{"id":636179,"date":"2026-01-02T12:44:18","date_gmt":"2026-01-02T12:44:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/636179\/"},"modified":"2026-01-02T12:44:18","modified_gmt":"2026-01-02T12:44:18","slug":"en-cinquante-ans-jai-vu-changer-la-france-et-pas-quen-mal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/636179\/","title":{"rendered":"En cinquante ans, j\u2019ai vu changer la France, et pas qu\u2019en mal"},"content":{"rendered":"\n<p>Les premi\u00e8res fois o\u00f9 je suis venu en France, j\u2019\u00e9tais pris en stop par des camionnettes en t\u00f4le ondul\u00e9e, je vivais sur un petit nuage entretenu \u00e0 la piquette, aux amiti\u00e9s faciles et aux assiettes fumantes, et je sous-estimais bien trop la puissance du pastis et la salet\u00e9 des toilettes publiques. Le peuple fran\u00e7ais ne ma\u00eetrisait pas encore, m\u00eame de loin, l\u2019usage du water-closet.<\/p>\n<p>Mais \u00e7a, c\u2019\u00e9tait avant. Les choses ont chang\u00e9. Voil\u00e0 des ann\u00e9es que je n\u2019ai vu de toilettes \u00e0 la turque. Et ce n\u2019est pas tout\u00a0!<\/p>\n<p>         Effluves       <\/p>\n<p>Il y a eu du progr\u00e8s, et pas seulement c\u00f4t\u00e9 toilettes au pluriel. La France a aussi fait sa toilette. Les rues, m\u00eame lorsqu\u2019elles sont petites et anciennes, sont d\u00e9sormais rarement des bauges puantes \u2013 sauf si <a href=\"https:\/\/www.courrierinternational.com\/article\/vu-de-l-etranger-greve-contre-la-reforme-des-retraites-paris-en-pleine-crise-des-poubelles\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">les \u00e9boueurs sont en gr\u00e8ve<\/a>, ce qui n\u2019est jamais \u00e0 exclure. Les chiens, ou plut\u00f4t leurs ma\u00eetres, ont appris la propret\u00e9. Pas tous \u00e0 100\u00a0%, certes, mais beaucoup plus que jadis. Il en co\u00fbte aujourd\u2019hui 1\u00a0euro pour acc\u00e9der aux toilettes publiques dans les gares et ailleurs, mais quand on a connu les lieux d\u2019aisances de la France d\u2019autrefois, c\u2019est 1\u00a0euro que l\u2019on est heureux de l\u00e2cher.<\/p>\n<p>Les d\u00e9p\u00f4ts sauvages d\u2019ordures dans des paysages de toute beaut\u00e9, jadis un loisir pris\u00e9 du plus grand nombre, se sont faits plus rares. Et il faut trente\u00a0minutes \u00e0 un adulte en bonne sant\u00e9 pour arpenter la totalit\u00e9 du rayon dentifrice, gels, d\u00e9odorants, shampooing et savons dans un supermarch\u00e9 lambda. De nos jours, s\u2019il y a certes encore quelques rebelles, la grande majorit\u00e9 des Fran\u00e7ais sentent plut\u00f4t tr\u00e8s bon.<\/p>\n<p>         Trains       <\/p>\n<p>Pendant que les Britanniques pataugent dans la semoule (renationaliser\u00a0? jeter des milliards par les fen\u00eatres pour avoir un TGV jusqu\u2019\u00e0 Birmingham\u00a0?), la France est sillonn\u00e9e par un r\u00e9seau \u00e0 grande vitesse de plus de 2\u00a0800\u00a0kilom\u00e8tres, arpent\u00e9s par des trains confortables \u00e0 une vitesse d\u2019environ 320\u00a0km\/h. Pour le voyageur, c\u2019est l\u2019occasion, en particulier \u00e0 l\u2019\u00e9tage sup\u00e9rieur d\u2019un TGV Duplex, d\u2019admirer dans toute sa beaut\u00e9 la Bourgogne (par exemple) fa\u00e7on carte postale presque pas floue (c\u2019est fou). De quoi faire oublier les affreuses banquettes trop droites et trop dures et le tangage et le roulis tonitruants des trains que j\u2019empruntais il y a quelques dizaines d\u2019ann\u00e9es encore entre Paris et le Languedoc. Non, ce n\u2019\u00e9tait pas mieux avant.