{"id":618890,"date":"2025-12-23T23:55:26","date_gmt":"2025-12-23T23:55:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/618890\/"},"modified":"2025-12-23T23:55:26","modified_gmt":"2025-12-23T23:55:26","slug":"les-pumas-ont-ete-reintroduits-en-patagonie-et-ont-rencontre-les-manchots-national-geographic","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/618890\/","title":{"rendered":"Les pumas ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9introduits en Patagonie&#8230; et ont rencontr\u00e9 les manchots | National Geographic"},"content":{"rendered":"<p data-paragraph-id=\"5609411-2\">Les chercheurs n\u2019avaient pas initialement l\u2019intention d\u2019\u00e9tudier cette relation pr\u00e9dateur-proie si singuli\u00e8re. L\u2019auteur principal et \u00e9cologue Mitchell Serota, alors \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Californie, travaillait avec la Fundaci\u00f3n Rewilding Argentina pour \u00e9tudier la mani\u00e8re dont la faune r\u00e9agit lorsque les pressions humaines sont lev\u00e9es. \u00ab Je suis all\u00e9 en Patagonie pour comprendre de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale les r\u00e9sultats de la restauration. Les manchots n\u2019\u00e9taient absolument pas l\u2019objet initial de l\u2019\u00e9tude \u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p data-paragraph-id=\"5609411-3\">En 2023, Serota et ses coll\u00e8gues ont rapport\u00e9 que les grands f\u00e9lins se <a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/pii\/S2352249623000198\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow noopener noreferrer\">nourrissaient en r\u00e9alit\u00e9 de ces oiseaux maladroits<\/a>. \u00ab Cette interaction \u00e9tait connue, mais nous pensions qu\u2019elle \u00e9tait marginale \u00bb, dit-il. \u00ab Peut-\u00eatre seulement le fait de quelques individus. \u00bb<\/p>\n<p data-paragraph-id=\"5609411-4\">L\u2019\u00e9quipe avait install\u00e9 trente-deux pi\u00e8ges photographiques dans l\u2019ensemble du parc et suivi quatorze pumas adultes (Puma concolor) \u00e9quip\u00e9s de colliers GPS entre septembre 2019 et janvier 2023. En combinant ces donn\u00e9es avec des observations de terrain, les chercheurs ont rapidement compris que les pumas consommaient des manchots bien plus fr\u00e9quemment que pr\u00e9vu.<\/p>\n<p data-paragraph-id=\"5609411-5\">\u00ab Nous obtenions des d\u00e9tections r\u00e9p\u00e9t\u00e9es de pumas juste autour de la colonie de manchots \u00bb, se souvient Serota. \u00ab C\u2019est \u00e0 ce moment-l\u00e0 qu\u2019il est devenu clair que ce n\u2019\u00e9tait pas un d\u00e9tail anecdotique. C\u2019\u00e9tait quelque chose qui fa\u00e7onnait la mani\u00e8re dont ces animaux utilisaient le paysage. \u00bb<\/p>\n<p data-paragraph-id=\"5609411-6\">Les manchots de Magellan (Spheniscus magellanicus) passant une grande partie de leur vie en mer, ils constituent une proie inhabituelle pour un grand carnivore terrestre dont l\u2019alimentation est principalement compos\u00e9e de mammif\u00e8res terrestres, comme les cerfs, les guanacos (parents des lamas) et les li\u00e8vres. Mais pendant leur saison de reproduction, approximativement de septembre \u00e0 avril, ces oiseaux marins se rassemblent en grand nombre \u00e0 terre. \u00c0 Monte Le\u00f3n, plus de 40 000 couples reproducteurs nichent le long d\u2019un littoral d\u2019environ deux kilom\u00e8tres.<\/p>\n<p data-paragraph-id=\"5609411-7\">Pour un puma, dont le territoire peut couvrir des centaines de kilom\u00e8tres carr\u00e9s, cela cr\u00e9e une situation singuli\u00e8re : une source de nourriture extr\u00eamement abondante, concentr\u00e9e dans une zone tr\u00e8s restreinte, et disponible seulement une partie de l\u2019ann\u00e9e. L\u2019\u00e9quipe a constat\u00e9 que la densit\u00e9 de population restait similaire, environ 13 f\u00e9lins pour 100 kilom\u00e8tres carr\u00e9s, que les manchots soient pr\u00e9sents ou non. Ainsi, les manchots n\u2019ont pas entra\u00een\u00e9 une augmentation du nombre de pumas, mais ont r\u00e9organis\u00e9 la mani\u00e8re dont ces f\u00e9lins se partagent l\u2019espace.<\/p>\n<p data-paragraph-id=\"5609411-8\">Les pumas mangeurs de manchots, en r\u00e9alit\u00e9, se comportent de mani\u00e8re assez diff\u00e9rente de ceux qui privil\u00e9gient d\u2019autres r\u00e9gimes alimentaires en Patagonie. L\u2019\u00e9tude a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les grands f\u00e9lins consommateurs d\u2019oiseaux partageaient le m\u00eame espace beaucoup plus fr\u00e9quemment que ceux qui ne mangent pas d\u2019oiseaux, et qu\u2019ils ne s\u2019attaquaient pas les uns aux autres aussi souvent qu\u2019on aurait pu s\u2019y attendre. \u00ab En d\u2019autres termes, les pumas mangeurs de manchots se montraient assez tol\u00e9rants envers la pr\u00e9sence de leurs cong\u00e9n\u00e8res \u00bb, explique Donadio, qui est \u00e9galement un explorateur National Geographic.<\/p>\n<p data-paragraph-id=\"5609411-9\">Une telle tol\u00e9rance a surpris, compte tenu de la r\u00e9putation qu&rsquo;ont les pumas d&rsquo;\u00eatre de grands solitaires. En Patagonie, ces grands f\u00e9lins \u00e9voluent \u00e0 d\u00e9couvert, puisqu\u2019ils sont les pr\u00e9dateurs dominants. \u00ab Contrairement \u00e0 l\u2019Afrique, ils n\u2019ont pas besoin de se regrouper pour abattre des proies deux ou trois fois plus grosses qu\u2019eux. Et contrairement \u00e0 l\u2019Am\u00e9rique du Nord, il n\u2019y a ni grizzlis, ni ours noirs, ni loups ; ces f\u00e9lins ne se d\u00e9placent donc pas furtivement dans les arbres la nuit comme ils le font chez nous \u00bb, explique Jim Williams, qui a travaill\u00e9 pendant des d\u00e9cennies comme biologiste au sein de Montana Fish, Wildlife and Parks et qui a \u00e9crit sur la relation entre les oiseaux marins et les grands f\u00e9lins dans son livre Path of the Puma.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Les chercheurs n\u2019avaient pas initialement l\u2019intention d\u2019\u00e9tudier cette relation pr\u00e9dateur-proie si singuli\u00e8re. 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