{"id":614183,"date":"2025-12-21T17:23:15","date_gmt":"2025-12-21T17:23:15","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/614183\/"},"modified":"2025-12-21T17:23:15","modified_gmt":"2025-12-21T17:23:15","slug":"coup-de-theatre-en-2026-pourquoi-850-000-logements-pourront-echapper-aux-interdictions-de-louer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/614183\/","title":{"rendered":"Coup de th\u00e9\u00e2tre en 2026 : pourquoi 850 000 logements pourront \u00e9chapper aux interdictions de louer"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 l&rsquo;aube de l&rsquo;hiver, alors que les journ\u00e9es raccourcissent et que les factures \u00e9nerg\u00e9tiques s&rsquo;envolent, un rebondissement majeur s&rsquo;annonce sur le march\u00e9 de la location immobili\u00e8re. \u00c0 partir du 1er janvier 2026, pr\u00e8s de <strong>850 000 logements en France<\/strong> pourraient soudainement retrouver le droit d&rsquo;\u00eatre lou\u00e9s, \u00e9chappant ainsi \u00e0 la fameuse interdiction qui planait sur les \u00ab\u00a0passoires \u00e9nerg\u00e9tiques\u00a0\u00bb. Un coup de projecteur qui ne manque pas de piquer la curiosit\u00e9 des propri\u00e9taires, investisseurs, locataires et passionn\u00e9s d&rsquo;immobilier, alors que la transition \u00e9nerg\u00e9tique s&rsquo;invite au c\u0153ur des discussions de fin d&rsquo;ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Un nouveau souffle pour des milliers de logements : la r\u00e9forme du DPE change la donne<\/p>\n<p>La France se pr\u00e9parait \u00e0 voir de nombreux logements exclus de la location pour cause de mauvais diagnostic \u00e9nerg\u00e9tique. Mais contre toute attente, un changement subtil du <strong>Diagnostic de Performance \u00c9nerg\u00e9tique (DPE)<\/strong> pourrait bouleverser la donne d\u00e8s l&rsquo;hiver prochain.<\/p>\n<p> Ce que r\u00e9v\u00e8le la nouvelle m\u00e9thode de calcul du DPE<\/p>\n<p>La petite r\u00e9volution qui se joue en coulisses repose sur un param\u00e8tre pr\u00e9cis mais d\u00e9cisif du DPE : <strong>le facteur de conversion de l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 en \u00e9nergie primaire<\/strong>, souvent d\u00e9sign\u00e9 par le terme \u00ab\u00a0coefficient \u00e9nergie primaire\u00a0\u00bb ou CEP. Concr\u00e8tement, \u00e0 partir du 1er janvier 2026, ce coefficient passe de 2,3 \u00e0 1,9. Cette modification ne change pas directement les seuils des classes \u00e9nerg\u00e9tiques de A \u00e0 G, mais elle influence le calcul de l&rsquo;\u00e9tiquette attribu\u00e9e \u00e0 chaque logement, notamment ceux chauff\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9.<\/p>\n<p> Comment cette \u00e9volution impacte imm\u00e9diatement les propri\u00e9taires et locataires<\/p>\n<p><strong>Les cons\u00e9quences de cette \u00e9volution s&rsquo;annoncent imm\u00e9diates<\/strong>. Les propri\u00e9taires de logements chauff\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9, jusque-l\u00e0 p\u00e9nalis\u00e9s par l&rsquo;ancien coefficient, pourraient enfin voir leur bien sortir de la cat\u00e9gorie des \u00ab\u00a0passoires thermiques\u00a0\u00bb (F ou G). Pour les locataires, cela se traduit par une offre locative qui s&rsquo;\u00e9largit sur le march\u00e9. Mais attention, cela ne signifie pas que la consommation r\u00e9elle ou la facture d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 diminue : c&rsquo;est uniquement l&rsquo;\u00e9tiquette DPE qui changera, ce qui soul\u00e8ve de l\u00e9gitimes interrogations sur la r\u00e9alit\u00e9 du confort et des charges \u00e9nerg\u00e9tiques.<\/p>\n<p>Des interdictions de louer qui s&rsquo;\u00e9loignent : comprendre le grand retournement de 2026<\/p>\n<p>Tandis que beaucoup redoutaient une vague d&rsquo;exclusions locatives, la nouvelle mouture du DPE redistribue les cartes, et, au passage, <strong>redonne espoir \u00e0 des centaines de milliers de propri\u00e9taires<\/strong>.<\/p>\n<p> Pourquoi des logements auparavant sanctionn\u00e9s vont retrouver leur attractivit\u00e9<\/p>\n<p>Le changement de coefficient de conversion avantagera principalement les logements dont le chauffage ou l&rsquo;eau chaude repose sur l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9. Historiquement, ces biens voyaient leur DPE \u00ab\u00a0tir\u00e9 vers le bas\u00a0\u00bb du fait d&rsquo;une m\u00e9thode de calcul s\u00e9v\u00e8re. Gr\u00e2ce au nouveau mode de calcul, une grande partie de ces logements pourraient grimper d&rsquo;une \u00e0 deux classes \u00e9nerg\u00e9tiques, \u00e9vitant ainsi l&rsquo;interdiction de location qui frappait jusqu&rsquo;alors les F et G.