{"id":623571,"date":"2025-12-26T16:03:14","date_gmt":"2025-12-26T16:03:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/623571\/"},"modified":"2025-12-26T16:03:14","modified_gmt":"2025-12-26T16:03:14","slug":"portrait-de-lancien-coach-de-lom-realise-lors-de-son-passage-a-marseille-en-2024","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/623571\/","title":{"rendered":"portrait de l&rsquo;ancien coach de l&rsquo;OM r\u00e9alis\u00e9 lors de son passage \u00e0 Marseille, en 2024"},"content":{"rendered":"<p>Article paru dans 1899 L&rsquo;Hebdo N.15 en avril 2024.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9barqu\u00e9 fin f\u00e9vrier \u00e0 la t\u00eate du plus fada des clubs fran\u00e7ais, le Montpelli\u00e9rain de 70\u00a0ans, biberonn\u00e9 au ballon rond et \u00e0 la p\u00e9tanque depuis sa plus tendre enfance, s&rsquo;\u00e9clate \u00e0 Marseille. O\u00f9 son temp\u00e9rament de sudiste \u00e9pouse les exc\u00e8s de la cit\u00e9 phoc\u00e9enne.<\/strong><\/p>\n<p>Casquette viss\u00e9e sur le cr\u00e2ne, surv\u00eatement bleu et blanc, doudoune sans manches. Jean-Louis Gasset est un sudiste jusqu&rsquo;au bout de la visi\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Son kif, c&rsquo;est de se balader en short et en claquettes, avec sa casquette. C&rsquo;est comme cela qu&rsquo;il descend au terrain de boules en bas de chez lui\u00a0\u00bb, rigole un proche de l&rsquo;entra\u00eeneur de l&rsquo;OM. \u00ab\u00a0Il a le look du joueur de boules !, abonde, dans un \u00e9clat de rire, Ren\u00e9 Girard, ex-international et ancien coach, aujourd&rsquo;hui \u00e0 la retraite. En m\u00eame temps, il a le boulodrome \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de sa maison. Quand tu vas chez lui, tu fais l&rsquo;ap\u00e9ro, tu manges un morceau et tu sais comment \u00e7a va finir : en partie de boules ! On fait les \u00e9quipes, et \u00e7a joue \u00e0 la p\u00e9tanque. C&rsquo;est un filou, Jean-Louis, ce n&rsquo;est ni un tireur ni un pointeur, il est entre les deux !\u00a0\u00bb, se marre le coach champion de France avec Montpellier en 2012.<\/p>\n<p>Son p\u00e8re Bernard fut cofondateur du MHSC<\/p>\n<p>Entre les deux, mais les pieds tanqu\u00e9s dans cette passion transmise par son p\u00e8re, Bernard, cofondateur du MHSC (le centre d&rsquo;entra\u00eenement porte son nom) avec \u00ab\u00a0Loulou\u00a0\u00bb Nicollin. Un fort en gueule, autodidacte volubile, bouliste \u00e9m\u00e9rite et fin connaisseur du football, pr\u00e9sent\u00e9 comme le \u00ab\u00a0patron des gitans\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Un homme auquel \u00ab\u00a0Louis Nicollin ne pouvait rien refuser, car il savait tout ce qu&rsquo;il lui devait. Un jour, Bernard a dit \u00e0 \u00ab\u00a0Loulou\u00a0\u00bb qu&rsquo;il voulait monter un club de boules pour devenir champion d&rsquo;Europe. Et il a dit banco. C&rsquo;\u00e9tait le Team Nicollin Montpellier, qui est devenu champion d&rsquo;Europe avec des cadors\u00a0\u00bb, \u00e9claire un ami de la famille. \u00ab\u00a0Bernard jouait avec des grandes vedettes de la p\u00e9tanque, des champions comme Ren\u00e9 Lucchesi (le p\u00e8re de Franck, Ndlr) ou Marco Foyot\u00a0\u00bb, rembobine Patrick Cubaynes, ancien attaquant de l&rsquo;OM (1986-87) et de Montpellier (1987-89), \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 Jean-Louis Gasset \u00e9tait alors l&rsquo;adjoint de Pierre Mosca.