{"id":629557,"date":"2025-12-30T09:32:12","date_gmt":"2025-12-30T09:32:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/629557\/"},"modified":"2025-12-30T09:32:12","modified_gmt":"2025-12-30T09:32:12","slug":"reportage-je-suis-beaucoup-moins-stresse-que-jai-pu-letre-thomas-combezou-ancien-joueur-de-castres-devenu-agriculteur-raconte-sa-reconversion","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/629557\/","title":{"rendered":"Reportage. \u00ab\u00a0Je suis beaucoup moins stress\u00e9 que j\u2019ai pu l\u2019\u00eatre\u00a0\u00bb\u00a0: Thomas Combezou (ancien joueur de Castres), devenu agriculteur raconte sa reconversion"},"content":{"rendered":"<p>\n                Alors que les agriculteurs fran\u00e7ais sont actuellement au c\u0153ur d\u2019une actualit\u00e9 br\u00fblante, Thomas Combezou, ancien castrais (champion de France en 2018) nous partage sa nouvelle vie\u00a0: il a repris avec son fr\u00e8re l\u2019exploitation bovine familiale, en Corr\u00e8ze. Et conserve ainsi une certaine adr\u00e9naline \u00e0 travers les concours.\n            <\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Notre star actuelle, c\u2019est Salopette.\u00a0\u00bb C\u2019est bien s\u00fbr avec un immense sourire que Thomas Combezou \u00e9voque l\u2019une de ses vaches, lui qui est devenu agriculteur depuis la fin de sa carri\u00e8re en 2023. La fameuse Salopette a \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9e pour \u00ab\u00a0monter \u00e0 Paris deux ans d\u2019affil\u00e9e\u00a0\u00bb, comme le dit l\u2019ancien trois-quarts centre. C\u2019est-\u00e0-dire au Salon de l\u2019Agriculture, rendez-vous prestigieux et incontournable du milieu chaque ann\u00e9e. \u00ab\u00a0C\u2019est un truc assez dingue, reprend-il. Il y a un rassemblement monumental d\u2019animaux. C\u2019est la grosse vitrine des diff\u00e9rents \u00e9levages, que ce soit la Montb\u00e9liarde, la Charolaise, la Simmentale ou la Limousine pour nous. Ce sont de vrais moments de partage. Tu viens montrer ce qui se fait de mieux dans ton domaine, tu exposes tes animaux, tu traverses la foule\u2026 Les gens ne se rendent peut-\u00eatre pas compte, mais pouvoir montrer au monde entier tout le travail qui est fait par les exploitants agricoles dans un \u00e9v\u00e9nement aussi m\u00e9diatis\u00e9, c\u2019est extraordinaire.\u00a0\u00bb<\/p>\n<blockquote>\n<p>L\u2019exploitation existe depuis au moins quarante ans. Nos grands-parents, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, avaient une dizaine de vaches.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Et ce n\u2019est donc plus lui qui est au centre du terrain et de l\u2019attention. \u00ab\u00a0Honn\u00eatement, j\u2019ai toujours \u00e9t\u00e9 quelqu\u2019un de plut\u00f4t discret, dit-il. Aujourd\u2019hui, cela me va tr\u00e8s bien que la lumi\u00e8re soit mise sur l\u2019animal ou sur des gens autour de moi. Je ne le regrette pas, parce que je me sens bien dans ma vie.\u00a0\u00bb Laquelle lui a ainsi offert un sacr\u00e9 virage voil\u00e0 deux ans, pour le ramener dans cette Corr\u00e8ze dont il est originaire\u00a0: \u00ab\u00a0Je suis d\u00e9sormais agriculteur en vache allaitante, sur le secteur de Lamazi\u00e8re-Basse, entre Neuvic et \u00c9gletons, en Haute-Corr\u00e8ze. Je suis \u00e0 la t\u00eate d\u2019un cheptel de 160 \u00e0 170 m\u00e8res. Quand tu ajoutes les veaux, les g\u00e9nisses, \u00e7a fait un peu de monde\u00a0! On fait de l\u2019engraissement et de la reproduction. Nous sommes inscrits au livre g\u00e9n\u00e9alogique de la Limousine.