{"id":635478,"date":"2026-01-02T04:28:21","date_gmt":"2026-01-02T04:28:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/635478\/"},"modified":"2026-01-02T04:28:21","modified_gmt":"2026-01-02T04:28:21","slug":"les-reves-colores-de-la-plasticienne-nigeriane-otobong-nkanga-au-musee-dart-moderne-de-paris-invite-culture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/635478\/","title":{"rendered":"Les r\u00eaves color\u00e9s de la plasticienne nig\u00e9riane Otobong Nkanga au mus\u00e9e d&rsquo;Art moderne de Paris &#8211; Invit\u00e9 culture"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                \u00ab J&rsquo;ai r\u00eav\u00e9 de toi en couleurs \u00bb, c&rsquo;est le titre de l&rsquo;exposition monographique que le mus\u00e9e d&rsquo;Art moderne de Paris consacre jusqu&rsquo;au 22\u00a0f\u00e9vrier\u00a02026 \u00e0 l&rsquo;artiste plasticienne Otobong Nkanga, n\u00e9e \u00e0 Kano au Nigeria, et qui r\u00e9side en Belgique depuis une vingtaine d&rsquo;ann\u00e9es. Otobong Nkanga travaille sur le th\u00e8me du lien bris\u00e9 et \u00e0 recr\u00e9er entre l&rsquo;humain et son environnement. (Rediffusion du 28\/10\/2025)                    <\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><strong>RFI : Bonjour Otobong Nkanga, vous pr\u00e9sentez ici, au mus\u00e9e d&rsquo;Art moderne de Paris, une monographie r\u00e9trospective de votre \u0153uvre. Qu&rsquo;est-ce que \u00e7a vous fait de revisiter ce que vous avez produit au fil des ans<\/strong>\u00a0<strong>?\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Otobong Nkanga :<\/strong>\u00a0Cela me fait vraiment plaisir, comme j&rsquo;ai fait mes \u00e9tudes ici en France, \u00e0 Paris. Et de rentrer dans ce mus\u00e9e pour montrer la s\u00e9lection de mon travail, c&rsquo;est r\u00e9ellement quelque chose qui me touche. Je suis \u00e0 la fois \u00e9tonn\u00e9e, \u00e9mue et fi\u00e8re, car c&rsquo;est un mus\u00e9e que je venais visiter quand j&rsquo;\u00e9tais \u00e0 Paris. J&rsquo;allais y regarder des expositions, par exemple de Dominique Gonzalez-Foerster ou Pierre Huyghe. Et \u00e0 cette \u00e9poque-l\u00e0, je regardais ces artistes avec un immense respect, et de constater que je suis moi aussi entr\u00e9e dans l&rsquo;un des plus grands mus\u00e9es de France&#8230; Oui, c&rsquo;est incroyable\u00a0!\u00a0<\/p>\n<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que vous avez choisi de montrer aux visiteurs fran\u00e7ais ou \u00e9trangers qui viendront ici\u202f?\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>D&rsquo;abord des pi\u00e8ces que j&rsquo;ai r\u00e9alis\u00e9es ici \u00e0 Paris, comme celle qui s&rsquo;appelle\u00a0Keyhole. Il y a plusieurs pi\u00e8ces qui datent de ce temps-l\u00e0, et d&rsquo;autres plus actuelles, afin de montrer l&rsquo;\u00e9tendue des choses. C&rsquo;est aussi la premi\u00e8re fois que je montre des pi\u00e8ces que j&rsquo;ai faites \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole. C&rsquo;est important de pouvoir les montrer, car il y a des jeunes qui cr\u00e9ent et travaillent, et ils peuvent ainsi constater que les \u0153uvres tracent une certaine ligne qui va \u00eatre suivie dans le futur.\u00a0<\/p>\n<p><strong>On peut voir beaucoup de choses, on peut voir du tissage, des collages, des c\u00e9ramiques, des installations. Mais au final, quelle est la forme d&rsquo;expression plastique qui vous correspond le plus<\/strong>\u00a0<strong>?\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>Tout commence avec les dessins, l&rsquo;installation, les sculptures, les tapisseries, les performances. Tout cela commence vraiment par une esquisse ou un dessin. Et \u00e0 partir de l\u00e0, je commence \u00e0 voir mes id\u00e9es dans un espace. Et \u00e0 partir de l\u00e0, pour moi, il n&rsquo;y a pas une m\u00e9dium qui me semble plus importante qu&rsquo;une autre. C&rsquo;est en fonction de l&rsquo;id\u00e9e que j&rsquo;ai, en fonction de la mani\u00e8re que je trouve la meilleure pour exprimer quelque chose.\u00a0<\/p>\n<p><strong>Votre travail questionne beaucoup le rapport entre l&rsquo;humain et la nature\u2026 Ces liens que l&rsquo;on cr\u00e9e, ces liens que l&rsquo;on d\u00e9truit, ces liens que l&rsquo;on aimerait pouvoir recr\u00e9er. Je pense notamment \u00e0 toute la partie sur les industries extractives. Est-ce que l&rsquo;action de l&rsquo;homme sur la nature est toujours n\u00e9gative\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Je ne crois pas que c&rsquo;est l&rsquo;action de l&rsquo;homme qui est n\u00e9gative sur la plan\u00e8te, parce que, nous aussi, nous venons de cette plan\u00e8te, de cette nature-l\u00e0. Mais ce que je crois en revanche, c&rsquo;est que la mani\u00e8re de d\u00e9velopper et de structurer nos entreprises extractives ne prend pas en compte une partie \u00ab\u00a0dormante\u00a0\u00bb. Je veux dire, le fait de laisser les choses reposer, repousser, se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer. Tout ce que l&rsquo;on fait, c&rsquo;est de sortir, sortir des choses. On a toujours \u00e9t\u00e9 extractifs, nous les humains, mais la mani\u00e8re dont nous le faisons aujourd&rsquo;hui est marqu\u00e9e par le capitalisme. On le fait pour le capital et non pas pour l&rsquo;humain. C&rsquo;est pourquoi nous entrons dans des guerres. C&rsquo;est pourquoi nous entrons dans un syst\u00e8me qui n&rsquo;est pas favorable aux humains, surtout pour les gens qui habitent sur les terres qui poss\u00e8dent ces ressources mini\u00e8res.\u00a0<\/p>\n<p>\u25ba\u00a0<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/www.mam.paris.fr\/fr\/expositions\/exposition-otobong-nkanga\" rel=\"noopener\"><strong>Exposition\u00a0I Dreamt of you in Colours, d&rsquo;Otobong Nkanga au Mus\u00e9e d&rsquo;art moderne de Paris jusqu&rsquo;au\u00a022 f\u00e9vrier 2026<\/strong><\/a>.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00ab J&rsquo;ai r\u00eav\u00e9 de toi en couleurs \u00bb, c&rsquo;est le titre de l&rsquo;exposition monographique que le mus\u00e9e d&rsquo;Art&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":635479,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,251,74307,1386,58,59,1011,27,10490,4778],"class_list":{"0":"post-635478","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-culture","12":"tag-culture-afrique","13":"tag-design","14":"tag-divertissement","15":"tag-entertainment","16":"tag-fr","17":"tag-france","18":"tag-invite-culture","19":"tag-nigeria"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115823621054735576","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/635478","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=635478"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/635478\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/635479"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=635478"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=635478"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=635478"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}