{"id":599855,"date":"2025-12-15T01:54:18","date_gmt":"2025-12-15T01:54:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/599855\/"},"modified":"2025-12-15T01:54:18","modified_gmt":"2025-12-15T01:54:18","slug":"jai-enfin-ce-dont-je-revais-a-40-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/599855\/","title":{"rendered":"\u00ab\u202fJ\u2019ai enfin ce dont je r\u00eavais \u00e0 40\u202fans\u202f\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Le\u00a0<a href=\"https:\/\/www.latribune.fr\/article\/economie\/13098281224698\/covid-19-les-vaccins-a-arn-continuent-de-proteger-meme-quatre-ans-apres-l-injection\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Covid<\/a> l\u2019a emp\u00each\u00e9 de faire ses adieux sur sc\u00e8ne et de clore ses soixante ann\u00e9es de carri\u00e8re. Son corps, meurtri par un accident de la route \u00e0 22\u202fans, ne lui permet plus de rester debout. Mais sa voix, elle, tient encore. Devant l\u2019objectif du photographe, il lance des \u00ab\u202fje suis malaaade\u2009!\u202f\u00bb. \u00ab\u202fVos voisins n\u2019en ont pas marre\u2009?\u202f\u00bb Il rit fort\u2009: \u00ab\u202fDepuis le temps, ils sont devenus sourds\u2009!\u202f\u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 82\u202fans, il a compris qu\u2019il ne chanterait plus devant un public, par respect pour ceux qui viennent l\u2019\u00e9couter. Assis, il ne s\u2019y r\u00e9sout pas. Alors ses journ\u00e9es se d\u00e9calent, \u00e0 la mani\u00e8re des anciennes tourn\u00e9es. L\u2019\u00e9nergie revient la nuit. Ce soir-l\u00e0, il s\u2019est r\u00e9veill\u00e9 \u00e0 17\u202fheures pour un rendez-vous chez lui, \u00e0 19\u202fheures, face au d\u00f4me des Invalides. Il parle de son nouvel album, Po\u00e8tes, comme un OCNI\u2009: objet de <a href=\"https:\/\/www.latribune.fr\/la-tribune-dimanche\/culture-lifestyle-648\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">culture<\/a> non identifi\u00e9e. Mais Serge Lama, lui, demeure un OCBI\u2009: objet de chanteur bien identifi\u00e9.<\/p>\n<p><strong>LA TRIBUNE DIMANCHE \u2014\u00a0Vous dites que les mots vous ont \u00ab\u202fsauv\u00e9 de tout\u202f\u00bb<\/strong><strong>.<\/strong><strong> C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 11\u202fans que vous commencez \u00e0 \u00e9crire, au moment o\u00f9 votre p\u00e8re renonce \u00e0 sa carri\u00e8re de chanteur d\u2019op\u00e9rette.<br \/><\/strong><strong>SERGE LAMA \u2014<\/strong>\u00a0C\u2019est ma m\u00e8re qui l\u2019a pouss\u00e9 \u00e0 tout arr\u00eater, alors qu\u2019il aurait tr\u00e8s bien pu gagner sa vie avec les tourn\u00e9es. Elle \u00e9tait jalouse de tout, surtout des femmes. Je voyais mon p\u00e8re transi de froid sur son Solex, contraint de vendre de la <a href=\"https:\/\/www.latribune.fr\/article\/afrique\/1872833181009214\/marche-de-la-biere-la-relance-de-sn-brafaso-au-burkina-faso-accroit-la-concurrence-face-au-francais-castel\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">bi\u00e8re<\/a> en plein hiver 54. Je lui disais\u2009: \u00ab\u202fQuitte-la\u2009! On s\u2019en sortira tous les deux\u2009!\u202f\u00bb C\u2019est \u00e0 partir de ce moment-l\u00e0 que j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9 de le venger. Je voulais \u00eatre, pour lui offrir tout ce que lui n\u2019avait pas pu avoir.<\/p>\n<p><strong>Votre m\u00e8re exer\u00e7ait-elle sur vous la m\u00eame forme de possessivit\u00e9 que sur votre p\u00e8re\u2009?