{"id":642312,"date":"2026-01-05T11:06:22","date_gmt":"2026-01-05T11:06:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/642312\/"},"modified":"2026-01-05T11:06:22","modified_gmt":"2026-01-05T11:06:22","slug":"les-10-meilleurs-films-du-roi-absolu-de-la-comedie-francaise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/642312\/","title":{"rendered":"les 10 meilleurs films du roi absolu de la com\u00e9die fran\u00e7aise"},"content":{"rendered":"<p><strong><a href=\"https:\/\/www.ecranlarge.com\/personnalite\/653516-louis-de-funes\" data-type=\"people\" data-id=\"305557\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Louis de Fun\u00e8s<\/a> est l\u2019un des acteurs comiques les plus c\u00e9l\u00e8bres de l\u2019histoire du cin\u00e9ma fran\u00e7ais. Retour sur les 10 films les plus marquants de ce g\u00e9nie de l\u2019humour.<\/strong><\/p>\n<p>D\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1983,\u00a0<strong>Louis de Fun\u00e8s\u00a0reste encore aujourd\u2019hui un monument de la com\u00e9die fran\u00e7aise<\/strong>, un genre que ses films ont largement domin\u00e9 dans les ann\u00e9es 1960 et 1970. Avec son \u00e9nergie grotesque, son temp\u00e9rament sanguin, sa gestuelle burlesque et ses grimaces improbables, l\u2019acteur s\u2019est cr\u00e9\u00e9 un personnage merveilleux d\u2019\u00e9ternel \u00e9go\u00efste s\u00e9v\u00e8re et ambitieux, qu\u2019il a plus ou moins vari\u00e9 \u00e0 chaque concept.<\/p>\n<p>En bref, Louis de Fun\u00e8s a moins \u00e9t\u00e9 au service des films que ces films au service de son talent comique unique en son genre. C\u2019est pourquoi il a \u00e9t\u00e9 difficile de faire un retour sur <strong>10 de ses performances les plus m\u00e9morables<\/strong>\u2026 Mais il a fallu faire un choix (n\u2019h\u00e9sitez d\u2019ailleurs pas \u00e0 mettre les v\u00f4tres en commentaire), et comme c\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 suffisamment difficile comme \u00e7a, les films s\u00e9lectionn\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 class\u00e9s<strong> par ordre chronologique et non pas par ordre de pr\u00e9f\u00e9rence<\/strong>.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"630\" height=\"354\" alt=\"Louis de Fun\u00e8s\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/louis-de-funes-photo-1474852-630x354-1.jpg\"  \/><\/p>\n<p>Le grincheux originel Le Gendarme de Saint-Tropez<\/p>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Sortie : 1964<\/li>\n<li>Dur\u00e9e : 1h30<\/li>\n<\/ul>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"630\" height=\"262\" alt=\"Louis de Fun\u00e8s, Le Gendarme de Saint-Tropez\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/le-gendarme-de-saint-tropez-photo-louis-de-funes-1474972-630x262-1.jpg\"  \/><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La loi, c\u2019est moi !\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>S\u2019il y a bien un r\u00f4le qui d\u00e9finit le style de Louis de Fun\u00e8s, c\u2019est celui de Ludovic Cruchot. Face \u00e0 l\u2019incomp\u00e9tence de sa troupe de gendarmes flemmarde, le grad\u00e9 z\u00e9l\u00e9 et surexcit\u00e9 synth\u00e9tise \u00e0 merveille le besoin de contr\u00f4le du com\u00e9dien, qui se refl\u00e8te autant dans ses personnages que sur les plateaux de tournage.