{"id":597479,"date":"2025-12-13T21:58:19","date_gmt":"2025-12-13T21:58:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/597479\/"},"modified":"2025-12-13T21:58:19","modified_gmt":"2025-12-13T21:58:19","slug":"un-phenomene-encore-inexplique-apparaissait-a-chaque-explosion-nucleaire-dans-les-annees-50","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/597479\/","title":{"rendered":"Un ph\u00e9nom\u00e8ne encore inexpliqu\u00e9 apparaissait \u00e0 chaque explosion nucl\u00e9aire dans les ann\u00e9es 50"},"content":{"rendered":"<p class=\"whitespace-normal break-words\"><strong>Entre 1949 et 1957, quelque chose d\u2019\u00e9trange se produisait dans notre ciel. Des points lumineux apparaissaient furtivement sur les plaques photographiques des astronomes, puis s\u2019\u00e9vanouissaient sans laisser de trace. Soixante-dix ans plus tard, une \u00e9quipe de chercheurs vient de d\u00e9couvrir un d\u00e9tail troublant : ces apparitions co\u00efncidaient avec les essais d\u2019armes nucl\u00e9aires de la Guerre froide. Une corr\u00e9lation qui relance le d\u00e9bat sur un ph\u00e9nom\u00e8ne rest\u00e9 inexpliqu\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p>Des \u00e9toiles qui disparaissent depuis un si\u00e8cle<\/p>\n<p class=\"whitespace-normal break-words\">Depuis 2017, le projet VASCO s\u2019est donn\u00e9 une mission pour le moins inhabituelle : traquer les \u00e9toiles disparues. Cette initiative internationale compile les observations astronomiques du si\u00e8cle dernier pour identifier les sources lumineuses qui se sont volatilis\u00e9es ou dont l\u2019intensit\u00e9 a myst\u00e9rieusement d\u00e9clin\u00e9. Leur bilan est d\u00e9j\u00e0 surprenant : une centaine d\u2019\u00e9toiles se sont \u00e9clips\u00e9es sans explication convaincante.<\/p>\n<p class=\"whitespace-normal break-words\">Mais leur derni\u00e8re \u00e9tude, publi\u00e9e dans <a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/s41598-025-21620-3\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Scientific Reports<\/a>, se concentre sur un ph\u00e9nom\u00e8ne encore plus \u00e9nigmatique. Stephen Bruehl du Centre m\u00e9dical de l\u2019universit\u00e9 Vanderbilt et Beatriz Villarroel de l\u2019Institut nordique de physique th\u00e9orique ont \u00e9pluch\u00e9 les archives du Palomar Observatory Sky Survey, qui a cartographi\u00e9 le ciel pendant pr\u00e8s de huit ans. Leur attention s\u2019est port\u00e9e sur l\u2019\u00e9poque pr\u00e9-Spoutnik, avant que l\u2019humanit\u00e9 ne commence \u00e0 polluer l\u2019orbite terrestre avec ses satellites.<\/p>\n<p>Des flashs lumineux impossibles \u00e0 reproduire<\/p>\n<p class=\"whitespace-normal break-words\">Les objets transitoires identifi\u00e9s pr\u00e9sentent des caract\u00e9ristiques d\u00e9concertantes. Ils apparaissent comme des sources lumineuses ponctuelles pendant moins de cinquante minutes d\u2019exposition, puis disparaissent compl\u00e8tement. Aucune trace d\u2019eux dans les clich\u00e9s pr\u00e9c\u00e9dents, aucune r\u00e9apparition dans les relev\u00e9s ult\u00e9rieurs. Certaines images capturent m\u00eame plusieurs de ces ph\u00e9nom\u00e8nes simultan\u00e9ment, avec des propri\u00e9t\u00e9s que les explications classiques peinent \u00e0 justifier.<\/p>\n<p class=\"whitespace-normal break-words\">Les hypoth\u00e8ses traditionnelles tombent une \u00e0 une. Lentille gravitationnelle ? Sursauts gamma ? Fragmentation d\u2019ast\u00e9ro\u00efdes ? D\u00e9fauts de plaque photographique ? Aucune ne colle vraiment avec l\u2019ensemble des observations. Face \u00e0 cette impasse, les deux chercheurs ont adopt\u00e9 une approche originale : chercher ce qui se passait sur Terre au moment de ces apparitions c\u00e9lestes.