<br \/><\/strong>Nous vivions \u00e0 Paris dans une minuscule pi\u00e8ce et j\u2019entendais leurs disputes. J\u2019ai grandi trop vite. Elle ramenait tout \u00e0 elle, tout le temps. Plus tard, quand je suis devenu c\u00e9l\u00e8bre, elle est venue me voir dans ma loge et m\u2019a dit\u2009: \u00ab\u202fTu devrais \u00eatre content\u2009: sans nous, tu n\u2019aurais pas \u00e9crit Les Ballons rouges.\u202f\u00bb C\u2019\u00e9tait sa mani\u00e8re de revendiquer sa place dans ce que j\u2019\u00e9tais devenu.<\/p>\n<p><strong>Savez-vous pourquoi vous \u00eates enfant unique\u2009?<br \/><\/strong>Ma m\u00e8re avait \u00e9t\u00e9 enceinte avant moi d\u2019un enfant mort-n\u00e9. Elle ne r\u00e9p\u00e9tait sans cesse\u2009: \u00ab\u202fLui, au moins, il aurait \u00e9t\u00e9 merveilleux\u2009!\u202f\u00bb<\/p>\n<p>Je me suis toujours senti un peu \u00e0 part dans ce milieu.\u00a0<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p><strong>\u00c0 22\u202fans, vous \u00eates victime d\u2019un accident de voiture qui emporte votre fianc\u00e9e et le fr\u00e8re d\u2019Enrico Macias. Apr\u00e8s ces douze mois d\u2019h\u00f4pital, avez-vous pris conscience de l\u2019emprise de votre m\u00e8re\u2009?<br \/><\/strong>Depuis l\u2019enfance, une acrimonie silencieuse saignait en moi\u2026 L\u2019accident n\u2019a fait que tout r\u00e9v\u00e9ler. Quand elle est venue me voir, elle m\u2019a surpris en train de plaisanter avec les <a href=\"https:\/\/www.latribune.fr\/la-tribune-dimanche\/dimanche-eco\/les-grand-blues-des-infirmieres-scolaires-1022741.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">infirmi\u00e8res<\/a>. Et a l\u00e2ch\u00e9 cette phrase terrible\u2009: \u00ab\u202fM\u00eame ici, on me vole mon fils.\u202f\u00bb<\/p>\n<p><strong>Y a-til un \u00ab\u202fSerge d\u2019avant\u202f\u00bb et un \u00ab\u202fSerge d\u2019apr\u00e8s\u202f\u00bb l\u2019accident\u2009?<br \/><\/strong>Absolument. Il y a eu le Serge timide, mal dans sa peau, puis le Serge habit\u00e9 par une rage d\u2019\u00eatre le premier. J\u2019\u00e9tais devenu arrogant, presque insupportable, mais j\u2019avais besoin de le clamer pour y croire. J\u2019aurais pu ne jamais rechanter si mon ami Marcel Amont n\u2019avait pas cri\u00e9 aux m\u00e9decins\u2009: \u00ab\u202fAttention, c\u2019est un chanteur\u2009!\u202f\u00bb Il les a dissuad\u00e9s de me trach\u00e9otomiser pendant mes quarante-huit heures de coma.<\/p>\n<p><strong>Apr\u00e8s tant d\u2019\u00e9preuves, dont l\u2019accident qui a co\u00fbt\u00e9 la vie \u00e0 vos parents en 1984, avez-vous malgr\u00e9 tout le sentiment d\u2019avoir de la chance\u2009?<br \/><\/strong>Oui, parce que je suis encore l\u00e0. Mon corps est cass\u00e9 de partout, je ne peux plus rester debout, mais mon c\u0153ur bat depuis plus de vingt ans pour Luana, une femme merveilleuse de trente-cinq ans ma cadette. Ma vie n\u2019a \u00e9t\u00e9 qu\u2019une suite de combats\u2009: la perte de mon grand amour, l\u2019hostilit\u00e9 du m\u00e9tier, des claques, des bides\u2026 Je me suis toujours senti un peu \u00e0 part dans ce milieu. On critiquait mon physique, ma mani\u00e8re de m\u2019habiller. J\u2019\u00e9tais un ancien pauvre, et \u00e7a d\u00e9rangeait. Puis, quand j\u2019ai fait le Palais des Congr\u00e8s pour la premi\u00e8re fois en 1975, les journalistes ont commenc\u00e9 \u00e0 s\u2019int\u00e9resser \u00e0 moi. Et plus le succ\u00e8s grandissait, moins ils m\u2019appr\u00e9ciaient. \u00c0 juste titre, je voulais tellement r\u00e9ussir que je devais \u00eatre insupportable en interview. Puis r\u00e9cemment, France\u202f3 m\u2019a consacr\u00e9 une soir\u00e9e sp\u00e9ciale avec le monde de la chanson pour me rendre hommage. Je reste encore boulevers\u00e9 par tant de tendresse. Alors, oui, j\u2019ai de la chance car on ne m\u2019a pas oubli\u00e9. \u00c0 82\u202fans, j\u2019ai enfin tout ce dont je r\u00eavais \u00e0 40.