<\/p>\n<p>Du MHSC au TNM, avec la Paillade en toile de fond<\/p>\n<p>Deux univers et un m\u00eame environnement pour l&rsquo;entra\u00eeneur olympien, biberonn\u00e9 au ballon rond et au bouchon par son paternel. \u00ab\u00a0Il \u00e9tait fort \u00e0 la p\u00e9tanque, confirme Jean-Louis Gasset. Le 13 avril, \u00e7a faisait 22 ans qu&rsquo;il est parti, j&rsquo;ai eu ma m\u00e8re qui m&rsquo;a dit qu&rsquo;elle allait au cimeti\u00e8re, je lui ai r\u00e9pondu que j&rsquo;allais au Parc Bor\u00e9ly. On \u00e9tait de repos, j&rsquo;ai dit \u00e0 Ghislain (Printant, son adjoint) : &lsquo;allez, on y va&rsquo;. J&rsquo;ai revu les all\u00e9es, le ch\u00e2teau o\u00f9 il faisait les parties contre des gens que vous ne connaissez pas, j&rsquo;avais 14-15 ans, je venais \u00e0 La Marseillaise chaque ann\u00e9e. Moi, je jette une ou deux boules, je m&rsquo;amuse, mais j&rsquo;aime la p\u00e9tanque, j&rsquo;aime la coinche.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 Marseille, donc, pas si loin de ses racines et de son triangle intime : Montpellier, o\u00f9 il a tout v\u00e9cu, Saint-Georges d&rsquo;Orques, le fief familial o\u00f9 il r\u00e9side encore, et Nant (dans l&rsquo;est de l&rsquo;Aveyron), o\u00f9 sa m\u00e8re vit quelques mois dans l&rsquo;ann\u00e9e. \u00ab\u00a0C&rsquo;est la femme de ma vie, j&rsquo;ai la chance de l&rsquo;avoir \u00e0 93 ans, savoure l&rsquo;entra\u00eeneur de l&rsquo;OM, qui lui a demand\u00e9 son accord avant de signer \u00e0 Marseille. L&rsquo;amener au V\u00e9lodrome ? Non, tu veux que je la tue ? D\u00e9j\u00e0 sur son canap\u00e9 j&rsquo;ai peur de la tuer\u2026 Elle a v\u00e9cu dans le football depuis toujours, mon p\u00e8re \u00e9tait le meilleur ami de Nicollin, elle a tremp\u00e9 dedans tout le temps. Quand elle voit ce que je fais, elle dit tout le temps : &lsquo;Il doit \u00eatre content l\u00e0-haut'\u00a0\u00bb, raconte-t-il, \u00e9mu.<\/p>\n<p>Peau burin\u00e9e par le soleil, traits creus\u00e9s par les ann\u00e9es, le septuag\u00e9naire, d\u00e9barqu\u00e9 en Provence pour une mission commando de 4 mois, a beau \u00eatre un sudiste \u00ab\u00a0dans toute sa splendeur\u00a0\u00bb, comme le dit Girard, il a d\u00e9couvert \u00e0 Marseille une autre galaxie. Un autre monde, lui, pourtant pass\u00e9 par le PSG et l&rsquo;\u00e9quipe de France, mais aussi Bordeaux et Saint-\u00c9tienne.<\/p>\n<p>Gili : \u00ab\u00a0Il ne laisse pas les choses \u00e0 moiti\u00e9 faites\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u00e0 je vois les choses diff\u00e9remment, s\u00fbrement parce que mon fils est dans son staff aussi, conc\u00e8de \u00e9galement Ren\u00e9 Girard. Mais l&rsquo;OM, c&rsquo;est grandiose, la caisse de r\u00e9sonance est \u00e9norme. C&rsquo;est un grand club, et pourtant j&rsquo;en ai vu. Je pense que Jean-Louis \u00e9tait le gar\u00e7on qu&rsquo;il fallait. Dans un moment compliqu\u00e9, quand \u00e7a bouillonne tout autour, il ne faut pas en rajouter. Ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs \u00e9taient des gens de caract\u00e8re, mais il fallait ramener du calme. Et dans cette cocotte-minute marseillaise, il \u00e9tait \u00e0 mon sens le gar\u00e7on qu&rsquo;il fallait. Il me rappelle G\u00e9rard Gili, et m\u00eame Michel Hidalgo, des gens pos\u00e9s.