{"id":609501,"date":"2025-12-19T12:41:15","date_gmt":"2025-12-19T12:41:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/609501\/"},"modified":"2025-12-19T12:41:15","modified_gmt":"2025-12-19T12:41:15","slug":"la-carriere-du-photographe-luc-delahaye-en-5-moments-cle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/609501\/","title":{"rendered":"la carri\u00e8re du photographe Luc Delahaye en 5 moments cl\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>Retour sur la production \u00e9clectique du photographe fran\u00e7ais, dont les images continuent de nous ouvrir des fen\u00eatres sur le monde.<\/p>\n<p>Jusqu\u2019au 4 janvier 2026, le Jeu de Paume expose <a href=\"https:\/\/jeudepaume.org\/evenement\/exposition-luc-delahaye\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00ab\u00a0Le bruit du monde\u00a0\u00bb<\/a>, grande r\u00e9trospective consacr\u00e9e au photographe fran\u00e7ais Luc Delahaye. L\u2019exposition, qui couvre sa production du d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 \u00e0 aujourd\u2019hui, retrace l\u2019\u00e9volution exp\u00e9rimentale de sa pratique, apr\u00e8s s\u2019\u00eatre illustr\u00e9 comme photo-reporter de guerre. Retour sur le parcours du photographe en cinq moments cl\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"text-konbiniBlack px-3 pt-0 text-left font-bold text-2xl\">\u00c0 voir aussi sur Konbini<\/p>\n<p><strong>Les ann\u00e9es Sipa et Magnum<\/strong><\/p>\n<p>En 1986, Luc Delahaye rejoint l\u2019agence Sipa Press, pour qui il documente les conflits arm\u00e9s \u00e0 travers le monde. Marqu\u00e9es par une approche frontale et une distanciation \u00e9motionnelle, ses images t\u00e9moignent des guerres au Liban, en Yougoslavie, au Rwanda, en Afghanistan et en Tch\u00e9tch\u00e9nie. Des ann\u00e9es 80 aux ann\u00e9es 90, le photographe est acclam\u00e9 pour son travail sur le terrain et les images qu\u2019il en rapporte, et collabore d\u2019abord avec Sipa Press, avant de rejoindre Magnum Photos en 1994.<\/p>\n<p><img alt=\"\"  src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/lucdelahaye1.jpeg\" width=\"1000\" height=\"768\" decoding=\"async\" data-nimg=\"1\" class=\"mx-auto\" loading=\"lazy\" style=\"color:transparent;object-fit:contain\"\/><\/p>\n<p><strong>Portraits en s\u00e9ries<\/strong><\/p>\n<p>Au milieu des ann\u00e9es 90, Luc Delahaye publie plusieurs livres de portraits minimalistes, en suivant une ligne directrice bien pr\u00e9cise. Le premier, Portraits\/1 (1994), est une s\u00e9rie de clich\u00e9s de sans-abri r\u00e9alis\u00e9s dans des cabines de Photomaton du m\u00e9tro parisien. En 1997, M\u00e9mo r\u00e9unit des portraits de victimes de la guerre en Bosnie, issus de la rubrique n\u00e9crologique d\u2019un journal de Sarajevo. En 1999, son livre L\u2019Autre compile des visages d\u2019inconnus crois\u00e9s le temps d\u2019un trajet en m\u00e9tro, \u00e0 Paris. Captur\u00e9s entre 1995 et 1997, les 90 portraits r\u00e9unis dans cette s\u00e9rie t\u00e9moignent des visages anonymes qui se succ\u00e8dent dans les rames de la RATP.<\/p>\n<p><strong>La rupture avec la presse<\/strong><\/p>\n<p>S\u2019\u00e9loignant progressivement du reportage de guerre, Luc Delahaye arr\u00eate la photo de presse en 2001 pour prendre un virage plus exp\u00e9rimental. Le photographe continue de capturer les conflits \u00e0 travers le monde, comme en Syrie ou en Afghanistan, mais fait \u00e9voluer sa pratique. Jusqu\u2019en 2005, il utilise notamment un appareil photo panoramique et \u00e9largit le cadre de ses photos. \u00ab\u00a0Le panorama devient pour Delahaye un moyen de construire un espace d\u2019observation d\u00e9nu\u00e9 d\u2019affect, propice \u00e0 une vision \u00e9largie des situations humaines \u2013 qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un camp de r\u00e9fugi\u00e9s, d\u2019une r\u00e9union de l\u2019ONU ou d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie de fun\u00e9railles au Rwanda\u00a0\u00bb, explicite le Jeu de Paume. C\u2019est d\u2019ailleurs \u00e0 partir de cette p\u00e9riode que d\u00e9bute la grande r\u00e9trospective du centre d\u2019art parisien consacr\u00e9e au photographe.