{"id":611596,"date":"2025-12-20T11:25:18","date_gmt":"2025-12-20T11:25:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/611596\/"},"modified":"2025-12-20T11:25:18","modified_gmt":"2025-12-20T11:25:18","slug":"les-brasseries-ne-sont-plus-dans-lair-du-temps-quels-sont-ces-nouveaux-restaurants-qui-tirent-leur-epingle-du-jeu-a-rennes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/611596\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Les brasseries ne sont plus dans l\u2019air du temps\u00a0\u00bb\u00a0: quels sont ces nouveaux restaurants qui tirent leur \u00e9pingle du jeu \u00e0 Rennes\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p>Des restos, des restos, encore des restos. Entre 2024 et 2025, <a href=\"https:\/\/www.letelegramme.fr\/ille-et-vilaine\/rennes-35000\/il-ny-a-jamais-eu-autant-de-restaurants-a-rennes-le-risque-dembouteillage-est-reel-6915813.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la moiti\u00e9 des commerces ayant ouvert dans le centre-ville de Rennes \u00e9taient des restaurants<\/a>, selon l\u2019Agence d\u2019urbanisme de la M\u00e9tropole (Audiar). Dans un march\u00e9 ultra-concurrentiel o\u00f9 le turn-over est \u00e0 l\u2019image du jeu de chaises musicales \u00e0 la t\u00eate de l\u2019ex\u00e9cutif fran\u00e7ais depuis 18 mois, les patrons de resto rivalisent d\u2019imagination pour se faire une place au soleil.<\/p>\n<p><a class=\"tlg-kiosque tlg-kiosque-rennes gtm-kiosque-rennes\" href=\"https:\/\/www.lemensuel.com\/rennes\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/MDR_une_complete.png\" alt=\"Couverture Mensuel Rennes\"\/><\/p>\n<p>Le Mensuel de Rennes<\/p>\n<p>Magazine curieux et (im)pertinent !<\/p>\n<p>D\u00e9couvrez<\/a><\/p>\n<p>Pas un mois ne passe sans que de nouveaux concepts, souvent \u00e9prouv\u00e9s \u00e0 Paris ou dans des grandes m\u00e9tropoles, \u00e9mergent dans la capitale bretonne. Des nouvelles tendances, port\u00e9es par une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration d\u2019entrepreneurs f\u00e9rus de marketing, qui multiplient les \u00e9tablissements et d\u00e9clinent leurs concepts \u00e0 l\u2019envi.<\/p>\n<p>Casser les codes<\/p>\n<p>Leur recette ? Casser les codes, proposer de nouveaux plats, peu connus du grand public, ou d\u00e9poussi\u00e9rer des concepts \u00e9cul\u00e9s. Benjamin Chedeville a, par exemple, rajeuni la bouffe franchouille pour lui donner un c\u00f4t\u00e9 branchouille, avec le B\u00e9ret et sa Bamboche en 2021. Sentant un retour de hype du bleu blanc rouge, d\u2019autres acteurs se sont engouffr\u00e9s dans la br\u00e8che. L\u2019an dernier, c\u2019est la franchise Gueuleton -20 restaurants dans l\u2019Hexagone- qui a lanc\u00e9 son \u00ab rep\u00e8re des bons vivants \u00bb.<\/p>\n<p>Mis sur les rails il y a quelques jours par les cr\u00e9ateurs de Satio, le Bistrot Canaille s\u2019inspire, lui, des bouchons lyonnais.<\/p>\n<p>Qu\u2019on se le dise, en cuisine comme en mode, le made in France cartonne \u00e0 nouveau. Au point, parfois, d\u2019\u00eatre r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 par le marketing identitaire, comme le montre notre enqu\u00eate sur les banquets fran\u00e7ais et bretons.<\/p>\n<p>Mod\u00e8le \u00e9cul\u00e9 des brasseries<\/p>\n<p>En cette p\u00e9riode de disette, le terroir est aussi d\u00e9clin\u00e9 \u00e0 la sauce low-cost. Dix ans apr\u00e8s le renouveau des bouillons parisiens, Rennes a accueilli ses deux premiers \u00e9tablissements du genre en 2025 : Bouillon Satio et Bouillon Libert\u00e9. Le \u00ab pitch \u00bb : reprendre les codes de ces anciennes cantines bruyantes et ouvri\u00e8res de la capitale en servant des plats bon march\u00e9, embl\u00e9matiques de la cuisine fran\u00e7aise. Signe des temps, certaines brasseries se convertissent aussi au bouillon.