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><img alt=\"Jean-Louis Gasset au Petanq' Business tour au domaine de Vallongue \u00e0 Eygali\u00e8res, en juillet 2025.\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-nimg=\"fill\" class=\" TwicCore_img__i9TC1 undefined  undefined\" style=\"position:absolute;height:100%;width:100%;left:0;top:0;right:0;bottom:0;color:transparent;background-size:cover;background-position:50% 50%;background-repeat:no-repeat;background-image:url(&quot;data:image\/svg+xml;charset=utf-8,%3Csvg xmlns='http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg' %3E%3Cfilter id='b' color-interpolation-filters='sRGB'%3E%3CfeGaussianBlur stdDeviation='20'\/%3E%3CfeColorMatrix values='1 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 100 -1' result='s'\/%3E%3CfeFlood x='0' y='0' width='100%25' height='100%25'\/%3E%3CfeComposite operator='out' in='s'\/%3E%3CfeComposite in2='SourceGraphic'\/%3E%3CfeGaussianBlur stdDeviation='20'\/%3E%3C\/filter%3E%3Cimage width='100%25' height='100%25' x='0' y='0' preserveAspectRatio='none' style='filter: url(%23b);' href='https:\/\/pictures.laprovence.com\/cdn-cgi\/image\/blur=250\/media\/melody\/2025\/12\/26\/jean-louis-gasset-au-petanq-business-tour-au-domaine-de-vallongue-a-eygalieres-en-juillet-2025-1766764872_d74c4b4f9e4961e4c4b4f9e49535c4v_.jpg'\/%3E%3C\/svg%3E&quot;)\"   src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/jean-louis-gasset-au-petanq-business-tour-au-domaine-de-vallongue-a-eygalieres-en-juillet-2025-17667.jpeg\"\/>Jean-Louis Gasset au Petanq&rsquo; Business tour au domaine de Vallongue \u00e0 Eygali\u00e8res, en juillet 2025. \/ Photo Patrick LEPICOUCHE<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Jean-Louis est un passionn\u00e9 de foot, il vit foot 24h sur 24, appuie justement G\u00e9rard Gili. On a travaill\u00e9 deux ans ensemble, on passait des heures enti\u00e8res \u00e0 refaire les matches, \u00e0 \u00eatre perfectionnistes, \u00e0 trouver les solutions quand on avait des probl\u00e8mes. En ce moment il en a, et je ne doute pas un seul instant qu&rsquo;il passe jour et nuit \u00e0 essayer de trouver des solutions. Il ne laisse pas les choses \u00e0 moiti\u00e9 faites. Sa motivation est intacte. On a presque le m\u00eame \u00e2ge. Qu&rsquo;il se retrouve \u00e0 ce niveau-l\u00e0 \u00e0 cet \u00e2ge, il faut en profiter tous les jours. \u00c0 un moment, on for\u00e7ait les entra\u00eeneurs \u00e0 s&rsquo;arr\u00eater \u00e0 65 ans, puis Raymond Goethals a gagn\u00e9 la Ligue des champions \u00e0 73, \u00e7a a donn\u00e9 une esp\u00e9rance. Lui, \u00e0 70 ans, est sur le terrain, pour un \u00e9v\u00e9nement majeur. Donc je me dis que quelques fois, les cheveux blancs, c&rsquo;est l&rsquo;exp\u00e9rience et pas seulement la vieillesse.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;imagine les supporters quand ils voient le football d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et ce qu&rsquo;ils ont connu\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il est calme, mais je l&rsquo;ai vu s&rsquo;\u00e9nerver une fois quand il \u00e9tait entra\u00eeneur de la r\u00e9serve de Montpellier, et il valait mieux s&rsquo;enlever du milieu !