<\/p>\n<p><img alt=\"\"  src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/lucdelahaye3.jpeg\" width=\"1000\" height=\"465\" decoding=\"async\" data-nimg=\"1\" class=\"mx-auto\" loading=\"lazy\" style=\"color:transparent;object-fit:contain\"\/><\/p>\n<p><strong>What\u2019s Going On<\/strong><\/p>\n<p>Entre 2006 et 2007, Luc Delahaye cr\u00e9e un long travail de composition et collecte pas moins de 693 portraits d\u00e9coup\u00e9s dans des journaux. Issus de la presse quotidienne fran\u00e7aise et anglo-saxonne, ces centaines de visages s\u2019accumulent pour former un \u00e9trange trombinoscope de l\u2019actualit\u00e9. Pr\u00e9sent\u00e9 comme un labyrinthe de portraits dans lequel s\u2019aventurer, What\u2019s Going On m\u00eale les origines du photoreporter, qui s\u2019est d\u2019abord illustr\u00e9 dans la photo de presse, et annonce clairement son tournant plus exp\u00e9rimental. La s\u00e9rie propose aussi une fa\u00e7on distanci\u00e9e de regarder celles et ceux qui ont fait l\u2019actualit\u00e9 durant ces ann\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>L\u2019irruption du num\u00e9rique<\/strong><\/p>\n<p>D\u00e9veloppant toujours sa pratique, l\u2019ex-reporter de guerre travaille ses images comme des compositions num\u00e9riques \u00e0 partir de plusieurs prises et d\u00e9laisse quelque peu le terrain pour son ordinateur, devenu son laboratoire d\u2019exploration et d\u2019expression. Artisan de la mise en sc\u00e8ne, le photographe transforme sa mati\u00e8re premi\u00e8re : l\u2019\u00e9criture de ses images se complexifie, tandis que la notion de regard sur les \u00e9v\u00e9nements reste une notion centrale dans ses images. Son processus de cr\u00e9ation \u00e9tant allong\u00e9, la production du photographe se fait \u00e9galement plus rare.<\/p>\n<p>Des ann\u00e9es 80 o\u00f9 il documentait les conflits \u00e0 nos jours avec ses compositions en grand format, le photographe continue de nous donner des angles de vue sur l\u2019\u00e9tat du monde, ses tumultes et ses tourments. Rendez-vous au Jeu de Paume jusqu\u2019au 4 janvier 2026, pour prendre le pouls de nos soci\u00e9t\u00e9s contemporaines.<\/p>\n<p><img alt=\"\"  src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/lucdelahaye4.jpeg\" width=\"1000\" height=\"786\" decoding=\"async\" data-nimg=\"1\" class=\"mx-auto\" loading=\"lazy\" style=\"color:transparent;object-fit:contain\"\/><img alt=\"\"  src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/lucdelahaye2.jpeg\" width=\"1000\" height=\"797\" decoding=\"async\" data-nimg=\"1\" class=\"mx-auto\" loading=\"lazy\" style=\"color:transparent;object-fit:contain\"\/><\/p>\n<p>L\u2019exposition <a href=\"https:\/\/jeudepaume.org\/evenement\/exposition-luc-delahaye\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00ab\u00a0Luc Delahaye \u2013 Le bruit du monde\u00a0\u00bb<\/a> est visible au Jeu de Paume, \u00e0 Paris, jusqu\u2019au 4 janvier 2026.<\/p>\n<p>Konbini, partenaire du Jeu de Paume.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Retour sur la production \u00e9clectique du photographe fran\u00e7ais, dont les images continuent de nous ouvrir des fen\u00eatres sur&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":609502,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1888],"tags":[11,1777,674,1011,27,12,626,1970,25],"class_list":{"0":"post-609501","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-paris","8":"tag-actualites","9":"tag-eu","10":"tag-europe","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-news","14":"tag-paris","15":"tag-pop-culture","16":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115746288384050152","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/609501","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=609501"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/609501\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/609502"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=609501"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=609501"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=609501"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}