<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr, le discours du<strong><a href=\"https:\/\/www.ecranlarge.com\/films\/841617-gendarme-de-saint-tropez-le\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> Gendarme de Saint-Tropez<\/a><\/strong> \u00e9gratigne de mani\u00e8re tr\u00e8s inoffensive l\u2019institution dont il voudrait se moquer, mais il a offert \u00e0 de Fun\u00e8s <strong>un terrain de jeu id\u00e9al \u00e0 sa cr\u00e9ativit\u00e9 burlesque<\/strong>, presque engonc\u00e9e dans son uniforme. Une cr\u00e9ativit\u00e9 et une grammaire humoristique affin\u00e9es par l\u2019acteur aux c\u00f4t\u00e9s de Jean Girault (notamment dans <strong>Le Gendarme se marie<\/strong>, de loin la meilleure suite).<\/p>\n<p>Certes, la saga \u00e0 succ\u00e8s est vite partie se vautrer dans la beauferie nanardeuse (surtout avec <strong>Le Gendarme et les extra-terrestres<\/strong>), mais le premier film comporte encore <strong>quelques belles trouvailles<\/strong>. On pense notamment \u00e0 cette sc\u00e8ne de conduite improbable avec une bonne s\u0153ur myope, qui alterne les plans larges sur la voiture avec les t\u00eates ahuries de de Fun\u00e8s. De toute fa\u00e7on, il est ind\u00e9niable que la saga a profond\u00e9ment marqu\u00e9 la carri\u00e8re de sa star.<\/p>\n<p>Fant\u00f4mas<\/p>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Sortie : 1964\/1965\/1967<\/li>\n<li>Dur\u00e9e : 1h44\/1h39\/1h45<\/li>\n<\/ul>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"630\" height=\"354\" alt=\"Louis de Fun\u00e8s, Jean Marais, Fant\u00f4mas contre Scotland Yard\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fantomas-contre-scotland-yard-photo-jean-marais-louis-de-funes-1474121-630x354-1.jpg\"  \/><\/p>\n<p>Jean ne se Marais pas<\/p>\n<p>Tr\u00e8s librement inspir\u00e9 des romans d\u2019avant-guerre du m\u00eame nom racontant les aventures d\u2019un \u00e9l\u00e9gant g\u00e9nie du crime, la trilogie <strong>Fant\u00f4mas<\/strong> r\u00e9alis\u00e9e par Andr\u00e9 Hunebelle compte\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/www.ecranlarge.com\/films\/842133-fantomas\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Fant\u00f4mas<\/a><\/strong>\u00a0(1964),\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/www.ecranlarge.com\/films\/842287-fantomas-se-dechaine\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Fant\u00f4mas se d\u00e9cha\u00eene<\/a><\/strong>\u00a0(1965) et<strong>\u00a0<a href=\"https:\/\/www.ecranlarge.com\/films\/842637-fantomas-contre-scotland-yard\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Fant\u00f4mas contre Scotland Yard<\/a><\/strong>\u00a0\u00a0(1967). Dans ces adaptations, <strong>le commissaire Juve est souvent perspicace, parfois \u00e0 la ramasse, et toujours hyst\u00e9rique<\/strong>. Vous l\u2019aurez devin\u00e9 : c\u2019est Louis de Fun\u00e8s qui l\u2019interpr\u00e8te, et ceci \u00e0 la perfection.<\/p>\n<p>La trilogie d\u2019Hunebelle est trop peu cit\u00e9e dans la liste des sagas dont la qualit\u00e9 a tenu le coup au fur et \u00e0 mesure des films, car<strong> les Fant\u00f4mas ne font que se bonifier de film en film<\/strong> pour se conclure avec la perfection d\u2019un <strong>Fant\u00f4mas contre Scotland Yard<\/strong>, o\u00f9 les gags savamment enchev\u00eatr\u00e9s dans l\u2019intrigue polici\u00e8re \u00e0 la Sherlock Holmes laissent \u00e0 peine le temps de respirer entre deux \u00e9clats de rire. De Fun\u00e8s d\u00e9tonne \u00e0 merveille dans ce d\u00e9cor de ch\u00e2teau hant\u00e9 \u00e9cossais, et use de sa parodie d\u2019accent anglais comme il le faisait l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente dans <strong>La Grande Vadrouille<\/strong>.