\u00a0\u00bb Le champion de France 2018 avec le Castres olympique a, en quelque sorte, perp\u00e9tu\u00e9 la tradition familiale. \u00ab\u00a0L\u2019exploitation existe depuis au moins quarante ans. Nos grands-parents, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, avaient une dizaine de vaches. Puis, nos parents l\u2019ont reprise et l\u2019ont beaucoup d\u00e9velopp\u00e9e. Mon fr\u00e8re Julien, qui est aussi install\u00e9 depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es, a continu\u00e9 avec eux et a contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9volution de l\u2019exploitation. En fait, mon p\u00e8re avait deux activit\u00e9s\u00a0: policier la nuit et exploitant agricole la journ\u00e9e. Il dormait peu. Il est parti \u00e0 la retraite et j\u2019ai donc pris sa place.\u00a0\u00bb M\u00eame si Thomas Combezou n\u2019\u00e9tait pas n\u00e9cessairement destin\u00e9 \u00e0 cette reconversion\u00a0: \u00ab\u00a0Je ne savais pas forc\u00e9ment que je basculerais sur ce secteur. Cela m\u2019a toujours plu, c\u2019est une certitude. Mais je m\u2019\u00e9tais mis pas mal de dipl\u00f4mes de c\u00f4t\u00e9 (sourire). J\u2019avais pass\u00e9 le concours de police, que je n\u2019avais pas pu conserver car j\u2019avais prolong\u00e9 mon contrat. J\u2019avais aussi pass\u00e9 le bac pro agricole en 2014, au cas o\u00f9 je finisse par m\u2019installer\u2026 J\u2019ai \u00e9galement le DE (dipl\u00f4me d\u2019\u00c9tat, N.D.L.R.) d\u2019entra\u00eeneur. J\u2019avais quelques cordes \u00e0 mon arc, parce que je voulais avoir une porte de sortie apr\u00e8s le rugby et ne pas me retrouver comme certains \u00e0 se chercher, \u00e0 ne pas avoir de solution.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le rugby professionnel\u00a0? \u00ab\u00a0C\u2019est termin\u00e9\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Mais alors, quel fut le d\u00e9clic apr\u00e8s avoir raccroch\u00e9 les crampons\u00a0? Comme souvent, le c\u0153ur a ses raisons\u00a0: \u00ab\u00a0Ce sont des faits et des choix de vie\u2026 Je me suis s\u00e9par\u00e9 de ma compagne, parce qu\u2019on n\u2019avait pas les m\u00eames ambitions ou la m\u00eame fa\u00e7on de voir les choses. Et cette remise en question m\u2019a amen\u00e9 \u00e0 vouloir me rapprocher de mes enfants qui vivent \u00e0 Brive avec leur maman. Le plus simple, pour \u00eatre aupr\u00e8s d\u2019eux, \u00e9tait de revenir sur l\u2019exploitation familiale et d\u2019avoir une activit\u00e9 qui me convenait.\u00a0\u00bb Laquelle l\u2019a \u00e9videmment \u00e9loign\u00e9 du rugby. M\u00eame s\u2019il garde un lien, l\u00e0 encore familial\u00a0: \u00ab\u00a0Je chapeaute un peu l\u2019\u00e9cole de rugby d\u2019\u00c9gletons, sur le c\u00f4t\u00e9 sportif, \u00e0 une dizaine de kilom\u00e8tres de chez moi. Mon meilleur ami y \u00e9tait, mais c\u2019\u00e9tait surtout pour mes enfants. Mon beau-fils \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 au club, ma fille et mon fils y sont aussi. Quand je les ai avec moi, je peux les entra\u00eener. Cela me permet de garder un pied dans ce sport, avec du recul. J\u2019ai envie de donner aux petits le go\u00fbt du rugby, aussi de partager mon exp\u00e9rience de rugbyman. Apr\u00e8s avoir connu le haut niveau, c\u2019est en se retrouvant dans un club amateur qu\u2019on se rend compte combien la formation d\u2019\u00e9ducateur est importante.\u00a0\u00bb<\/p>\n<blockquote>\n<p>Tout ce que je fais, c\u2019est pour avoir une visibilit\u00e9 sur trois, quatre ou cinq ans. C\u2019est comme \u00e7a qu\u2019on construit notre avenir et notre cheptel.