{"id":640627,"date":"2026-01-04T15:48:23","date_gmt":"2026-01-04T15:48:23","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/640627\/"},"modified":"2026-01-04T15:48:23","modified_gmt":"2026-01-04T15:48:23","slug":"karima-saidi-celle-qui-veille-sur-la-memoire-par-le-documentaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/640627\/","title":{"rendered":"Karima Sa\u00efdi, \u00abcelle qui veille\u00bb sur la m\u00e9moire par le documentaire"},"content":{"rendered":"<p>Raconter les parcours migratoires, c\u2019est prolonger la pr\u00e9sence des a\u00efeux en pr\u00e9servant leur m\u00e9moire,\u00a0pour la maintenir en vie et se l\u2019approprier, tel un leg vivant qui s\u2019entretient et qui devient un capital g\u00e9n\u00e9reusement intarissable. C\u2019est faire la part belle \u00e0 un r\u00e9cit familial entre deux rives, pour relater au mieux les alt\u00e9rit\u00e9s tiss\u00e9es hier, qui fa\u00e7onnent celles d\u2019aujourd\u2019hui et enrichissent celles de demain. C\u2019est tout l\u2019esprit que la r\u00e9alisatrice belgo-marocaine <a href=\"https:\/\/www.yabiladi.com\/articles\/tagged\/98569\/karima-saidi.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Karima Sa\u00efdi<\/a> traduit dans son cin\u00e9ma, construit \u00e0 partir des liens intimes entre les g\u00e9n\u00e9rations issues de l\u2019immigration.<\/p>\n<p>Initialement monteuse et scripteuse pour d\u2019autres r\u00e9alisateurs, dont <a href=\"https:\/\/www.yabiladi.com\/articles\/details\/157568\/diaspo-jawad-rhalib-journalisme-cinema.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Jawad Rhalib<\/a>,\u00a0Hadjaj Belkacem, Milena Bochet, Sylvain Etsibal ou encore Joachim Lafosse, Karima Sa\u00efdi s\u2019est lanc\u00e9e depuis des ann\u00e9es dans une d\u00e9marche documentaire sur le temps long. Aujourd\u2019hui, ce processus lui permet d\u2019imager la migration sous l\u2019angle de l\u2019ancrage et de l\u2019enracinement dans le pays d\u2019accueil, qui devient une terre de prolongement des rep\u00e8res pour les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations. Elle retrouve ainsi l\u2019un de ses champs de pr\u00e9dilection,\u00a0riche\u00a0d\u2019une culture cin\u00e9matographique partag\u00e9e avec ses parents tang\u00e9rois, ses deux fr\u00e8res et sa grande s\u0153ur, dans le Bruxelles de sa naissance et de son enfance.<\/p>\n<p><strong>Une double culture v\u00e9cue sans barri\u00e8res<\/strong><\/p>\n<p>\u00abJ\u2019ai regard\u00e9 beaucoup de films avec mes a\u00een\u00e9s\u00a0cin\u00e9philes.\u00a0A la t\u00e9l\u00e9vision fran\u00e7aise, le cycle du cin\u00e9ma de minuit m\u2019a fait conna\u00eetre des films d\u2019auteurs. J\u2019allais beaucoup dans les salles aussi, dont mon premier souvenir reste Le Prado, \u00e0 Molenbeek. Je devais avoir 5 ou 6 ans, j\u2019\u00e9tais avec ma m\u00e8re et mon fr\u00e8re. On regardait \u00abLaurence d\u2019Arabie\u00bb, ou encore \u00abLes demoiselle de Rochefort\u00bb, mais aussi des films \u00e9gyptiens, \u00e0 Ixelles\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Karima Sa\u00efdi, dans son entretien avec Yabiladi.<\/p>\n<p>\u00c9merveill\u00e9e par l\u2019univers cr\u00e9atif sur lequel\u00a0ses fr\u00e8res et sa s\u0153ur lui ouvrent les yeux,\u00a0elle garde joyeusement le souvenir de \u00ablivres d\u2019art, de peinture, de musique classique, de jazz, de rock et aussi de cin\u00e9ma\u00bb. \u00abAvec ma m\u00e8re, j\u2019ai plong\u00e9 plut\u00f4t dans ce qui caract\u00e9rise\u00a0notre culture marocaine, les f\u00eates et les traditions s\u00e9culaires, les bapt\u00eames, les mariages, les femmes qui font des g\u00e2teaux ensemble\u2026\u00bb, nous confie la r\u00e9alisatrice, qui a v\u00e9cu ces aspects multiples de ses cultures sans conflit.