{"id":624,"date":"2025-04-01T22:07:14","date_gmt":"2025-04-01T22:07:14","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/624\/"},"modified":"2025-04-01T22:07:14","modified_gmt":"2025-04-01T22:07:14","slug":"ce-medicament-rend-le-sang-humain-toxique-pour-les-moustiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/624\/","title":{"rendered":"Ce m\u00e9dicament rend le sang humain toxique pour les moustiques"},"content":{"rendered":"<p>             <a href=\"https:\/\/ma-sante.news\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/moustique-paludisme-malaria-medicament-poison-sang-humain-ma-sante.jpg\" data-caption=\"Consid\u00e9r\u00e9 comme l&#039;animal le plus meurtrier au monde, le moustique est responsable de pr\u00e8s de 730 000 d\u00e9c\u00e8s chaque ann\u00e9e, dont 600 000 suite au paludisme. \u00a9 Jcomp \/ Freepik\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"696\" height=\"464\" class=\"entry-thumb td-modal-image\" src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns=\" http:=\"\" data-lazy- data-lazy- alt=\"Un moustique en train de transmettre le paludisme.\" title=\"moustique paludisme malaria medicament poison sang humain ma sante\" data-lazy-src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/moustique-paludisme-malaria-medicament-poison-sang-humain-ma-sante-696x464.jpg\"\/><\/a>Consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;animal le plus meurtrier au monde, le moustique est responsable de pr\u00e8s de 730 000 d\u00e9c\u00e8s chaque ann\u00e9e, dont 600 000 suite au paludisme. \u00a9 Jcomp \/ Freepik                                    \t\t\t             <a class=\"gofollow\" data-track=\"MjgsMCwxLDYw\" href=\"https:\/\/ma-sante.news\/inscrivez-vous-a-notre-newsletter\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1068\" height=\"131\" src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns=\" http:=\"\" data-lazy-src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/banniere-newsletter.png\"\/><\/a> <\/p>\n<p>Chaque ann\u00e9e, les moustiques sont responsables de centaines de milliers de morts \u00e0 travers le monde. Ces petits insectes <a href=\"https:\/\/ma-sante.news\/moustiques-comment-faire-face-a-ce-fleau-desormais-omnipresent\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">transmettent de nombreuses maladies<\/a>, du <a href=\"https:\/\/ma-sante.news\/zika-dengue-chikungunya-moustique-ete-danger-127896\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">chikungunya au virus Zika en passant par la dengue<\/a> et, bien s\u00fbr, le paludisme, un fl\u00e9au sanitaire majeur qui pourrait bien nous concerner un jour, <a href=\"https:\/\/ma-sante.news\/rechauffement-climatique-notre-sante-peut-elle-sen-remettre\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">en raison du r\u00e9chauffement climatique<\/a>. <\/p>\n<p>Face \u00e0 la r\u00e9sistance croissante des moustiques aux insecticides classiques, les chercheurs multiplient les pistes innovantes. Parmi elles, une id\u00e9e audacieuse : transformer le sang humain en poison mortel pour ces insectes.<\/p>\n<p>C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce que sugg\u00e8re une \u00e9tude r\u00e9cente, relay\u00e9e par plusieurs m\u00e9dias scientifiques et faisant \u00e9tat des travaux de chercheurs suisses, am\u00e9ricains et britanniques. Un m\u00e9dicament d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9 pour traiter une maladie rare pourrait rendre le sang humain l\u00e9tal pour les moustiques. Une avanc\u00e9e qui suscite autant d\u2019espoir que d\u2019interrogations.<\/p>\n<p>        Une mol\u00e9cule d\u00e9j\u00e0 connue : la nitisinone    <\/p>\n<p>La d\u00e9couverte repose sur un m\u00e9dicament existant : la nitisinone, prescrit dans le cadre du traitement d\u2019une maladie g\u00e9n\u00e9tique appel\u00e9e la tyrosin\u00e9mie de type 1. Ce traitement, d\u00e9j\u00e0 autoris\u00e9 en France, agit en bloquant une enzyme impliqu\u00e9e dans le m\u00e9tabolisme de certains acides amin\u00e9s, dont la tyrosine.<\/p>\n<p>Mais cette m\u00eame enzyme est aussi cruciale pour les moustiques : elle leur permet de dig\u00e9rer le sang humain, riche en prot\u00e9ines. En l\u2019inhibant, la nitisinone provoque chez les moustiques une accumulation toxique de tyrosine, qui entra\u00eene leur mort dans les heures suivant le repas sanguin.<\/p>\n<p>Selon les r\u00e9sultats publi\u00e9s dans <a href=\"https:\/\/www.science.org\/journal\/stm\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Science Translational Medicine<\/a>, jusqu\u2019\u00e0 97 % des moustiques ayant ing\u00e9r\u00e9 le sang de volontaires trait\u00e9s par ce m\u00e9dicament sont morts dans les 24 heures.<\/p>\n<p>        Un effet prolong\u00e9 et sans danger pour l\u2019humain ?    <\/p>\n<p>Les chercheurs soulignent un autre atout de la nitisinone : sa persistance dans le sang. Une seule dose administr\u00e9e aux participants a suffi pour rendre leur sang toxique aux moustiques pendant pr\u00e8s de deux semaines.<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 des effets sur l\u2019humain, la nitisinone est bien tol\u00e9r\u00e9e dans le cadre m\u00e9dical actuel. Mais une utilisation massive, \u00e0 grande \u00e9chelle et dans un tout autre objectif (celui de tuer des insectes), soul\u00e8ve des questions d\u2019ordre \u00e9thique et sanitaire. Peut-on, doit-on, transformer temporairement la physiologie humaine pour r\u00e9guler une population de moustiques ?