<\/p>\n<p><strong>Parce que vous doutez encore de l\u2019artiste que vous \u00eates\u2009?<br \/><\/strong>Je ne me fais aucune illusion. Je ne suis ni Brel, ni <a href=\"https:\/\/www.latribune.fr\/culture-lifestyle\/love-story-3-7-isabelle-adjani-et-alain-souchon-tous-deux-tout-flamme-1003200.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Brassens<\/a>, ni Souchon, ni Cabrel. Quand je dispara\u00eetrai, ceux qui m\u2019aiment viendront me voir au cimeti\u00e8re de Montparnasse et on dira de moi\u2009: \u00ab\u202fC\u2019\u00e9tait un chanteur \u00e0 voix, un gars qui a \u00e9crit quelques belles chansons.\u202f\u00bb \u00c7a ne me pose aucun probl\u00e8me d\u2019ego.<\/p>\n<p><strong>L\u2019homme assis devant moi n\u2019a pourtant rien \u00e0 voir avec le Serge Lama rieur qui fait le show\u2026<br \/><\/strong>Je n\u2019ai pas de raison de faire le show avec vous. J\u2019essaie simplement de sortir de moi-m\u00eame pour raconter, le plus clairement possible, les \u00e9pisodes d\u00e9terminants de ma vie. Vous savez, je pr\u00e9f\u00e8re \u00eatre Serge Lama sur sc\u00e8ne, car l\u00e0-bas je me sens exister. Le Serge, lui, n\u2019est plus personne. Aujourd\u2019hui, je cherche \u00e0 \u00eatre aim\u00e9 comme individu par des gens vrais, pas par des faux culs. J\u2019en ai trop crois\u00e9 dans <a href=\"https:\/\/www.latribune.fr\/article\/la-tribune-dimanche\/culture-lifestyle\/musique\/76289235736232\/vincent-dedienne-les-chanteurs-sont-des-connards\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ce m\u00e9tier<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Dans votre album, vous r\u00e9citez <\/strong><strong>On ne badine pas avec l\u2019amour<\/strong><strong> de Musset. Pourtant, vous avez beaucoup badin\u00e9, non\u2009?<br \/><\/strong>Oh oui\u2009! Dans les ann\u00e9es 1970, pendant quinze ans de tourn\u00e9e, j\u2019ai profit\u00e9 de ma vie de chanteur. Un vrai coureur de jupons, souvent menteur. Et je n\u2019ai pas honte de le dire, contrairement \u00e0 d\u2019autres qui \u00e9taient pires que moi. Mais au lieu d\u2019encha\u00eener les conqu\u00eates, je restais deux ou trois mois avec une femme. Elles m\u2019ont litt\u00e9ralement nourri en chansons. Et je leur ai fait du mal aussi. Mais c\u2019\u00e9tait plus fort que moi\u2009: j\u2019avais besoin d\u2019autres regards, d\u2019autres paroles.<\/p>\n<p>La chanson Je suis malade est n\u00e9e d\u2019un chagrin d\u2019amour.<\/p>\n<p>&#13;<\/p>\n<p><strong>Votre histoire d\u2019amour avec Sophia Loren rel\u00e8ve presque d\u2019un roman.