<\/p>\n<p>Les faux fant\u00f4mes et les vraies frayeurs se croisent dans les couloirs, les pendus se d\u00e9pendent tout seuls et un cheval semble se mettre \u00e0 parler pour se plaindre \u00e0 son patron. <strong>Le rythme et les dialogues repr\u00e9sentent encore aujourd\u2019hui une le\u00e7on absolue de com\u00e9die<\/strong>, et de Fun\u00e8s porte avec brio le film sur ses \u00e9paules. Face \u00e0 lui, Jean Marais interpr\u00e8te le double r\u00f4le de J\u00e9r\u00f4me Fandor et de Fant\u00f4mas, v\u00e9ritable h\u00e9ros du premier film. L\u2019\u00e9g\u00e9rie de Cocteau n\u2019appr\u00e9cie pas que ce qui devait \u00eatre des films d\u2019action deviennent des com\u00e9dies \u00e0 la gloire de Louis de Fun\u00e8s, et c\u2019est malheureusement\u00a0la\u00a0m\u00e9sentente des deux acteurs qui privera le monde d\u2019un quatri\u00e8me volet qui devait s\u2019intituler \u201cFantomas \u00e0 Moscou\u201d.<\/p>\n<p>Le Corniaud<\/p>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Sortie : 1965<\/li>\n<li>Dur\u00e9e : 1h45<\/li>\n<\/ul>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"630\" height=\"354\" alt=\"Le Corniaud, Louis de Fun\u00e8s, Bourvil\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/le-corniaud-photo-louis-de-funes-1474738-630x354-1.jpg\"  \/><\/p>\n<p>R\u00e9union des deux rois de la com\u00e9die fran\u00e7aises<\/p>\n<p>C\u2019est la quatri\u00e8me collaboration entre Bourvil et Louis de Fun\u00e8s, et l\u2019un des films qui va faire exploser ce dernier au cin\u00e9ma. Fort d\u2019avoir jou\u00e9 dans <strong>Le Gendarme de Saint-Tropez<\/strong> et dans le premier <strong>Fantomas<\/strong> l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, <strong>c\u2019est le d\u00e9but d\u2019une carri\u00e8re de premier plan<\/strong> pour celui qui n\u2019est rest\u00e9 que trop longtemps second r\u00f4le.<strong>\u00a0<a href=\"https:\/\/www.ecranlarge.com\/films\/841347-corniaud-le\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Le Corniaud<\/a><\/strong>\u00a0est m\u00e9pris\u00e9 par la critique, mais remporte un \u00e9norme succ\u00e8s public avec pr\u00e8s de 12 millions d\u2019entr\u00e9es en salles et se classe premier au box-office fran\u00e7ais de l\u2019ann\u00e9e 1965.<\/p>\n<p>\u00c0 la r\u00e9alisation et au sc\u00e9nario, <strong>G\u00e9rard Oury, ami de Louis de Fun\u00e8s, tourne pour la deuxi\u00e8me fois avec celui qui deviendra son acteur f\u00e9tiche<\/strong>. Alors que c\u2019est, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, Bourvil la grande star du film, celui-ci demandera \u00e0 ce que le nom de son confr\u00e8re soit autant mis en avant que le sien pour favoriser sa reconnaissance aupr\u00e8s du public.<\/p>\n<p>Le film est inspir\u00e9 de l\u2019affaire Jacques Angelvin, un animateur de t\u00e9l\u00e9vision qui fut arr\u00eat\u00e9 en 1962 lorsqu\u2019il transportait 50kg de coca\u00efne dans sa voiture aux \u00c9tats-Unis \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la \u00ab\u00a0French Connection\u00a0\u00bb. Alors qu\u2019il a jur\u00e9 avoir \u00e9t\u00e9 tromp\u00e9 pour servir de mule, son histoire donna \u00e0 Oury l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00e9crire <strong>Le Corniaud<\/strong> et de pers\u00e9v\u00e9rer ainsi dans la com\u00e9die, <strong>pour le plus grand bonheur des deux acteurs avec qui il tournerait bient\u00f4t<\/strong> <strong>La Grande Vadrouille<\/strong>.