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Et pourrait-il un jour replonger dans le milieu professionnel, lui qui poss\u00e8de les dipl\u00f4mes pour int\u00e9grer un staff\u00a0? \u00ab\u00a0Non, c\u2019est termin\u00e9, c\u2019est derri\u00e8re moi. Tu peux tr\u00e8s bien gagner ta vie, c\u2019est vrai. Mais repartir sur le stress, la recherche de performance, la remise en cause, le possible licenciement, l\u2019obligation de bouger \u00e0 droite et \u00e0 gauche, de ne pas \u00eatre \u00e0 la maison, de ne pas profiter de ses enfants, de ne pas avoir de stabilit\u00e9\u2026 J\u2019ai connu cette stabilit\u00e9 \u00e0 Castres pendant plus de neuf ans, mais tout le monde ne s\u2019appelle pas Castres. Maintenant, je me suis inscrit dans le projet de l\u2019exploitation.\u00a0\u00bb Et il s\u2019y \u00e9panouit, justement. \u00ab\u00a0Je suis beaucoup moins stress\u00e9 que j\u2019ai pu l\u2019\u00eatre. Quand tu es rugbyman professionnel, tu te poses toujours des questions pour savoir comment le week-end va se passer. Une, deux ou trois performances rat\u00e9es, et tu peux perdre la confiance du coach, te retrouver dans une mauvaise posture pour les ann\u00e9es qui suivent. Aujourd\u2019hui, je travaille simplement. La notion de performance, elle se construit beaucoup plus sur le temps. Tout ce que je fais, c\u2019est pour avoir une visibilit\u00e9 sur trois, quatre ou cinq ans. C\u2019est comme \u00e7a qu\u2019on construit notre avenir et notre cheptel.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Ne t\u2019inqui\u00e8te pas, j\u2019ai jou\u00e9 au Stade de France\u2026\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Si ses journ\u00e9es sont bien remplies, entre le fait de nourrir et surveiller les b\u00eates, d\u2019entretenir les parcelles ou de pr\u00e9parer les saisons suivantes, Thomas Combezou n\u2019a tout \u00e0 fait perdu son esprit de comp\u00e9titeur. L\u2019adr\u00e9naline des terrains et la qu\u00eate de titres, il les retrouve \u00e0 travers les concours que ses parents avaient abandonn\u00e9s il y a quelque temps. \u00ab\u00a0On les a repris avec mon fr\u00e8re il y a environ cinq ans. L\u00e0 aussi, mon v\u00e9cu du rugby de haut niveau m\u2019aide \u00e0 relativiser. Moi, j\u2019ai toujours ador\u00e9 cette appr\u00e9hension positive avant les matchs. Aujourd\u2019hui, n\u2019est pas parce qu\u2019on conna\u00eet une contre-performance que je vais m\u2019\u00e9crouler. On ne joue pas notre vie. Mais on a eu la chance de faire de bons r\u00e9sultats ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Au concours d\u00e9partemental \u00e0 Brive, au concours national o\u00f9 on a bien tourn\u00e9 avec deux taureaux qui finissent premier et deuxi\u00e8me dans la m\u00eame section. Cela donne une visibilit\u00e9 et aussi une occasion d\u2019\u00e9changer avec une population qui n\u2019y conna\u00eet pas grand-chose au milieu agricole.\u00a0\u00bb Sans oublier la pr\u00e9sence de Salopette, au Salon d\u2019Agriculture donc\u2026 L\u00e0 o\u00f9 certains le reconnaissent parfois. \u00ab\u00a0Quand on est align\u00e9 avec les animaux en pr\u00e9sentation, il m\u2019arrive d\u2019avoir quelques questions. Les gens cherchent \u00e0 savoir comment j\u2019en suis arriv\u00e9 l\u00e0. Mais ce sont des discussions tr\u00e8s sympathiques. Sur un concours, on m\u2019a aussi fait la blague\u00a0: \u00ab\u00a0Allez, n\u2019aie pas trop la pression.\u00a0\u00bb J\u2019ai r\u00e9pondu\u00a0: \u00ab\u00a0Ne t\u2019inqui\u00e8te pas, j\u2019ai jou\u00e9 au Stade de France, j\u2019ai fait des finales.\u00a0\u00bb \u00e7a, c\u2019\u00e9tait vraiment de la pression.