<br \/><\/strong>[Rires.] Ah, Sophia\u2026 Elle m\u2019a dit \u00ab\u202fje t\u2019aime\u202f\u00bb d\u00e8s le premier soir. Mais \u00ab\u202fje t\u2019aime\u202f\u00bb, dans sa bouche, c\u2019\u00e9tait \u00ab\u202fje te veux\u202f\u00bb. Elle a insist\u00e9 pour que je m\u2019installe avec elle aux <a href=\"https:\/\/www.latribune.fr\/article\/economie\/43153515620554\/consommation-americaine-les-signes-de-ralentissement-se-multiplient\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00c9tats-Unis<\/a>. C\u2019\u00e9tait une belle histoire, mais impossible. Elle \u00e9voluait dans un univers qui n\u2019\u00e9tait pas le mien. Et puis j\u2019\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 fou d\u2019amour pour Nana Mouskouri, qui a toujours pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 que l\u2019on reste amis.<\/p>\n<p><strong>Est-il vrai que vous avez \u00e9crit les paroles de <\/strong><strong>Je suis malade<\/strong><strong> en seulement quarante minutes\u2009?<br \/><\/strong>Oui, c\u2019est n\u00e9 d\u2019un chagrin d\u2019amour. La femme que j\u2019aimais alors, Mich\u00e8le, qui deviendra plus tard mon \u00e9pouse et la m\u00e8re de mon fils, Fr\u00e9d\u00e9ric, vivait une histoire compliqu\u00e9e, et son absence soudaine m\u2019a boulevers\u00e9. Une phrase me hantait\u2009: \u00ab\u202fJe suis malade.\u202f\u00bb J\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 Alice Dona de composer autour de ce refrain. Elle s\u2019est install\u00e9e au piano et j\u2019ai \u00e9crit le texte comme un cri.<\/p>\n<p><strong>C\u2019est comment, le dimanche de Serge Lama\u2009?<br \/><\/strong>C\u2019est le jour o\u00f9 Lou tient \u00e0 rester pr\u00e8s de moi, peut-\u00eatre parce qu\u2019elle se demande combien de temps encore elle pourra profiter de moi. Je suis conscient d\u2019\u00eatre une lourde charge pour elle. Mais elle m\u2019aime pour ce que je suis. Et \u00e7a, c\u2019est un cadeau immense.\u202f<\/p>\n<p style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Ses coups de c\u0153ur<br \/><\/strong><\/p>\n<p>Il prend toujours le m\u00eame plaisir de relire Madame Bovary de Flaubert, de revoir Les Vestiges du jour avec Anthony Hopkins et de s\u2019\u00e9vader en \u00e9coutant Chopin. Cot\u00e9 s\u00e9ries, il ne d\u00e9croche pas de The Beast in Me\u00a0sur Netflix.<\/p>\n<p><strong><\/p>\n<p style=\"text-decoration: underline;\">Son actu<\/p>\n<p><\/strong><\/p>\n<p>L\u2019album Po\u00e8tes, un opus r\u00e9citatif pos\u00e9 sur une trame musicale.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le\u00a0Covid l\u2019a emp\u00each\u00e9 de faire ses adieux sur sc\u00e8ne et de clore ses soixante ann\u00e9es de carri\u00e8re. Son&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":599856,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1355],"tags":[17,71252,58,6596,59,1011,27,391,3102,71250,1361,873,71251,58987],"class_list":{"0":"post-599855","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-musique","8":"tag-17","9":"tag-40-ans","10":"tag-divertissement","11":"tag-enfin","12":"tag-entertainment","13":"tag-fr","14":"tag-france","15":"tag-jai","16":"tag-la-tribune-dimanche","17":"tag-lama","18":"tag-music","19":"tag-musique","20":"tag-revais","21":"tag-serge"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115721094142766487","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/599855","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=599855"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/599855\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/599856"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=599855"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=599855"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=599855"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}