{"id":599128,"date":"2025-12-14T17:41:24","date_gmt":"2025-12-14T17:41:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/599128\/"},"modified":"2025-12-14T17:41:24","modified_gmt":"2025-12-14T17:41:24","slug":"chasing-rainbows-a-lopera-comique-the-peoples-princess-compte-rendu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/599128\/","title":{"rendered":"\u00ab Chasing Rainbows \u00bb \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique \u2013 The People\u2019s Princess \u2013 Compte rendu"},"content":{"rendered":"<p>\u00a0<br \/>\n\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<br \/>Excellente id\u00e9e que de reprendre pour les f\u00eates de fin d\u2019ann\u00e9e le spectacle cr\u00e9\u00e9 en mai 2024 par Thomas Dunford et Lea Desandre autour des chansons interpr\u00e9t\u00e9es par la grand Julie Andrews, qui a souffl\u00e9 ce 1er\u00a0octobre ses quatre-vingt-dix bougies. Pour qui aime son th\u00e9 bien sucr\u00e9, ce concert \u00e0 base d\u2019extraits de com\u00e9dies musicales des ann\u00e9es 1950 aux ann\u00e9es 1980 est un r\u00e9gal absolu, conduit de main de ma\u00eetre.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/ld_3_chasingrainbow_cstefanbrion_sb02777_24_1.jpg\" width=\"300\" height=\"450\" alt=\"\" title=\"\u00a9\u00a0Stefan Brion\"\/><\/p>\n<p> \u00a9 Stephan Brion<\/p>\n<p>\n<strong>Le musical est soluble dans l\u2019op\u00e9ra et vice versa<\/strong><br \/>\u00a0<br \/>Plus habitu\u00e9 \u00e0 la musique des XVIIe et XVIIIe si\u00e8cles, l\u2019ensemble Jupiter ne s\u2019en \u00e9panouit pas moins dans ce r\u00e9pertoire dont les Anglo-saxons sont familiers depuis l\u2019enfance \u2013 une bonne partie des instrumentistes sont eux-m\u00eames anglophones et Thomas Dunford est d\u2019ascendance am\u00e9ricaine. La mise en espace est assur\u00e9e par la Britannique Sophie Daneman, les arrangements musicaux \u00e9tant assur\u00e9s par le pianiste Joe Atkins, qui campe aussi un savoureux professeur Higgins pour quelques r\u00e9pliques parl\u00e9es, et m\u00eame Mrs Pearce, la gouvernante du susdite Higgins.<br \/>Mais surtout, bien s\u00fbr, c\u2019est Lea Desandre que l\u2019on vient \u00e9couter et admirer, avec son sourire charmeur qui ne s\u2019efface gu\u00e8re que pour \u00ab\u00a0Victor Victoria\u00a0\u00bb, o\u00f9 une mine inflexible est de mise, et sa voix qui, malgr\u00e9 la sonorisation, ne craint pas d\u2019adopter de s\u00e9duisantes couleurs propres au chant lyrique, prouvant que le musical est soluble dans l\u2019op\u00e9ra et vice versa (Julie Andrews avait re\u00e7u une solide formation dans ce domaine, et chantait \u00e0 douze ans \u00ab\u00a0Je suis Titania la blonde\u00a0\u00bb dans un spectacle du West End, un enregistrement en t\u00e9moigne). Les \u00e9l\u00e9gants costumes d\u2019Hubert Barr\u00e8re font de Lea Desandre une v\u00e9ritable princesse, mais qui ne craint pas de se faire petite marchande de fleurs de Covent Garden (avec un accent cockney n\u00e9anmoins maintenu dans les limites du raisonnable), gouvernante anglaise ou pr\u00e9ceptrice tyrolienne\u00a0: on voudrait la surnommer, comme jadis Lady Di, the People\u2019s Princess. \u00a0<br \/>\u00a0<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" typeof=\"foaf:Image\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/_ld_2_chasingrainbow_cstefanbrion_sb02866_39_1.jpg\" width=\"500\" height=\"333\" alt=\"\" title=\"\u00a9 Stefan Brion\"\/><\/p>\n<p> \u00a9 Stefan Brion<\/p>\n<p>\n\u00a0<br \/><strong>Luthiste rockstar<\/strong><br \/>\u00a0<br \/>Le programme reprend les principales \u00e9tapes du parcours de Julie