{"id":622193,"date":"2025-12-25T21:32:20","date_gmt":"2025-12-25T21:32:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/622193\/"},"modified":"2025-12-25T21:32:20","modified_gmt":"2025-12-25T21:32:20","slug":"comment-la-hongrie-de-viktor-orban-a-transforme-les-fonds-de-lue-en-rente-familiale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/622193\/","title":{"rendered":"Comment la Hongrie de Viktor Orban a transform\u00e9 les fonds de l\u2019UE en rente familiale"},"content":{"rendered":"<p>LES ARNAQUEURS DE L\u2019UNION EUROP\u00c9ENNE (4\/5). Gendre du Premier ministre enrichi, enqu\u00eateurs europ\u00e9ens espionn\u00e9s, justice aux ordres\u00a0: bienvenue en Hongrie, o\u00f9 l\u2019\u00c9tat prot\u00e8ge les fraudeurs.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph paywall\">Il y a deux lectures en conflit sur la Hongrie : celle d\u2019un pays qui se bat contre \u00ab l\u2019EURSS \u00bb pour sauvegarder sa souverainet\u00e9 contre les \u00ab eurocrates \u00bb de Bruxelles. C\u2019est la vision que d\u00e9fend urbi et orbi Viktor Orban. Et puis, il y a une version peu reluisante : ce discours \u00ab souverainiste \u00bb rab\u00e2ch\u00e9 n\u2019est qu\u2019un aimable paravent qui cache un pouvoir organis\u00e9 en clans se partageant le magot europ\u00e9en et dont le n\u00e9potisme d\u00e9sesp\u00e8re jusqu\u2019aux plus hauts fonctionnaires hongrois\u2026<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Pour l\u2019Olaf, l\u2019office antifraude europ\u00e9en, c\u2019est la seconde version qui est document\u00e9e. Entre 2015 et 2019, le pays affiche 36 % d\u2019appels d\u2019offres publics \u00e0 candidat unique. Un syst\u00e8me dans lequel le gendre du Premier ministre empoche 40 millions d\u2019euros de contrats truqu\u00e9s, les enqu\u00eateurs europ\u00e9ens sont espionn\u00e9s, et la justice classe sans suite les dossiers les plus accablants.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">En Hongrie, la corruption n\u2019est pas un bug : ce serait le syst\u00e8me, d\u00e9nonc\u00e9 par <a href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/monde\/en-hongrie-peter-magyar-l-opposant-anticorruption-de-viktor-orban-30-05-2024-2561529_24.php\" target=\"_self\" rel=\"noopener\" title=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/monde\/en-hongrie-peter-magyar-l-opposant-anticorruption-de-viktor-orban-30-05-2024-2561529_24.php\">le principal opposant de Viktor Orban, Peter Magyar<\/a>, lui-m\u00eame issu du parti au pouvoir et ancien \u00e9poux de la ministre de la Justice, Judit Varga. La d\u00e9nonciation vient du c\u0153ur du pouvoir\u2026 Et elle fait mal.<\/p>\n<p>L\u2019affaire Elios, le n\u00e9potisme \u00e0 l\u2019\u00e9chelle industrielle<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">L\u2019histoire commence \u00e0 Felcsut, village de 1 700 habitants o\u00f9 Viktor Orban a grandi. Son ami d\u2019enfance, Lorinc Meszaros, n\u2019a rien du capitaine d\u2019industrie \u00e0 l\u2019origine. Il exerce l\u2019honn\u00eate m\u00e9tier de plombier en 2010 quand Viktor Orban acc\u00e8de au pouvoir ; dix ans plus tard, il devient l\u2019homme le plus riche de Hongrie. Ce qui s\u2019appelle changer du plomb en or !