{"id":629868,"date":"2025-12-30T12:50:12","date_gmt":"2025-12-30T12:50:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/629868\/"},"modified":"2025-12-30T12:50:12","modified_gmt":"2025-12-30T12:50:12","slug":"la-france-vole-au-secours-du-royaume-uni-pour-laider-a-concevoir-sa-nouvelle-ia-destinee-a-la-lutte-anti-mine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/629868\/","title":{"rendered":"La France vole au secours du Royaume-Uni pour l&rsquo;aider \u00e0 concevoir sa nouvelle IA destin\u00e9e \u00e0 la lutte anti-mine"},"content":{"rendered":"<p><strong>Quand l\u2019IA prend la barre de la chasse aux mines britanniques.<\/strong><\/p>\n<p>Dans les fonds marins, les mines ne font pas de bruit. Elles attendent. Parfois des d\u00e9cennies. Quand une marine veut s\u00e9curiser un d\u00e9troit, un port ou une route commerciale, il y a obligation \u00e0 d\u00e9nicher ces pi\u00e8ges mortels.<\/p>\n<p>Dans ce jeu lent, dangereux et tr\u00e8s technique, la Thales va aider la Royal Navy \u00e0 passer un cap d\u00e9cisif.<\/p>\n<p>Le groupe fran\u00e7ais s\u2019est en effet vu attribuer un contrat majeur par Defence Equipment and Support, l\u2019organisme charg\u00e9 des achats militaires britanniques.<\/p>\n<p>Objectif affich\u00e9 : concevoir et livrer la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de centres de commandement autonomes et portables d\u00e9di\u00e9s \u00e0 la lutte contre les mines navales. Un changement de paradigme plus qu\u2019une simple modernisation.<\/p>\n<p>Lire aussi :<\/p>\n<p>Thales d\u00e9croche un contrat pour d\u00e9velopper l\u2019IA anti-mine de la Royal Navy<\/p>\n<p>La chasse aux mines moderne n\u2019a plus grand-chose \u00e0 voir avec les plongeurs et les dragues d\u2019hier. Aujourd\u2019hui, ce sont des flottes de drones, en surface et sous l\u2019eau, qui explorent, cartographient, identifient. Encore faut-il \u00eatre capable de piloter tout cela sans se noyer sous les donn\u00e9es.<\/p>\n<p>C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment le r\u00f4le des nouveaux centres d\u00e9velopp\u00e9s par Thales. Au c\u0153ur du dispositif, une combinaison logicielle \u00e9prouv\u00e9e et dop\u00e9e \u00e0 l\u2019intelligence artificielle : M-Cube, pour la gestion de mission, et Mi-Map, pour l\u2019analyse et l\u2019\u00e9valuation des menaces. Ces briques logicielles sont d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9es par plusieurs marines, mais ici, elles passent \u00e0 une autre dimension.<\/p>\n<p>Mi-Map int\u00e8gre une reconnaissance automatique des cibles par IA, capable de trier, filtrer et hi\u00e9rarchiser des volumes de donn\u00e9es que m\u00eame une \u00e9quipe exp\u00e9riment\u00e9e aurait du mal \u00e0 absorber en temps r\u00e9el. L\u2019algorithme apprend, s\u2019am\u00e9liore, affine ses d\u00e9cisions. Il ne remplace pas l\u2019op\u00e9rateur, il lui fait gagner un temps pr\u00e9cieux, l\u00e0 o\u00f9 chaque minute compte.<\/p>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"7WemTqUhMJ\">\n<p><a href=\"https:\/\/media24.fr\/2025\/12\/27\/encore-un-contrat-estime-entre-3-et-5-milliards-deuros-pour-ce-geant-francais-de-laviation-dont-le-moteur-ecrase-la-concurrence-sur-le-marche-des-monocouloirs\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Encore un contrat estim\u00e9 entre 3 et 5 milliards d\u2019euros pour ce g\u00e9ant fran\u00e7ais de l\u2019aviation dont le moteur \u00e9crase la concurrence sur le march\u00e9 des monocouloirs<\/a><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>cortAIx, le cerveau artificiel derri\u00e8re la man\u0153uvre<\/p>\n<p>Cette mont\u00e9e en puissance repose sur cortAIx, l\u2019acc\u00e9l\u00e9rateur d\u2019intelligence artificielle de Thales. Derri\u00e8re ce nom, une r\u00e9alit\u00e9 tr\u00e8s concr\u00e8te : 800 experts IA \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, d\u00e9di\u00e9s aux environnements critiques, l\u00e0 o\u00f9 une erreur n\u2019est pas tol\u00e9rable.