<\/p>\n<p>La Grande Vadrouille<\/p>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Sortie : 1966<\/li>\n<li>Dur\u00e9e : 2h12<\/li>\n<\/ul>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"630\" height=\"315\" alt=\"Louis de Fun\u00e8s, La Grande Vadrouille\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/la-grande-vadrouille-photo-bourvil-louis-de-funes-1351453-630x315-1.jpg\"  \/><\/p>\n<p>Une sc\u00e8ne mythique parmi tant d\u2019autres<\/p>\n<p>La l\u00e9gende raconte que pour son milli\u00e8me passage \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision,\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/www.ecranlarge.com\/films\/841346-grande-vadrouille-la\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">La Grande Vadrouille<\/a><\/strong> pourrait provoquer la fin du monde tel que nous le connaissons\u2026 et ce n\u2019est peut-\u00eatre pas bien grave, puisqu\u2019il para\u00eet difficile de se lasser du meilleur film de G\u00e9rard Oury, <strong>et du r\u00f4le le plus mythique de Louis de Fun\u00e8s.<\/strong><\/p>\n<p>Rien qu\u2019\u00e0 voir l\u2019acteur jouer les chefs d\u2019orchestre tatillons, il y a quelque chose de l\u2019ordre du m\u00e9ta dans sa m\u00e9canique comique millim\u00e9tr\u00e9e. \u00c0 partir de ce point de d\u00e9part (et de son regard plus m\u00e9chant qu\u2019il n\u2019y para\u00eet sur la collaboration), le film ose tout, et pr\u00e9sente chaque s\u00e9quence comme <strong>une forme d\u2019exp\u00e9rimentation situationnelle<\/strong>. Du quiproquo dans les bains turcs au partage de la mauvaise chambre, <strong>La Grande Vadrouille<\/strong> reste une masterclass de tempo et de crescendo, confirmant \u00e0 quel point la com\u00e9die demande une rigueur toute musicale.<\/p>\n<p>On en revient \u00e0 ce de Fun\u00e8s en \u201cKapellmeister\u201d, dont<strong> la pantomime de jouet \u00e0 ressort s\u2019accorde \u00e0 merveille avec le flegme de Bourvil<\/strong>. Derri\u00e8re la pr\u00e9cision m\u00e9tronomique de ses \u00e9lans burlesques, il y a aussi les pures impros de jazzman que se permet le com\u00e9dien (notamment face aux ronflements de l\u2019officier nazi). Que voulez-vous, c\u2019est toujours aussi culte !<\/p>\n<p>Oscar<\/p>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Sortie : 1967<\/li>\n<li>Dur\u00e9e : 1h20<\/li>\n<\/ul>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"630\" height=\"354\" alt=\"Louis de Fun\u00e8s, Claude Rich, Oscar\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/louis-de-funes-photo-claude-rich-1474850-630x354-1.jpg\"  \/><\/p>\n<p>Claude veut devenir Rich<\/p>\n<p>Au moment o\u00f9 la Gaumont lance la production de <strong><a href=\"https:\/\/www.ecranlarge.com\/films\/841712-oscar\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Oscar<\/a>,<\/strong>\u00a0adaptation d\u2019une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre de Claude Magnier, <strong>Louis de Fun\u00e8s a d\u00e9j\u00e0 interpr\u00e9t\u00e9\u00a0maintes fois le r\u00f4le principal sur sc\u00e8ne<\/strong> et le ma\u00eetrise \u00e0 la perfection. Le studio, avec qui il est sous contrat, le place tout naturellement sur le film, et engage Edouard Molinaro \u00e0 la r\u00e9alisation, lui aussi sous contrat avec eux. Pas fan de vaudeville, celui-ci n\u2019a pas vraiment le choix s\u2019il veut honorer ses engagements et maintenir sa carri\u00e8re \u00e0 flot.