{"id":623171,"date":"2025-12-26T11:18:17","date_gmt":"2025-12-26T11:18:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/623171\/"},"modified":"2025-12-26T11:18:17","modified_gmt":"2025-12-26T11:18:17","slug":"premiere-photo-premier-selfie-premiere-femme-photographiee-decouvrez-la-saga-de-limage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/623171\/","title":{"rendered":"Premi\u00e8re photo, premier selfie, premi\u00e8re femme photographi\u00e9e&#8230; d\u00e9couvrez la saga de l&rsquo;image"},"content":{"rendered":"<p>Le big bang aura dur\u00e9 dix heures. Un fracas silencieux au c\u0153ur de l\u2019\u00e9t\u00e9 1826 et, avec lui, l\u2019apparition d\u2019un monde, n\u00e9 dans la banalit\u00e9 d\u2019une bourgade de Sa\u00f4ne-et-Loire, Saint-Loup-de-Varennes. Par la fen\u00eatre de sa chambre, Nic\u00e9phore Ni\u00e9pce observe le soleil se lever\u2009; les ombres migrent et la clart\u00e9 persiste. Si certains bouleversements du monde nous ont donn\u00e9 rendez-vous, la photographie, elle, n\u2019a pas connu son \u00ab\u2009eur\u00eaka\u2009!\u2009\u00bb. Comme chaque matin, le chercheur se l\u00e8ve t\u00f4t. La cour de sa maison familiale, le domaine du Gras, est d\u00e9j\u00e0 baign\u00e9e par le jour. La lumi\u00e8re d\u2019\u00e9t\u00e9 est stable, il se d\u00e9cide \u00e0 travailler, \u00e0 tenter encore. Ces gestes ont la pr\u00e9cision de mouvements devenus familiers. Une plaque d\u2019\u00e9tain, l\u2019enduire de bitume de Jud\u00e9e, la placer au fond du caisson de bois, d\u00e9gager l\u2019obturateur, laisser l\u2019image invers\u00e9e se positionner sur la zone \u00e0 exposer, puis laisser faire le temps. Il patiente. Anxieux.\u00a0<\/p>\n<p>\u00c0 son fr\u00e8re Claude, Nic\u00e9phore \u00e9crit\u2009: \u00ab\u2009Le plus p\u00e9nible n\u2019est pas l\u2019\u00e9chec, mais cette dur\u00e9e interminable sans savoir si quelque chose agit r\u00e9ellement.\u2009\u00bb Cela fait maintenant des ann\u00e9es qu\u2019il cherche, obstin\u00e9 mais travers\u00e9 par le doute. \u00ab\u2009Je poursuis mes essais, mais je suis loin d\u2019obtenir le r\u00e9sultat esp\u00e9r\u00e9. Je crains parfois de m\u2019\u00eatre engag\u00e9 dans une voie sans issue.\u2009\u00bb Si quelque chose survient, ce sera lors du lavage \u00e0 l\u2019essence de t\u00e9r\u00e9benthine, qui dissout les zones les moins illumin\u00e9es de la plaque. Il guette une forme, une ligne.\u00a0<\/p>\n<p>Sa conviction\u2009: la lumi\u00e8re est une force chimique capable d\u2019agir sur la mati\u00e8re comme un acide ou une flamme. Cette certitude le pousse \u00e0 exp\u00e9rimenter les mat\u00e9riaux photosensibles comme les sels d\u2019argent\u2009; seulement, il ne parvient pas \u00e0 fixer le r\u00e9sultat. \u00c0 Claude, il confiait, d\u00e8s 1816\u2009: \u00ab\u2009Je pla\u00e7ai l\u2019appareil dans la chambre o\u00f9 je travaille, en face de la voli\u00e8re, les crois\u00e9es ouvertes, je fis l\u2019exp\u00e9rience d\u2019apr\u00e8s le proc\u00e9d\u00e9 que tu connais, mon cher ami, et je vis sur le papier blanc toute la partie de la voli\u00e8re qui pouvait \u00eatre aper\u00e7ue de la fen\u00eatre et une l\u00e9g\u00e8re image des crois\u00e9es qui se trouvaient moins \u00e9clair\u00e9es que les objets ext\u00e9rieurs.