{"id":618869,"date":"2025-12-23T23:43:19","date_gmt":"2025-12-23T23:43:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/618869\/"},"modified":"2025-12-23T23:43:19","modified_gmt":"2025-12-23T23:43:19","slug":"economiquement-la-vente-en-librairie-ne-suffit-pas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/618869\/","title":{"rendered":"\u201c\u00c9conomiquement, la vente en librairie ne suffit pas\u201d"},"content":{"rendered":"<p>Cette journ\u00e9e s\u2019adresse aux professionnels du livre &#8211; libraires, m\u00e9diath\u00e9caires, biblioth\u00e9caires&#8230; -, mais aussi \u00e9tudiants et curieux d\u00e9sireux de comprendre ce qui fait la singularit\u00e9 d\u2019un livre de photographie, et comment l\u2019accompagner vers ses lecteurs.<\/p>\n<p>\u00c9ric Le Brun, fondateur de Light Motiv en 2011 et lui-m\u00eame photographe, r\u00e9sume l\u2019enjeu sans d\u00e9tour : face au livre de photographie, les passeurs du livre sont parfois\u2026 d\u00e9munis. Et dans un monde satur\u00e9 d\u2019images, cet objet exigeant &#8211; lent, tactile, narratif &#8211; peut devenir un antidote.\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab Ce n\u2019est pas un livre seulement avec des photographies \u00bb<\/p>\n<p>France PhotoBook, association dont il est un membre actif, part d\u2019un constat : on continue trop souvent \u00e0 ranger le livre de photographie du c\u00f4t\u00e9 du livre d\u2019art ou du \u00ab beau livre \u00bb, cat\u00e9gorie pratique, mais r\u00e9ductrice. Or, explique \u00c9ric Le Brun, la colonne vert\u00e9brale d\u2019un photobook n\u2019est pas la d\u00e9coration, ni l\u2019illustration. \u00ab C\u2019est un r\u00e9cit conduit par la photographie, avec un d\u00e9but, un suspens et une fin. \u00bb<\/p>\n<p>Ce r\u00e9cit peut accueillir d\u2019autres mati\u00e8res (texte, dessin, archives), mais il est men\u00e9 par l\u2019image : c\u2019est elle qui pense, qui relie, qui cr\u00e9e des reprises, des silences, des acc\u00e9l\u00e9rations. \u00ab Ce n\u2019est pas de l\u2019illustration d\u2019un texte avec des photographies. Ce n\u2019est pas un catalogue non plus et ce n\u2019est pas non plus un portfolio. \u00bb<\/p>\n<p>Le s\u00e9quen\u00e7age, le rythme des doubles pages, les respirations, les \u00e9chos, les s\u00e9quences : tout cela compose une narration sp\u00e9cifique. \u00ab On est vraiment l\u00e0 pour cr\u00e9er, entre l\u2019auteur, l\u2019\u00e9diteur et souvent le design graphique, un objet \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur duquel va se dessiner une histoire \u00bb, d\u00e9veloppe \u00c9ric Le Brun, et de constater : \u00ab Ce qui est fascinant, c\u2019est que l\u2019histoire ne rel\u00e8ve pas seulement de la logique : elle est aussi intuitive, analogique, presque onirique. \u00bb<\/p>\n<p>Une \u00e9cole de lenteur<\/p>\n<p>Il y a \u00e9galement un rapport au temps qui entre en jeu : \u00ab Il y a une forme de ralentissement. On n\u2019est pas simplement en train de feuilleter. Il faut creuser chaque endroit, chaque image. Il faut aussi se laisser faire, prendre le temps. \u00bb Cette approche prend tout son sens face au flux continu des images. \u00ab Mettre l\u2019intelligence photographique en face, esp\u00e9rer qu\u2019elle soit une forme de contrefeu, d\u2019antidote. \u00bb<\/p>\n<p>Plus g\u00e9n\u00e9ralement, pour \u00c9ric Le Brun, le livre photo constitue un espace de recherche, \u00ab un laboratoire, un terrain d\u2019exp\u00e9rience graphique dans lequel on essaie d\u2019accorder le mieux possible le contenu \u00e0 la forme \u00bb. Papier, reliure, couverture ou rythme des pages composent autant d\u2019indices