{"id":654254,"date":"2026-01-10T15:39:12","date_gmt":"2026-01-10T15:39:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/654254\/"},"modified":"2026-01-10T15:39:12","modified_gmt":"2026-01-10T15:39:12","slug":"baba-beaton-la-fascinante-histoire-de-la-soeur-et-muse-du-celebre-photographe-cecil-beaton-devenue-veuve-a-seulement-31-ans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/654254\/","title":{"rendered":"Baba Beaton : la fascinante histoire de la s\u0153ur et muse du c\u00e9l\u00e8bre photographe Cecil Beaton, devenue veuve \u00e0 seulement 31 ans"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019histoire de la mode ne manque pas de noms tomb\u00e9s aux oubliettes. Mais il arrive aussi que, dans une m\u00eame famille, un artiste prenne toute la lumi\u00e8re tandis que les figures \u00ab secondaires \u00bb de la lign\u00e9e glissent dans la p\u00e9nombre. C\u2019est exactement ce qui s\u2019est produit avec l\u2019embl\u00e9matique <strong>Baba Beaton<\/strong> qui, avec sa s\u0153ur a\u00een\u00e9e <strong>Nancy<\/strong>, formait les <strong>Beaton Sisters<\/strong>, tr\u00e8s populaires durant l\u2019entre-deux-guerres. C\u00e9l\u00e8bre mannequin de ce temps o\u00f9 l\u2019on ne parlait pas encore de top model, sa carri\u00e8re est indissociable de celle de son fr\u00e8re <strong>Cecil Beaton<\/strong>, cr\u00e9ateur illustre et v\u00e9ritable g\u00e9nie du portrait.<\/p>\n<p>Le jeune Cecil fait ses d\u00e9buts en 1926, \u00e0 tout juste 22 ans, dans l\u2019univers de l\u2019image mondaine, avec une exposition \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.vanityfair.fr\/dossier\/londres\" isautogenerated=\"true\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Londres<\/a> qui lui ouvre les pages de <strong>Vogue,<\/strong> pour lequel il travaillera pendant 30 ans. Fascin\u00e9 par la haute soci\u00e9t\u00e9 du pays, il devient bient\u00f4t le photographe de la famille royale britannique, tout en se forgeant une carri\u00e8re de sc\u00e9nographe et de cr\u00e9ateur de costumes, pour des films comme My Fair Lady ou Gigi.<\/p>\n<p>Et dans cette \u00e9quation, o\u00f9 se situe sa s\u0153ur Baba Beaton ? La \u00ab\u00a0socialite\u00a0\u00bb anglaise fut, en plus d\u2019\u00eatre l\u2019assistante et l\u2019ins\u00e9parable comparse de son photographe, sa plus grande muse. Tout commence au sein du cocon familial\u00a0: les Beaton naissent dans le quartier de Hampstead, \u00e0 Londres, et grandissent dans le giron familial, leur p\u00e8re est marchand de bois et son \u00e9pouse, passionn\u00e9e d\u2019arts. Ils offrent \u00e0 leurs quatre enfants une existence confortable de classe moyenne sup\u00e9rieure. Barbara Jessica Hardy Beaton devient une adolescente \u00e9l\u00e9gante qui attire tous les regards, et commence \u00e0 poser pour les clich\u00e9s exp\u00e9rimentaux de son fr\u00e8re d\u00e8s le milieu des ann\u00e9es 1920.<\/p>\n<p>Lui est alors obs\u00e9d\u00e9 par l\u2019id\u00e9e de faire rayonner le nom de sa famille, au point d\u2019avoir soudoy\u00e9 le responsable des pages mondaines de The Times. Il s\u2019emploie aussi, sans rel\u00e2che, \u00e0 tester des techniques nouvelles, \u00e0 pousser l\u2019innovation dans ses portraits, avec ses s\u0153urs de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 de l\u2019objectif. En 1930, il inclut Baba Beaton dans The Book of Beauty, ouvrage o\u00f9 il rassemble les plus belles femmes de son temps, sorte d\u2019hommage aux figures publiques du moment. Le livre s\u2019inspire des publications victoriennes et refl\u00e8te la fascination que Cecil Beaton \u00e9prouve pour le f\u00e9minin.<\/p>\n<p>Le portraitiste y d\u00e9crit sa s\u0153ur en ces termes\u00a0: \u00ab\u00a0Baba est trop sage pour \u00eatre jeune, elle a la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 d\u2019une sculpture classique. Elle ressemble \u00e0 un tableau de Giotto, avec ses traits classiques et ses cheveux lisses, comme ceux d\u2019un page m\u00e9di\u00e9val\u00a0; et bien qu\u2019elle soit de proportions minuscules, avec de petits seins pointus, sa petite silhouette est si allong\u00e9e que les \u00e9toffes y tombent en plis verticaux telles les cannelures d\u2019une colonne grecque. Je ne savais pas qu\u2019on pouvait \u00eatre si joyeusement lyrique en maillot de bain. Je la regarde fixement, observant les diff\u00e9rents effets de la lumi\u00e8re du jour et de la nuit sur elle. Je d\u00e9couvre des qualit\u00e9s nouvelles, insoup\u00e7onn\u00e9es, chez Baba lorsqu\u2019elle s\u2019assoit pr\u00e8s d\u2019une lampe ou \u00e0 la lueur d\u2019un feu. \u00bb<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" alt=\"El fot\u00f3grafo Cecil Beaton y sus hermanas en una imagen de 1928\" loading=\"lazy\" class=\"ResponsiveImageContainer-eNxvmU cfBbTk responsive-image__image\"   src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/GettyImages-3311807.jpg\"\/><\/p>\n<p>El fot\u00f3grafo Cecil Beaton y sus hermanas, en una fotograf\u00eda de 1928.Fox Photos\/Getty Images<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"L\u2019histoire de la mode ne manque pas de noms tomb\u00e9s aux oubliettes. Mais il arrive aussi que, dans&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":654255,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1358],"tags":[1348,1384,1385,1386,8416,58,59,1011,27,985,73114],"class_list":{"0":"post-654254","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-arts-et-design","8":"tag-arts","9":"tag-arts-and-design","10":"tag-arts-et-design","11":"tag-design","12":"tag-digital_syndication","13":"tag-divertissement","14":"tag-entertainment","15":"tag-fr","16":"tag-france","17":"tag-mode","18":"tag-textabovecenterfullbleed"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115871558102901474","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/654254","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=654254"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/654254\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/654255"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=654254"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=654254"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=654254"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}