{"id":645098,"date":"2026-01-06T16:15:11","date_gmt":"2026-01-06T16:15:11","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/645098\/"},"modified":"2026-01-06T16:15:11","modified_gmt":"2026-01-06T16:15:11","slug":"ana-perez-la-flamme-flamenca-a-klap-maison-pour-la-danse-a-marseille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/645098\/","title":{"rendered":"Ana P\u00e9rez, la flamme flamenca \u00e0 Klap Maison pour la danse \u00e0 Marseille"},"content":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0J\u2019ai la chance de faire de la musique avec mes pieds\u00a0!\u00a0\u00bb sourit <a href=\"https:\/\/www.laprovence.com\/article\/sorties-loisirs\/6717233\/la-nouvelle-generation-flamenca-au-festival-azul.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Ana P\u00e9rez, qui consid\u00e8re son corps comme un instrument de musique.<\/a> La danseuse flamenca marseillaise de 34 ans, soutenue par le Th\u00e9\u00e2tre de la Ville \u00e0 Paris, le <a href=\"https:\/\/www.laprovence.com\/article\/culture-loisirs\/5416810487069714\/on-a-vu-age-of-content-a-la-criee-la-horde-flirte-avec-le-reel-et-le-virtuel\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Ballet national de Marseille (BNM)<\/a> et le r\u00e9seau de th\u00e9\u00e2tres publics en r\u00e9gion, avait ainsi pr\u00e9sent\u00e9 son Concerto en 37 1\/2, sa pointure de chaussure, dialogue entre un orchestre \u00e9lectronique et une danseuse. C\u2019est donc en toute libert\u00e9 qu\u2019elle revisite une culture profond\u00e9ment ancr\u00e9e en elle. \u00ab\u00a0J\u2019ai beau faire des cr\u00e9ations contemporaines, le flamenco traditionnel des familles me touche de plus en plus, explique-t-elle. Cet art puissant me fait vibrer, j\u2019aime les moments de f\u00eate, quand \u00e7a chante et quand \u00e7a danse, ce n\u2019est pas un spectacle, c\u2019est une c\u00e9l\u00e9bration \u00e0 laquelle tout le monde participe.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Dans le ventre de sa m\u00e8re<\/p>\n<p>Le flamenco l\u2019a toujours berc\u00e9e, avant m\u00eame sa naissance, puisque sa m\u00e8re, <a href=\"https:\/\/www.laprovence.com\/article\/sorties-loisirs\/5462805\/flamenco-azul-un-festival-de-passion.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Maria P\u00e9rez, fondatrice du centre Solea \u00e0 Marseille<\/a>, dansait et animait d\u00e9j\u00e0 des tablaos lorsqu\u2019elle la portait dans son ventre. Fille de Maria P\u00e9rez donc, danseuse d\u2019origine espagnole, et de Patrick Servius, danseur contemporain d\u2019origine martiniquaise, Ana est le fruit de ces m\u00e9tissages et de ces danses. \u00ab\u00a0Le flamenco, c\u2019est un art m\u00e9tiss\u00e9 d\u00e8s son origine, rappelle-t-elle. Cette danse a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e par le peuple gitan d\u2019Andalousie, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 le sud de l\u2019Espagne \u00e9tait aussi peupl\u00e9 par des Maures et des Juifs.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Form\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cole de sa m\u00e8re, puis danseuse au sein de groupe Grenade de Josette Ba\u00efz, Ana grandit \u00e0 Marseille. \u00c0 18\u00a0ans, son baccalaur\u00e9at en poche, elle part se former \u00e0 S\u00e9ville, berceau du flamenco, o\u00f9 elle restera huit ans. Elle c\u00f4toie des ma\u00eetres tels que Pilar Ortega, fr\u00e9quente les \u00e9coles, les tablaos, avant d\u2019int\u00e9grer la compagnie Flamenco Vivo de Luis de la Carrasca, avec laquelle elle parcourt le monde.