{"id":651345,"date":"2026-01-09T09:21:41","date_gmt":"2026-01-09T09:21:41","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/651345\/"},"modified":"2026-01-09T09:21:41","modified_gmt":"2026-01-09T09:21:41","slug":"le-trafic-du-port-de-nantes-saint-nazaire-oriente-a-la-hausse-en-2025","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/651345\/","title":{"rendered":"Le trafic du port de Nantes Saint-Nazaire orient\u00e9 \u00e0 la hausse en 2025"},"content":{"rendered":"<p>\n      Avec un trafic total de 26.4 millions de tonnes sur ses terminaux l\u2019an dernier, la place portuaire lig\u00e9rienne a enregistr\u00e9 une hausse des volumes trait\u00e9s de 2.6% par rapport \u00e0 2024.\n    <\/p>\n<p>Le Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire a publi\u00e9 ses r\u00e9sultats le jeudi 8 janvier. Il a donc trait\u00e9, en 2025, 26.4 millions de tonnes de marchandises. Les flux \u00e0 l\u2019import ont progress\u00e9, passant de 18.7 Mt en 2024 \u00e0 20 millions de tonnes l\u2019an dernier, alors que les exportations se sont contract\u00e9es (6.4 Mt au lieu de 7 Mt).\u00a0<\/p>\n<p>Le brut augmente, les raffin\u00e9s se replient<\/p>\n<p>Les flux \u00e9nerg\u00e9tiques repr\u00e9sentent toujours une large majorit\u00e9 des volumes trait\u00e9s dans l\u2019estuaire de la Loire, soit pr\u00e8s de 69 % du trafic global. Premier poste l\u2019an dernier sur ce segment, le p\u00e9trole brut, trait\u00e9 par la raffinerie TotalEnergies de Donges qui a vu l\u2019une de ses unit\u00e9s en arr\u00eat en d\u00e9but d\u2019ann\u00e9e, a augment\u00e9 de 4.3% pour atteindre 7.6 millions de tonnes. Les produits raffin\u00e9s ont en revanche baiss\u00e9 de 13.6%, atteignant 4.4 Mt. Ils \u00ab\u00a0marquent un repli par rapport \u00e0 2024 tant \u00e0 l&rsquo;import avec 0.7 Mt (- 40.6 %) qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;export avec 3.7 Mt (- 5 %) et retrouvent des niveaux correspondant \u00e0 une activit\u00e9 normale de l&rsquo;outil de raffinage\u00a0\u00bb, commente le GMPNSN.\u00a0<\/p>\n<p>Le GNL se redresse malgr\u00e9 l&rsquo;arr\u00eat des transbordements de gaz russe<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 du gaz naturel liqu\u00e9fi\u00e9 (GNL), alors que l\u2019ann\u00e9e 2024 avait \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par un arr\u00eat technique de deux mois du terminal m\u00e9thanier Elengy de Montoir-de-Bretagne, les importations ont atteint 6 millions de tonnes en 2025, soit 20% de mieux que l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente (5 Mt). Cela, malgr\u00e9 l\u2019entr\u00e9e en vigueur, au mois d\u2019avril, de l\u2019interdiction par l\u2019Union europ\u00e9enne du transbordement de GNL provenant de Russie, activit\u00e9 de hub qui avait contribu\u00e9 \u00e0 soutenir l\u2019essor du terminal de Montoir \u00e0 partir de 2018. \u00ab\u00a0L&rsquo;activit\u00e9 du terminal m\u00e9thanier d&rsquo;Elengy a par ailleurs \u00e9t\u00e9 perturb\u00e9e par d&rsquo;importants travaux de maintenance men\u00e9s tout au long de l&rsquo;ann\u00e9e (projet Apollon), ainsi que par un mouvement social national des personnels de la fili\u00e8re gazi\u00e8re \u00e0 l&rsquo;automne\u00a0\u00bb, note le port. Malgr\u00e9 tout, le trafic de GNL est repass\u00e9 au-dessus du niveau de 2021 (5.3 Mt),\u00a0alors que 2022 (9.9 Mt) et 2023 (8.1 Mt) ont \u00e9t\u00e9 des ann\u00e9es exceptionnelles marqu\u00e9es par la reconstitution des stocks de gaz suite au d\u00e9but de la guerre en Ukraine. Les importations de GNL russe par m\u00e9thaniers depuis la Sib\u00e9rie, qui avaient \u00e9t\u00e9 maintenues, vont cependant cesser, dans le cadre du renforcement des sanctions europ\u00e9ennes pour contraindre l\u2019effort de guerre de Moscou.