{"id":648485,"date":"2026-01-08T03:01:12","date_gmt":"2026-01-08T03:01:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/648485\/"},"modified":"2026-01-08T03:01:12","modified_gmt":"2026-01-08T03:01:12","slug":"le-smartphone-atrophie-certaines-zones-du-cerveau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/648485\/","title":{"rendered":"le smartphone atrophie certaines zones du cerveau !"},"content":{"rendered":"<p><strong>Dans le cadre d\u2019un r\u00e9cent entretien avec un journal, un neurochirurgien fran\u00e7ais n\u2019a pas m\u00e2ch\u00e9 ses mots quant \u00e0 l\u2019utilisation du smartphone. Selon l\u2019int\u00e9ress\u00e9, une utilisation intensive de ce type d\u2019appareil est susceptible de provoquer une atrophie de certaines zones c\u00e9r\u00e9brales, dont l\u2019hippocampe. Sans aucun doute, ce genre de d\u00e9claration questionne davantage le rapport humain \u00e0 la technologie.<\/strong><\/p>\n<p>Des atteintes \u00e0 la cognition, principalement la m\u00e9moire<\/p>\n<p>Depuis quasiment deux d\u00e9cennies, les t\u00e9l\u00e9phones portables font r\u00e9guli\u00e8rement l\u2019objet d\u2019\u00e9tudes scientifiques relatives \u00e0 diff\u00e9rents aspects, dont la cognition et la d\u00e9pendance. En 2015 d\u00e9j\u00e0, <a href=\"https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/abs\/pii\/S0747563215001272\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">les chercheurs d\u2019une \u00e9tude canadienne<\/a> avaient affirm\u00e9 que les smartphones <strong>rendaient les utilisateurs intellectuellement paresseux<\/strong>. Le principal probl\u00e8me n\u2019est autre que le recours \u00e0 ce genre d\u2019appareil pour r\u00e9pondre \u00e0 des questions, rel\u00e9guant ainsi la capacit\u00e9 de raisonnement au second plan.<\/p>\n<p>Ces travaux sont \u00e0 mettre en lien avec les d\u00e9clarations r\u00e9centes de Marc Tadi\u00e9, professeur et ancien chef du service de neurochirurgie de l\u2019H\u00f4pital Bic\u00eatre AP-HP, en r\u00e9gion parisienne. Dans le cadre d\u2019un <a href=\"https:\/\/www.lefigaro.fr\/vox\/medias\/marc-tadie-plus-nous-deleguons-au-smartphone-des-taches-cognitives-plus-notre-memoire-s-atrophie-20251216\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">entretien avec Le Figaro<\/a> publi\u00e9 le 16 d\u00e9cembre 2025, l\u2019expert avait affirm\u00e9 que plus les utilisateurs d\u00e9l\u00e8guent des t\u00e2ches \u00e0 leur smartphone, <strong>plus leur m\u00e9moire s\u2019atrophie<\/strong>. Ces t\u00e2ches peuvent prendre diff\u00e9rentes formes, qu\u2019il s\u2019agisse de calculs en tout genre, d\u2019itin\u00e9raires GPS et autres questions pos\u00e9es \u00e0 <a href=\"https:\/\/sciencepost.fr\/openai-travaille-sur-une-version-de-chatgpt-pour-les-adolescents\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">des chatbots tels que ChatGPT<\/a>.<\/p>\n<p>Rappelons que, si le cerveau n\u2019est pas un muscle, son fonctionnement reste similaire. En effet, toute absence ou baisse d\u2019exercice r\u00e9duit son volume et donc, son efficacit\u00e9. Pour Marc Tadi\u00e9, <strong>la zone du cerveau la plus expos\u00e9e n\u2019est autre que l\u2019hippocampe<\/strong>, celle-ci \u00e9tant cruciale pour la m\u00e9moire, la navigation spatiale mais \u00e9galement, la r\u00e9gulation \u00e9motionnelle et donc, l\u2019encodage des souvenirs.