<\/p>\n<p>Le tournage se passe mal, entre un Louis de Fun\u00e8s qui a tous les droits et qui a une id\u00e9e bien pr\u00e9cise de la mani\u00e8re dont il veut que les choses se fassent, et un Molinaro qui essaye de faire un film coh\u00e9rent alors que son acteur fait des caprices tous les quatre matins. <strong>C\u2019est pourtant le g\u00e9nie des deux qui parviendra \u00e0 donner ce chef-d\u2019\u0153uvre ultime de la com\u00e9die<\/strong>, capable de donner mal aux c\u00f4tes au plus rabat-joie des rats morts. Il para\u00eet m\u00eame que, lors d\u2019une projection, un spectateur est tomb\u00e9 du balcon de la salle de cin\u00e9ma \u00e0 force de rire ! Peut-\u00eatre lors de la fameuse sc\u00e8ne du nez ? Ou celle de la valise ?<\/p>\n<p>Aux c\u00f4t\u00e9s de Louis de Fun\u00e8s, <strong>on trouve un jeune Claude Rich, lui aussi hilarant<\/strong>, qui affirme son style comico-flegmatique contrastant merveilleusement avec celui de son a\u00een\u00e9. <strong>C\u2019est aussi le premier film o\u00f9 la g\u00e9niale Claude Gensac incarne la compagne de Louis de Fun\u00e8s.<\/strong> Elle deviendra sa femme attitr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cran, sur les conseils de Jeanne de Fun\u00e8s, sa femme dans la vie r\u00e9elle.<\/p>\n<p>Hibernatus<\/p>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Sortie : 1969<\/li>\n<li>Dur\u00e9e : 1h18<\/li>\n<\/ul>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"630\" height=\"354\" alt=\"Louis de Fun\u00e8s, Hibernatus\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/hibernatus-photo-louis-de-funes-1474892-630x354-1.jpg\"  \/><\/p>\n<p>Par mes moustaches<\/p>\n<p>Alors que Louis de Fun\u00e8s et Edouard Molinaro s\u2019\u00e9taient jur\u00e9 de ne plus retravailler ensemble apr\u00e8s <strong>Oscar<\/strong>, la Gaumont les r\u00e9unit tout de m\u00eame pour\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/www.ecranlarge.com\/films\/844186-hibernatus\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Hibernatus<\/a><\/strong>, leur premi\u00e8re collaboration ayant \u00e9t\u00e9 un grand succ\u00e8s public. Il s\u2019agit aussi de l\u2019adaptation d\u2019une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre, cette fois-ci \u00e9crite par Jean Bernard-Luc, et <strong>qui est l\u2019occasion de r\u00e9p\u00e9ter certaines m\u00e9caniques \u00e9tablies dans<\/strong> <strong>Oscar<\/strong>. Paul Pr\u00e9boist revient dans le r\u00f4le du domestique, et Claude Gensac incarne de nouveau la femme de Louis de Fun\u00e8s, qui adore travailler avec elle (d\u2019autant qu\u2019elle permet de faire le tampon avec Molinaro, qui l\u2019adore aussi).<\/p>\n<p><strong>Dans cette histoire rocambolesque o\u00f9 un homme\u00a0congel\u00e9 depuis 70 ans est ramen\u00e9 \u00e0 la vie<\/strong> dans une famille qui va lui faire croire qu\u2019il vit toujours \u00e0 la Belle \u00c9poque, l\u2019\u00e9criture et le rythme sont moins parfaits que dans <strong>Oscar<\/strong>, mais les grands moments ne manquent pas. <strong>Mention sp\u00e9ciale pour la sc\u00e8ne de la r\u00e9v\u00e9lation rat\u00e9e<\/strong>, o\u00f9 le personnage de Louis de Fun\u00e8s devient \u00e0 moiti\u00e9 fou et r\u00e9p\u00e8te en boucle le nom de sa femme, \u201cEdm\u00e9e\u201d (dites-le plusieurs fois d\u2019affil\u00e9e comme si votre vie tenait \u00e0 la prononciation de chaque lettre).