<\/p>\n<p>Dans le cadre du programme britannique, cortAIx permet aux syst\u00e8mes de traiter plus vite que l\u2019humain, de croiser des signaux faibles, de reconna\u00eetre des motifs invisibles \u00e0 l\u2019\u0153il nu. R\u00e9sultat : une identification plus rapide des mines, une meilleure fiabilit\u00e9, et une r\u00e9duction nette de la charge cognitive des op\u00e9rateurs.<\/p>\n<p>Autrement dit, la machine ne fait pas la guerre \u00e0 la place de l\u2019homme. Elle lui \u00e9vite surtout de la faire au mauvais moment, ou sur la mauvaise cible.<\/p>\n<p>Une marine \u00ab hybride \u00bb qui devient r\u00e9alit\u00e9<\/p>\n<p>Le contrat s\u2019inscrit directement dans la vision britannique d\u2019une marine hybride, o\u00f9 syst\u00e8mes habit\u00e9s et non habit\u00e9s travaillent ensemble. Thales ne livre pas un \u00e9quipement isol\u00e9, mais un syst\u00e8me de syst\u00e8mes, capable de coordonner plusieurs drones, plusieurs capteurs et plusieurs niveaux de commandement.<\/p>\n<p>Attribu\u00e9 dans le cadre du programme Remote Command Centre (RCC), le contrat d\u00e9marre avec un investissement initial de 10 millions de livres sterling (11,48 millions d\u2019euros), premi\u00e8re marche d\u2019un programme dont l\u2019enveloppe pourrait atteindre 100 millions de livres sterling \u00e0 terme (114,8 millions d\u2019euros). Une trajectoire progressive, pens\u00e9e pour faire \u00e9voluer les capacit\u00e9s sans rupture brutale.<\/p>\n<p>Les premi\u00e8res solutions prendront la forme de centres conteneuris\u00e9s, faciles \u00e0 d\u00e9ployer, \u00e0 connecter et \u00e0 adapter. Une flexibilit\u00e9 pr\u00e9cieuse pour une Royal Navy engag\u00e9e aussi bien en mer du Nord que sur des th\u00e9\u00e2tres lointains.<\/p>\n<p>Moins de risques pour les marins, plus d\u2019efficacit\u00e9 en mer<\/p>\n<p>Le b\u00e9n\u00e9fice est imm\u00e9diat et tr\u00e8s concret. En \u00e9loignant les \u00e9quipages des zones min\u00e9es, la Royal Navy r\u00e9duit drastiquement les risques humains. En automatisant une partie de l\u2019analyse, elle gagne en vitesse et en pr\u00e9cision. Et en centralisant le commandement, elle am\u00e9liore la coordination entre drones, navires et \u00e9tats-majors.<\/p>\n<p>C\u2019est toute la logique de la lutte contre les mines du XXI\u1d49 si\u00e8cle. Ne plus envoyer des hommes au contact direct du danger. Utiliser la machine pour explorer, classer, d\u00e9cider. Puis agir avec certitude.<\/p>\n<p>Un ancrage industriel fort au Royaume-Uni<\/p>\n<p>Derri\u00e8re la technologie, il y a aussi une r\u00e9alit\u00e9 industrielle. Thales investit depuis des ann\u00e9es dans la lutte contre les mines au Royaume-Uni. Le programme soutient plus de 200 emplois hautement qualifi\u00e9s, notamment sur les sites de Somerset et Plymouth, et irrigue un \u00e9cosyst\u00e8me de fournisseurs locaux.<\/p>\n<p>Chaque ann\u00e9e, Thales injecte plus de 575 millions de livres sterling (660 millions d\u2019euros) dans sa cha\u00eene d\u2019approvisionnement britannique et plus de 130 millions de livres (149,3 millions d\u2019euros) en recherche et d\u00e9veloppement sur le sol du Royaume-Uni. L\u2019IA cortAIx elle-m\u00eame a \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9e localement avec 200 experts d\u00e9di\u00e9s.