{"id":653014,"date":"2026-01-10T02:16:28","date_gmt":"2026-01-10T02:16:28","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/653014\/"},"modified":"2026-01-10T02:16:28","modified_gmt":"2026-01-10T02:16:28","slug":"mercosur-leurope-peut-encore-le-faire-voici-comment-lue-securise-ses-matieres-premieres-pour-lavenir-le-signal-a-trump-et-xi-arrive-a-point-nomme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/653014\/","title":{"rendered":"Mercosur | L&rsquo;Europe peut encore le faire : voici comment l&rsquo;UE s\u00e9curise ses mati\u00e8res premi\u00e8res pour l&rsquo;avenir \u2013 Le signal \u00e0 Trump et XI arrive \u00e0 point nomm\u00e9 !"},"content":{"rendered":"<p>Bien plus qu&rsquo;un simple accord commercial\u00a0: la d\u00e9marche strat\u00e9gique de l&rsquo;Europe dans l&rsquo;architecture du pouvoir mondial<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un quart de si\u00e8cle de n\u00e9gociations ardues, l&rsquo;Union europ\u00e9enne a trac\u00e9 la voie, en d\u00e9cembre 2024, d&rsquo;un accord de partenariat historique avec les pays du Mercosur. Cette d\u00e9cision marque un tournant dans la politique commerciale mondiale et intervient \u00e0 un moment o\u00f9 le monde occidental recherche de nouvelles alliances strat\u00e9giques. Les n\u00e9gociations avec le Br\u00e9sil, l&rsquo;Argentine, le Paraguay et l&rsquo;Uruguay se sont prolong\u00e9es pendant des d\u00e9cennies depuis 1999, les int\u00e9r\u00eats nationaux et les groupes de pression sectoriels bloquant syst\u00e9matiquement le processus. D\u00e9sormais, la plus grande zone de libre-\u00e9change au monde, qui englobe plus de 700 millions de personnes, est sur le point d&rsquo;\u00eatre finalis\u00e9e, ce qui pourrait redessiner la carte g\u00e9opolitique. L&rsquo;accord politique du 6 d\u00e9cembre 2024 a \u00e9t\u00e9 finalis\u00e9 en janvier 2026 avec l&rsquo;approbation du Conseil europ\u00e9en, suite aux demandes de garanties suppl\u00e9mentaires formul\u00e9es par certains pays comme l&rsquo;Italie, la France et l&rsquo;Autriche. La signature est pr\u00e9vue pour le second semestre 2026, avec une application provisoire d\u00e8s 2026 ou 2027.<\/p>\n<p>Convient \u00e0:<\/p>\n<p>Les opportunit\u00e9s \u00e9conomiques de l&rsquo;Europe sur le march\u00e9 sud-am\u00e9ricain<\/p>\n<p>La dimension \u00e9conomique de cet accord est consid\u00e9rable. La Commission europ\u00e9enne pr\u00e9voit une augmentation des exportations annuelles de l&rsquo;UE vers le Mercosur pouvant atteindre 39 %, ce qui repr\u00e9senterait un volume d&rsquo;\u00e9changes suppl\u00e9mentaire de 49 milliards d&rsquo;euros et la cr\u00e9ation de plus de 440\u00a0000 emplois au sein de l&rsquo;Union europ\u00e9enne. Ces chiffres illustrent l&rsquo;\u00e9norme potentiel de la coop\u00e9ration avec l&rsquo;Am\u00e9rique du Sud. Actuellement, 12\u00a0500 entreprises allemandes exportent d\u00e9j\u00e0 vers cette r\u00e9gion, dont 72 % sont des petites et moyennes entreprises (PME) qui b\u00e9n\u00e9ficieraient tout particuli\u00e8rement d&rsquo;un meilleur acc\u00e8s au march\u00e9. Ces PME constituent l&rsquo;\u00e9pine dorsale de l&rsquo;\u00e9conomie allemande et profiteraient tout particuli\u00e8rement de meilleures conditions d&rsquo;acc\u00e8s au march\u00e9. L&rsquo;industrie allemande, pr\u00e9sente en Am\u00e9rique du Sud depuis plus d&rsquo;un si\u00e8cle, consid\u00e8re cet accord comme un renforcement attendu de sa comp\u00e9titivit\u00e9.