qui guident la lecture : \u00ab Le design permet de toucher un livre et de deviner ce qu\u2019il y a dedans. \u00bb<\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 une circulation plus ais\u00e9e du livre de photographie au-del\u00e0 des fronti\u00e8res : \u00ab Il n\u2019a presque pas besoin d\u2019\u00eatre traduit. Quelqu\u2019un d\u2019un autre pays peut comprendre, ou en tout cas ressentir instantan\u00e9ment ce que le photographe et l\u2019\u00e9diteur peuvent dire. \u00bb Sur les salons, cette dimension se v\u00e9rifie concr\u00e8tement : \u00ab On voit beaucoup d\u2019\u00e9trangers aussi, de jeunes \u00e9tudiants \u00bb, attir\u00e9s par une forme de r\u00e9cit visuel imm\u00e9diatement accessible, t\u00e9moigne l\u2019\u00e9diteur.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"article_image\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/economiquement-la-vente-en-librairie-ne-suffit-pas-694ac38b4cb2b926030783.jpg\" alt=\"Arles Book Fair. \u00c9ric le Brun.\"\/><br \/>\nSalon Unseen (Amsterdam). \u00a9 \u00c9ric Le Brun.<\/p>\n<p>Une association d\u2019\u00e9diteurs pour \u00ab avoir un levier d\u2019action \u00bb<\/p>\n<p>France PhotoBook s\u2019est constitu\u00e9e au tournant des ann\u00e9es 2020, avec l\u2019ambition de f\u00e9d\u00e9rer des \u00e9diteurs ind\u00e9pendants de photographie, afin de peser collectivement dans la reconnaissance d\u2019un m\u00e9tier, d\u2019un champ \u00e9ditorial et d\u2019un r\u00e9seau.<\/p>\n<p>Elle regroupe aujourd&rsquo;hui 30 maisons d\u2019\u00e9dition r\u00e9parties sur tout le territoire, porte une revue annuelle \u00e0 destination des libraires pour promouvoir l\u2019\u00e9dition photographique, organise depuis 2023 <a href=\"https:\/\/actualitte.com\/article\/126963\/prix-litteraires\/vincent-jendly-remporte-le-prix-des-libraires-du-livre-de-photographie-2025\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le Prix des libraires du livre de photographie<\/a>, et r\u00e9unit chaque ann\u00e9e, depuis 2022, \u00e9diteurs et acteurs du livre de photographie d\u2019une vingtaine de pays, \u00e0 Arles.<\/p>\n<p>\u00ab Nous nous r\u00e9unissons en bureau chaque semaine depuis longtemps, ce qui nous a permis de d\u00e9finir des objectifs clairs et des m\u00e9thodes de travail par commission \u00bb, nous explique \u00c9ric le Brun.\u00a0<\/p>\n<p>L\u2019un des objectifs de l\u2019association est d\u00e9sormais prioritaire : travailler avec celles et ceux qui mettent les livres entre les mains du public. Le constat est sans appel : \u00ab \u00c9conomiquement, on ne tient pas la route. Il y a pour l\u2019instant un public en librairie trop r\u00e9duit pour que nos ouvrages puissent \u00eatre rentabilis\u00e9s uniquement par la vente en librairie. \u00bb<\/p>\n<p>L\u00e0 o\u00f9 \u00e7a coince et l\u00e0 o\u00f9 tout peut changer<\/p>\n<p>Le point de d\u00e9part est \u00e0 la fois simple et vertigineux : le public existe, \u00ab on le voit \u00bb, mais la pr\u00e9sence du livre photo reste faible dans les lieux de prescription du quotidien. L&rsquo;association constate : depuis 2020, le nombre de livres de photographie augmente, mais la visibilit\u00e9 en librairie et en m\u00e9diath\u00e8que ne suit pas.