{"id":64711,"date":"2025-04-30T15:49:17","date_gmt":"2025-04-30T15:49:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/64711\/"},"modified":"2025-04-30T15:49:17","modified_gmt":"2025-04-30T15:49:17","slug":"un-tableau-de-mark-rothko-a-50-millions-deuros-abime-par-un-enfant-dans-un-musee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/64711\/","title":{"rendered":"Un tableau de Mark Rothko \u00e0 50 millions d&rsquo;euros ab\u00eem\u00e9 par un enfant dans un mus\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019incident est aussi rare que symbolique. Grey, Orange on Maroon, No. 8, une des \u0153uvres du <a href=\"https:\/\/www.vanityfair.fr\/article\/de-la-vie-de-boheme-aux-annees-sida-lhistoire-tumultueuse-du-222-bowery\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">peintre am\u00e9ricain<\/a> <strong>Mark Rothko<\/strong>, a \u00e9t\u00e9 temporairement retir\u00e9e d\u2019exposition apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9\u2026accidentellement griff\u00e9e par un enfant dans un mus\u00e9e. L\u2019\u00e9pisode, survenu dans le d\u00e9p\u00f4t accessible du mus\u00e9e Boijmans Van Beuningen, a provoqu\u00e9 autant de consternation que de prudence m\u00e9diatique.<\/p>\n<p>Le tableau n\u2019est pas ce qu\u2019on pourrait appeler un croquis de maternelle : <a href=\"https:\/\/www.vanityfair.fr\/culture\/voir-lire\/story\/les-10-peintures-les-plus-cheres-de-lhistoire\/2252\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">estim\u00e9e entre 40 et 50 millions<\/a>, cette toile monumentale de 1960 tout en champs de couleurs vibrants est consid\u00e9r\u00e9e comme un joyau de l\u2019abstraction am\u00e9ricaine. Sa surface, comme beaucoup d&rsquo;\u0153uvres du ma\u00eetre de l\u2019expressionnisme abstrait, n\u2019est pas vernie, rendant chaque contact humain aussi ind\u00e9sirable que visible. R\u00e9sultat : une s\u00e9rie de griffures superficielles dans la partie inf\u00e9rieure du tableau caus\u00e9es par le simple effleurement de la main d\u2019un enfant. Un accident que le mus\u00e9e qualifie pudiquement de \u00ab moment non surveill\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Une facture de plus de 230 000 euros<\/p>\n<p>Le mus\u00e9e a confirm\u00e9 avoir identifi\u00e9 l\u2019enfant et ses parents, mais n\u2019a pas rendu leurs noms publics. Il n\u2019a pas non plus pr\u00e9cis\u00e9 s\u2019ils devront prendre en charge les frais de restauration. Une chose est s\u00fbre, la restauration d\u2019un tableau de Mark Rothko n\u2019est pas chose facile. Peintures non vernies, m\u00e9langes de pigments et r\u00e9sines complexes, superpositions d\u2019une pr\u00e9cision millim\u00e9tr\u00e9e\u2026 les \u0153uvres du peintre sont difficiles \u00e0 r\u00e9parer sans alt\u00e9rer leur vibration originelle. Il faut donc attendre les diagnostics crois\u00e9s d\u2019experts nationaux et internationaux pour \u00e9valuer les d\u00e9g\u00e2ts et potentiellement le co\u00fbt d\u2019une remise en \u00e9tat.<\/p>\n<p>Le Boijmans Van Beuningen se veut rassurant : \u00ab L\u2019\u0153uvre pourra \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 nouveau dans le futur. \u00bb Reste \u00e0 savoir quand : il aura fallu 18 mois pour restaurer un autre Rothko vandalis\u00e9 \u00e0 la Tate Modern en 2012 \u2013 et une facture de plus de 230 000 euros. L\u00e0-bas, ce n\u2019\u00e9tait pas un enfant mais un activiste russe qui avait inscrit un slogan directement sur la toile. Cette fois, l\u2019intention \u00e9tait moins politique qu\u2019impulsive.<\/p>\n<p>Susciter l\u2019\u00e9veil artistique d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge<\/p>\n<p>L\u2019affaire ravive un vieux dilemme pour les institutions culturelles. Comment concilier accessibilit\u00e9, surtout pour les plus jeunes, avec la s\u00e9curit\u00e9 des \u0153uvres ? Les mus\u00e9es adorent accueillir les familles et susciter l\u2019\u00e9veil artistique d\u00e8s le plus jeune \u00e2ge. Mais les enfants (charmants au demeurant) ont parfois un peu de mal \u00e0 int\u00e9grer la distance r\u00e9glementaire entre eux et un tableau \u00e0 plusieurs millions d\u2019euros.<\/p>\n<p>L\u2019incident pose aussi question sur les choix mus\u00e9ographiques. L&rsquo;\u0153uvre \u00e9tait expos\u00e9e dans le \u00ab d\u00e9p\u00f4t \u00bb, comme le pr\u00e9sente le mus\u00e9e <a data-offer-url=\"https:\/\/www.instagram.com\/reel\/DH3jErtI_Z6\/?utm_source=ig_web_copy_link\" class=\"external-link\" data-event-click=\"{&quot;element&quot;:&quot;ExternalLink&quot;,&quot;outgoingURL&quot;:&quot;https:\/\/www.instagram.com\/reel\/DH3jErtI_Z6\/?utm_source=ig_web_copy_link&quot;}\" href=\"https:\/\/www.instagram.com\/reel\/DH3jErtI_Z6\/?utm_source=ig_web_copy_link\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">sur instagram<\/a>, un espace pens\u00e9 pour montrer les collections habituellement conserv\u00e9es en r\u00e9serve. Une d\u00e9marche salu\u00e9e pour sa transparence, mais qui implique de nouveaux enjeux s\u00e9curitaires. Il fait d\u00e9sormais office de pr\u00e9c\u00e9dent comme l\u2019a soulign\u00e9 <strong>Jonny Helm<\/strong>, responsable marketing du service de restauration d&rsquo;\u0153uvres d&rsquo;art Plowden &amp; Smith, declarant que l\u2019incident avait des implications pour les institutions britanniques qui envisagent \u00ab d&rsquo;ouvrir l&rsquo;exposition de choses qui seraient autrement cach\u00e9es dans les archives \u00bb.<\/p>\n<p>En attendant le retour du tableau dans les salles, aucune image des d\u00e9g\u00e2ts n\u2019a \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9e. Le mus\u00e9e ayant opt\u00e9 pour la discr\u00e9tion totale en attendant les rapports d\u2019expertise de son assureur.<\/p>\n<p><script async src=\"\/\/www.instagram.com\/embed.js\"><\/script><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"L\u2019incident est aussi rare que symbolique. 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