Andrews, avec d\u2019abord quelques extraits de The Boy Friend, le spectacle de ses d\u00e9buts \u00e0 Broadway en 1954. On aborde forc\u00e9ment My Fair Lady, qui la r\u00e9v\u00e9la en 1956\u00a0: \u00ab\u00a0Loverly\u00a0\u00bb, bien s\u00fbr, mais aussi un jubilatoire \u00ab\u00a0The Rain in Spain\u00a0\u00bb, suivi par l\u2019air de Freddy arrang\u00e9 pour l\u2019orchestre seul, et enfin \u00ab\u00a0I could have danced all night\u00a0\u00bb. Cinderella de Rodgers et Hammerstein, cr\u00e9\u00e9 l\u2019ann\u00e9e suivante, a moins marqu\u00e9 les m\u00e9moires, mais gr\u00e2ce \u00e0 Walt Disney, Julie Andrews eut sa revanche sur Audrey Hepburn qui lui avait ravi \u00e0 l\u2019\u00e9cran le r\u00f4le d\u2019Eliza Doolittle puisqu\u2019elle tourna un autre classique inoubliable\u00a0: Mary Poppins, avec un \u00ab\u00a0Just a spoonful of sugar\u00a0\u00bb particuli\u00e8rement vitamin\u00e9. En 1982, Victor Victoria fut son dernier grand succ\u00e8s au cin\u00e9ma. Seule v\u00e9ritable entorse \u00e0 la chronologie, on a gard\u00e9 pour la fin La M\u00e9lodie du bonheur (1964), o\u00f9 Lea Desandre s\u2019amuse \u00e0 faire chanter le public le c\u00e9l\u00e8bre \u00ab\u00a0Do-Re-Mi\u00a0\u00bb. Thomas Dunford, ici surtout pr\u00e9sent comme chef (et m\u00eame un peu comme chanteur, dans \u00ab\u00a0Supercalifragilistic\u00a0\u00bb), n\u2019en garde pas moins le luth accroch\u00e9 autour du cou, n\u2019h\u00e9sitant pas \u00e0 le balancer comme une rockstar, et il s\u2019en sert notamment pour accompagner un \u00ab\u00a0Edelweiss\u00a0\u00bb tout en d\u00e9licatesse. On pourrait s\u2019\u00e9tonner de trouver \u00ab\u00a0I Feel Pretty\u00a0\u00bb parmi les titres ici retenus, car Julie Andrews n\u2019a semble-t-il jamais particip\u00e9 \u00e0 une production de West Side Story, mais elle avait enregistr\u00e9 cet air dans un disque de 1961, et c\u2019est l\u2019occasion pour l\u2019orchestre de se d\u00e9cha\u00eener dans un extrait symphonique de la partition de Leonard Bernstein.<br \/>Devant l\u2019enthousiasme extr\u00eame du public, et bien qu\u2019annonc\u00e9e souffrante avant le d\u00e9but du concert, Lea Desandre conc\u00e8de un premier bis, \u00ab\u00a0Chasing Rainbows, qui donne son titre \u00e0 la soir\u00e9e, et n\u2019a ensuite d\u2019autre choix que de revenir \u00e0 \u00ab\u00a0Do-Re-Mi\u00a0\u00bb, non sans avoir souhait\u00e9 un joyeux No\u00ebl aux spectateurs.<br \/>\u00a0<br \/><strong>Laurent Bury<\/strong><br \/>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00a0 \u00a0 \u00a0Excellente id\u00e9e que de reprendre pour les f\u00eates de fin d\u2019ann\u00e9e le spectacle cr\u00e9\u00e9 en mai&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":599129,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1888],"tags":[11,1777,674,1011,27,12,626,25],"class_list":{"0":"post-599128","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-paris","8":"tag-actualites","9":"tag-eu","10":"tag-europe","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-news","14":"tag-paris","15":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115719157237175463","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/599128","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=599128"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/599128\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/599129"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=599128"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=599128"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=599128"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}