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/3ef76513733e4d983368d0e646dc295320210706132726.jpg\" alt=\"Karima Sa&#xEF;di et sa m&#xE8;re \/ Ph. Karima Sa&#xEF;di\" width=\"100%\" height=\"auto\" \/>Karima Sa\u00efdi et sa m\u00e8re \/ Ph. Karima Sa\u00efdi<\/p>\n<p>\u00abJe fais partie de la deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration d\u2019immigr\u00e9s. C\u2019est joyeux de voir comment les gens ont toujours tout fait ensemble, dans la communion mais sans voyeurisme\u00bb, dit-elle. \u00abCette dynamique a eu quelque chose de tr\u00e8s s\u00e9curisant dans mon d\u00e9veloppement personnel. Avec ma double culture, je me sens fi\u00e8rement issue d\u2019une \u00e9ducation populaire. J\u2019aime parler aux gens et aller dans les quartiers, quand je suis au Maroc\u00bb, affirme-t-elle.<\/p>\n<p>Dans le prolongement de cette immersion \u00e9clectique, Karima Sa\u00efdi s\u2019oriente vers des \u00e9tudes artistiques. Dipl\u00f4m\u00e9e en montage \u00e0 l\u2019Institut sup\u00e9rieur des arts (INSAS), elle d\u00e9croche son\u00a0master en \u00e9criture et analyse cin\u00e9matographique \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 libre de Bruxelles (ULB). Elle est tout de suite attir\u00e9e par l\u2019\u00e9criture du r\u00e9el. \u00abJe me rendais compte que les enjeux de montage en documentaire me permettaient une plus grande cr\u00e9ativit\u00e9, avec beaucoup d\u2019enjeux de construction\u00bb, nous dit-elle. Curieuse ensuite d\u2019explorer la fiction, elle travaille sur les scripts de longs-m\u00e9trages, avant de passer \u00e0 la r\u00e9alisation.<\/p>\n<p>En signant son documentaire \u00abDans la maison\u00bb, Karima Sa\u00efdi a rendu un hommage intimiste \u00e0 sa m\u00e8re, A\u00efcha, avec qui elle construit un dialogue interrogeant la m\u00e9moire et le parcours de son a\u00efeule, du Maroc \u00e0 la Belgique. Dans son nouveau film, \u00abCeux qui veillent\u00bb, la r\u00e9alisatrice soutient sa r\u00e9flexion sur le r\u00e9cit migratoire dans la nuance et la subtilit\u00e9, gr\u00e2ce \u00e0 un regard humain port\u00e9 sur le dialogue entre les morts et les vivants, dans l\u2019espace du cimeti\u00e8re multiconfessionnel de Bruxelles.<\/p>\n<p><strong>Le documentaire, un travail de m\u00e9moire au pr\u00e9sent<\/strong><\/p>\n<p>Premier du genre en Belgique, c\u2019est ce lieu o\u00f9 sa m\u00e8re est inhum\u00e9e. Fait d\u2019archives, de photos et d\u2019enregistrements sonores, le documentaire pr\u00e9c\u00e9dent se termine d\u2019ailleurs sur la sc\u00e8ne du cimeti\u00e8re, avec lequel Karima Sa\u00efdi ouvre sa plus r\u00e9cente \u0153uvre. Montr\u00e9 au Maroc dans le cadre du 22e Festival international du film de Marrakech (<a href=\"https:\/\/www.yabiladi.com\/articles\/tagged\/119736\/fifm-2025.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">FIFM 2025<\/a>), puis \u00e0 Rabat avec le Cercle des laur\u00e9ats de Belgique (CLB) et le Conseil de la communaut\u00e9 marocaine \u00e0 l\u2019\u00e9tranger (CCME), \u00abCeux qui veillent\u00bb est ainsi voulu comme \u00abune histoire de veilleurs\u00bb,\u00a0l\u00e0 o\u00f9 des non-chr\u00e9tiens peuvent \u00eatre inhum\u00e9s dans le respect de leur rite.