{"id":629329,"date":"2025-12-30T07:10:19","date_gmt":"2025-12-30T07:10:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/629329\/"},"modified":"2025-12-30T07:10:19","modified_gmt":"2025-12-30T07:10:19","slug":"et-si-parler-plusieurs-langues-pouvait-ralentir-le-vieillissement-du-cerveau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/629329\/","title":{"rendered":"Et si parler plusieurs langues pouvait ralentir le vieillissement du cerveau ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Selon une r\u00e9cente \u00e9tude, parler plus d\u2019une langue permettrait de prot\u00e9ger durablement le cerveau. Les chercheurs estiment qu\u2019\u00e9largir ses capacit\u00e9s linguistiques donnerait la possibilit\u00e9 de pr\u00e9server la m\u00e9moire et la flexibilit\u00e9 du cerveau en vieillissant. Ceci pourrait donc logiquement repousser le d\u00e9veloppement de maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives, notamment Alzheimer.<\/strong><\/p>\n<p>Les langues pour lutter contre le d\u00e9clin cognitif<\/p>\n<p>Avec l\u2019\u00e2ge, <a href=\"https:\/\/sciencepost.fr\/une-inversion-miraculeuse-des-chercheurs-font-une-decouverte-capitale-dans-la-lutte-contre-le-vieillissement-du-cerveau\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le vieillissement du cerveau<\/a> induit des changements normaux, \u00e0 savoir un ralentissement cognitif,<strong> une alt\u00e9ration de la m\u00e9moire et de la concentration<\/strong>, une diminution de la capacit\u00e9 \u00e0 g\u00e9rer plusieurs t\u00e2ches, ainsi que des difficult\u00e9s \u00e0 s\u2019exprimer. Ceci est le r\u00e9sultat de changements structurels et d\u2019une baisse de l\u2019efficacit\u00e9 des connexions neuronales, bien le cerveau <strong>tente de compenser \u00e0 l\u2019aide de nouvelles connexions<\/strong> (neuroplasticit\u00e9) et de la redondance cellulaire. Evidemment, ces effets peuvent s\u2019accentuer en pr\u00e9sence de maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives comme Alzheimer, Parkinson et autres formes de d\u00e9mence.<\/p>\n<p>Habituellement, la plupart des strat\u00e9gies permettant d\u2019am\u00e9liorer la cognition et la m\u00e9moire sur le court terme se basent sur des mots crois\u00e9s cryptiques et autres curieux casse-t\u00eates. Cependant, <a href=\"https:\/\/www.nature.com\/articles\/s43587-025-01000-2\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">une \u00e9tude parue dans la revue Nature Aging<\/a> le 10 novembre 2025 sugg\u00e8re une autre fa\u00e7on de repousser le d\u00e9clin cognitif : <strong>\u00e9largir ses capacit\u00e9s linguistiques<\/strong>. Selon les chercheurs de l\u2019Universit\u00e9 Adolfo Iba\u00f1ez (Chili), parler plusieurs langues permettrait de ralentir le vieillissement du cerveau.<\/p>\n<p>Les auteurs ont analys\u00e9 des donn\u00e9es provenant d\u2019un sondage r\u00e9alis\u00e9 aupr\u00e8s de 86 149 personnes \u00e2g\u00e9es de 51 \u00e0 95 ans, vivant dans 27 pays europ\u00e9ens. Or, les r\u00e9sultats laissent penser que les individus parlant r\u00e9guli\u00e8rement plus d\u2019une langue ont <strong>50% de risque en moins de montrer des signes de vieillissement biologique<\/strong> au niveau du cerveau.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" data-lazyloaded=\"1\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-321867\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/12\/iStock-2168600948.jpg\" alt=\"apprendre langue\" width=\"1299\" height=\"807\"  data-\/>Cr\u00e9dit : Supatman \/ iStockSelon les auteurs de l\u2019\u00e9tude, apprendre de nouvelles langues pourrait \u00eatre b\u00e9n\u00e9fique pour le cerveau et ainsi, pr\u00e9venir les maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives.Un renforcement des r\u00e9seaux c\u00e9r\u00e9braux<\/p>\n<p>Les chercheurs ont rappel\u00e9 que si le vieillissement engendre une perte des fonctions cognitives et met en danger l\u2019ind\u00e9pendance, le fait de <strong>vivre dans une soci\u00e9t\u00e9 multilingue pourrait r\u00e9duire ce d\u00e9clin.<\/strong> Autrement dit, le multilinguisme pourrait bien renforcer les r\u00e9seaux c\u00e9r\u00e9braux, dans la mesure o\u00f9 ces derniers sont r\u00e9guli\u00e8rement entrain\u00e9s. De plus, ces effets positifs seraient encore plus importants dans le cas des personnes s\u2019immergeant compl\u00e9tement<strong> dans une culture et des environnements linguistiques diff\u00e9rents<\/strong>, par exemple les expatri\u00e9s apprenant la langue de leur pays d\u2019accueil. En revanche, les auteurs de l\u2019\u00e9tude pr\u00e9cisent qu\u2019il est ici question d\u2019un usage quotidien de la langue et ce, dans des contextes r\u00e9els.<\/p>\n<p>Par ailleurs il ne s\u2019agit pas de la premi\u00e8re fois que la Science sugg\u00e8re que le multilinguisme pourrait avoir un effet protecteur au niveau du cerveau. Cependant, les travaux ant\u00e9rieurs n\u2019\u00e9taient peut-\u00eatre pas suffisants, au regard des \u00e9chantillons r\u00e9duits de personnes ou encore, de l\u2019int\u00e9gration de marqueurs de sant\u00e9 peu pertinents et d\u2019une focalisation sur des cohortes cliniques. Ainsi, les <strong>potentiels b\u00e9n\u00e9fices du multilinguisme sur le cerveau<\/strong> concernant les populations saines restaient encore tr\u00e8s hypoth\u00e9tiques.<\/p>\n<p>Si d\u2019autres \u00e9valuations devraient voir le jour afin de corroborer et valider pleinement la conclusion des chercheurs chiliens, il est possible que le multilinguisme puisse agir en faveur de la lutte contre le d\u00e9veloppement de maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives, \u00e0 savoir Alzheimer, Parkinson et autres formes de d\u00e9mence. Enfin, ce genre de travaux n\u2019est pas anodin puisque selon les estimations, la d\u00e9mence <strong>touche mondialement plus de 55 millions de personnes<\/strong>, avec pr\u00e8s de 10 millions de nouveaux cas chaque ann\u00e9e, principalement des cas d\u2019Alzheimer (60 \u00e0 70%).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Selon une r\u00e9cente \u00e9tude, parler plus d\u2019une langue permettrait de prot\u00e9ger durablement le cerveau. 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