c7a a compens\u00e9 des ann\u00e9es de baisse, pas plus.\u00a0\u00bb Aujourd\u2019hui, moins de clients ach\u00e8tent, mais ils choisissent mieux.<\/p>\n<p>Vid\u00e9os : en ce moment sur ActuEntre passion, raret\u00e9 et collection<\/p>\n<p class=\" wall-content\">Le magasin compte environ <strong>170 000 vinyles<\/strong> avec la r\u00e9serve. On y trouve parfois des pi\u00e8ces tr\u00e8s rares. Vincent poss\u00e8de un test pressing, disque cr\u00e9\u00e9 pendant le processus de production pour v\u00e9rifier la qualit\u00e9 et la pr\u00e9cision du produit final, de The Cure, tr\u00e8s recherch\u00e9. \u00ab\u00a0Le Graal ne sort pas tous les jours. Il faut le passionn\u00e9 qui mettra le prix.\u00a0\u00bb Les tendances changent au fil du temps. Le hip-hop revient fort, tout comme l\u2019\u00e9lectro depuis que les DJ reprennent les vinyles. Et certains classiques traversent les g\u00e9n\u00e9rations. Un adolescent de 15 ans ach\u00e8te r\u00e9cemment Fleetwood Mac sous les yeux \u00e9berlu\u00e9s de son p\u00e8re. Le magasin refuse toute attitude \u00e9litiste. \u00ab\u00a0Ici, pas de jugement. Tu veux du Myl\u00e8ne Farmer ou de la techno obscure, on l\u2019a !\u00a0\u00bb La r\u00e8gle demeure simple : proposer, jamais forcer. \u00ab\u00a0Quand quelqu\u2019un revient en disant que le disque conseill\u00e9 lui a plu, on a pos\u00e9 une petite pierre \u00e0 l\u2019\u00e9difice. C\u2019est notre m\u00e9tier.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Votre r\u00e9gion, votre actu !<\/p>\n<p>Recevez chaque jour les infos qui comptent pour vous.<\/p>\n<p>\t<a href=\"https:\/\/actu.fr\/newsletter\" class=\"ac-btn ac-btn--corner ac-btn--medium ac-btn--blue800\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">S&rsquo;incrire<\/a><\/p>\n<p class=\" wall-content\">Le Comptoir du Disque marque son anniversaire par une s\u00e9rie de rendez-vous maison. Pas de grand dispositif, mais une envie simple : cr\u00e9er des moments qui ressemblent au magasin. La F\u00eate de la musique r\u00e9serve aussi des surprises. L\u2019an dernier, un DJ set improvis\u00e9 \u00e0 10h du matin a lanc\u00e9 la rue. \u00ab\u00a0On \u00e9tait les seuls dehors avec le son \u00e0 fond. Les gens se sont mis \u00e0 danser d\u00e8s midi\u00a0\u00bb, se souvient Nicolas. Cette ann\u00e9e, l\u2019\u00e9quipe esp\u00e8re organiser une sc\u00e8ne plus officielle. Chaque ann\u00e9e pourrait d\u00e9sormais avoir son petit \u00e9v\u00e9nement. \u00ab\u00a0On est plus pr\u00e8s du d\u00e9part que de l\u2019arriv\u00e9e, alors autant rire.\u00a0\u00bb Les id\u00e9es fusent : soir\u00e9es d\u00e9cal\u00e9es, happenings \u00e9tranges, piscines improvis\u00e9es ou podiums qui tournent. \u00ab\u00a0Le but, c\u2019est que \u00e7a fasse sourire !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p class=\" wall-content\">Trente ans apr\u00e8s une rupture amoureuse, le Comptoir du Disque aligne 170 000 vinyles et une foule fid\u00e8le. Certains lieux naissent d\u2019un coup de folie. Celui-ci continue gr\u00e2ce \u00e0 ceux qui refusent d\u2019arr\u00eater de s\u2019amuser.<\/p>\n<p class=\" wall-content\">Personnalisez votre actualit\u00e9 en ajoutant vos villes et m\u00e9dias en favori avec <a href=\"https:\/\/moncompte.actu.fr\" title=\"D\u00e9couvez Mon Actu\" rel=\"nofollow noopener\" data-trk=\"{&quot;cta&quot;:{&quot;action&quot;:&quot;https:\\\/\\\/moncompte.actu.fr&quot;,&quot;category&quot;:&quot;mon compte&quot;,&quot;from&quot;:&quot;article footer&quot;,&quot;name&quot;:&quot;Mon actu&quot;,&quot;type&quot;:&quot;cta&quot;}}\" target=\"_blank\">Mon Actu<\/a>.<\/p>\n<p>                    <script async src=\"\/\/www.instagram.com\/embed.js\"><\/script><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Par L\u00e9a Pippinato Publi\u00e9 le 9 d\u00e9c. 2025 \u00e0 17h06 Un homme descend \u00e0 Montpellier pour une femme.&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":589321,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9599],"tags":[1111,11,215,1777,674,1011,27,1652,2208,873,12,2680,25],"class_list":{"0":"post-589320","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-montpellier","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-commerce","11":"tag-eu","12":"tag-europe","13":"tag-fr","14":"tag-france","15":"tag-loisirs-culture","16":"tag-montpellier","17":"tag-musique","18":"tag-news","19":"tag-occitanie","20":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115691846720186288","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/589320","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=589320"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/589320\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/589321"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=589320"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=589320"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=589320"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}