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/CEUX QUI VEILLENT_\u00a9 Derives_Those_who_watch_over_1.png\" alt=\"&#xAB;Ceux qui veillent&#xBB; de Karima Sa&#xEF;di\" width=\"100%\" height=\"auto\" \/>\u00abCeux qui veillent\u00bb de Karima Sa\u00efdi<\/p>\n<p>Mis en image comme un v\u00e9ritable lieu de vie et non pas de mort, cet univers de vivre-ensemble\u00a0montre un voisinage apais\u00e9\u00a0entre musulmans, juifs, orthodoxes et catholiques. Ils se c\u00f4toient, interagissent au chevet des d\u00e9funts avec lesquels ils dialoguent, cr\u00e9ant ainsi un espace inclusif. C\u2019est cette diversit\u00e9 et sa possibilit\u00e9 d\u2019exister que Karima Sa\u00efdi a souhait\u00e9 relater, pour repr\u00e9senter une conception \u00e9largie de l\u2019h\u00e9ritage familial, du r\u00e9cit personnel et du multiculturalisme qui se vit en symbiose.<\/p>\n<p>\u00abJe me suis int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 ce lieu car de son vivant, ma m\u00e8re m\u2019a demand\u00e9 de me renseigner\u00a0sur un endroit en Belgique o\u00f9 elle pourrait \u00eatre inhum\u00e9e, dans le respect de ses rites. C\u2019est ainsi que j\u2019ai d\u00e9couvert ce cimeti\u00e8re. Lorsqu\u2019elle est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e, nous l\u2019y avons enterr\u00e9e et \u00e0 ce moment-l\u00e0, j\u2019ai d\u00e9couvert ses nouveaux voisins\u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 la r\u00e9alisatrice \u00e0 Yabiladi.<\/p>\n<p>\u00abJe me suis rendue compte que ce cimeti\u00e8re \u00e9tait un lieu de vie comme l\u2019est un quartier, que cette histoire de veilleurs se d\u00e9clinait \u00e0 plusieurs niveaux, entre le personnel, les visiteurs qui, en partageant des offrandes, chantant, en exprimant leurs diff\u00e9rents rituels, rendent cet espace extr\u00eamement vivant. Il y a aussi les veilleurs qui sont nos d\u00e9funts, avec lesquels nous continuons \u00e0 entretenir une relation \u00e0 travers les gestes transmis.\u00bb<\/p>\n<p>Karima Sa\u00efdi<\/p>\n<p>\u00abAmener des offrandes dans ce cimeti\u00e8re revient alors \u00e0 partager un repas avec un d\u00e9funt parmi ses proches. Puis, on prolonge ce geste en allant le partager avec les autres, cr\u00e9ant ainsi une communion entre les morts et les vivants, en hommage \u00e0 ceux qui son partis et en consid\u00e9ration \u00e0 ceux qui restent\u00bb, nous d\u00e9clare la r\u00e9alisatrice, pour qui cet ensemble d\u2019usages incarne une mani\u00e8re sereine d\u2019entretenir la m\u00e9moire, transcendant les cultures et les g\u00e9n\u00e9rations.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Derives_Those_who_watch_over_4 copie.jpg\" alt=\"&#xAB;Ceux qui veillent&#xBB; de Karima Sa&#xEF;di\" width=\"100%\" height=\"auto\" \/>\u00abCeux qui veillent\u00bb de Karima Sa\u00efdi<\/p>\n<p><strong>Un pont entre les primo-migrants et leurs petits-enfants<\/strong><\/p>\n<p>Karima Sa\u00efdi inscrit aussi le travail de m\u00e9moire dans une continuit\u00e9 qui concerne tous les \u00e2ges. \u00abDans le pr\u00e9c\u00e9dent film, j\u2019ai fait un dialogue intime entre une fille et sa m\u00e8re autour de la question de l\u2019exil et de ses cons\u00e9quences, d\u2019une m\u00e9moire en d\u00e9perdition, ma m\u00e8re ayant \u00e9t\u00e9 atteinte d\u2019Alzheimer. Ici, je d\u00e9cide de partir de sa tombe et de commencer avec sa petite-fille, Mona, qui parle du dernier souvenir qu\u2019elle a de sa grand-m\u00e8re vivante, pour ensuite aller \u00e0 la rencontre des autres\u00bb, nous explique la r\u00e9alisatrice, illustrant la vision dynamique dans laquelle elle ancre le r\u00e9cit m\u00e9moriel.