<\/p>\n<p>Question de survie. \u00ab Les brasseries ne sont plus dans l\u2019air du temps \u00bb, pointe Gabriele Muti, patron du nouveau troquet italien Carb\u00f2, rue Saint-Georges. Fragilis\u00e9es par la cr\u00e9ativit\u00e9 du mouvement bistronomique qui a d\u00e9ferl\u00e9 sur la capitale bretonne ces vingt derni\u00e8res ann\u00e9es, et par des prix, qui, \u00e0 plat \u00e9quivalent, sont deux fois plus \u00e9lev\u00e9s que dans les bouillons, elles peinent \u00e0 suivre la cadence et \u00e0 r\u00e9pondre au trou d\u2019air dans les portemonnaies des clients.<\/p>\n<p>Le Japon a la cote<\/p>\n<p>La question du pouvoir d\u2019achat, Gabriele Muti l\u2019a, lui aussi, int\u00e9gr\u00e9e en proposant de la cuisine de rue italienne \u00ab de qualit\u00e9 \u00bb \u00e0 prix mod\u00e9r\u00e9. Une tendance forte \u00e0 Rennes. En 2025, plusieurs \u00e9tablissements ont d\u00e9poussi\u00e9r\u00e9 la cuisine transalpine et ringardis\u00e9 les pizzas 4 fromages et autres lasagnes en proposant des plats typiques de toute la p\u00e9ninsule : focaccia, arancini, pizza frite\u2026<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame temps, un v\u00e9ritable tsunami venu du Pays du soleil levant a d\u00e9ferl\u00e9 sur la ville. Ramens, onigiris, Gy\u014dza\u2026 \u00c0 l\u2019instar des vieillissantes pizzas, les sushis -ultra populaires dans les ann\u00e9es 2000-2010- ont perdu de leur \u00e9clat au profit de la street-food. \u00ab La mati\u00e8re premi\u00e8re est plus ch\u00e8re, c\u2019est long \u00e0 fabriquer et pas donn\u00e9 pour les clients \u00bb, justifie Anne-H\u00e9l\u00e8ne Marquet, patronne de restos proposant de la street-food nipponne et ancienne g\u00e9rante de resto \u00e0 sushis. \u00c0 Rennes, les plats japonais les plus en vogue sont ceux vendus dans les art\u00e8res de Tokyo ou Osaka. Le succ\u00e8s de la nourriture de rue est tel que le jeune patron Anthony Nguyen, a recr\u00e9\u00e9, dans son nouveau resto Ikimasho, l\u2019ambiance d\u2019une venelle tokyo\u00efte.<\/p>\n<p>\u00ab Rien n\u2019est pens\u00e9 en profondeur \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Au-del\u00e0 des plats, les clients cherchent une exp\u00e9rience, avance Anne-H\u00e9l\u00e8ne Marquet. Pour se d\u00e9marquer, il faut un concept, une ambiance. \u00bb Et s\u2019adapter aux nouvelles mani\u00e8res de communiquer. Notamment par les r\u00e9seaux sociaux, inscrits dans l\u2019ADN de certains restos comme Burgouzz, dernier n\u00e9 du youtubeur Valouzz. Le fast-food s\u2019est install\u00e9 au printemps pr\u00e8s de R\u00e9publique. Sa sp\u00e9cialit\u00e9 ? Le smash burger. L\u2019objectif ? Concurrencer les traditionnels \u00ab burgers de boucher \u00bb.<\/p>\n<p>O\u00f9 s\u2019arr\u00eateront ces nouvelles tendances ? Christophe Gauchet, observateur aff\u00fbt\u00e9 de la gastronomie rennaise et pr\u00e9curseur du mouvement bistronomique local, reste prudent face \u00e0 l\u2019essor de ces nouveaux concepts, qui n\u2019ont, selon lui, qu\u2019un temps. L\u2019identit\u00e9, elle, \u00ab perdure \u00bb. \u00ab On en rigole avec les coll\u00e8gues. Souvent, ces nouveaux concepts, c\u2019est du flan, rien n\u2019est pens\u00e9 en profondeur. Dans cinq ans, ils s\u2019appelleront autrement, ils proposeront autre chose. \u00bb<\/p>\n<p>Reste la question cruciale : quid de la qualit\u00e9 des plats ? L\u2019exp\u00e9rience client, le marketing roi, le ciblage low-cost\u2026 Cela implique-t-il n\u00e9cessairement un nivellement par le bas ? Tout d\u00e9pend des plats eux-m\u00eames. Parfois, \u00e0 l\u2019instar de la street-food italienne et japonaise, l\u2019offre s\u2019enrichit et fait d\u00e9couvrir de nouvelles saveurs. Quoi qu\u2019il en soit, \u00ab si on veut perdurer dans un contexte ultra-concurrentiel, on n\u2019a pas le choix, il faut faire de la qualit\u00e9 \u00bb, assure Anne-H\u00e9l\u00e8ne Marquet. Une recette dont l\u2019ex\u00e9cutif fran\u00e7ais devrait peut-\u00eatre, lui aussi, s\u2019inspirer s\u2019il compte passer l\u2019ann\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Des restos, des restos, encore des restos. 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