\u00a0<\/p>\n<p>Le charbon ne constitue plus qu&rsquo;une activit\u00e9 r\u00e9siduelle<\/p>\n<p>Quant au charbon, il ne constitue plus qu\u2019un trafic r\u00e9siduel autour de la centrale thermique de Cordemais, temporairement maintenue en activit\u00e9 pour garantir les besoins \u00e9nerg\u00e9tiques du pays mais qui fermera d\u00e9finitivement d\u00e9but 2027. \u00ab\u00a0La centrale EDF de Cordemais a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s peu sollicit\u00e9e en 2025 et fonctionne sur ses stocks r\u00e9siduels de charbon. Le charbon est progressivement export\u00e9 depuis fin 2024, afin de r\u00e9pondre \u00e0 d&rsquo;autres besoins, repr\u00e9sentant, en 2025, plus de 0.2 Mt. Ces op\u00e9rations se poursuivront jusqu&rsquo;\u00e0 d\u00e9but 2027\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Un bilan contrast\u00e9 pour les vracs agroalimentaires<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 des vracs agroalimentaires, qui constituent un flux important du port de Nantes Saint-Nazaire, les diff\u00e9rents courants de ce segment ont connu des \u00e9volutions contrast\u00e9es, note le GPMNSM\u00a0: \u00ab\u00a0Impact\u00e9es par la tr\u00e8s mauvaise campagne 2024-2025 et une position fran\u00e7aise chahut\u00e9e sur la sc\u00e8ne internationale, les exportations c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res des sites portuaires lig\u00e9riens ont \u00e9t\u00e9 au point mort en d\u00e9but d&rsquo;ann\u00e9e. La meilleure campagne 2025-2026 permet d&rsquo;atteindre un volume de c\u00e9r\u00e9ales de 0.5 Mt, qui reste toutefois en recul de 11.7 % (par rapport \u00e0 2024). Les vracs \u00e0 destination de l&rsquo;alimentation animale, ainsi que les trafics de graines et d&rsquo;ol\u00e9agineux, continuent de progresser, avec 2.4 Mt (+ 2.8 %). Les vracs industriels r\u00e9sistent \u00e0 la conjoncture baissi\u00e8re, notamment dans le secteur de la construction. Les importations de clinker et de mati\u00e8res premi\u00e8res destin\u00e9es aux cimenteries du territoire sont stables, voire en l\u00e9g\u00e8re progression, avoisinant 0.4 Mt. De nouveaux flux de mati\u00e8res premi\u00e8res d\u00e9carbon\u00e9es, entrant dans le processus de production de ciment dit bas-carbone, transitent d\u00e9sormais par le terminal multivrac de Montoir de Bretagne. Le volume de sable de mer d\u00e9charg\u00e9 \u00e0 Montoir de Bretagne et \u00e0 Nantes accuse un recul d&rsquo;environ 10 % et atteint 1.2 Mt. Les vracs liquides non \u00e9nerg\u00e9tiques demeurent globalement stables \u00e0 un niveau de 1 Mt, malgr\u00e9 l&rsquo;arr\u00eat technique, \u00e0 la fin de l&rsquo;\u00e9t\u00e9, de l\u2019usine de trituration de graines de tournesol Cargill \u00e0 Saint-Nazaire. Les exportations d&rsquo;huiles de colza, bien que toujours dynamiques, se situent en l\u00e9g\u00e8re baisse par rapport \u00e0 l\u2019exercice pr\u00e9c\u00e9dent. Elles b\u00e9n\u00e9ficient cependant des fluctuations sur le cours du soja, march\u00e9 au centre de discussions entre la Chine et les \u00c9tats-Unis, et de solides d\u00e9bouch\u00e9s en biocarburants\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Navale, \u00e9olien, moteurs&#8230; Toujours une forte activit\u00e9 industrielle<\/p>\n<p>La forte activit\u00e9 industrielle dans l\u2019estuaire de la Loire continue quant \u00e0 elle de soutenir le trafic portuaire. Alors que les Chantiers de l\u2019Atlantique tournent \u00e0 plein r\u00e9gime, g\u00e9n\u00e9rant une hausse des importations de t\u00f4les pour r\u00e9aliser les coques de navires et alimenter la fili\u00e8re de la m\u00e9tallurgie, l\u2019usine Everllence (ex-MAN Energy Solutions) a exp\u00e9di\u00e9 trois navires de moteurs au cours de l\u2019ann\u00e9e. Parall\u00e8lement, les volumes li\u00e9s \u00e0 la fili\u00e8re de l\u2019\u00e9olien en mer ont connu une tr\u00e8s forte croissante (+ 100 %), soit 200.000 tonnes, li\u00e9e \u00e0 la construction du parc des \u00eeles d&rsquo;Yeu et de Noirmoutier, qui est cependant en train de s&rsquo;achever. Port\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 EMYN, ce projet a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 du trafic de colis industriels \u00e0 Saint-Nazaire, d&rsquo;enrochements \u00e0 Chevir\u00e9 et de c\u00e2bles \u00e0 Montoir-de-Bretagne.