{"id":590784,"date":"2025-12-10T13:50:17","date_gmt":"2025-12-10T13:50:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/590784\/"},"modified":"2025-12-10T13:50:17","modified_gmt":"2025-12-10T13:50:17","slug":"pourquoi-laide-militaire-a-lukraine-a-tant-baisse-en-2025","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/590784\/","title":{"rendered":"Pourquoi l\u2019aide militaire \u00e0 l\u2019Ukraine a tant baiss\u00e9 en 2025"},"content":{"rendered":"<p>Un facteur de pression de plus pour l\u2019Ukraine en guerre. Selon l\u2019institut de recherche allemand Kiel, l\u2019aide militaire fournie \u00e0 l\u2019Ukraine pourrait atteindre son plus bas niveau en 2025.<\/p>\n<p>\u00ab\u202fD\u2019apr\u00e8s les donn\u00e9es disponibles jusqu\u2019en octobre, l\u2019Europe n\u2019a pas r\u00e9ussi \u00e0 maintenir l\u2019\u00e9lan du premier semestre 2025\u00a0\u00bb, souligne dans un communiqu\u00e9 Christoph Trebesch, qui dirige l\u2019\u00e9quipe qui recense l\u2019aide militaire, financi\u00e8re et humanitaire promise et livr\u00e9e \u00e0 l\u2019Ukraine depuis f\u00e9vrier\u00a02022. Le risque selon le chercheur est m\u00eame que cette ann\u00e9e soit celle o\u00f9 Kiev recevra \u00ab\u00a0le moins de nouvelles allocations d&rsquo;aide\u00a0\u00bb depuis le d\u00e9but de la guerre.<\/p>\n<p>La plus faible enveloppe depuis 2022<strong\/>&#13;\n<\/p>\n<p>Dans le d\u00e9tail, sur les dix premiers mois de 2025 (jusqu\u2019en octobre donc), 32,5 milliards d&rsquo;euros d&rsquo;aide militaire ont \u00e9t\u00e9 allou\u00e9s \u00e0 l&rsquo;Ukraine. L\u2019institut estime que les alli\u00e9s de l&rsquo;Ukraine devraient allouer plus de 5 milliards d&rsquo;euros d\u2019ici la fin de l\u2019ann\u00e9e. De sorte que l\u2019enveloppe globale \u00e9galerait celle de 2022, soit 37,6 milliards de soutien militaire en 2022.<\/p>\n<p>Si tel est le cas, l\u2019aide militaire apport\u00e9e \u00e0 Kiev sera donc bien la plus faible depuis le d\u00e9but de la guerre. Et l\u2019inqui\u00e9tude pour ces 5\u00a0milliards promis se fait d\u00e9j\u00e0 sentir car de juillet \u00e0 octobre, la somme n\u2019a atteint que 2\u00a0milliards d\u2019euros par mois. \u00c0 noter que la moyenne de l&rsquo;aide militaire \u00e0 l&rsquo;Ukraine a \u00e9t\u00e9 de 41,6\u00a0milliards annuels vers\u00e9s, entre\u00a02022 et\u00a02024.<\/p>\n<p>Les \u00c9tats-Unis de Donald Trump ont r\u00e9duit la voilure<strong\/>&#13;\n<\/p>\n<p>En 2025, Kiev a vu sa base des pays contributeurs boulevers\u00e9e. Le Kiel Institute indique en effet que l\u2019aide militaire est aujourd\u2019hui attribu\u00e9e essentiellement par l\u2019Europe, les \u00c9tats-Unis ayant largement r\u00e9duit la voilure, sous l\u2019impulsion de Donald Trump. En sachant qu\u2019avant son retour \u00e0 la Maison Blanche, Washington fournissait plus de la moiti\u00e9 de l\u2019aide militaire au pays. Si les Europ\u00e9ens sont dans un premier temps parvenus \u00e0 compenser, ils ont ensuite flanch\u00e9 depuis le d\u00e9but de l\u2019\u00e9t\u00e9, note l\u2019institut.<\/p>\n<p>La France, l\u2019Allemagne et le Royaume-Uni, trois soutiens politiques solides de Kiev, ont doubl\u00e9, voire tripl\u00e9, leurs contributions militaires respectives. En revanche, le soutien de l\u2019Italie a baiss\u00e9 de 15\u00a0% et l\u2019Espagne n\u2019a allou\u00e9 aucune nouvelle aide militaire en 2025. Les pays nordiques (Su\u00e8de, Danemark, Norv\u00e8ge, Finlande), reste en proportion de leur PIB des contributeurs solides, avec une hausse de leur effort en 2025.