<\/p>\n<p>Dans les r\u00f4les secondaires, les formidables Claude Pi\u00e9plu et Michael Lonsdale viennent apporter leur touche, et on aper\u00e7oit aussi Olivier de Fun\u00e8s qui joue ici le r\u00f4le du fils de son (vrai) p\u00e8re. <strong>C\u2019est, cette fois-ci, la derni\u00e8re fois que Louis de Fun\u00e8s et Edouard Molinaro travailleront ensemble<\/strong>, ce tournage ayant \u00e9t\u00e9 encore plus \u00e9prouvant que le pr\u00e9c\u00e9dent, bien que Molinaro soit toujours rest\u00e9 admiratif du g\u00e9nie cr\u00e9atif de son acteur. \u00a0<\/p>\n<p>La Folie des Grandeurs<\/p>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Sortie : 1971<\/li>\n<li>Dur\u00e9e : 1h53<\/li>\n<\/ul>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"630\" height=\"416\" alt=\"Louis de Fun\u00e8s, La Folie des Grandeurs\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/la-folie-des-grandeurs-photo-louis-de-funes-1473979-630x416-1.jpg\"  \/><\/p>\n<p>La folie est sa\u00a0grandeur\u00a0<\/p>\n<p class=\"text-center\">\u00ab\u00a0Ne vous excusez pas, ce sont les pauvres qui s\u2019excusent. Quand on est riche, on est d\u00e9sagr\u00e9able !\u00ab\u00a0, \u00ab\u00a0On voit tr\u00e8s bien d\u2019un \u0153il !\u00ab\u00a0, \u00ab\u00a0Il est l\u2019or, mon seignor\u00ab\u00a0, \u00ab\u00a0Mais qu\u2019est-ce que je vais devenir\u00a0? Je suis ministre, je ne sais rien faire\u00a0!\u00ab\u00a0, \u00ab\u00a0Les pauvres c\u2019est fait pour \u00eatre tr\u00e8s pauvres, et les riches, tr\u00e8s riches !\u00ab\u00a0, \u00ab\u00a0Elle ment en allemand\u00a0!\u00ab\u00a0\u2026 <strong><a href=\"https:\/\/www.ecranlarge.com\/films\/841344-folie-des-grandeurs-la\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">La Folie des grandeurs<\/a><\/strong>, c\u2019est un festival sans fin de r\u00e9pliques cultes, de gags parfaits et de situations hilarantes, qui restent <strong>follement modernes des d\u00e9cennies apr\u00e8s<\/strong>.<\/p>\n<p>N\u00e9 de l\u2019envie un peu folle de G\u00e9rard Oury de transformer<strong> Ruy Blas<\/strong> de Victor Hugo en com\u00e9die, <strong>La Folie des grandeurs<\/strong> a permis la rencontre magique entre Louis de Fun\u00e8s et Yves Montand (Bourvil \u00e9tait envisag\u00e9, mais il est mort avant). Servi par les dialogues croustillants de G\u00e9rard Oury, Dani\u00e8le Thompson et Marcel Jullian, le duo s\u2019en donne \u00e0 c\u0153ur joie, et d\u00e9ploie <strong>une \u00e9nergie formidable<\/strong> pour transformer toutes leurs sc\u00e8nes en sommets de com\u00e9die.<\/p>\n<p>Pour Louis de Fun\u00e8s, <strong>le r\u00f4le de l\u2019odieux don Salluste est une \u00e9vidence<\/strong>. Il parle vite, il parle fort, il gesticule dans tous les sens avec des costumes pas possibles. Il ma\u00eetrise \u00e0 merveille sa voix et son corps, pour acc\u00e9l\u00e9rer puis s\u2019arr\u00eater, dictant \u00e0 tout le monde le tempo des sc\u00e8nes. De Fun\u00e8s est le roi, et il le prouve une \u00e9ni\u00e8me fois dans <strong>ce chef-d\u2019\u0153uvre de com\u00e9die, qui n\u2019a pas pris une ride.<\/strong><\/p>\n<p>Les Aventures de Rabbi Jacob<\/p>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Sortie : 1973<\/li>\n<li>Dur\u00e9e : 1h40<\/li>\n<\/ul>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"630\" height=\"416\" alt=\"Louis de Fun\u00e8s, Les aventures de Rabbi Jacob\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/aventures-de-rabbi-jacob-les-photo-louis-de-funes-971931-630x416-1.jpg\"  \/><\/p>\n<p>Le public fran\u00e7ais avec Louis de Fun\u00e8s<\/p>\n<p>Dani\u00e8le Thompson, fille de G\u00e9rard Oury et sc\u00e9nariste (entre autres) des<strong><a href=\"https:\/\/www.ecranlarge.com\/films\/838702-aventures-de-rabbi-jacob-les\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"> Aventures de Rabbi Jacob<\/a><\/strong> clame haut et fort qu\u2019un film pareil, aussi provocateur dans sa mani\u00e8re d\u2019aborder l\u2019antis\u00e9mitisme, ne pourrait plus exister aujourd\u2019hui. En r\u00e9alit\u00e9, c\u2019est prendre le long-m\u00e9trage et son h\u00e9ritage sous le mauvais prisme. Contrairement \u00e0 <strong>Qu\u2019est-ce qu\u2019on a fait au bon dieu ?