<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Mais le cas embl\u00e9matique reste Istvan Tiborcz, le gendre de Viktor Orban. Entre 2011 et 2015, sa soci\u00e9t\u00e9 Elios d\u00e9croche 35 contrats d\u2019\u00e9clairage public : 40 millions d\u2019euros de fonds europ\u00e9ens. Istvan Tiborcz a 27 ans, son entreprise existe \u00e0 peine.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">L\u2019Olaf enqu\u00eate deux ans. Le proc\u00e9d\u00e9 est simple : dans la ville de Vac, la soci\u00e9t\u00e9 Sistrade (dirig\u00e9e par Endre Hamar, ami d\u2019Istvan Tiborcz) conseille la municipalit\u00e9 sur les crit\u00e8res techniques de l\u2019appel d\u2019offres. R\u00e9sultat : des sp\u00e9cifications sur mesure pour qu\u2019Elios soit la seule candidature valable. Des crit\u00e8res, qui plus est, modifi\u00e9s \u00e0 la derni\u00e8re minute pour exclure les concurrents.<\/p>\n<p>Des lampadaires pay\u00e9s au prix du luxe<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Autre anomalie : les prix. Alors que le co\u00fbt des LED s\u2019effondre de 50 % sur le march\u00e9 entre 2011 et 2015 \u2013 r\u00e9volution technologique oblige \u2013, Elios pratique l\u2019exploit inverse : l\u2019entreprise facture ses lampadaires jusqu\u2019\u00e0 56 % plus cher que le prix du march\u00e9. Un tour de force \u00e9conomique qui d\u00e9fie les lois de la concurrence.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">L\u2019Olaf d\u00e9cortique les factures. \u00c0 Vac, les lampadaires Elios co\u00fbtent en moyenne 1 500 euros pi\u00e8ce, alors que des mod\u00e8les \u00e9quivalents se n\u00e9gocient \u00e0 650 euros chez les concurrents. Dans certaines communes, l\u2019\u00e9cart atteint des sommets vertigineux : 2 000 euros le lampadaire, soit trois fois le prix du march\u00e9.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Comment justifier de telles surfacturations ? Elios invoque la \u00ab qualit\u00e9 sup\u00e9rieure \u00bb de ses produits, leur \u00ab durabilit\u00e9 exceptionnelle \u00bb, les \u00ab prestations d\u2019installation complexes \u00bb. Sauf que les experts mandat\u00e9s par l\u2019Olaf d\u00e9montent l\u2019argumentaire : les lampadaires install\u00e9s sont des mod\u00e8les standards, achet\u00e9s en Chine comme ceux de la concurrence. Aucune caract\u00e9ristique technique ne justifie un tel surco\u00fbt.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Le m\u00e9canisme est rod\u00e9 : Elios ach\u00e8te ses lampadaires \u00e0 bas prix en Asie, les fait transiter par des soci\u00e9t\u00e9s-\u00e9crans pour gonfler artificiellement les co\u00fbts, puis les revend aux municipalit\u00e9s hongroises \u00e0 prix d\u2019or \u2013 le tout financ\u00e9 par les contribuables europ\u00e9ens. Une cha\u00eene de valeur enti\u00e8rement construite pour maximiser les marges.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Les b\u00e9n\u00e9fices parlent d\u2019eux-m\u00eames. En 2014, Elios affiche une marge nette de 14 % \u2013 un niveau stratosph\u00e9rique pour le secteur de l\u2019\u00e9clairage public, o\u00f9 les marges tournent habituellement entre 3 et 5 %. Sur quatre ans, entre 2011 et 2015, les profits de l\u2019entreprise explosent de 3 millions de dollars. Un jackpot rendu possible par une seule chose : l\u2019absence totale de concurrence r\u00e9elle.