<\/p>\n<p>Pression budg\u00e9taire des pays de l\u2019UE<strong\/>&#13;\n<\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce qui explique la baisse du soutien militaire \u00e0 Kiev cette ann\u00e9e ? Selon Cyril Bret, expert associ\u00e9 g\u00e9opolitique-d\u00e9fense \u00e0 l\u2019Institut Montaigne, deux facteurs sp\u00e9cifiques sont en cause. \u00ab En contrepartie de l\u2019aide accord\u00e9e \u00e0 l\u2019Ukraine par l\u2019administration pr\u00e9sidentielle pr\u00e9c\u00e9dente, celle de son rival Joe Biden, Donald Trump a exig\u00e9 des contreparties, estime-t-il. Il a r\u00e9duit le volume et la nature de l\u2019aide \u00e0 l\u2019Ukraine pour obliger celle-ci \u00e0 faire les concessions qu\u2019il souhaite \u00e0 la Russie afin d\u2019aboutir \u00e0 un accord de paix \u00bb.<\/p>\n<p>D\u2019autre part, d\u2019apr\u00e8s l\u2019expert, plusieurs pays europ\u00e9ens membres de la coalition des volontaires lanc\u00e9e en 2025, \u00e9prouvent des difficult\u00e9s \u00e9conomiques et budg\u00e9taires. Au premier rang desquels on trouve la France et le Royaume-Uni. \u00ab\u00a0Cela a m\u00e9caniquement r\u00e9duit l\u2019aide \u00e0 l\u2019Ukraine\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise-t-il. Avant d\u2019ajouter qu\u2019\u00e0 cet \u00e9gard cette r\u00e9duction de la part de l\u2019UE n\u2019est pas li\u00e9e \u00e0 \u00ab\u00a0la lassitude europ\u00e9enne \u00e0 l\u2019\u00e9gard du soutien \u00e0 Kiev, malgr\u00e9 la dur\u00e9e de l\u2019effort de guerre.\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Une baisse qui devrait continuer en 2026<strong\/>&#13;\n<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ce volontarisme europ\u00e9en, l\u2019ann\u00e9e 2026 ne devrait pas voir la tendance s&rsquo;am\u00e9liorer, selon Cyril Bret\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019Ukraine se pr\u00e9pare \u00e0 une nouvelle r\u00e9duction du soutien financier et militaire am\u00e9ricain. C\u2019est la strat\u00e9gie explicite de l\u2019administration Trump. Mais cette r\u00e9duction ne pourra pas enti\u00e8rement \u00eatre compens\u00e9e par les alli\u00e9s de la coalition des volontaires.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En cons\u00e9quence, souligne-t-il, 2026 risque d\u2019\u00eatre \u00ab\u00a0une ann\u00e9e critique pour l\u2019Ukraine\u00a0\u00bb, sous la double pression militaire russe et politique am\u00e9ricaine. \u00ab\u00a0Les Europ\u00e9ens en sont conscients et tentent de trouver l\u2019accord de paix le moins d\u00e9favorable avec l\u2019administration Trump\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Les avoirs russes gel\u00e9s au centre des d\u00e9bats<strong\/>&#13;\n<\/p>\n<p>Raison pour laquelle la Commission envisage tr\u00e8s s\u00e9rieusement d\u2019utiliser les avoirs de la banque centrale russe gel\u00e9s dans l\u2019UE. Soit un pactole de 200\u00a0milliards d&rsquo;euros qui pourrait financer un \u00ab\u00a0m\u00e9ga\u00a0\u00bb pr\u00eat de Bruxelles pour Kiev. L&rsquo;objectif est de d\u00e9bloquer un premier montant de 90\u00a0milliards d&rsquo;euros, lors d&rsquo;un sommet des chefs d&rsquo;\u00c9tats et de gouvernement pr\u00e9vu le 18\u00a0d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>Mais il y a un hic\u00a0: ce projet complexe, selon lequel l&rsquo;\u00e9tablissement financier Euroclear pr\u00eate l&rsquo;argent \u00e0 l&rsquo;UE, qui \u00e0 son tour le pr\u00eate \u00e0 Kiev, se heurte \u00e0 une tr\u00e8s forte r\u00e9sistance de la Belgique, qui redoute des repr\u00e9sailles de la part de la Russie.<\/p>\n<p>Sur ce point, l\u2019expert associ\u00e9 de l\u2019Institut Montaigne souligne le risque de cette m\u00e9thode\u00a0: \u00ab\u00a0Passer du gel \u00e0 une confiscation des avoirs russes exposerait la Belgique et l\u2019Union europ\u00e9enne \u00e0 un certain discr\u00e9dit sur les march\u00e9s financiers internationaux.\u00a0\u00bb Car, note-t-il, un des grands atouts de l\u2019UE est la s\u00e9curit\u00e9 juridique dont jouissent les placements financiers. Une position qui permet \u00e0 l&rsquo;UE de se distinguer de la Chine, des \u00c9tats-Unis ou de la Turquie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Un facteur de pression de plus pour l\u2019Ukraine en guerre. 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