<\/p>\n<p>                  H\u00f4tels       <\/p>\n<p>Internet a fait des miracles. C\u2019est vrai, il y a toujours des h\u00f4tels tenus par des bonshommes bedonnants en chemise douteuse, o\u00f9 l\u2019on h\u00e9siterait \u00e0 mettre un rottweiler en pension. Il y en a encore, aussi, pour croire que le traversin remplace avantageusement l\u2019oreiller. Mais les comparateurs en ligne ont tout de m\u00eame fait un sacr\u00e9 m\u00e9nage.<\/p>\n<p>Certaines prestations laissent encore \u00e0 d\u00e9sirer, certes. On pourrait ainsi relever le niveau de la d\u00e9coration, diminuer le nombre de coussins surnum\u00e9raires sur le lit et apprendre l\u2019art d\u00e9licat de l\u2019\u0153uf brouill\u00e9, qui n\u2019est pas cens\u00e9 arriver plus dur que l\u2019assiette qui le contient. Mais soyons magnanime\u00a0: les choses vont dans le bon sens.<\/p>\n<p>         Sur la route       <\/p>\n<p>Longtemps, on a conduit en France comme on prenait la Bastille. Il n\u2019\u00e9tait pas permis de mettre la t\u00eate des autres automobilistes au bout d\u2019une pique, mais avec un peu de chance, on pouvait les envoyer dans le d\u00e9cor. Il faut dire que l\u2019alcool aidait. La France n\u2019a pas vraiment eu de loi sur l\u2019alcool au volant avant 1970. Et m\u00eame par la suite, pendant des ann\u00e9es, ces lois n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 prises au s\u00e9rieux. Un vieux viticulteur de mes connaissances ne prenait jamais le volant apr\u00e8s le d\u00e9jeuner sans avoir descendu son litre de rouge\u00a0: \u201cSinon je tremble trop\u201d, m\u2019expliquait-il.<\/p>\n<p>\u00c7a ne marchait pas toujours tr\u00e8s bien. Dans les ann\u00e9es 1970, la France recensait plus de 18\u00a0000\u00a0morts sur les routes, contre 8\u00a0000 au Royaume-Uni. Aujourd\u2019hui on est autour de 3\u00a0000, contre 1\u00a0600 chez nous. Le taux d\u2019alcool, aujourd\u2019hui fix\u00e9 plus bas en France qu\u2019au Royaume-Uni, la ceinture de s\u00e9curit\u00e9 obligatoire \u00e0 l\u2019avant et \u00e0 l\u2019arri\u00e8re et une floraison de radars ont contribu\u00e9 \u00e0 cette am\u00e9lioration. De m\u00eame que les autoroutes, et des voitures plus solides. Alors oui elles sont moins sympas que la 2\u00a0CV ou la Dyane, mais elles sont l\u2019incarnation de la soif de vivre retrouv\u00e9e des Fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Certaines traditions ont la vie dure\u00a0: la s\u00e9curit\u00e9 routi\u00e8re a toujours des crit\u00e8res myst\u00e9rieux quant \u00e0 l\u2019emplacement des glissi\u00e8res de s\u00e9curit\u00e9 en montagne (tous les pr\u00e9cipices ne se valent pas, visiblement). Et les dames court v\u00eatues qui fument post\u00e9es au bord de la route sont bien ce que vous pensez.<\/p>\n<p>         Restaurants       <\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9poque, le v\u00e9g\u00e9tarisme n\u2019existait pas. Dans les ann\u00e9es 1980, quand dans un restaurant d\u2019une grande ville un visiteur anglais demandait s\u2019il y avait un plat v\u00e9g\u00e9tarien, je le retenais\u00a0: \u201cEnfin, ne dis pas de b\u00eatises, on est en France.