<\/p>\n<p>L\u2019Olaf conclut \u00e0 des \u00ab irr\u00e9gularit\u00e9s graves \u00bb<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Car c\u2019est l\u00e0 le c\u0153ur de l\u2019arnaque. Dans un march\u00e9 normal, des prix aussi gonfl\u00e9s attireraient imm\u00e9diatement des concurrents. Mais quand les appels d\u2019offres sont calibr\u00e9s pour n\u2019avoir qu\u2019un seul candidat remplissant les cases, quand les crit\u00e8res techniques sont r\u00e9dig\u00e9s par les amis du soumissionnaire, quand les offres concurrentes sont syst\u00e9matiquement \u00e9cart\u00e9es pour des motifs fallacieux, la loi du march\u00e9 ne joue plus. Reste un syst\u00e8me de rente pure, o\u00f9 l\u2019argent europ\u00e9en coule directement dans les poches du gendre du Premier ministre.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Conclusion de l\u2019Olaf en d\u00e9cembre 2017 : \u00ab irr\u00e9gularit\u00e9s graves \u00bb, \u00ab conflit d\u2019int\u00e9r\u00eats \u00bb. L\u2019office recommande de r\u00e9cup\u00e9rer 40 millions d\u2019euros et d\u2019ouvrir une proc\u00e9dure p\u00e9nale.<\/p>\n<p>Quand les services secrets espionnent l\u2019Olaf<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">En 2016, la police hongroise ouvre une premi\u00e8re enqu\u00eate sur Elios. Conclusion rapide, rendue en quelques mois : \u00ab aucun crime commis \u00bb. Pourtant, l\u2019Olaf ne l\u00e2che rien. En janvier 2018, l\u2019office europ\u00e9en transmet son rapport d\u00e9taill\u00e9 de plusieurs centaines de pages au Parquet g\u00e9n\u00e9ral hongrois, assorti d\u2019une recommandation judiciaire explicite : ouvrir une proc\u00e9dure p\u00e9nale.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Le procureur g\u00e9n\u00e9ral P\u00e9ter Polt \u2013 nomm\u00e9 par Fidesz, le parti d\u2019Orban \u2013 lance une deuxi\u00e8me enqu\u00eate. R\u00e9sultat, en novembre 2018 : nouveau classement sans suite. Motif identique : \u00ab absence d\u2019infraction p\u00e9nale \u00bb.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Aucune audition des t\u00e9moins cl\u00e9s mentionn\u00e9s par l\u2019Olaf. Pas d\u2019expertise comptable ind\u00e9pendante sur les prix pratiqu\u00e9s. Pas de perquisitions dans les locaux d\u2019Elios ou de Sistrade. Les enqu\u00eateurs hongrois se sont content\u00e9s d\u2019interrogations de surface, \u00e9vitant soigneusement de creuser l\u00e0 o\u00f9 les preuves auraient \u00e9t\u00e9 accablantes.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Le coup de gr\u00e2ce intervient d\u00e9but 2019. Pour couper court d\u00e9finitivement \u00e0 toute poursuite, le gouvernement hongrois annonce une d\u00e9cision in\u00e9dite : il ne demandera finalement pas le remboursement des fonds europ\u00e9ens \u00e0 Elios. \u00c0 la place, ce sont les contribuables hongrois qui paieront int\u00e9gralement la facture \u2013 40 millions d\u2019euros pr\u00e9lev\u00e9s sur le budget national pour couvrir r\u00e9troactivement les contrats d\u2019\u00e9clairage public.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Cette d\u00e9cision n\u2019est pas qu\u2019une pirouette budg\u00e9taire. Elle a une cons\u00e9quence juridique radicale : d\u00e8s lors que les factures ne sont plus pay\u00e9es par des fonds europ\u00e9ens mais par de l\u2019argent hongrois, l\u2019Olaf perd automatiquement sa comp\u00e9tence d\u2019investigation. L\u2019office europ\u00e9en ne peut enqu\u00eater que sur les fraudes impliquant le budget de l\u2019UE. Si la Hongrie assume elle-m\u00eame les co\u00fbts, l\u2019affaire \u00e9chappe \u00e0 