\u00a0<\/p>\n<p>Un trafic en l\u00e9ger repli au terminal roulier<\/p>\n<p>Avec 400.000 tonnes trait\u00e9es, le terminal roulier de Montoir est pour sa part en l\u00e9ger repli (-1.9 %), mais le port note \u00ab\u00a0une bonne reprise depuis septembre notamment port\u00e9e par les importations de v\u00e9hicules en provenance de Tanger et d&rsquo;Emden\u00a0\u00bb. Le nombre de v\u00e9hicules et de remorques ayant transit\u00e9 sur le terminal en 2025 a atteint 95.832 unit\u00e9s, soit une baisse de 14.3% par rapport \u00e0 2024 (111.803 unit\u00e9s). Alors que la fili\u00e8re automobile subit le retard dans le renouvellement des flottes de v\u00e9hicules d&rsquo;entreprises, l&rsquo;activit\u00e9 a\u00e9ronautique, port\u00e9e par les exp\u00e9ditions de tron\u00e7ons d\u2019Airbus vers les \u00c9tats-Unis, est en progression de 6.1 % par rapport \u00e0 l&rsquo;an pass\u00e9, \u00ab avec une cadence \u00e0 la hausse qui se poursuit \u00bb. Le terminal roulier a enfin enregistr\u00e9, en octobre, un nouveau client embl\u00e9matique avec le Neoliner Origin, premier cargo \u00e0 voile de la compagnie nantaise Neoline, qui a lanc\u00e9 une ligne transatlantique entre l\u2019estuaire de la Loire et l\u2019Am\u00e9rique du Nord.\u00a0<\/p>\n<p>Les conteneurs toujours orient\u00e9s \u00e0 la baisse<\/p>\n<p>Enfin, le trafic conteneuris\u00e9 continue de baisser. Apr\u00e8s avoir enregistr\u00e9 un repli de 11% en tonnage (1.4 Mt) et de 13% en nombre de boites (133.000 EVP) en 2024, cette activit\u00e9 a encore d\u00e9cru en 2025, de 9.2% en tonnage (1.2 Mt) et de 10.6% en nombre de conteneurs (120.000 EVP). Cette nouvelle baisse est attribu\u00e9e \u00e0 l\u2019arr\u00eat au mois de juin, par CMA CGM, de l\u2019escale de Montoir sur la ligne de desserte des Antilles. \u00ab\u00a0La cr\u00e9ation du Club des chargeurs de l&rsquo;Ouest, ainsi qu&rsquo;une strat\u00e9gie collective des acteurs portuaires, visent le d\u00e9ploiement de nouvelles solutions maritimes et l&rsquo;organisation de lignes feeder. Bien que CMA CGM demeure le premier armateur actif \u00e0 Montoir de Bretagne en termes de volumes, MSC gagne des parts de march\u00e9, notamment gr\u00e2ce \u00e0 son alliance avec l&rsquo;armateur WEC Lines qui repr\u00e9sente 45 % de l&rsquo;activit\u00e9 en 2025\u00a0\u00bb, note le GPMNSN.\u00a0<\/p>\n<p>Au bilan, \u00ab\u00a0dans un contexte g\u00e9opolitique extr\u00eamement tendu \u00bb, Nantes Saint-Nazaire Port r\u00e9affirme \u00ab la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rer la transformation de son mod\u00e8le \u00e9conomique et d&rsquo;accompagner les acteurs industriels dans leurs \u00e9volutions, tout en jouant pleinement son r\u00f4le face aux enjeux de souverainet\u00e9 nationale &#8211; \u00e9nerg\u00e9tique, industrielle et alimentaire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>\u00a9 Un article de la r\u00e9daction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.<\/strong><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Avec un trafic total de 26.4 millions de tonnes sur ses terminaux l\u2019an dernier, la place portuaire lig\u00e9rienne&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":651346,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2818],"tags":[1111,11,6130,6141,6131,6138,2380,6135,554,1777,6136,674,1011,27,6139,6134,3135,6128,567,6129,6127,766,12,6132,2636,4838,6133,25,6140,6137],"class_list":{"0":"post-651345","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-nantes","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-chantiers","11":"tag-commando","12":"tag-construction-navale","13":"tag-costa","14":"tag-croisiere","15":"tag-dcns","16":"tag-defense","17":"tag-eu","18":"tag-euronaval","19":"tag-europe","20":"tag-fr","21":"tag-france","22":"tag-fremm","23":"tag-interviews","24":"tag-littoral","25":"tag-marine","26":"tag-marine-nationale","27":"tag-maritime","28":"tag-mer","29":"tag-nantes","30":"tag-news","31":"tag-offshore","32":"tag-pays-de-la-loire","33":"tag-peche","34":"tag-reportages","35":"tag-republique-francaise","36":"tag-sncm","37":"tag-stx"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115864409510518915","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/651345","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=651345"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/651345\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/651346"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=651345"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=651345"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=651345"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}