<\/strong> et d\u2019autres com\u00e9dies pataudes qui pr\u00e9tendent rire de la discrimination pour mieux recycler les m\u00eames clichetons, <strong>Rabbi Jacob<\/strong> a l\u2019intelligence de ne jamais cr\u00e9er une quelconque ambigu\u00eft\u00e9 dans son discours.<\/p>\n<p>Au travers de Louis de Fun\u00e8s et de l\u2019aura aga\u00e7ante qu\u2019il donne habituellement \u00e0 ses personnages, G\u00e9rard Oury exploite l\u2019acteur comme le v\u00e9hicule d\u2019un ridicule assum\u00e9, quand bien m\u00eame il s\u2019agit du protagoniste principal.<strong> On ne rit pas avec Victor Pivert, on rit de lui<\/strong>, de sa b\u00eatise et de sa fermeture d\u2019esprit (le mythique \u201cSalomon, vous \u00eates juif ?\u201d). Le postulat est risqu\u00e9, mais le r\u00e9alisateur sait en tirer le meilleur, gr\u00e2ce \u00e0 son sens du burlesque aiguis\u00e9 et sa narration de vaudeville. Petit \u00e0 petit, la sympathie pour ce personnage d\u00e9phas\u00e9 pointe le bout de son nez, alors m\u00eame que son c\u0153ur s\u2019ouvre \u00e0 une communaut\u00e9 qu\u2019il ne comprenait juste pas.<\/p>\n<p>C\u2019est donc un contresens de voir en <strong>Rabbi Jacob<\/strong> une \u0153uvre qui ne trouverait plus sa place dans le cin\u00e9ma contemporain. C\u2019est juste que G\u00e9rard Oury savait taper l\u00e0 o\u00f9 \u00e7a fait mal, et pointer du doigt une soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise par essence discriminante, surtout dans ses sph\u00e8res les plus ais\u00e9es. En ressort <strong>une v\u00e9ritable ode \u00e0 la tol\u00e9rance<\/strong>, aussi vacharde que tendre, qui n\u2019a jamais trouv\u00e9 de successeur \u00e0 sa mesure.<\/p>\n<p>L\u2019Aile ou la cuisse<\/p>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Sortie : 1976<\/li>\n<li>Dur\u00e9e : 1h44<\/li>\n<\/ul>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"630\" height=\"354\" alt=\"Coluche, Louis de Fun\u00e8s, L'aile ou la cuisse\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/laile-ou-la-cuisse-photo-louis-de-funes-coluche-1474998-630x354-1.jpg\"  \/><\/p>\n<p>Le glouglou et le miam miam<\/p>\n<p>Avec le temps, la m\u00e9thodologie comique de Louis de Fun\u00e8s s\u2019est perfectionn\u00e9e par le casting de ses camarades de jeu. Dans le domaine,\u00a0<strong><a href=\"https:\/\/www.ecranlarge.com\/films\/841741-aile-ou-la-cuisse-l\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">L\u2019Aile ou la cuisse<\/a><\/strong> reste un incontournable, qui doit beaucoup <strong>au duo que l\u2019acteur forme avec Coluche<\/strong>, dont la bonhommie contraste avec la surexcitation de son acolyte.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors, <strong>le film profite ais\u00e9ment de ces \u00e9nergies contraires<\/strong> pour fa\u00e7onner une relation p\u00e8re-fils efficace, avec pour c\u0153ur \u00e9motionnel la difficult\u00e9 de rejeter un lourd h\u00e9ritage. Apr\u00e8s tout, le film de Claude Zidi traite plus g\u00e9n\u00e9ralement d\u2019un foss\u00e9 g\u00e9n\u00e9rationnel, alors qu\u2019une certaine France du terroir se confronte \u00e0 l\u2019essor de l\u2019industrie agroalimentaire. Sa critique de la malbouffe a beau ne pas \u00eatre bien finaude, <strong>L\u2019Aile ou la cuisse<\/strong> est au final une com\u00e9die assez habile, qui tire autant \u00e0 boulet rouge sur la mort annonc\u00e9e de la gastronomie que sur les d\u00e9rives d\u2019une critique culinaire qui en oublie parfois l\u2019essentiel.