la juridiction europ\u00e9enne. Rideau. L\u2019affaire Elios est juridiquement enterr\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Istvan Tiborcz, lui, a opportun\u00e9ment vendu ses parts dans Elios en avril 2015, quelques semaines apr\u00e8s les premi\u00e8res r\u00e9v\u00e9lations du m\u00e9dia Direkt36. Officiellement, il se retire des affaires. Dans les faits, il investit dans l\u2019immobilier, les start-up technologiques, continue de prosp\u00e9rer. En 2020, \u00e0 33 ans, il entre dans le club tr\u00e8s ferm\u00e9 des 100 Hongrois les plus riches, avec une fortune personnelle estim\u00e9e \u00e0 109 millions d\u2019euros. Il est le plus jeune membre de ce palmar\u00e8s. Et un CV blanc comme neige.<\/p>\n<p>Bruxelles durcit le ton<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Entre 2015-2019, la Hongrie est championne du tableau de chasse de l\u2019Olaf : 18 irr\u00e9gularit\u00e9s d\u00e9tect\u00e9es (0,53 % des fonds \u2013 un record). En 2022, on d\u00e9nombre 15 nouvelles enqu\u00eates, dont celle du m\u00e9tro de Budapest (283 millions d\u2019euros, dont 55 millions pour la BEI), des projets scolaires (3,6 millions), de la gestion des d\u00e9chets (11 millions)\u2026 Avec toujours le m\u00eame sc\u00e9nario : appels d\u2019offres truqu\u00e9s, surfacturation.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">En 2021, 36 % des march\u00e9s publics hongrois n\u2019enregistrent qu\u2019un seul candidat (la moyenne de l\u2019UE se situe \u00e0 15 %). Et les b\u00e9n\u00e9ficiaires sont g\u00e9n\u00e9ralement des entreprises proches du pouvoir. L\u2019ami d\u2019enfance, Meszaros, remporte \u00e0 lui seul 3 % de tous les appels d\u2019offres en 2017, presque enti\u00e8rement sur fonds europ\u00e9ens.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">Les partenaires europ\u00e9ens s\u2019agacent. D\u2019autant que <a href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/monde\/mais-qu-est-devenu-le-plan-de-relance-europeen-26-10-2023-2540863_24.php\" target=\"_self\" rel=\"noopener\" title=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/monde\/mais-qu-est-devenu-le-plan-de-relance-europeen-26-10-2023-2540863_24.php\">le plan de relance, adopt\u00e9 en d\u00e9cembre 2020<\/a>, va faire couler beaucoup d\u2019argent dans les ann\u00e9es suivantes. Les Pays-Bas et Angela Merkel (l\u2019Allemagne assure la pr\u00e9sidence tournante de l\u2019UE) verrouillent un m\u00e9canisme de conditionnalit\u00e9 liant fonds europ\u00e9ens et \u00c9tat de droit. Il s\u2019agit du premier dispositif antifraude d\u2019ampleur. La Hongrie tarde \u00e0 faire les r\u00e9formes n\u00e9cessaires pour s\u2019y conformer. En 2022, le Conseil g\u00e8le 7,5 milliards d\u2019euros destin\u00e9s \u00e0 Budapest. Ils sont ensuite partiellement d\u00e9bloqu\u00e9s apr\u00e8s des \u00ab r\u00e9formes \u00bb l\u00e9g\u00e8res.<\/p>\n<p class=\"c-paragraph\">La Hongrie refuse de rejoindre le Parquet europ\u00e9en (EPPO). Le motif invoqu\u00e9 est toujours le m\u00eame : la souverainet\u00e9 nationale. Pour les adversaires d\u2019Orban, il s\u2019agit surtout d\u2019\u00e9viter que des procureurs ind\u00e9pendants mettent le nez dans les dessous-de-table du pays.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"LES ARNAQUEURS DE L\u2019UNION EUROP\u00c9ENNE (4\/5). 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