\u201d Le serveur contre-attaquait\u00a0: \u201cMais non monsieur, nous n\u2019avons pas oubli\u00e9 les v\u00e9g\u00e9tariens.\u201d Et il sugg\u00e9rait l\u2019escalope de poulet.<\/p>\n<p>Le hamburger lui non plus n\u2019existait pas, et vous mangiez quand on vous disait de le faire, en particulier \u00e0 la campagne. J\u2019ai connu peu de refus aussi cat\u00e9goriques que ce jour o\u00f9 je me pr\u00e9sentai \u00e0 13\u00a0h\u00a031 dans un restaurant du Massif central qui arr\u00eatait de servir \u00e0 13\u00a0h\u00a030. Mais l\u2019on pardonnait ce manque de souplesse gr\u00e2ce aux soupi\u00e8res fumantes qui passaient de table en table, \u00e0 la charcuterie \u00e0 volont\u00e9, au vin \u00e0 5\u00a0francs le litre et \u00e0 toutes ces bonnes choses, au buffet d\u2019un relais routier, dont on pouvait remplir son assiette en se prenant pour un chauffeur poids lourd.<\/p>\n<p>Certes, il fallait prendre garde aux <a href=\"https:\/\/www.courrierinternational.com\/article\/vu-du-royaume-uni-comment-je-suis-devenu-ambassadeur-officiel-de-tripes-francaises\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">andouillettes, manouls et autres pr\u00e9parations visqueuses <\/a>qui, \u00e0 l\u2019apparence et \u00e0 l\u2019odeur, semblent avoir \u00e9t\u00e9 pr\u00e9m\u00e2ch\u00e9es. Il faut toujours se m\u00e9fier d\u2019ailleurs. La France a gard\u00e9 ses restaurants traditionnels, qu\u2019il s\u2019agisse des brasseries parisiennes, de la gargote familiale ou du bistrot de village. Les fast-foods, les cha\u00eenes de restauration, les bars \u00e0 sushis et autres restaurants sont venus en plus, sans rien chasser du paysage. Le choix est donc vaste (p\u00e9ruvien, cor\u00e9en, flamand, j\u2019en passe), le service comp\u00e9tent, et <a href=\"https:\/\/www.courrierinternational.com\/article\/vu-du-royaume-uni-onze-raisons-pour-lesquelles-la-cuisine-francaise-est-la-meilleure-du-monde_225464\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">les fromages et les vins parmi les meilleurs au monde<\/a> \u2013 et la saison de la coquille Saint-Jacques bat son plein (pour mon dernier repas je veux de la saint-jacques po\u00eal\u00e9e).<\/p>\n<p>Il n\u2019y a plus qu\u2019\u00e0 nous d\u00e9barrasser de la carte accessible par QR code et ce sera le paradis.<\/p>\n<p>         Caf\u00e9s       <\/p>\n<p>Voil\u00e0 un domaine o\u00f9 l\u2019on a r\u00e9gress\u00e9. J\u2019\u00e9changerais volontiers tous les Starbucks, Columbus Caf\u00e9 et autres coffee-shops pour hipsters amateurs de latte au caramel contre un seul caf\u00e9 \u00e0 la fran\u00e7aise\u00a0: en bande sonore une bonne vieille engueulade et des chaises en m\u00e9tal qui grincent sur le carrelage, en d\u00e9co des photos du club de foot du coin datant de 1976, au comptoir, agglutin\u00e9e, une client\u00e8le de six vieux types totalisant \u00e0 eux tous dix-sept\u00a0dents, occup\u00e9s \u00e0 cloper sous le panneau \u201cInterdit de fumer\u201d et \u00e0 descendre du pastis comme si la p\u00e9nurie guettait. Bref, s\u2019il y a du lait d\u2019avoine, c\u2019est sans moi.