<\/p>\n<p>En allant \u00e0 la rencontre des autres vivants autour de leurs morts, Karima Sa\u00efdi prolonge aussi la r\u00e9flexion sur l\u2019exil et l\u2019ancrage. Elle consid\u00e8re en effet que \u00abchaque tombe devient la trace d\u2019un v\u00e9cu et d\u2019un h\u00e9ritage, \u00e0 travers les photos, ce qui est \u00e9crit, les rituels\u00bb. \u00abTout fait trace dans cet endroit, constituant une histoire de l\u2019immigration qui s\u2019\u00e9crit \u00e0 travers ce territoire\u00bb, nous dit-elle.<\/p>\n<p>Chemin faisant, c\u2019est au f\u00e9minin que la documentariste conjugue le r\u00e9cit migratoire, interg\u00e9n\u00e9rationnel et multiculturel. \u00abMa ni\u00e8ce Mona, petite-fille de ma m\u00e8re, repr\u00e9sente la troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration qui est un produit de la mixit\u00e9. Toutes ces cultures cohabitent en elle de mani\u00e8re tout \u00e0 fait sereine. J\u2019ai donc trouv\u00e9 juste de repartir de ce point-l\u00e0, en passant par la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration, pour ouvrir ce chemin vers ce nouveau territoire o\u00f9 on garde les codes de l\u2019intime, avec une construction, dont les formes et les expressions sont diverses\u00bb, d\u00e9clare encore Karima Sa\u00efdi.<\/p>\n<p>\u00abLes portraits des personnes que je rencontre dans ce cimeti\u00e8re incarnent \u00e0 la fois le singulier et l\u2019universel. Chacun a sa mani\u00e8re d\u2019\u00eatre et s\u2019autorise \u00e0 \u00eatre comme il veut, dans sa relation \u00e0 l\u2019autre. C\u2019est un espace o\u00f9 tout est possible. Au vu de ce qui se passe dans le monde actuel, ce film incarne une question qui me tient \u00e0 c\u0153ur, celle de comment continuer \u00e0 faire soci\u00e9t\u00e9 en \u00e9tant diff\u00e9rent et reli\u00e9 \u00e0 la m\u00e9moire des autres.\u00bb<\/p>\n<p>Karima Sa\u00efdi<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/111578_8bd8d29915670546104435ace256df0c20210624012828_thumb_565.jpg\" alt=\"Ph. Karima Sa&#xEF;di\" width=\"100%\" height=\"auto\" \/>Ph. Karima Sa\u00efdi<\/p>\n<p>En filigrane, Karima Sa\u00efdi interroge \u00abnos propres traditions, nos mani\u00e8res de les entretenir tout en y ajoutant quelque chose qui nous est propre\u00bb. \u00abC\u2019est possible parce qu\u2019on s\u2019autorise \u00e0 \u00eatre dans ce lien avec l\u2019autre\u00bb, explique la r\u00e9alisatrice, qui confie avoir \u00e9t\u00e9 \u00abprofond\u00e9ment touch\u00e9e\u00bb par cet aspect en travaillant sur ce documentaire, qui incarne lui-m\u00eame une offrande \u00e0 l\u2019h\u00e9ritage des a\u00efeux en migration.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Raconter les parcours migratoires, c\u2019est prolonger la pr\u00e9sence des a\u00efeux en pr\u00e9servant leur m\u00e9moire,\u00a0pour la maintenir en vie&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":640628,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1354],"tags":[58,59,1346,1011,27,1360],"class_list":{"0":"post-640627","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-films","8":"tag-divertissement","9":"tag-entertainment","10":"tag-films","11":"tag-fr","12":"tag-france","13":"tag-movies"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115837619754234532","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/640627","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=640627"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/640627\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/640628"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=640627"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=640627"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=640627"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}