\u2009\u00bb<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/plaque.jpg\" alt=\"Une h\u00e9liographie fig\u00e9e sur une plaque d\u2019\u00e9tain gr\u00e2ce au bitume de Jud\u00e9e, mat\u00e9riau qui durcit au contact de la lumi\u00e8re.\" loading=\"lazy\"\/><\/p>\n<p>\n      Une h\u00e9liographie fig\u00e9e sur une plaque d\u2019\u00e9tain gr\u00e2ce au bitume de Jud\u00e9e, mat\u00e9riau qui durcit au contact de la lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>                                \u00a9 DR<\/p>\n<p>\u00ab\u2009Point de vue du Gras\u2009\u00bb n\u2019est donc pas la premi\u00e8re photographie, mais la seule \u00e0 avoir persist\u00e9. La cl\u00e9 de la r\u00e9ussite\u2009? Le bitume de Jud\u00e9e, une substance noire aux allures de vernis initialement utilis\u00e9e pour l\u2019\u00e9tanch\u00e9it\u00e9, voire l\u2019embaumement. Ni\u00e9pce d\u00e9couvre que ce mat\u00e9riau macabre durcit sous l\u2019action du soleil mais demeure soluble dans l\u2019huile lorsque la lumi\u00e8re ne l\u2019a pas frapp\u00e9. L\u2019image moderne na\u00eet d\u2019un\u00a0proc\u00e9d\u00e9 de gravure chimique par le soleil. L\u2019h\u00e9liographie.<\/p>\n<p>Ni\u00e9pce, le pionnier, confie \u00e0 Daguerre, son h\u00e9ritier : \u00abJe pr\u00e9f\u00e8re douter longtemps que de me tromper trop vite\u00bb<\/p>\n<p>De cette victoire, l\u2019ing\u00e9nieur ne tirera aucune gloire. Il meurt en 1833, convaincu d\u2019avoir ouvert une br\u00e8che sans imaginer l\u2019onde de choc \u00e0 venir. Son proc\u00e9d\u00e9, certes fragile, lent, imparfait, lui survivra. Un autre poursuivra son entreprise et finira par entrer dans l\u2019Histoire\u2009: Louis Daguerre. Les deux hommes s\u2019associent d\u00e8s 1829. Fid\u00e8le \u00e0 son humilit\u00e9, Ni\u00e9pce confie \u00e0 son collaborateur ses \u00e9tats d\u2019\u00e2me\u2009: \u00ab\u2009Je ne me h\u00e2te jamais de conclure, je pr\u00e9f\u00e8re douter longtemps que de me tromper trop vite.\u2009\u00bb Daguerre, plus ambitieux, avance \u00e0 marche forc\u00e9e et continue d\u2019apprivoiser le soleil comme on apprivoise l\u2019incertitude. H\u00e9ritier du proc\u00e9d\u00e9, il l\u2019am\u00e9liore, l\u2019acc\u00e9l\u00e8re. Il veut montrer ses plaques au monde entier comme il les expose \u00e0 la lumi\u00e8re. Le 7\u202fjanvier 1839, avec le soutien d\u00e9cisif du scientifique Fran\u00e7ois Arago, \u00adl\u2019Acad\u00e9mie des sciences d\u00e9couvre pour la premi\u00e8re fois ce mode de reproduction \u00adtechnique. La peinture, le dessin ou la gravure n\u2019\u00e9taient alors que des repr\u00e9sentations de la perception du r\u00e9el.