<\/p>\n<p> Les m\u00e9canismes qui permettront \u00e0 850 000 biens d&rsquo;\u00e9viter la d\u00e9cote et l&rsquo;inactivit\u00e9<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00c9tat annonce que <strong>850 000 logements pourraient sortir du statut de \u00ab passoires \u00e9nerg\u00e9tiques \u00bb<\/strong> uniquement par ce recalcul administratif. Un m\u00e9canisme de transition est pr\u00e9vu : \u00e0 compter du 1er janvier 2026, il sera possible de t\u00e9l\u00e9charger une attestation officielle recalculant la classe DPE selon le nouveau coefficient. Inutile donc de refaire un diagnostic complet : le propri\u00e9taire obtiendra une \u00e9tiquette actualis\u00e9e, valable aussi longtemps que le DPE initial. Pour anticiper ce changement, les simulateurs officiels permettent d\u00e9j\u00e0 de v\u00e9rifier l&rsquo;impact du nouveau coefficient sur le classement \u00e9nerg\u00e9tique de chaque bien.<\/p>\n<p>Un march\u00e9 immobilier dynamis\u00e9 : entre relance des ventes et coup de pouce \u00e0 la location<\/p>\n<p>On aurait pu craindre un hiver glacial pour de nombreux propri\u00e9taires\u2026 mais la r\u00e9forme pourrait bien r\u00e9chauffer l&rsquo;ambiance sur le march\u00e9 immobilier en cette fin 2025-d\u00e9but 2026.<\/p>\n<p> Des ventes moins plomb\u00e9es par la fameuse \u00ab\u00a0passoire thermique\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Sur le segment de la vente, la perspective de sortir de la cat\u00e9gorie \u00ab\u00a0passoire\u00a0\u00bb n&rsquo;est pas qu&rsquo;une formalit\u00e9 administrative. <strong>L&rsquo;\u00e9tiquette DPE a un poids psychologique et financier<\/strong> : un bien F ou G subit quasi syst\u00e9matiquement une d\u00e9cote, et peine parfois m\u00eame \u00e0 trouver acqu\u00e9reur. Avec la r\u00e9forme, certains biens autrefois sanctionn\u00e9s retrouvent une attractivit\u00e9 accrue et voient leur d\u00e9cote se r\u00e9duire, du moins l\u00e0 o\u00f9 le march\u00e9 reste dynamique. Un effet domino qui pourrait rassurer vendeurs et acqu\u00e9reurs \u00e0 l&rsquo;approche du printemps, p\u00e9riode habituellement plus propice au march\u00e9 immobilier.<\/p>\n<p>Le retour de logements sur le march\u00e9 locatif : opportunit\u00e9 ou mirage pour les locataires ?<\/p>\n<p>Pour les locataires, la nouvelle est a priori positive : <strong>une partie de l&rsquo;offre locative jusque-l\u00e0 gel\u00e9e pourrait r\u00e9appara\u00eetre<\/strong>. Mais il faut rappeler que l&rsquo;am\u00e9lioration du DPE ne refl\u00e8te pas une r\u00e9alit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique transform\u00e9e. La performance \u00e9nerg\u00e9tique per\u00e7ue monte, la facture, elle, reste identique. Ce \u00ab\u00a0bonus administratif\u00a0\u00bb doit donc \u00eatre accueilli avec vigilance, afin d&rsquo;\u00e9viter tout malentendu sur le confort r\u00e9el et le montant des charges, surtout \u00e0 l&rsquo;heure o\u00f9 chaque euro compte pour les m\u00e9nages.<\/p>\n<p>Derri\u00e8re la r\u00e9forme, de vrais enjeux pour l&rsquo;environnement et la qualit\u00e9 de vie<\/p>\n<p>Alors que la transition \u00e9nerg\u00e9tique est au c\u0153ur des politiques publiques, la r\u00e9forme interroge sur sa port\u00e9e \u00e9cologique\u2026 et sur son impact pour les foyers modestes.<\/p>\n<p>Objectif climat et lutte contre la pr\u00e9carit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique : r\u00e9forme compatible ou recul ?<\/p>\n<p><strong>Rel\u00e2cher temporairement la pression sur certains logements \u00e9lectriques<\/strong>, est-ce un recul pour la lutte contre le r\u00e9chauffement ? D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, l&rsquo;\u00e9volution du coefficient refl\u00e8te le mix \u00e9nerg\u00e9tique fran\u00e7ais, o\u00f9 l&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 (majoritairement d&rsquo;origine nucl\u00e9aire ou renouvelable) est historiquement moins carbon\u00e9e qu&rsquo;ailleurs. D&rsquo;un autre, cette correction ne r\u00e8gle pas la question de la pr\u00e9carit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique pour de nombreux foyers, dont les factures resteront \u00e9lev\u00e9es malgr\u00e9 le changement d&rsquo;\u00e9tiquette.