<\/p>\n<p>En\u00a02017, Ana revient dans sa ville natale et cr\u00e9e sa compagnie \u00e0 Marseille. Sa rencontre avec le guitariste flamenco Jos\u00e9 Sanchez est d\u00e9terminante\u00a0: ensemble, ils ne cessent d\u2019inventer de nouvelles formes, Concerto en 37 1\/2 (2023), L\u2019envol du Tacon (2024), Stans (2025). Guitariste, Jos\u00e9 Sanchez joue aussi du th\u00e9orbe, un luth utilis\u00e9 dans la musique baroque. \u00ab\u00a0Apr\u00e8s Concerto en 37 1\/2, nous nous sommes demand\u00e9 ce que l\u2019on pouvait faire d\u2019encore plus fou, raconte Ana P\u00e9rez. Nous sommes fascin\u00e9s par le Requiem de Pergol\u00e8se\u00a0: c\u2019est une pi\u00e8ce sombre perc\u00e9e de lumi\u00e8re\u00a0! J\u2019ai demand\u00e9 \u00e0 Jos\u00e9 de composer un Requiem, le r\u00e9sultat est \u00e9tonnant\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le \u00ab\u00a0Stabat Mater\u00a0\u00bb, une m\u00e8re qui se tient debout<\/p>\n<p>Les deux artistes se sont bas\u00e9s sur le po\u00e8me religieux du Moyen-\u00c2ge, Stabat Mater, et ont imagin\u00e9 une version profane en espagnol mise en musique par Jos\u00e9 Sanchez. \u00ab\u00a0Le Stabat Mater \u00e9voque la figure d\u2019une m\u00e8re debout face au supplice de la perte de son enfant, et par extension pour moi, toute personne qui se tient debout dans l\u2019adversit\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Quelle filiation trouver entre la musique baroque et le flamenco\u00a0? Pour Ana P\u00e9rez, la douleur et la dignit\u00e9 sont des points essentiels \u00e0 ces deux arts. \u00ab\u00a0Le flamenco exprime aussi la souffrance, celle d\u2019un peuple marginalis\u00e9, le peuple gitan, qui pousse un cri, et ce cri devient un art.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>C\u2019est cette force de r\u00e9silience que raconte sur sc\u00e8ne Stabat Mater, les Voix du corps. Pour la premi\u00e8re fois, Ana P\u00e9rez s\u2019est entour\u00e9e d\u2019autres danseuses, Miranda Alfonso, Marina Paje, venues d\u2019Espagne, aux c\u00f4t\u00e9s du chanteur Alberto Garcia et du guitariste Jos\u00e9 Sanchez. Une grande forme, qui, apr\u00e8s Marseille, partira en tourn\u00e9e dans toute la France.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Stabat Mater &#8211; Les voix du corps\u00a0\u00bb, les 8 et 9 janvier \u00e0 Klap, Maison pour la danse \u00e0 Marseille, 5\u20ac (complet). Puis le 11 janvier \u00e0 l&rsquo;Usine \u00e0 Istres et le 19 mars au th\u00e9\u00e2tre Durance \u00e0 Ch\u00e2teau-Arnoux.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00ab\u00a0J\u2019ai la chance de faire de la musique avec mes pieds\u00a0!\u00a0\u00bb sourit Ana P\u00e9rez, qui consid\u00e8re son corps&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":645099,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2814],"tags":[5734,1111,11,75113,251,1777,674,75114,19235,1011,27,75115,2142,884,12,60372,471,882,25],"class_list":{"0":"post-645098","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-marseille","8":"tag-5734","9":"tag-actu","10":"tag-actualites","11":"tag-ana","12":"tag-culture","13":"tag-eu","14":"tag-europe","15":"tag-flamenca","16":"tag-flamme","17":"tag-fr","18":"tag-france","19":"tag-klap","20":"tag-maison","21":"tag-marseille","22":"tag-news","23":"tag-perez","24":"tag-pour","25":"tag-provence-alpes-cote-dazur","26":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115849050441010936","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/645098","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=645098"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/645098\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/645099"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=645098"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=645098"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=645098"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}