\u00a0<\/p>\n<p>    La suite apr\u00e8s cette publicit\u00e9<\/p>\n<p>D\u00e9sormais, la r\u00e9alit\u00e9 est enregistr\u00e9e, et la technique se substitue soudainement \u00e0 la main de l\u2019homme. Une prouesse, trente-neuf\u00a0ans avant que le phonographe d\u2019Edison grave et reproduise le son. De son c\u00f4t\u00e9, la symphonie muette de la naissance photographique vit sa premi\u00e8re d\u00e9flagration. L\u2019annonce est officielle. Plus de dix ans apr\u00e8s sa cr\u00e9ation. Ni\u00e8pce n\u2019est plus l\u00e0 pour voir son \u0153uvre consacr\u00e9e et popularis\u00e9e. L\u2019\u00c9tat fran\u00e7ais ach\u00e8te imm\u00e9diatement les droits du proc\u00e9d\u00e9 contre une pension \u00e0 vie pour Louis Daguerre et Isidore Ni\u00e9pce, fils du pionnier et ardent d\u00e9fenseur de son p\u00e8re. La France d\u00e9cide de \u00ab\u2009l\u2019offrir au monde\u2009\u00bb le 19\u202fao\u00fbt de la m\u00eame ann\u00e9e. Libre de droit, l\u2019image photographique devient un bien public.<\/p>\n<p>La magie d\u2019une photographie survient souvent par accident<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019instar de ses pr\u00e9mices, la magie d\u2019une photographie survient souvent par accident. C\u2019est ainsi que la premi\u00e8re image repr\u00e9sentant un \u00eatre humain identifiable voit le jour, en 1838. Le boulevard du Temple, photographi\u00e9 par Daguerre, montre cette art\u00e8re parisienne d\u2019ordinaire tr\u00e8s anim\u00e9e, vid\u00e9e de toute vie du fait de la dur\u00e9e d\u2019exposition. Deux hommes seulement demeurent visibles, immobiles assez longtemps\u2009: un cireur de chaussures et son client. L\u2019image subsiste par ce qu\u2019elle exige\u2009: le temps, l\u2019abandon, la patience. Et les hommes apprennent \u00e0 y trouver leur place. Paradoxalement, c\u2019est une fr\u00e9n\u00e9sie, celle de l\u2019essor am\u00e9ricain, qui en r\u00e9v\u00e9lera toute la puissance. D\u00e8s 1839, les archives de la biblioth\u00e8que du Congr\u00e8s t\u00e9moignent de l\u2019arriv\u00e9e de l\u2019invention fran\u00e7aise outre-\u00adAtlantique. La d\u00e9tonation du domaine du Gras est enfin entendue, son expansion infinie est mesurable. Dans un pays jeune, fascin\u00e9 par le progr\u00e8s, la photographie devient un outil de m\u00e9moire, d\u2019identit\u00e9 et de conqu\u00eate.<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/sc_https_upload.wi-3.jpg\" alt=\"En 1840, Dorothy Catherine Draper est photographi\u00e9e par son fr\u00e8re John William Draper, sur le toit de son laboratoire de New York, pour mieux capter la lumi\u00e8re. C\u2019est le premier portrait f\u00e9minin de l\u2019Histoire.\" loading=\"lazy\"\/><\/p>\n<p>\n      En 1840, Dorothy Catherine Draper est photographi\u00e9e par son fr\u00e8re John William Draper, sur le toit de son laboratoire de New York, pour mieux capter la lumi\u00e8re. C\u2019est le premier portrait f\u00e9minin de l\u2019Histoire.<\/p>\n<p>                                \u00a9 DR<\/p>\n<p>Un matin de 1840, \u00e0 New York, John William Draper, m\u00e9decin et chimiste, tente de ma\u00eetriser cette technique venue \u00add\u2019Europe. L\u2019exercice est capricieux, instable, les dur\u00e9es d\u2019exposition sont excessives. Il note dans ses carnets qu\u2019au regard de ses complexit\u00e9s le portrait constitue l\u2019\u00e9preuve ultime. L\u00e0 o\u00f9 le paysage, statique, pardonne les approximations, le visage bouge, cligne, respire. \u00ab\u2009La difficult\u00e9 ne r\u00e9side plus dans l\u2019appareil mais dans le sujet vivant.