\u00a0\u00bb, se marre Cubaynes. \u00ab\u00a0L&rsquo;OM, c&rsquo;est un club o\u00f9 il n&rsquo;y a jamais de r\u00e9pit, que ce soit aux matches, aux entra\u00eenements ou dans la vie de tous les jours, reprend Girard. Quand je croise un Marseillais ou un supporter de l&rsquo;OM, je lui dis : &lsquo;Vous \u00eates comme le chiendent, vous poussez partout !&rsquo; (rires) Tu ne peux pas aller dans un endroit sans voir un petit avec un maillot de l&rsquo;OM. C&rsquo;est une institution ! Quand il a sign\u00e9, je me suis dit qu&rsquo;il ne le faisait pas par hasard. Il a senti que c&rsquo;\u00e9tait une superbe opportunit\u00e9, qui ne se pr\u00e9sente pas deux fois dans une carri\u00e8re d&rsquo;entra\u00eeneur. C&rsquo;est m\u00fbrement r\u00e9fl\u00e9chi de sa part, et il va rendre au centuple ce que l&rsquo;OM attend de lui\u00a0\u00bb, pr\u00e9dit le p\u00e8re de Nicolas, arriv\u00e9 avec Gasset en tant que pr\u00e9parateur physique. \u00ab\u00a0C&rsquo;est super, pour Nico, c&rsquo;est une \u00e9tape fantastique, et \u00e7a me permet de venir au stade ! (rire) J&rsquo;\u00e9largis mon p\u00e9rim\u00e8tre de jeune retrait\u00e9, je vais \u00e0 Montpellier, je viens \u00e0 Marseille\u00a0\u00bb, se r\u00e9jouit Ren\u00e9.<\/p>\n<p>Jean-Louis, lui, \u00ab\u00a0kiffe le moment\u00a0\u00bb, selon sa formule consacr\u00e9e, et n&rsquo;oublie jamais le pass\u00e9. \u00ab\u00a0De Montpellier, Marseille, c&rsquo;est la porte \u00e0 c\u00f4t\u00e9, 1h15 de route, dit l&rsquo;ancien adjoint de Luis Fernandez et Laurent Blanc, un peu vite (attention les radars). C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;on venait voir les grands matches. J&rsquo;imagine les supporters quand ils voient le football d&rsquo;aujourd&rsquo;hui et ce qu&rsquo;ils ont connu, cette nostalgie, je la comprends\u2026 L&rsquo;autre fois, \u00e0 la soir\u00e9e des l\u00e9gendes, j&rsquo;ai vu (Josip) Skoblar, j&rsquo;\u00e9tais comme un gamin\u2026 Skoblar-Magnusson, c&rsquo;\u00e9tait du r\u00eave. J&rsquo;avais eu la chance de conna\u00eetre Joseph Bonnel, il m&rsquo;a fait signer \u00e0 B\u00e9ziers \u00e0 18 ans. Diego Lopez, Yegba Joseph\u2026 Ils avaient 35 ans, j&rsquo;en avais 18. Skoblar, ba-ba-ba (sic) ! La derni\u00e8re fois, quand il me fait un signe (il l\u00e8ve le pouce) du style \u00ab\u00a0Bon travail\u00a0\u00bb. Putain\u2026 Tu sais qui tu es ? (sourire) Il me dit : &lsquo;On fait une photo ?&rsquo; &lsquo;Volontiers, je vais l&rsquo;encadrer !&rsquo; Quand je vois tous ces grands joueurs, il y avait Jean-Pierre (Papin), Didier Drogba, Sonny Anderson, waouh ! Ces gens, ils ont connu \u00e7a\u00a0\u00bb, raconte Gasset, les yeux remplis d&rsquo;\u00e9toiles.Sans manquer d&rsquo;\u00e9voquer sa rencontre avec le Boss.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J&rsquo;avais d\u00e9j\u00e0 fait Marseille, j&rsquo;ai connu Bernard Tapie pendant trois semaines et j&rsquo;en suis le plus heureux du monde. Il a voulu me charmer parce que G\u00e9rard Gili lui avait dit du bien de moi. Il m&rsquo;a appel\u00e9 et rien que ce coup de t\u00e9l\u00e9phone r\u00e9sonne dans ma vie. Puis on a parl\u00e9 football ici et j&rsquo;ai compris pourquoi il pouvait en parler\u00a0\u00bb, commente l&rsquo;H\u00e9raultais, qui a r\u00e9ussi \u00e0 hisser l&rsquo;OM en demi-finale de la Ligue Europa.