<\/p>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"fg09AzIz2c\">\n<p><a href=\"https:\/\/media24.fr\/2025\/12\/25\/ce-colosse-francais-de-laviation-prepare-sa-montee-en-puissance-sur-le-marche-des-drones-a-longue-elongation-avec-luas100-qui-devrait-etre-accredite-en-2025\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Ce colosse fran\u00e7ais de l\u2019aviation pr\u00e9pare sa mont\u00e9e en puissance sur le march\u00e9 des drones \u00e0 longue \u00e9longation avec l\u2019UAS100 qui devrait \u00eatre accr\u00e9dit\u00e9 en 2025<\/a><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Des oc\u00e9ans encore truff\u00e9s de mines, parfois centenaires<\/p>\n<p>Si la lutte contre les mines reste une priorit\u00e9 absolue pour les marines, c\u2019est parce que les oc\u00e9ans n\u2019ont jamais vraiment \u00e9t\u00e9 nettoy\u00e9s des conflits pass\u00e9s. Les estimations convergent vers un chiffre vertigineux : plus d\u2019un million de mines marines reposeraient encore aujourd\u2019hui sur les fonds marins \u00e0 travers le monde. Une grande partie date des deux guerres mondiales, notamment en mer du Nord, en Manche, en Baltique et en M\u00e9diterran\u00e9e, o\u00f9 des centaines de milliers d\u2019engins ont \u00e9t\u00e9 mouill\u00e9s pour bloquer ports et d\u00e9troits. D\u2019autres sont plus r\u00e9centes, issues de conflits r\u00e9gionaux ou de tensions non r\u00e9solues, parfois pos\u00e9es sans cartographie fiable.<\/p>\n<p>Certaines mines ont plus de 80 ou 100 ans, mais restent dangereuses. Leur enveloppe se corrode, leurs m\u00e9canismes deviennent instables, et le moindre choc peut suffire \u00e0 d\u00e9clencher une explosion. Chaque ann\u00e9e encore, des p\u00eacheurs, des dragues portuaires ou des c\u00e2bles sous-marins en font les frais.<\/p>\n<p>Une guerre silencieuse, men\u00e9e par les donn\u00e9es<\/p>\n<p>La lutte contre les mines reste une guerre invisible, rarement m\u00e9diatis\u00e9e, mais essentielle dans les conflits modernes puisqu\u2019elle s\u00e9curise les routes maritimes, notamment n\u00e9cessaire \u00e0 toute logistique digne de ce nom.<\/p>\n<p>Avec ce contrat, Thales confirme une chose : la sup\u00e9riorit\u00e9 navale ne se joue plus seulement sur la taille des navires ou la port\u00e9e des missiles, mais sur la capacit\u00e9 \u00e0 comprendre l\u2019environnement maritime plus vite que l\u2019adversaire.<\/p>\n<p>M-Cube et Mi-Map semblent le candidats id\u00e9aux pour cette mission !<\/p>\n<p>Source :<\/p>\n<ul>\n<li>Communiqu\u00e9 de presse de <strong>Thales<\/strong> du 28\/12\/2025<\/li>\n<li><strong>Le Figaro<\/strong>, Mines marines : une menace invisible neutralis\u00e9e par une r\u00e9volution technologique fran\u00e7aise, 29\/03\/2025<\/li>\n<\/ul>\n<p>Image : Une mine navale Mk 67 Submarine Launched Mobile Mine lors de son embarquement \u00e0 bord d\u2019un sous-marin nucl\u00e9aire d\u2019attaque de la classe Los Angeles, sur une base navale en Cr\u00e8te, en 2021.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Quand l\u2019IA prend la barre de la chasse aux mines britanniques. Dans les fonds marins, les mines ne&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":629869,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1588],"tags":[11,1777,674,861,3379,12,473,1853,1851,1850,1852],"class_list":{"0":"post-629868","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-royaume-uni","8":"tag-actualites","9":"tag-eu","10":"tag-europe","11":"tag-ia","12":"tag-industrie-franu00e7aise","13":"tag-news","14":"tag-royaume-uni","15":"tag-royaume-uni-de-grande-bretagne-et-dirlande-du-nord","16":"tag-uk","17":"tag-united-kingdom","18":"tag-united-kingdom-of-great-britain-and-northern-ireland"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115808608172568950","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/629868","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=629868"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/629868\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/629869"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=629868"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=629868"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=629868"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}