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" data-lazyloaded=\"1\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-320516\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/iStock-2194809631.jpg\" alt=\"smartphone ado adolescent\" width=\"1254\" height=\"836\"  data-\/>Cr\u00e9dit : Diy13 \/ iStock<\/p>\n<p>Une inqui\u00e9tante externalisation de la pens\u00e9e<\/p>\n<p>Le neurochirurgien fran\u00e7ais va plus loin dans son analyse car selon lui, la d\u00e9pendance aux smartphones ne se limite pas au manque d\u2019exercice c\u00e9r\u00e9bral. Cette m\u00eame d\u00e9pendance serait <strong>\u00e0 l\u2019origine d\u2019une \u00ab\u00a0externalisation de la pens\u00e9e\u00a0\u00bb<\/strong>,dont les cons\u00e9quences sont potentiellement catastrophiques. Autrement dit, l\u2019affaissement de la m\u00e9moire s\u2019accompagnerait d\u2019une r\u00e9duction d\u2019autres fonctions cognitives tr\u00e8s importantes. Citons l\u2019imagination, l\u2019attention ou encore, la capacit\u00e9 \u00e0 \u00e9tablir des liens forts entre les informations qui nous parviennent.<\/p>\n<p>De plus, le constat gagne davantage en pessimisme lorsque l\u2019on \u00e9voque l\u2019addiction aux \u00e9crans. Marc Tadi\u00e9 a compar\u00e9 les m\u00e9canismes neurobiologiques de leur utilisation \u00e0 ceux des drogues dures. Dans les faits, <strong>chaque interaction ou notification lib\u00e8re de la dopamine<\/strong>, l\u2019hormone du plaisir et de la r\u00e9compense. Or, dans la mesure o\u00f9 les algorithmes \u2013 surtout au niveau des r\u00e9seaux sociaux \u2013 ont \u00e9t\u00e9 pens\u00e9s pour maximiser le temps d\u2019\u00e9cran des utilisateurs, il s\u2019agit d\u2019un v\u00e9ritable pi\u00e8ge m\u00ealant forte d\u00e9pendance et atteintes s\u00e9v\u00e8res \u00e0 la cognition.<\/p>\n<p>Enfin, les d\u00e9rives sont nombreuses, certains travaux ayant notamment conclu \u00e0 <strong>une baisse g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019empathie<\/strong> et \u00e0 une difficult\u00e9 accrue quant \u00e0 la capacit\u00e9 d\u2019appr\u00e9hender certaines expressions faciales traduisant des sentiments comme la tristesse, la compassion ou encore, la peur. D\u2019autres ph\u00e9nom\u00e8nes ont fait leur apparition ces derni\u00e8res ann\u00e9es, <a href=\"https:\/\/sciencepost.fr\/quest-ce-que-la-nomophobie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">par exemple la nomophobie<\/a>. Les personnes concern\u00e9es <strong>ressentent de l\u2019anxi\u00e9t\u00e9, voire m\u00eame de la panique<\/strong> lorsque ces derni\u00e8res se retrouvent sans leur smartphone, ou font face \u00e0 une absence de r\u00e9seau. En 2017, une enqu\u00eate avait permis de d\u00e9couvrir que 60 % des \u00e9tudiants en premi\u00e8re ann\u00e9e de m\u00e9decine souffraient de nomophobie mod\u00e9r\u00e9e, dont 21% de nomophobie s\u00e9v\u00e8re.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Dans le cadre d\u2019un r\u00e9cent entretien avec un journal, un neurochirurgien fran\u00e7ais n\u2019a pas m\u00e2ch\u00e9 ses mots quant&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":648486,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10],"tags":[1011,27,72,56,71],"class_list":{"0":"post-648485","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-sante","8":"tag-fr","9":"tag-france","10":"tag-health","11":"tag-push","12":"tag-sante"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115857252955110553","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/648485","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=648485"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/648485\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/648486"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=648485"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=648485"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=648485"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}