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" data-lazyloaded=\"1\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-318214 size-full\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/disappearing-stars-l.webp.webp\" alt=\"ph\u00e9nom\u00e8nes lumi\u00e8re essais nucl\u00e9aires\" width=\"1200\" height=\"675\"  data-\/>Cr\u00e9dit : NASA\/ESA\/C. Kochanek (OSU)Les \u00e9toiles peuvent dispara\u00eetre pour diverses raisons. L\u2019\u00e9toile g\u00e9ante N6946-BH1, par exemple, s\u2019est transform\u00e9e en trou noir.Quand les bombes illuminent le ciel<\/p>\n<p class=\"whitespace-normal break-words\">L\u2019id\u00e9e peut sembler audacieuse, mais elle s\u2019appuie sur des faits document\u00e9s. Entre 1951 et 1957, les \u00c9tats-Unis, l\u2019Union sovi\u00e9tique et la Grande-Bretagne ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 au moins 124 essais nucl\u00e9aires en surface. Or, le rayonnement nucl\u00e9aire peut produire des lueurs visibles, notamment le fameux rayonnement Tcherenkov. Des t\u00e9moins ont d\u2019ailleurs rapport\u00e9 des \u00ab\u00a0boules de feu\u00a0\u00bb incandescentes dans les zones de retomb\u00e9es radioactives apr\u00e8s certains tests.<\/p>\n<p class=\"whitespace-normal break-words\">Les r\u00e9sultats de l\u2019analyse statistique sont intrigants. Les ph\u00e9nom\u00e8nes transitoires avaient 45% de chances d\u2019\u00eatre observ\u00e9s pendant les fen\u00eatres temporelles d\u2019essais nucl\u00e9aires. Une corr\u00e9lation faible, certes, mais suffisamment marqu\u00e9e pour interroger. Plus troublant encore : apr\u00e8s le 17 mars 1956, date du dernier transitoire associ\u00e9 \u00e0 un essai, plus aucun ph\u00e9nom\u00e8ne similaire n\u2019a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9 pendant les p\u00e9riodes d\u2019essais, malgr\u00e9 la poursuite des tests atomiques.<\/p>\n<p>Le myst\u00e8re des ph\u00e9nom\u00e8nes a\u00e9riens non identifi\u00e9s<\/p>\n<p class=\"whitespace-normal break-words\">L\u2019\u00e9tude r\u00e9v\u00e8le un autre lien inattendu. Les chercheurs ont constat\u00e9 une association entre ces transitoires et les observations de ph\u00e9nom\u00e8nes a\u00e9riens non identifi\u00e9s, particuli\u00e8rement quand plusieurs points lumineux \u00e9taient captur\u00e9s simultan\u00e9ment. Des rapports d\u2019\u00e9poque mentionnent effectivement des PANs aux abords des sites d\u2019essais nucl\u00e9aires et des installations atomiques.<\/p>\n<p class=\"whitespace-normal break-words\">Face \u00e0 ces donn\u00e9es, deux hypoth\u00e8ses \u00e9mergent. La premi\u00e8re, plus sp\u00e9culative, sugg\u00e8re que des objets non identifi\u00e9s seraient attir\u00e9s par les essais nucl\u00e9aires. La seconde, scientifiquement plus d\u00e9fendable, propose que les explosions atomiques d\u00e9clencheraient un ph\u00e9nom\u00e8ne atmosph\u00e9rique inconnu, produisant \u00e0 la fois les transitoires photographi\u00e9s et certaines observations de PANs.<\/p>\n<p>Un casse-t\u00eate qui persiste<\/p>\n<p class=\"whitespace-normal break-words\">Cette derni\u00e8re explication se heurte toutefois \u00e0 un obstacle technique. Un ph\u00e9nom\u00e8ne atmosph\u00e9rique devrait laisser une tra\u00een\u00e9e sur les plaques photographiques durant les cinquante minutes d\u2019exposition. Or, tous les transitoires apparaissent comme des sources ponctuelles nettes, sugg\u00e9rant qu\u2019ils se trouvaient bien au-del\u00e0 de l\u2019atmosph\u00e8re, possiblement en orbite g\u00e9osynchrone.<\/p>\n<p class=\"whitespace-normal break-words\">Les auteurs de l\u2019\u00e9tude restent prudents dans leurs conclusions. Ils soulignent que leurs r\u00e9sultats renforcent l\u2019id\u00e9e que ces transitoires correspondent \u00e0 des observations r\u00e9elles et non \u00e0 de simples d\u00e9fauts techniques. Mais identifier leur nature exacte n\u00e9cessitera des investigations suppl\u00e9mentaires. En attendant, ces lueurs fant\u00f4mes des ann\u00e9es 50 continuent de narguer notre compr\u00e9hension du cosmos.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Entre 1949 et 1957, quelque chose d\u2019\u00e9trange se produisait dans notre ciel. 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