<\/p>\n<p>        Une arme potentielle contre le paludisme    <\/p>\n<p>Le paludisme a caus\u00e9 pr\u00e8s de 620 000 d\u00e9c\u00e8s en 2021 selon l\u2019OMS, et continue de toucher prioritairement des enfants de moins de 5 ans. Si le moustique meurt avant de pouvoir transmettre le parasite Plasmodium, la cha\u00eene de transmission est bris\u00e9e.<\/p>\n<p>D\u2019o\u00f9 l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019une telle strat\u00e9gie : il ne s\u2019agit pas de traiter les humains atteints, mais d\u2019\u00e9radiquer le vecteur de la maladie. Des campagnes massives de prise de nitisinone pourraient th\u00e9oriquement faire chuter la population de moustiques et donc les cas de paludisme.<\/p>\n<p>Des simulations informatiques montrent qu\u2019une telle approche, si elle \u00e9tait appliqu\u00e9e dans des zones \u00e0 forte end\u00e9mie, pourrait \u00eatre aussi efficace que les insecticides actuels\u2026 tout en \u00e9vitant les probl\u00e8mes de r\u00e9sistance.<\/p>\n<p>        Sang humain contre moustiques : des limites \u00e0 ne pas ignorer    <\/p>\n<p>Cette strat\u00e9gie innovante, bien que prometteuse, reste encore exp\u00e9rimentale. Plusieurs obstacles doivent \u00eatre lev\u00e9s avant d\u2019envisager une mise en \u0153uvre concr\u00e8te : des essais cliniques suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires pour \u00e9valuer la s\u00e9curit\u00e9 d\u2019un usage pr\u00e9ventif \u00e0 grande \u00e9chelle. En outre, le risque de r\u00e9sistance chez les moustiques, comme cela a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 avec les insecticides, reste possible.<\/p>\n<p>Autres freins, l\u2019impact environnemental d\u2019une telle approche, qui n\u2019est pas encore connu, et une indispensable acceptation sociale : proposer \u00e0 des millions de personnes en bonne sant\u00e9 de prendre un m\u00e9dicament dans le but de tuer des moustiques ne va pas de soi.<\/p>\n<p>L\u2019id\u00e9e de rendre le sang humain toxique pour les moustiques pourrait ainsi r\u00e9volutionner la lutte contre les maladies vectorielles, en particulier le paludisme. En misant sur un m\u00e9dicament d\u00e9j\u00e0 existant, les chercheurs ouvrent une nouvelle voie, \u00e0 la crois\u00e9e de la pharmacologie et de la sant\u00e9 publique. Toutefois, la prudence reste de mise : ce concept encore en phase de test doit \u00eatre encadr\u00e9 par de rigoureuses \u00e9tudes avant d\u2019envisager une utilisation \u00e0 large \u00e9chelle\u2026<\/p>\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>\u00c0 SAVOIR<\/strong><\/p>\n<p>La <strong>malaria<\/strong> et le <strong>paludisme<\/strong> d\u00e9signent en r\u00e9alit\u00e9 la m\u00eame maladie : \u201cmalaria\u201d est le terme anglophone, tandis que \u201cpaludisme\u201d est son \u00e9quivalent en fran\u00e7ais. Tous deux font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une infection caus\u00e9e par des parasites du genre Plasmodium, transmis \u00e0 l\u2019homme par la piq\u00fbre de moustiques Anopheles infect\u00e9s. En fran\u00e7ais m\u00e9dical, on privil\u00e9gie le mot paludisme, d\u00e9riv\u00e9 du latin palus (marais), en r\u00e9f\u00e9rence aux zones humides o\u00f9 les moustiques prolif\u00e8rent. Le terme malaria, plus utilis\u00e9 dans les pays anglo-saxons, vient de l\u2019italien mal\u2019aria (\u201cmauvais air\u201d), car on pensait autrefois que la maladie \u00e9tait due aux \u00e9manations mar\u00e9cageuses. Il n\u2019y a donc pas de diff\u00e9rence biologique entre les deux termes, seulement une diff\u00e9rence linguistique et culturelle.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>  <a class=\"gofollow\" data-track=\"MTIsMCwxLDYw\" href=\"https:\/\/ma-sante.news\/annonceurs\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"2560\" height=\"2133\" src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns=\" http:=\"\" data-lazy-src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/pub-annonceurs-4-scaled.jpg\"\/><\/a>    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"755\" height=\"495\" src=\"data:image\/svg+xml,%3Csvg%20xmlns=\" http:=\"\" data-lazy-src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Image1.jpg\"\/>Inscrivez-vous \u00e0 notre newsletter <br \/>Ma Sant\u00e9                      <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;animal le plus meurtrier au monde, le moustique est responsable de pr\u00e8s de 730 000 d\u00e9c\u00e8s&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":625,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[27,72,511,71],"class_list":{"0":"post-624","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sante","8":"tag-france","9":"tag-health","10":"tag-moustique","11":"tag-sante"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/114264987718198267","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/624","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=624"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/624\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/625"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=624"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=624"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=624"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}