<\/p>\n<p>Les salons jouent leur r\u00f4le, mais ils restent des pics, comme Paris ou Arles, et ne remplacent pas un tissu r\u00e9gulier de d\u00e9couverte. \u00ab On remarque depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es un rajeunissement tr\u00e8s fort des gens qui viennent sur les salons. On voit aussi beaucoup d\u2019\u00e9trangers, de jeunes \u00e9tudiants. La question, c\u2019est : o\u00f9 peuvent-ils aller en dehors des salons ? \u00bb<\/p>\n<p>Il constate : hors des grands centres, les librairies photo sont rares, et l\u2019acc\u00e8s physique \u00e0 l\u2019offre devient un probl\u00e8me culturel. \u00ab En province, il n&rsquo;y a qu&rsquo;une librairie int\u00e9gralement photo. Tu peux te trouver dans une r\u00e9gion o\u00f9, \u00e0 200, 300 ou m\u00eame 400 kilom\u00e8tres, il n\u2019y a pas de rayon photographique. \u00bb R\u00e9sultat : on ach\u00e8te en ligne, et on d\u00e9couvre moins. \u00ab Sur internet, ce sont des gens qui connaissent d\u00e9j\u00e0 grosso modo ce qu\u2019ils veulent acheter. Ce qui nous manque, ce sont des lieux o\u00f9 les ouvrages peuvent \u00eatre d\u00e9couverts, pos\u00e9s sur la table. \u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9ducation \u00e0 l&rsquo;image<\/p>\n<p>C\u2019est l\u00e0 que France PhotoBook cible naturellement libraires et biblioth\u00e9caires, courroies de transmission essentielles, mais pas toujours outill\u00e9es pour parler de ce type d\u2019objet. \u00ab Sur leur parcours initial, il y a peu d\u2019\u00e9ducation \u00e0 l\u2019image. Face au livre de photographie, souvent, les libraires et les m\u00e9diath\u00e9caires peuvent \u00eatre d\u00e9munis parce qu\u2019ils ne savent pas en parler, le r\u00e9sumer et le transmettre. Tu peux arriver \u00e0 devenir libraire sans avoir jamais rencontr\u00e9 la photographie. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019association agit aussi en amont, aupr\u00e8s des formations. \u00ab On essaie d\u2019intervenir de plus en plus dans les fili\u00e8res dipl\u00f4mantes pour des libraires ou pour des m\u00e9diath\u00e9caires \u00bb, explique \u00c9ric Le Brun, tout en reconnaissant : \u00ab C\u2019est assez difficile de trouver notre place dans les cursus. \u00bb<\/p>\n<p>Le Prix des libraires, aussi, constitue un outil de familiarisation au livre de photographie. Le jury est constitu\u00e9 chaque ann\u00e9e de quinze libraires fran\u00e7ais. \u00ab Ils auront chaque ann\u00e9e entre les mains une trentaine de livres de photographie, qu\u2019ils pourront appr\u00e9hender en profondeur. C\u2019est une sorte de formation continue. \u00bb<\/p>\n<p>Face \u00e0 ce manque de points d\u2019entr\u00e9e, France PhotoBook r\u00e9fl\u00e9chit aussi \u00e0 des actions de \u00ab surdiffusion \u00bb : pr\u00e9senter plusieurs maisons d\u2019\u00e9dition sur des territoires moins parcourus par les circuits habituels, pour cr\u00e9er des occasions de rencontre et de d\u00e9couverte au plus pr\u00e8s des lecteurs.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"article_image\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/economiquement-la-vente-en-librairie-ne-suffit-pas-694ac3ad2465e156775393.jpg\" alt=\"Arles Books Fair. \u00c9ric le Brun.\"\/><br \/>\nSalon Polycopies (Paris). \u00a9 \u00c9ric Le Brun.<\/p>\n<p>Une journ\u00e9e pour \u00ab enlever le couvercle \u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est dans le prolongement des rencontres men\u00e9es aupr\u00e8s des libraires, biblioth\u00e9caires et m\u00e9diath\u00e9caires que France PhotoBook organise \u00e0 Amiens sa premi\u00e8re Journ\u00e9e de sensibilisation au livre de photographie.