<\/p>\n<p>Ce juste \u00e9quilibre est port\u00e9 par l\u2019inspiration burlesque et ouvertement irr\u00e9aliste du film, o\u00f9 de Fun\u00e8s passe incognito dans des restaurants avec des costumes improbables, avant d\u2019\u00eatre tortur\u00e9 avec des hu\u00eetres pas fra\u00eeches qui lui donnent d\u2019\u00e9normes boutons. Ce crescendo permet d\u2019ailleurs au final d\u2019\u00eatre l\u2019un des morceaux de bravoure les plus importants de sa filmographie : dans l\u2019usine de Tricatel, avec ses poissons peints, ses poulets \u00e0 base de p\u00e2te informe et ses bruitages hilarants, <strong>les r\u00e9actions outr\u00e9es de Louis de Fun\u00e8s et ses mimiques font mouche \u00e0 chaque gag<\/strong>.<\/p>\n<p>La Zizanie<\/p>\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Sortie : 1978<\/li>\n<li>Dur\u00e9e : 1h37<\/li>\n<\/ul>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"630\" height=\"354\" alt=\"Louis de Fun\u00e8s, La Zizanie\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/la-zizanie-photo-louis-de-funes-annie-girardot-1474957-630x354-1.jpg\"  \/><\/p>\n<p>Girardot avec un casque et de Fun\u00e8s casque<\/p>\n<p>Il faut d\u00e9sormais conclure (en laissant de c\u00f4t\u00e9, le c\u0153ur lourd, beaucoup de films qui auraient aussi m\u00e9rit\u00e9 d\u2019\u00eatre cit\u00e9s) avec l\u2019un des derniers films de Louis de Fun\u00e8s, tourn\u00e9 cinq ans avant sa mort. Avec<strong>\u00a0<a href=\"https:\/\/www.ecranlarge.com\/films\/844184-zizanie-la\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">La Zizanie<\/a><\/strong>, l\u2019acteur retrouve Claude Zidi, et c\u2019est cette fois-ci Annie Girardot qui incarnera la femme de son personnage. <strong>Dans cette com\u00e9die qui frise parfois l\u2019absurde, beaucoup de th\u00e8mes politiques sont abord\u00e9s, via lesquels De Fun\u00e8s incarne un vieux monde cynique et d\u00e9pass\u00e9<\/strong> (m\u00eame si, \u00e0 notre \u00e9poque, il est toujours bien ancr\u00e9) et les personnages de sa femme et de ses ouvriers portent des sujets progressistes tels que l\u2019\u00e9cologie et le f\u00e9minisme.<\/p>\n<p>Avec la sc\u00e8ne du chantier des ouvriers qui prend place dans la chambre du couple de patrons (une m\u00e9taphore parlante) et celle o\u00f9 De Fun\u00e8s change une partie de billard en n\u00e9gociation saignante, <strong>le film regorge de s\u00e9quences fortes et efficaces qui en font une sorte de cacophonie comique<\/strong> et un impressionnant terrain de jeu pour son acteur principal.<\/p>\n<p>La collaboration avec Annie Girardot est in\u00e9dite, mais l\u2019actrice, tout juste aur\u00e9ol\u00e9e d\u2019un C\u00e9sar pour son r\u00f4le dans <strong>Docteur Fran\u00e7oise Gailland<\/strong>, est une partenaire de choix. Une tr\u00e8s forte amiti\u00e9 na\u00eet entre elle et Louis de Fun\u00e8s, <strong>qu\u2019elle d\u00e9crira comme un \u201chomme magique\u201d et un \u201cclown grave\u201d<\/strong>. Le film est un succ\u00e8s, attirant pr\u00e8s de 3 millions de spectateurs en salles, et sera suivi des deux derniers opus de la saga du <strong>Gendarme<\/strong>, de <strong>L\u2019Avare<\/strong> et de <strong>La Soupe aux Choux<\/strong> avant que Louis de Fun\u00e8s ne s\u2019\u00e9teigne \u00e0 68 ans le 27 janvier 1983.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Louis de Fun\u00e8s est l\u2019un des acteurs comiques les plus c\u00e9l\u00e8bres de l\u2019histoire du cin\u00e9ma fran\u00e7ais. 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