<\/p>\n<p>         Tourisme       <\/p>\n<p>La France a mis des lustres \u00e0 choper le truc du tourisme \u2013 bizarre tout de m\u00eame pour une destination o\u00f9 les visiteurs se pressent depuis des g\u00e9n\u00e9rations. Autrefois, le tourisme \u00e9tait une danseuse*, un genre de passe-temps frivole en marge de la vraie \u00e9conomie, celle qui consistait \u00e0 fabriquer du fromage, des b\u00e9rets et des voitures en forme de bo\u00eetes de thon. Il y avait pas mal de bons h\u00f4tels et restaurants, mais les sourires \u00e9taient une denr\u00e9e rare, et dans les mus\u00e9es l\u2019on admirait des collections poussi\u00e9reuses de mat\u00e9riel agricole du XIXe\u00a0si\u00e8cle, des mannequins d\u00e9guis\u00e9s en Robespierre et des v\u00eatements pass\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9 du g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle. La jeune femme \u00e0 l\u2019office du tourisme \u00e9tait une ni\u00e8ce que son tonton le maire n\u2019avait r\u00e9ussi \u00e0 placer nulle part ailleurs. Les campings, pl\u00e9thoriques, poss\u00e9daient autant d\u2019infrastructures marrantes qu\u2019un parking de supermarch\u00e9.<\/p>\n<p>De nos jours, tout n\u2019est pas mieux. Des mus\u00e9es d\u2019int\u00e9r\u00eat tout limit\u00e9 perdurent. Ainsi le mus\u00e9e de la Porte \u00e0 P\u00e9zenas\u00a0: install\u00e9 sur six salles, il renferme suffisamment d\u2019huisseries pour mettre \u00e0 l\u2019\u00e9preuve l\u2019endurance du plus fervent aficionado de la menuiserie. Dans d\u2019autres endroits, les choses ont chang\u00e9. Les offices du tourisme ont remplac\u00e9 les ni\u00e8ces par des employ\u00e9s de m\u00e9tier. Une bonne id\u00e9e, est-on tent\u00e9 de penser\u00a0: le tourisme rapporte plus en France que l\u2019a\u00e9ronautique, qui elle n\u2019a jamais embauch\u00e9 la ni\u00e8ce de qui que ce soit pour resserrer les boulons d\u2019un A320.<\/p>\n<p>L\u2019anglais est parl\u00e9 partout, les h\u00f4tels ont des spas pour ceux qui ne trouvent rien d\u2019autre \u00e0 faire, les commerces restent ouverts \u00e0 des heures o\u00f9 autrefois le g\u00e9rant faisait la sieste, et le pays s\u2019est globalement ouvert. Fermes et domaines viticoles font dans l\u2019h\u00f4tellerie, il n\u2019est gu\u00e8re de village ni de petite ville qui n\u2019ait au moins une f\u00eate annuelle, et m\u00eame le cafetier \u00e0 la client\u00e8le \u00e0 d\u00e9ficiences dentaires est capable d\u2019un sourire, voire d\u2019un latte caramel.<\/p>\n<p>         Shopping       <\/p>\n<p>La France s\u2019est dot\u00e9e d\u2019hypermarch\u00e9s grands comme un d\u00e9partement o\u00f9 l\u2019on peut d\u00e9goter tous les produits de consommation courante et moins courante les plus exotiques (y compris le beurre de cacahu\u00e8tes). Vous pouvez ais\u00e9ment y passer vos quinze jours de vacances sans trouver la sortie. Mais le pays a su aussi conserver des centres-villes dot\u00e9s de commerces et de march\u00e9s vivants. De vrais beaux march\u00e9s, pas de sordides terrains vagues jonch\u00e9s de d\u00e9tritus. La r\u00e9sistance n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 parfaite, mais elle est r\u00e9solue. Il est encore possible en France de parcourir le centre commer\u00e7ant d\u2019une ville et de n\u2019y voir ni boutique solidaire, ni bar \u00e0 ongles, ni pop-up store sp\u00e9cialis\u00e9 dans la carte de v\u0153ux.