<\/p>\n<p>Des opportunit\u00e9s particuli\u00e8rement importantes se dessinent pour les secteurs de l&rsquo;automobile, de la construction m\u00e9canique, de la pharmacie et de la chimie. Actuellement, un droit de douane de 35 % est appliqu\u00e9 aux importations de voitures dans les pays du Mercosur\u00a0; ce droit serait supprim\u00e9 par l&rsquo;accord. L&rsquo;industrie chimique allemande, qui a export\u00e9 pour 4,3 milliards d&rsquo;euros de marchandises vers le Mercosur en 2024, pourrait consid\u00e9rablement renforcer sa position sur le march\u00e9. La construction m\u00e9canique, autre secteur cl\u00e9 des exportations allemandes, b\u00e9n\u00e9ficierait \u00e9galement de mani\u00e8re significative de la r\u00e9duction tarifaire pouvant atteindre 35 %. Ces secteurs sont donc essentiels \u00e0 la strat\u00e9gie d&rsquo;exportation de l&rsquo;Allemagne, et l&rsquo;accord envoie un signal positif \u00e0 l&rsquo;industrie, d\u00e9montrant que l&rsquo;Europe est de nouveau capable d&rsquo;agir.<\/p>\n<p>La question agricole et sa dramatisation exag\u00e9r\u00e9e<\/p>\n<p>L&rsquo;impact sur le secteur agricole fait l&rsquo;objet de vifs d\u00e9bats, les risques r\u00e9els \u00e9tant souvent largement surestim\u00e9s. Une mod\u00e9lisation scientifique r\u00e9alis\u00e9e par l&rsquo;Institut Th\u00fcnen de recherche agricole montre que la production avicole de l&rsquo;UE ne diminuerait que de 1,5 % apr\u00e8s l&rsquo;entr\u00e9e en vigueur des r\u00e9ductions tarifaires. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, les Sud-Am\u00e9ricains ne produiront qu&rsquo;environ 1 % de volaille en plus qu&rsquo;en l&rsquo;absence d&rsquo;accord. La protection offerte par les tarifs douaniers et les normes existants demeure en grande partie intacte, et les effets r\u00e9els sur le march\u00e9 sont consid\u00e9rablement moindres que ne le laisse entendre le d\u00e9bat public. Parall\u00e8lement, de nouvelles opportunit\u00e9s d&rsquo;exportation s&rsquo;ouvrent pour les sp\u00e9cialit\u00e9s europ\u00e9ennes telles que le vin, le fromage et l&rsquo;huile d&rsquo;olive, qui \u00e9taient auparavant p\u00e9nalis\u00e9es par des droits de douane \u00e9lev\u00e9s sur les march\u00e9s du Mercosur. L&rsquo;accord permet \u00e0 l&rsquo;UE d&rsquo;exporter 30\u00a0000 tonnes de fromage par an en franchise de droits vers les pays du Mercosur. De plus, les partenaires sud-am\u00e9ricains sont tenus de prot\u00e9ger environ 350 indications g\u00e9ographiques d&rsquo;origine, telles que la bi\u00e8re bavaroise ou les saucisses de Nuremberg, contre les imitations, ce qui renforce consid\u00e9rablement la position des produits europ\u00e9ens de qualit\u00e9. Ces aspects sont syst\u00e9matiquement sous-estim\u00e9s dans le d\u00e9bat public.<\/p>\n<p>Afin de prot\u00e9ger le secteur agricole, l&rsquo;UE a \u00e9galement mis en place des clauses de sauvegarde compl\u00e8tes. En cas d&rsquo;augmentation pr\u00e9judiciable des importations en provenance des pays du Mercosur ou de chute excessive des prix pour les producteurs europ\u00e9ens, des contre-mesures peuvent \u00eatre rapidement appliqu\u00e9es, suspendant temporairement les avantages tarifaires. Ces mesures de sauvegarde constituent un instrument \u00e9prouv\u00e9 dans les accords commerciaux internationaux et offrent une protection substantielle aux producteurs europ\u00e9ens. Toutefois, cela r\u00e9v\u00e8le \u00e9galement un probl\u00e8me\u00a0: dans certains pays europ\u00e9ens, le d\u00e9bat public est domin\u00e9 par les associations agricoles qui pr\u00e9sentent un sc\u00e9nario de menace existentielle, alors m\u00eame que les donn\u00e9es scientifiques ne le confirment pas.