<\/p>\n<p> Vers une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de propri\u00e9taires-investisseurs plus audacieux ?<\/p>\n<p>Ce nouveau contexte redonne aussi des perspectives \u00e0 ceux qui souhaitent investir dans l&rsquo;immobilier r\u00e9sidentiel. Moins d&rsquo;interdictions \u00e0 la location, une perception de d\u00e9cote qui s&rsquo;att\u00e9nue\u2026 <strong>Certains investisseurs pourraient se montrer plus entreprenants<\/strong>, sans pour autant n\u00e9gliger les travaux de r\u00e9novation qui, \u00e0 long terme, garantiront la valorisation r\u00e9elle du bien comme le confort des locataires.<\/p>\n<p>Ce qu&rsquo;il faut retenir de la r\u00e9forme DPE 2026 pour propri\u00e9taires, locataires et investisseurs<\/p>\n<p>Le DPE version 2026 promet de rebattre les cartes en profondeur, mais une analyse lucide reste de mise pour ne pas se m\u00e9prendre sur ses effets.<\/p>\n<p> Les points majeurs \u00e0 garder en t\u00eate pour anticiper 2026<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Le coefficient d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 passe de 2,3 \u00e0 1,9, impactant principalement les logements chauff\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9lectrique.<\/strong><\/li>\n<li><strong>Jusqu&rsquo;\u00e0 850 000 logements sortiront des classes F ou G sans travaux, gr\u00e2ce au recalcul administratif.<\/strong><\/li>\n<li><strong>Un syst\u00e8me d&rsquo;attestation permet aux propri\u00e9taires d&rsquo;\u00e9diter eux-m\u00eames la nouvelle \u00e9tiquette, sans refaire de DPE.<\/strong><\/li>\n<li><strong>L&rsquo;offre locative et la liquidit\u00e9 sur le march\u00e9 pourraient s&rsquo;am\u00e9liorer \u00e0 court terme, mais la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique (consommation et charges) ne change pas.<\/strong><\/li>\n<li><strong>Les \u00e9volutions l\u00e9gislatives continueront : seuil \u00ab\u00a0d\u00e9cence \u00e9nerg\u00e9tique\u00a0\u00bb en F minimum depuis janvier 2025, E en 2028, D en 2034.<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p> Les bonnes pratiques et prochains d\u00e9fis \u00e0 surveiller<\/p>\n<p>Propri\u00e9taires, locataires, investisseurs : <strong>vigilance sur l&rsquo;\u00e9cart entre la nouvelle \u00e9tiquette et la r\u00e9alit\u00e9 des consommations<\/strong>. Ne pas se reposer uniquement sur l&rsquo;effet d&rsquo;aubaine mais envisager, \u00e0 moyen et long terme, les r\u00e9novations n\u00e9cessaires pour conjuguer performance, confort et valeurs environnementales. Suivre \u00e9galement les \u00e9volutions r\u00e9glementaires \u00e0 venir, alors que 2026 amorcera une nouvelle \u00e9tape dans le calendrier des exigences \u00e9nerg\u00e9tiques pour la location.<\/p>\n<p>Ce \u00ab\u00a0coup de th\u00e9\u00e2tre\u00a0\u00bb du DPE 2026 insuffle un regain d&rsquo;optimisme sur le march\u00e9 tout en invitant \u00e0 garder la t\u00eate froide : derri\u00e8re la r\u00e9forme se cache un enjeu de soci\u00e9t\u00e9 bien r\u00e9el, entre acc\u00e8s au logement, investissement responsable et sobri\u00e9t\u00e9 \u00e9nerg\u00e9tique. Reste \u00e0 voir si cette adaptation administrative saura se transformer en v\u00e9ritable plus-value pour les Fran\u00e7ais, cet hiver\u2026 et au-del\u00e0.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00c0 l&rsquo;aube de l&rsquo;hiver, alors que les journ\u00e9es raccourcissent et que les factures \u00e9nerg\u00e9tiques s&rsquo;envolent, un rebondissement majeur&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":614184,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[35,33,34,1011,27,56],"class_list":{"0":"post-614183","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-economie","8":"tag-business","9":"tag-economie","10":"tag-economy","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-push"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115758720950105218","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/614183","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=614183"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/614183\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/614184"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=614183"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=614183"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=614183"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}