\u2009\u00bb Il demande alors \u00e0 l\u2019une de ses s\u0153urs, qui l\u2019assiste, de poser pour lui. Il l\u2019emm\u00e8ne sur le toit de leur atelier, lui applique de la farine sur le visage, lui demande de rester immobile le plus longtemps possible. De longues minutes s\u2019\u00e9coulent avant que son visage n\u2019apparaisse dans les effluves de t\u00e9r\u00e9benthine. Elle n\u2019est ni muse pour l\u2019art ni figure pour les livres d\u2019histoire.\u00a0<\/p>\n<p>Le premier selfie date de 1839<\/p>\n<p>Elle n\u2019a pas encore de nom attach\u00e9 \u00e0 son image. Dans la froideur clinique de ses recherches, John Draper \u00e9crit\u2009: \u00ab\u2009Le mod\u00e8le fut expos\u00e9 pendant un temps consid\u00e9rable, mais le r\u00e9sultat prouva que le visage humain pouvait \u00eatre fid\u00e8lement reproduit par l\u2019action chimique de la lumi\u00e8re.\u2009\u00bb Avant d\u2019ajouter\u2009: \u00ab\u2009Une nouvelle \u00e8re s\u2019est ouverte dans l\u2019art du portrait.\u2009\u00bb Et de la repr\u00e9sentation f\u00e9minine. Elle s\u2019appelait Dorothy Catherine Draper. Le premier portrait photographique d\u2019une femme. Celle-ci n\u2019est pas peinte, id\u00e9alis\u00e9e ou interpr\u00e9t\u00e9e\u2009: elle est fix\u00e9e telle qu\u2019elle est. Sublime. La pratique du portrait vit un basculement. L\u2019image ne se limite plus \u00e0 un d\u00e9fi technique. Elle devient relation. Confiance. M\u00e9moire, documentation. Et exposition de soi.<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/sc_https_upload.wi-8.jpg\" alt=\"Premier (auto)portrait, pris en 1839, \u00e0 Philadelphie, par le chimiste Robert Cornelius, qui a permis d\u2019immortaliser les humains en r\u00e9duisant le temps de pose \u00e0 une minute.\" loading=\"lazy\"\/><\/p>\n<p>\n      Premier (auto)portrait, pris en 1839, \u00e0 Philadelphie, par le chimiste Robert Cornelius, qui a permis d\u2019immortaliser les humains en r\u00e9duisant le temps de pose \u00e0 une minute.<\/p>\n<p>                                \u00a9 DR<\/p>\n<p>\u00c0 Philadelphie, Robert Cornelius retourne l\u2019objectif vers lui-m\u00eame. Il enl\u00e8ve le cache, court se placer devant la cam\u00e9ra, demeure immobile plusieurs minutes, puis revient refermer l\u2019obturateur. Au dos de la plaque, il \u00e9crit\u2009: \u00ab\u2009La premi\u00e8re image par la lumi\u00e8re r\u00e9alis\u00e9e.\u2009\u00bb Ce n\u2019est pas exact, mais il s\u2019agit bien en revanche du premier autoportrait photographique de l\u2019Histoire, et m\u00eame du premier selfie\u2009! Un homme face \u00e0 sa propre image, seul, sans commande ni client.<\/p>\n<p>William Henry Harrison est le premier pr\u00e9sident des \u00c9tats-Unis photographi\u00e9\u00a0<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/gettyimages-109886917.jpg\" alt=\"Le 6e pr\u00e9sident am\u00e9ricain, John Quincy Adams, 76 ans, \u00e0 New York en 1843, quatre ans apr\u00e8s l\u2019invention du daguerr\u00e9otype. Il a quitt\u00e9 la Maison-Blanche en 1829.