<\/p>\n<p>Cubaynes : \u00ab\u00a0Quand tu es r\u00e9glo avec lui, c&rsquo;est un amour\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Jean-Louis est un mec comme il n&rsquo;en existe plus beaucoup. Il mange football, il dort football, il respire football, il vit football, r\u00e9sume Ren\u00e9 Girard. On s&rsquo;est connu sur les terrains, on \u00e9tait deux num\u00e9ros 6, moi \u00e0 N\u00eemes, lui \u00e0 Montpellier\u2026 On s&rsquo;\u00e9tait salu\u00e9 quelques fois, puis on s&rsquo;est retrouv\u00e9 dans la vie de tous les jours avec des amis communs, dont Faouzi Mansouri, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 aujourd&rsquo;hui, qui a fini de faire le lien entre nous. Un jour pourtant, Jean-Louis m&rsquo;a dit : &lsquo;Je te d\u00e9testais sur le terrain\u2026&rsquo; (rires) On s&rsquo;est frictionn\u00e9 quelques fois alors qu&rsquo;on ne se connaissait pas particuli\u00e8rement. Mais il y en avait un qui venait d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 du Vidourle et l&rsquo;autre, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9, sourit le Gardois, originaire de Vauvert. Les antagonismes se cr\u00e9ent sans savoir ni pourquoi ni comment. C&rsquo;\u00e9tait un joueur de temp\u00e9rament, il savait ce qu&rsquo;il voulait et il savait se faire respecter. J&rsquo;appr\u00e9cie l&rsquo;homme, il est simple, un mec \u00e0 l&rsquo;ancienne qui bande pour le foot, excusez-moi de l&rsquo;expression. Il a baign\u00e9 dans le Sud, avec tout ce que \u00e7a comporte. C&rsquo;est un mec entier et fiable. Il a le jargon des sudistes, cette fa\u00e7on de glisser un petit mot gentil et, aussi, d&rsquo;allumer.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Quand tu es r\u00e9glo avec lui, c&rsquo;est un amour. C&rsquo;est en \u00e7a que c&rsquo;est un vrai mec du Sud. Il te donne tout, mais si tu lui fais une crasse, t&rsquo;es mort. C&rsquo;est un super type, s&rsquo;enthousiasme Patrick Cubaynes. Jean-Louis est un ami. Avant de l&rsquo;avoir comme entra\u00eeneur, on jouait l&rsquo;un contre l&rsquo;autre, lui \u00e0 Montpellier et moi \u00e0 N\u00eemes. Il y avait une rivalit\u00e9 sportive, mont\u00e9e en \u00e9pingle. Bon, \u00e7a rentrait un peu plus que d&rsquo;habitude\u2026 Et lui n&rsquo;\u00e9tait pas le dernier \u00e0 envoyer les pieds ! Mais c&rsquo;\u00e9tait un bon joueur aussi, un peu comme Franck Lucchesi, un mec hargneux qui allait au charbon. Il a fait sa petite carri\u00e8re \u00e0 Montpellier. Quand il \u00e9tait adjoint, c&rsquo;\u00e9tait comme notre fr\u00e8re, un type extraordinaire \u00e0 tous points de vue\u00a0\u00bb, se rem\u00e9more le \u00ab\u00a0Cub\u00a0\u00bb depuis son bastion de Villeneuve-lez-Avignon.<\/p>\n<p>Balle au pied ou boule en main, l&rsquo;entra\u00eeneur de l&rsquo;OM trimballe encore sa simplicit\u00e9 en toute discr\u00e9tion. \u00ab\u00a0Si Jean-Louis sous-p\u00e8se chaque mot qu&rsquo;il utilise, c&rsquo;est en opposition \u00e0 la figure paternelle, qui avait un langage tr\u00e8s fleuri et des mani\u00e8res peu communes\u00a0\u00bb, th\u00e9orise l&rsquo;ami de la famille Gasset.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;en reste pas moins un homme du Sud.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Article paru dans 1899 L&rsquo;Hebdo N.15 en avril 2024. 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