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>    \u00ab\u00a0Je comprends la col\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale\u00a0\u00bb\u00a0: Combezou partage le sentiment des agriculteurs<\/p>\n<p>Les agriculteurs sont mobilis\u00e9s en France depuis plusieurs semaines, notamment contre les d\u00e9cisions gouvernementales et l\u2019abattage massif des bovins en cas de dermatose nodulaire. Une r\u00e9volte que partage Thomas Combezou\u00a0: \u00ab\u00a0On n\u2019a pas de visibilit\u00e9 sur l\u2019avenir. Chaque d\u00e9cision prise peut mettre en p\u00e9ril les exploitations. Des ann\u00e9es de travail, de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, peuvent \u00eatre \u00e9teintes par un petit moucheron. Ce qui arrive aujourd\u2019hui est terrible, il faut s\u2019en rendre compte. Les agriculteurs ont des questionnements et il faut y r\u00e9pondre. En parlant avec mes parents, on se dit\u00a0: \u00ab\u00a0Si la dermatose modulaire devait arriver ici, ce serait une catastrophe pour nous, et pour tous les exploitants autour.\u00a0\u00bb Je comprends la col\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, parce qu\u2019il y a toujours un sujet sur lequel on n\u2019\u00e9coute pas les gens sur le terrain. On a l\u2019impression que des d\u00e9cisions sont prises par des personnes en costard-cravate, qui n\u2019ont aucun recul et qui ne se sont jamais d\u00e9plac\u00e9es sur une exploitation.\u00a0\u00bb Lui r\u00e9clame des solutions\u00a0: \u00ab\u00a0L\u2019abattage total de certains troupeaux, c\u2019est violent. La question, c\u2019est d\u2019essayer de vacciner le plus rapidement possible par rapport \u00e0 la dermatose modulaire. Ce n\u2019est que mon avis, et je ne dis pas que j\u2019ai raison sur tout. Mais on doit tout faire pour enrayer au maximum la contagion. En fait, il faut des d\u00e9cisions qui aillent dans le sens des agriculteurs. Il y a de moins en moins d\u2019exploitations, de moins en moins d\u2019animaux. Les accords sur le Mercosur ne vont pas dans le sens de l\u2019agriculture fran\u00e7aise. On ne doit pas la faire mourir car, \u00e0 mes yeux, l\u2019agriculture fran\u00e7aise, c\u2019est le peuple fran\u00e7ais. On doit faire bloc tous ensemble. Moi, je sais qu\u2019on a une exploitation qui tient la route, une cinquantaine de g\u00e9nisses actuellement qui sont en p\u00e2turage, qui rentrent et qui sortent. Si tu les appelles, elles viennent, elles se font caresser. Ce ne sont pas des animaux en batterie, qui sont parqu\u00e9s et engraiss\u00e9s \u00e0 bloc\u2026 \u00e7a, \u00e7a n\u2019a rien \u00e0 avoir avec l\u2019agriculture fran\u00e7aise. Chez nous, \u00e7a bosse bien. Je crois qu\u2019on poss\u00e8de une des meilleures agricultures du monde, et il faut la valoriser.\u00a0\u00bb <strong>J.\u00a0Fa.<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Alors que les agriculteurs fran\u00e7ais sont actuellement au c\u0153ur d\u2019une actualit\u00e9 br\u00fblante, Thomas Combezou, ancien castrais (champion de&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":629558,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[1011,27,70921,6133,60,73887],"class_list":{"0":"post-629557","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sports","8":"tag-fr","9":"tag-france","10":"tag-midi-olympique","11":"tag-reportages","12":"tag-sports","13":"tag-thomas-combezou"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115807830122378798","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/629557","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=629557"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/629557\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/629558"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=629557"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=629557"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=629557"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}