\" loading=\"lazy\"\/><\/p>\n<p>\n      Le 6e pr\u00e9sident am\u00e9ricain, John Quincy Adams, 76 ans, \u00e0 New York en 1843, quatre ans apr\u00e8s l\u2019invention du daguerr\u00e9otype. Il a quitt\u00e9 la Maison-Blanche en 1829.<\/p>\n<p>                                \u00a9 Getty Images<\/p>\n<p>L\u2019image devient au travers de son avanc\u00e9e une arme de pouvoir, et celui-ci s\u2019en empare naturellement. William Henry Harrison est le premier pr\u00e9sident des \u00c9tats-Unis photographi\u00e9 pour son portrait officiel. Nous sommes en 1841 et la repr\u00e9sentation du politique change de nature\u2009: elle n\u2019est plus \u00e9vocation mais attestation.<\/p>\n<p>Tout \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 l\u00e0. D\u00e8s les d\u00e9buts. Dans la qu\u00eate incertaine de Ni\u00e9pce autour du temps et de ses doutes. Dans les convictions de Daguerre et sa t\u00e9nacit\u00e9. Dans l\u2019immobilit\u00e9 impos\u00e9e d\u2019une femme new-yorkaise. Dans le regard fixe d\u2019un homme seul face \u00e0 lui-m\u00eame. Dans l\u2019usage politique d\u2019un chef d\u2019\u00c9tat.<\/p>\n<p>2026 c\u00e9l\u00e9brera le bicentenaire de cette r\u00e9volution. Et le grondement du big bang s\u2019est transform\u00e9 en vacarme. Le temps de lire cet article, des millions d\u2019images ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 prises, effac\u00e9es, regard\u00e9es, partag\u00e9es, puis englouties dans l\u2019oubli des albums digitaux et des algorithmes, 61\u2009400\u00a0captures chaque seconde, selon la derni\u00e8re \u00e9tude Photutorial (mai\u202f2025). Cr\u00e9er, informer, s\u00e9duire, vendre\u2026\u00a0<\/p>\n<p>La photographie ne sera jamais vraiment un instantan\u00e9<\/p>\n<p>    <img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/selfie.jpg\" alt=\"Le selfie de Hollywood, autour d\u2019Ellen DeGeneres aux Oscars en 2014. Il sera retweet\u00e9 3,4 millions de fois. Premi\u00e8re fi\u00e8vre des r\u00e9seaux avec cette image virale.\" loading=\"lazy\"\/><\/p>\n<p>\n      Le selfie de Hollywood, autour d\u2019Ellen DeGeneres aux Oscars en 2014. Il sera retweet\u00e9 3,4 millions de fois. Premi\u00e8re fi\u00e8vre des r\u00e9seaux avec cette image virale.<\/p>\n<p>                                \u00a9 Ellen de Generes\/Sipa<\/p>\n<p>Notre vie est rythm\u00e9e par la photographie compulsive quand certaines, uniques, atteignent des records aux ench\u00e8res, comme \u00ab\u2009Rhein II\u2009\u00bb, d\u2019Andreas Gursky, vendue 4,3\u202fmillions de dollars chez Christie\u2019s en 2011. Preuve qu\u2019elle demeure un reflet de la vie. Si l\u2019image avait toujours exist\u00e9 et que vous ne pouviez n\u2019en prendre qu\u2019une seule \u00e0 travers l\u2019histoire du monde, laquelle choisiriez-vous\u2009? La r\u00e9ponse dira quelque chose de vos incompr\u00e9hensions, de vos interrogations ou de la qu\u00eate des origines. Malgr\u00e9 toutes ses prouesses technologiques, la photographie ne sera jamais vraiment un instantan\u00e9. Encore moins un clich\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le big bang aura dur\u00e9 dix heures. 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