{"id":612925,"date":"2025-12-21T02:29:17","date_gmt":"2025-12-21T02:29:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/612925\/"},"modified":"2025-12-21T02:29:17","modified_gmt":"2025-12-21T02:29:17","slug":"temoignages-le-royaume-uni-de-retour-dans-le-programme-erasmus-en-2027-une-reelle-opportunite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/612925\/","title":{"rendered":"T\u00e9moignages. Le Royaume-Uni de retour dans le programme Erasmus en 2027\u00a0: \u00ab\u00a0Une r\u00e9elle opportunit\u00e9\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Le Royaume-Uni va bient\u00f4t retrouver ses \u00e9tudiants Erasmus\u00a0: Londres a trouv\u00e9 un accord avec Bruxelles pour <a href=\"https:\/\/www.ledauphine.com\/education\/2025\/12\/16\/vers-un-retour-du-royaume-uni-dans-le-programme-erasmus-en-2027\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">r\u00e9int\u00e9grer d\u00e8s 2027 le programme europ\u00e9en d\u2018\u00e9changes universitaires<\/a>. Londres, Liverpool, Cork, \u00c9dimbourg\u2026 Ceux qui sont partis outre-Manche gardent en t\u00eate les images de cette exp\u00e9rience qui a marqu\u00e9 leur parcours \u00e9tudiant.<\/p>\n<p>D\u00e9liana \u00e9tait \u00e9tudiante \u00e0 Science Po Paris (sur le campus de Dijon), lorsqu\u2019elle a pos\u00e9 ses valises \u00e0 Bristol en septembre\u00a02020, bien d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 perfectionner son anglais. \u00ab\u00a0J\u2019avais fait le choix d\u2019aller dans cette ville parce qu\u2019il n\u2019y avait pas beaucoup d\u2019\u00e9tudiants Erasmus et je me disais que c\u2018\u00e9tait plus propice pour rencontrer des Anglais et parler la langue\u00a0\u00bb, raconte-t-elle. La Strasbourgeoise avait aussi choisi Bristol pour sa sc\u00e8ne musicale fr\u00e9missante, qui s\u2019\u00e9tait faite plus calme avec la pand\u00e9mie de Covid. Elle faisait partie des derniers \u00e9tudiants Erasmus \u00e0 avoir pu partir au Royaume-Uni avant que les Britanniques ne quittent le programme en d\u00e9cembre\u00a02020, au moment de la <a href=\"https:\/\/www.ledauphine.com\/economie\/2025\/01\/31\/cinq-ans-apres-le-brexit-des-regrets-et-un-accord-de-defense-avec-l-ue-en-vue\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">sortie de leur pays de l\u2019Union europ\u00e9enne (UE)<\/a>. \u00ab\u00a0Le fait de pouvoir aller facilement dans un pays anglophone qui se trouve \u00e0 100\u00a0km de la France, c\u2019est quand m\u00eame important, c\u2019est un juste retour des choses\u00a0\u00bb, appuie D\u00e9liana, 25 ans aujourd\u2019hui.<\/p>\n<p>Destination la plus pris\u00e9e<\/p>\n<p>En 2015-16, le Royaume-Uni s\u2019est hiss\u00e9 au rang de destination la plus pris\u00e9e, avec 18,9\u00a0% des \u00e9tudiants en mobilit\u00e9 Erasmus+, suivi par l\u2019Espagne (17,7\u00a0%) et l\u2019Allemagne (11,6\u00a0%), d\u2019apr\u00e8s les chiffres du minist\u00e8re de l\u2019Enseignement sup\u00e9rieur.\u00ab\u00a0J\u2019avais mis cette destination en premier choix car la culture anglo-saxonne m\u2019attirait et la mani\u00e8re d\u2019\u00e9tudier semblait tr\u00e8s diff\u00e9rente de celle en France, et pour am\u00e9liorer son anglais, il n\u2019y a rien de mieux que d\u2019\u00eatre dans un pays dont c\u2019est la langue principale \u00bb, souligne Lolie, ancienne \u00e9tudiante \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Grenoble Alpes, partie \u00e9tudier \u00e0 Aberdeen, au c\u0153ur de l\u2019\u00c9cosse. Lorsque le Brexit est vot\u00e9 via un r\u00e9f\u00e9rendum, en juin\u00a02016, elle le vit aux c\u00f4t\u00e9s des principaux concern\u00e9s\u00a0: \u00ab\u00a0Nous \u00e9tions extr\u00eamement d\u00e9\u00e7us et attrist\u00e9s \u00e0 ce moment-l\u00e0, d\u2019autant plus que les \u00c9cossais avaient majoritairement vot\u00e9 pour le maintien dans l\u2019UE.