\u00a0<\/p>\n<p>Le programme assume une forme tr\u00e8s concr\u00e8te : montrer des livres, les faire circuler, entendre celles et ceux qui les fabriquent, les conservent et les d\u00e9fendent. \u00ab L\u2019id\u00e9e, c\u2019est de rendre beaucoup plus concret ce qui guide un \u00e9diteur et des auteurs vers la conception du livre, l\u2019objet, la narration photographique : enlever le couvercle. \u00bb<\/p>\n<p>La matin\u00e9e se d\u00e9roulera \u00e0 la Biblioth\u00e8que Louis Aragon, puis l\u2019apr\u00e8s-midi au Mus\u00e9e de Picardie, \u00e0 quelques pas, avec un temps de cl\u00f4ture convivial. Du r\u00e9cit au papier, de la collection \u00e0 la diffusion, cette journ\u00e9e r\u00e9unira des acteurs majeurs du secteur, parmi lesquels Anne Lacoste, directrice de l\u2019Institut pour la Photographie, H\u00e9lo\u00efse Conesa, cheffe du service de la photographie \u00e0 la BnF, ainsi que des \u00e9diteurs, libraires et biblioth\u00e9caires engag\u00e9s dans la reconnaissance de ce champ \u00e9ditorial.<\/p>\n<p>Les \u00e9changes aborderont notamment la construction du r\u00e9cit photographique, ou encore la fabrication du livre comme objet, les enjeux de collection et de m\u00e9diation, avant de se concentrer sur la diffusion et la prescription aupr\u00e8s des publics.\u00a0<\/p>\n<p>Le choix d\u2019Amiens pour inaugurer cette journ\u00e9e ne doit rien au hasard. Il tient \u00e0 l\u2019implication de l\u2019AR2L Hauts-de-France, \u00e0 l\u2019ancrage des Biblioth\u00e8ques d\u2019Amiens M\u00e9tropole, dirig\u00e9es par La\u00ebtitia Bontan, et au partenariat avec le Mus\u00e9e de Picardie. Une premi\u00e8re \u00e9tape, avant d\u2019autres rendez-vous envisag\u00e9s d\u00e8s 2026, en lien avec diff\u00e9rents territoires et structures partenaires. L\u2019organisation de l\u2019\u00e9v\u00e9nement est coordonn\u00e9e par Emmanuelle Hasco\u00ebt et Salamb\u00f4 Goudal, de France PhotoBook.<\/p>\n<p>Un travail au long cours, pour rapprocher le livre de photographie de ses lecteurs pr\u00e9sents et futurs, comme de ses passeurs.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/us2.list-manage.com\/survey?u=1baca464ae36de7f15cb51bb9&amp;id=c6c681e92d&amp;attribution=false\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Voici le lien pour s&rsquo;inscrire<\/a> \u00e0 la premi\u00e8re Journ\u00e9e de sensibilisation au livre de photographie.<\/p>\n<p>Ci-dessous, le programme d\u00e9taill\u00e9 :<\/p>\n<p>Cr\u00e9dits photo : Arles Books Fair. \u00a9 Patrick le Bescont.<\/p>\n<\/p>\n<p class=\"article-signature\">Par <a class=\"article-signature_url\" href=\"https:\/\/actualitte.com\/auteurs\/221\/hocine-bouhadjera\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Hocine Bouhadjera<\/a><br \/>Contact : <a class=\"article-signature_mail\" href=\"https:\/\/actualitte.com\/article\/128323\/interviews\/mailto:hb@actualitte.com\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">hb@actualitte.com<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Cette journ\u00e9e s\u2019adresse aux professionnels du livre &#8211; libraires, m\u00e9diath\u00e9caires, biblioth\u00e9caires&#8230; -, mais aussi \u00e9tudiants et curieux d\u00e9sireux&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":618870,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,1386,58,59,1011,27],"class_list":{"0":"post-618869","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-design","12":"tag-divertissement","13":"tag-entertainment","14":"tag-fr","15":"tag-france"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115771540421105024","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/618869","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=618869"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/618869\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/618870"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=618869"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=618869"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=618869"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}