<\/p>\n<p>Convient \u00e0:<\/p>\n<p>Importance g\u00e9opolitique et signal adress\u00e9 aux rivaux mondiaux<\/p>\n<p>La port\u00e9e g\u00e9opolitique de l&rsquo;accord du Mercosur d\u00e9passe largement ses aspects purement \u00e9conomiques. \u00c0 l&rsquo;heure o\u00f9 les \u00c9tats-Unis, sous la pr\u00e9sidence de Donald Trump, mettent en \u0153uvre des mesures protectionnistes et menacent d&rsquo;imposer des droits de douane allant jusqu&rsquo;\u00e0 50 % sur les exportations europ\u00e9ennes, cet accord envoie un signal clair d&rsquo;ouverture commerciale et d&rsquo;autonomie strat\u00e9gique. La Chine a d\u00e9j\u00e0 supplant\u00e9 l&rsquo;Union europ\u00e9enne comme premier partenaire commercial d&rsquo;Am\u00e9rique latine, et le volume des \u00e9changes du Mercosur avec la Chine est environ 58 % sup\u00e9rieur \u00e0 celui avec l&rsquo;UE. La part de la Chine dans les \u00e9changes du Mercosur a quintupl\u00e9, passant de seulement 2 % en 2000 \u00e0 un impressionnant 24 % en 2023. Les \u00e9changes commerciaux chinois avec les pays du Mercosur s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent d\u00e9sormais \u00e0 environ 185 milliards de dollars, tandis que les relations commerciales UE-Mercosur n&rsquo;atteignent qu&rsquo;environ 180 milliards d&rsquo;euros. Ce contraste est particuli\u00e8rement frappant dans le domaine des exportations de mati\u00e8res premi\u00e8res\u00a0: environ 69 % des exportations de soja et 64 % des exportations de minerai de fer du Mercosur sont destin\u00e9es \u00e0 la Chine. Les investissements directs chinois au Br\u00e9sil ont augment\u00e9 de 34 % rien qu&rsquo;en 2024.<\/p>\n<p>La part de l&rsquo;UE dans le commerce ext\u00e9rieur total du Mercosur s&rsquo;est effondr\u00e9e, passant de plus de 31 % en 2000 \u00e0 un maigre 15 % en 2023. Il ne s&rsquo;agit pas simplement d&rsquo;une statistique, mais bien de l&rsquo;expression d&rsquo;un profond bouleversement des rapports de force. Les pays du Mercosur ne se per\u00e7oivent plus comme des suppliants, mais comme des partenaires recherch\u00e9s dans une r\u00e9gion o\u00f9 la Chine investit massivement et o\u00f9 les \u00c9tats-Unis tentent de revitaliser leur influence. La Chine a renforc\u00e9 sa pr\u00e9sence non pas par un accord de libre-\u00e9change, mais par des investissements directs syst\u00e9matiques, des pr\u00eats et des projets d&rsquo;infrastructures strat\u00e9giques tels que le nouveau port en eau profonde du P\u00e9rou, inaugur\u00e9 personnellement par Xi Jinping. L&rsquo;accord du Mercosur permet \u00e0 l&rsquo;UE de regagner son influence dans la r\u00e9gion et de s&rsquo;affirmer comme un partenaire fiable en mati\u00e8re de d\u00e9mocratie et de gouvernance fond\u00e9e sur des r\u00e8gles. Le soft power europ\u00e9en \u2013 sa capacit\u00e9 \u00e0 exercer une influence par le biais de valeurs et de r\u00e8gles \u2013 gagne en attractivit\u00e9, surtout si les \u00c9tats-Unis, sous la pr\u00e9sidence de Trump, recommencent \u00e0 consid\u00e9rer l&rsquo;Am\u00e9rique latine comme leur arri\u00e8re-cour.<\/p>\n<p>Le blocus fran\u00e7ais et les limites de la prise de d\u00e9cision europ\u00e9enne<\/p>\n<p>L&rsquo;opposition de la France \u00e0 l&rsquo;accord a constitu\u00e9 un obstacle majeur. Le pr\u00e9sident Emmanuel Macron a r\u00e9affirm\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises que la France ne l&rsquo;approuverait pas, une position dict\u00e9e par de fortes pressions internes du secteur agricole. La FNSEA, principale organisation repr\u00e9sentant les agriculteurs fran\u00e7ais, s&rsquo;oppose fermement \u00e0 l&rsquo;accord, craignant que 100\u00a0000 tonnes de viande bovine en provenance des pays du Mercosur n&rsquo;entrent sur le march\u00e9 europ\u00e9en \u00e0 des droits de douane r\u00e9duits. Toutefois, ces craintes sont disproportionn\u00e9es compte tenu de l&rsquo;impact r\u00e9el limit\u00e9 et des nombreuses clauses de sauvegarde. M. Macron a modifi\u00e9 sa position \u00e0 plusieurs reprises, soulignant la difficult\u00e9 de concilier les int\u00e9r\u00eats nationaux et les objectifs strat\u00e9giques europ\u00e9ens. L&rsquo;Assembl\u00e9e nationale et le S\u00e9nat fran\u00e7ais ont vot\u00e9 massivement contre l&rsquo;accord, t\u00e9moignant de sa sensibilit\u00e9 politique. Finalement, la France n&rsquo;a pas pu bloquer l&rsquo;accord, car son approbation par le Conseil de l&rsquo;UE exigeait une majorit\u00e9 qualifi\u00e9e, et un nombre suffisant d&rsquo;\u00c9tats membres ont vot\u00e9 pour.