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Guillaume, 48 ans, de Wettolsheim (Haut-Rhin), se souvient d\u2019avoir \u00ab\u00a0ador\u00e9 les rencontres avec les autres \u00e9tudiants\u00a0\u00bb pendant son s\u00e9jour \u00e0 Coventry, une ville des Midlands \u00e0 une heure de Londres en train. Vanessa, elle, garde en m\u00e9moire la \u00ab\u00a0bienveillance\u00a0\u00bb et la \u00ab\u00a0volont\u00e9 de partage\u00a0\u00bb de ceux qu\u2019elle a crois\u00e9s \u00e0 Lancaster au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000,\u00a0pendant son \u00ab exp\u00e9rience d\u2019immersion totale dans la culture anglaise \u00bb. La Gardoise \u00e9tait en colocation avec des \u00e9tudiantes anglaises et \u00e9cossaises, ce qui lui avait permis de progresser rapidement en anglais, \u00ab\u00a0une r\u00e9elle opportunit\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019annonce du retrait du programme Erasmus avait \u00e9t\u00e9 accueillie avec stupeur par les universit\u00e9s. \u00ab\u00a0\u00c7a a \u00e9t\u00e9 assez brutal. Du jour au lendemain, on a d\u00fb dire aux \u00e9tudiants qui \u00e9taient en train de pr\u00e9parer leur mobilit\u00e9 pour les six mois suivants qu\u2019ils devaient changer de destination s\u2019ils voulaient b\u00e9n\u00e9ficier des bourses Erasmus\u00a0\u00bb, se souvient Aur\u00e9lie Brayet, alors responsable du bureau des mobilit\u00e9s internationales \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Jean Monnet de Saint-\u00c9tienne (Loire). \u00ab\u00a0Le Royaume-Uni \u00e9tait un partenaire privil\u00e9gi\u00e9 puisque nos \u00e9tudiants aimaient beaucoup partir l\u00e0-bas pour pratiquer la langue dans un pays natif\u00a0\u00bb, souligne celle qui est aujourd\u2019hui charg\u00e9e des relations internationales \u00e0 l\u2019\u00c9cole nationale d\u2019ing\u00e9nieurs de Saint-\u00c9tienne (ENISE). Selon l\u2019agence Erasmus+\u00a0France, qui g\u00e8re le programme dans l\u2019Hexagone, 7\u00a0000 Fran\u00e7ais partaient chaque ann\u00e9e au Royaume-Uni en mobilit\u00e9 Erasmus avant le retrait du programme.<\/p>\n<p>Des frais de scolarit\u00e9 importants hors Erasmus<\/p>\n<p>Les \u00e9tablissements europ\u00e9ens ont donc cherch\u00e9 \u00e0 r\u00e9orienter les mobilit\u00e9s vers l\u2019Irlande, d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s demand\u00e9e, en n\u00e9gociant davantage de places. Cette concentration d\u2019\u00e9tudiants a rapidement satur\u00e9 le march\u00e9 locatif et fait grimper le co\u00fbt de la vie. \u00ab\u00a0Petit \u00e0 petit, c\u2019est devenu une destination difficile \u00e0 vivre pour les \u00e9tudiants avec une bourse Erasmus, y compris pour les Irlandais\u00a0\u00bb, explique Aur\u00e9lie Brayet. Apr\u00e8s d\u00e9cembre\u00a02020, les \u00e9tudiants pouvaient quand m\u00eame partir mais plus sous le couvert du programme Erasmus. \u00ab\u00a0C\u2019est vraiment tr\u00e8s confortable. L\u2018\u00e9tudiant reste inscrit dans son \u00e9tablissement, paye ses frais d\u2019inscription dans son pays, il a la S\u00e9curit\u00e9 sociale de son pays\u00a0\u00bb, rappelle l\u2019experte pour l\u2019agence Erasmus+\u00a0France. Au Royaume-Uni, les frais de scolarit\u00e9 oscillent entre 10\u00a0000\u00a0et 45\u00a0000 euros par an.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le Royaume-Uni va bient\u00f4t retrouver ses \u00e9tudiants Erasmus\u00a0: Londres a trouv\u00e9 un accord avec Bruxelles pour r\u00e9int\u00e9grer d\u00e8s&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":612926,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1588],"tags":[11,1687,1057,4854,1777,674,107,329,12,473,1853,104,1851,1850,1852],"class_list":{"0":"post-612925","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-royaume-uni","8":"tag-actualites","9":"tag-culture-loisirs","10":"tag-education","11":"tag-enseignement-superieur","12":"tag-eu","13":"tag-europe","14":"tag-fil-info","15":"tag-france-monde","16":"tag-news","17":"tag-royaume-uni","18":"tag-royaume-uni-de-grande-bretagne-et-dirlande-du-nord","19":"tag-societe","20":"tag-uk","21":"tag-united-kingdom","22":"tag-united-kingdom-of-great-britain-and-northern-ireland"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115755205647943916","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/612925","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=612925"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/612925\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/612926"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=612925"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=612925"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=612925"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}