<\/p>\n<p>La pi\u00e9tonnisation a facilit\u00e9 les choses. Idem du tramway, et des patrouilles de policiers municipaux. Pour de multiples raisons, sur lesquelles je ne m\u2019attarderai pas ici, les villes de France ne se sont pas totalement vid\u00e9es de leur identit\u00e9 pour la transf\u00e9rer dans des caddies de supermarch\u00e9. Envie d\u2019une \u00e9chapp\u00e9e urbaine\u00a0? La France a des villes qui valent encore le d\u00e9tour.<\/p>\n<p>         Envahisseurs am\u00e9ricains       <\/p>\n<p>On a mentionn\u00e9 quelques exemples ici (hamburgers, beurre de cacahu\u00e8tes, Starbucks), mais pas le pire d\u2019entre eux\u00a0: Disneyland Paris. Le parc a ouvert en 1992 sous les cris d\u2019orfraie. C\u2019est la culture fran\u00e7aise qu\u2019on assassine, hurlaient-ils. Elle n\u2019y survivra pas, s\u2019angoissaient-ils. N\u2019importe quoi, r\u00e9pliquais-je. La culture fran\u00e7aise \u00e9tait tout \u00e0 fait capable de survivre \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e d\u2019une souris. Ce serait un bonus pour le tourisme fran\u00e7ais, pas une menace. Et les faits m\u2019ont donn\u00e9 raison. Le parc Disneyland a accueilli l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re 11\u00a0millions de visiteurs, mais ils ont \u00e9t\u00e9 8,7\u00a0millions au Louvre, chiffre en constante augmentation depuis les ann\u00e9es 1990.<\/p>\n<p>Tout le monde y a donc trouv\u00e9 son compte. Tant et si bien d\u2019ailleurs que la fr\u00e9quentation du <a href=\"https:\/\/www.courrierinternational.com\/article\/vu-de-l-etranger-erreurs-et-negligence-au-louvre-un-vol-du-siecle-pas-tres-professionnel_237019\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Louvre<\/a> devrait encore augmenter cette ann\u00e9e \u2013 et je ne parle pas des visiteurs qui entrent par la fen\u00eatre et repartent avec les joyaux de la couronne.<\/p>\n<p class=\"ci-reference\">* En fran\u00e7ais dans le texte.<\/p>\n<p>[Cet article a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois sur notre site le 20\u00a0d\u00e9cembre 2025\u00a0et republi\u00e9 le 2\u00a0janvier 2026]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Les premi\u00e8res fois o\u00f9 je suis venu en France, j\u2019\u00e9tais pris en stop par des camionnettes en t\u00f4le&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":611068,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1588],"tags":[11,1777,674,27,3821,12,473,1853,1857,602,1851,1850,1852,40034],"class_list":{"0":"post-636179","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-royaume-uni","8":"tag-actualites","9":"tag-eu","10":"tag-europe","11":"tag-france","12":"tag-la-france-vue-de-lu2019u00e9tranger","13":"tag-news","14":"tag-royaume-uni","15":"tag-royaume-uni-de-grande-bretagne-et-dirlande-du-nord","16":"tag-sociu00e9tu00e9","17":"tag-tourisme","18":"tag-uk","19":"tag-united-kingdom","20":"tag-united-kingdom-of-great-britain-and-northern-ireland","21":"tag-voyage-en-france"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115825571489175489","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/636179","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=636179"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/636179\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/611068"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=636179"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=636179"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=636179"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}