{"id":623217,"date":"2025-12-26T11:52:18","date_gmt":"2025-12-26T11:52:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/623217\/"},"modified":"2025-12-26T11:52:18","modified_gmt":"2025-12-26T11:52:18","slug":"au-musee-frederic-plessix-un-peintre-rennais-fauche-trop-tot","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/623217\/","title":{"rendered":"Au Mus\u00e9e\u00a0: Fr\u00e9d\u00e9ric Plessix, un peintre rennais fauch\u00e9 trop t\u00f4t\u00a0"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">N\u00e9 dans la capitale bretonne en 1808, Fr\u00e9d\u00e9ric Plessix manifeste tr\u00e8s t\u00f4t un certain talent pour l\u2019art. \u00c0 seulement treize ans, il entre \u00e0 l\u2019\u00e9cole de dessin de la ville o\u00f9 il rejoint les \u00e9l\u00e8ves les plus prometteurs bretons. En 1822, il est \u00e0 quatorze ans \u00e0 peine parmi les participants de la premi\u00e8re exposition artistique rennaise de l\u2019\u00e9cole des Beaux-Arts de Rennes. \u00ab\u2009Lors de cet \u00e9v\u00e8nement, Fr\u00e9d\u00e9ric Plessix montre quatre dessins copi\u00e9s d\u2019apr\u00e8s des ornements,\u2009\u00bb confie Guillaume Kazerouni, historien d\u2019art et responsable des collections anciennes du Mus\u00e9e des Beaux-Arts de Rennes depuis janvier 2013. \u00ab\u2009Ces derniers correspondent \u00e0 l\u2019exercice \u00e9l\u00e9mentaire des plus jeunes \u00e9l\u00e8ves.\u2009\u00bb\u00a0<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-109150 size-medium\" src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns=\" http:=\"\" alt=\"\" width=\"513\" height=\"600\" data-wp-pid=\"109150\" data-lazy- data-lazy- data-lazy-src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/859.20.1_medium-513x600.jpg\"\/>La Sc\u00e8ne de l\u2019enfance de Du Guesclin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces ann\u00e9es d\u2019\u00e9tudes sont couronn\u00e9es par quelques r\u00e9compenses. Le Rennais Plessix re\u00e7oit le premier prix de dessin en 1825 puis le prix du Progr\u00e8s en 1828. En 1829, la municipalit\u00e9 de Rennes lui accorde une bourse pour rejoindre l\u2019\u00c9cole des Beaux-Arts de Paris, passage presque oblig\u00e9 pour qui ambitionne alors une carri\u00e8re artistique. Il s\u2019y inscrit le 5 octobre avec comme garant le peintre Charles Meynier (n\u00e9 \u00e0 Paris le 24 novembre 1768 et mort \u00e0 Paris le 6 septembre 1832, est un peintre n\u00e9o-classique fran\u00e7ais).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 cette \u00e9poque, l\u2019apprentissage artistique repose sur une discipline stricte et une admiration assum\u00e9e pour les grands ma\u00eetres. C\u2019est dans ce cadre que le jeune artiste r\u00e9alise une copie d\u2019apr\u00e8s un tableau de Jacques-Louis David (1748-1825), repr\u00e9sentant le pape Pie VII. Mort en 1825, David demeure au d\u00e9but du XIX\u1d49 si\u00e8cle la r\u00e9f\u00e9rence incontournable du n\u00e9o-classicisme. Copier ses \u0153uvres conserv\u00e9es au Mus\u00e9e du Louvre constitue un exercice fondamental pour les \u00e9l\u00e8ves.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le choix de Pie VII n\u2019est pas anodin. Le Saint-P\u00e8re incarne alors une autorit\u00e9 grave et apais\u00e9e que Plessix restitue avec s\u00e9rieux et retenue. L\u2019\u0153uvre, envoy\u00e9e \u00e0 Rennes pour attester les progr\u00e8s du jeune artiste, est acquise par l\u2019\u00e9cole des Beaux-Arts (100 francs de l\u2019\u00e9poque) avant d\u2019entrer dans les collections municipales. Une seconde peinture La Sc\u00e8ne de l\u2019enfance de Du Guesclin fut aussi achet\u00e9 par l\u2019\u00e9tablissement rennais. \u00ab\u2009Celle-ci est copi\u00e9e d\u2019apr\u00e8s une oeuvre perdue de Jean Antoine Laurent (1703-1832), expos\u00e9e au Salon de 1819 et d\u00e9pos\u00e9e par le Mus\u00e9e du Louvre en 1872 au mus\u00e9e de Dinan d\u2019o\u00f9 elle a disparu.\u2009\u00bb<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du Guesclin, laid et presque difforme dans son jeune \u00e2g\u00e9, avait des mani\u00e8res plus que brusques et un caract\u00e8re saunage.\u2009\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais le destin de Fr\u00e9d\u00e9ric Plessix s\u2019interrompt brutalement. En avril 1832, \u00e0 Paris, il meurt \u00e0 seulement vingt-quatre ans, avant d\u2019avoir pu se pr\u00e9senter aux grands concours acad\u00e9miques qui lan\u00e7aient les carri\u00e8res. Cette disparition pr\u00e9coce (une sant\u00e9 fragile) explique sans doute l\u2019oubli dans lequel le nom de Plessix est d\u00e9sormais tomb\u00e9. Propos\u00e9es \u00e0 nouveau lors d\u2019un accrochage au Mus\u00e9e des Beaux-Arts, ces deux copies apparaissent comme les rares t\u00e9moins d\u2019un parcours prometteur, fig\u00e9 avant l\u2019heure. Elles sont \u00e0 admirer lors de l\u2019exposition La Jeunesse des Beaux-Arts, Rennes et ses artistes, 1794-1881, qui se tient actuellement aux Mus\u00e9e des Beaux-Arts.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"N\u00e9 dans la capitale bretonne en 1808, Fr\u00e9d\u00e9ric Plessix manifeste tr\u00e8s t\u00f4t un certain talent pour l\u2019art. \u00c0&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":623218,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2821],"tags":[1111,11,829,1777,674,1011,27,12,584,25],"class_list":{"0":"post-623217","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-rennes","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-bretagne","11":"tag-eu","12":"tag-europe","13":"tag-fr","14":"tag-france","15":"tag-news","16":"tag-rennes","17":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115785730812463849","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/623217","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=623217"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/623217\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/623218"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=623217"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=623217"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=623217"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}