<\/p>\n<p>L&rsquo;Italie, sous la direction de Giorgia Meloni, a d&rsquo;abord exig\u00e9 des reports et des concessions suppl\u00e9mentaires. Cette position obstructionniste a entra\u00een\u00e9 le report de la signature pr\u00e9vue de fin d\u00e9cembre 2024 \u00e0 d\u00e9but janvier 2026. Mme Meloni souhaitait obtenir des accords compl\u00e9mentaires en d\u00e9but d&rsquo;ann\u00e9e avant la signature. Gr\u00e2ce \u00e0 des garanties suppl\u00e9mentaires visant \u00e0 prot\u00e9ger les agriculteurs italiens, le blocage a finalement \u00e9t\u00e9 lev\u00e9.<\/p>\n<p>Le partenariat strat\u00e9gique avec le Mercosur et ses aspects institutionnels<\/p>\n<p>Le partenariat strat\u00e9gique avec le Mercosur d\u00e9passe largement le simple cadre du commerce. L&rsquo;accord comprend des trait\u00e9s exhaustifs de dialogue et de coop\u00e9ration politiques, ouvrant la voie \u00e0 une collaboration renforc\u00e9e dans les domaines de la recherche et du d\u00e9veloppement, de l&rsquo;\u00e9ducation et de la formation, et de la culture. Ces aspects non commerciaux sont essentiels pour ancrer durablement les int\u00e9r\u00eats europ\u00e9ens dans la r\u00e9gion. L&rsquo;UE a perdu de son prestige \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale ces derni\u00e8res ann\u00e9es, y compris en Am\u00e9rique latine. L&rsquo;accord avec le Mercosur offre l&rsquo;opportunit\u00e9 de restaurer ce prestige et de se positionner comme un partenaire fiable pour des solutions multilat\u00e9rales. Les entreprises europ\u00e9ennes sont d\u00e9j\u00e0 leaders sur de nombreux march\u00e9s cl\u00e9s en Am\u00e9rique latine, tels que la finance, l&rsquo;automobile, l&rsquo;\u00e9nergie, les t\u00e9l\u00e9communications et les infrastructures. Sans accord contraignant, ces atouts strat\u00e9giques seraient imprudemment dilapid\u00e9s. L&rsquo;accord fera d&rsquo;abord l&rsquo;objet d&rsquo;un examen juridique et d&rsquo;une traduction, \u00e9tapes indispensables \u00e0 la suite du processus. Apr\u00e8s la signature pr\u00e9vue au second semestre 2026, la ratification par les parlements participants aura lieu, l&rsquo;approbation du Parlement europ\u00e9en demeurant une \u00e9tape cruciale.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Bien plus qu&rsquo;un simple accord commercial\u00a0: la d\u00e9marche strat\u00e9gique de l&rsquo;Europe dans l&rsquo;architecture du pouvoir mondial Apr\u00e8s un&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":653015,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1586],"tags":[7608,11,44842,61540,3232,309,215,257,1777,674,1011,27,3535,6848,21426,12,25,75628,1778,308,17849],"class_list":{"0":"post-653014","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-accord-commercial","9":"tag-actualites","10":"tag-atout","11":"tag-autonomie-strategique","12":"tag-avenir","13":"tag-chine","14":"tag-commerce","15":"tag-entreprise","16":"tag-eu","17":"tag-europe","18":"tag-fr","19":"tag-france","20":"tag-geopolitique","21":"tag-matieres-premieres","22":"tag-mercosur","23":"tag-news","24":"tag-republique-francaise","25":"tag-securite-des-matieres-premieres","26":"tag-ue","27":"tag-usa","28":"tag-xi"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115868400611377013","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/653014","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=653014"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/653014\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/653015"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=653014"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=653014"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=653014"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}