{"id":656322,"date":"2026-01-11T14:49:17","date_gmt":"2026-01-11T14:49:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/656322\/"},"modified":"2026-01-11T14:49:17","modified_gmt":"2026-01-11T14:49:17","slug":"le-fret-ferroviaire-reste-anecdotique-en-france-mais-ca-pourrait-enfin-bientot-changer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/656322\/","title":{"rendered":"le fret ferroviaire reste anecdotique en France mais \u00e7a pourrait enfin bient\u00f4t changer"},"content":{"rendered":"<p>Ouverture \u00e0 la concurrence, investissements massifs de l&rsquo;\u00c9tat, essor du transport combin\u00e9, r\u00e9veil \u00e9coresponsable&#8230; et si les astres s&rsquo;alignaient enfin pour que le train devienne une alternative au poids \u00e9crasant des tr\u00e8s polluants camions pour le transport de marchandises.<\/p>\n<p>C&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;un \u00e9chec. Omnipr\u00e9sent dans le transport de marchandises dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle, le fret ferroviaire ne cesse de d\u00e9cliner en France depuis des d\u00e9cennies. Au point de repr\u00e9senter aujourd&rsquo;hui une part marginale, voire anecdotique. Alors que cette part est par exemple de 20% en Allemagne, elle est aujourd&rsquo;hui sous les 10% en France, compl\u00e8tement \u00e9cras\u00e9e par le transport routier. Elle \u00e9tait de 60% dans les ann\u00e9es 1960&#8230;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"679\" height=\"388\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Trafics-de-marchandises-et-parts-modales-en-France-depuis-1960-2213752.jpg\"  alt=\"Trafics de marchandises et parts modales en France depuis 1960\" title=\"Trafics de marchandises et parts modales en France depuis 1960\"\/>Trafics de marchandises et parts modales en France depuis 1960 \u00a9 Aur\u00e9lien Bigo (Polytechnique-insights.com)<\/p>\n<p>Alors que la question des \u00e9missions de CO2 est aujourd&rsquo;hui centrale, le fret ferroviaire ne fait, au mieux, que stagner depuis son dernier pic de 2007 alors que ce mode de transport est propre: la traction \u00e9lectrique est tr\u00e8s largement majoritaire (75%) dans le fret ferroviaire.<\/p>\n<p>Les raisons de cette faillite sont profond\u00e9ment structurelles. On peut citer le d\u00e9sinvestissement chronique et historique de l&rsquo;\u00c9tat en la mati\u00e8re au profit de la route, ce qui a eu pour cons\u00e9quence une d\u00e9gradation continue de la qualit\u00e9 de service. Du coup, les entreprises clientes (qu&rsquo;on appelle \u00ab\u00a0chargeurs\u00a0\u00bb) se sont progressivement tourn\u00e9es quasi-exclusivement vers les camions afin de ma\u00eetriser leur logistique, surtout sur des trajets courts. Dans le m\u00eame temps, la SNCF n&rsquo;a pas non plus fait grand-chose pour pr\u00e9server cette activit\u00e9, pr\u00e9f\u00e9rant se concentrer sur le transport de voyageurs et le tout TGV.<\/p>\n<p>Une activit\u00e9 abandonn\u00e9e par l&rsquo;\u00c9tat et la SNCF<\/p>\n<p>La d\u00e9sindustrialisation continue de la France a \u00e9galement fortement pes\u00e9 sur l&rsquo;activit\u00e9 puisque, historiquement, les grands clients du fret ferroviaire sont les industriels de l&rsquo;acier, de la chimie et de l&rsquo;agroalimentaire. Et, il ne faut pas non plus oublier le psychodrame de Fret SNCF, la filiale d\u00e9di\u00e9e de l&rsquo;entreprise publique, chroniquement dans le rouge et qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9mantel\u00e9e en 2024-2025 suite \u00e0 une condamnation de la Commission europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>Ce mode de transport de marchandises est donc aujourd&rsquo;hui au plus bas alors qu&rsquo;il devrait \u00eatre un concurrent s\u00e9rieux \u00e0 la route. Entre 2019 et 2024, l&rsquo;offre a recul\u00e9 de 9% et le trafic de 7% selon les chiffres du r\u00e9gulateur. Mais aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;espoir rena\u00eet un peu. Ouverture \u00e0 la concurrence, investissements massifs de l&rsquo;\u00c9tat, essor du transport combin\u00e9, r\u00e9veil \u00e9coresponsable&#8230; et si les astres \u00e9taient enfin en train de s&rsquo;aligner.<\/p>\n<p>Les derniers chiffres montrent un fr\u00e9missement. \u00ab\u00a0Le trafic ferroviaire de marchandises s\u2019\u00e9tablit en 2024 \u00e0 pr\u00e8s de 32,6 milliards de tonnes.km, soit une progression de pr\u00e8s de 8% par rapport \u00e0 2023\u00a0\u00bb, note le r\u00e9gulateur des transports (l&rsquo;ART) apr\u00e8s, il est vrai, une ann\u00e9e 2023 particuli\u00e8rement m\u00e9diocre. \u00ab\u00a0Cette tendance favorable se confirme au premier semestre 2025, avec une hausse de l\u2019ordre de 4% des tonnes.km r\u00e9alis\u00e9es par les entreprises ferroviaires par rapport \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode de 2024\u00a0\u00bb.<\/p>\n<blockquote class=\"embed embed_quote\"><p>Cette tendance positive s&rsquo;explique d&rsquo;abord par une certaine conscience environnementale des chargeurs. \u00ab\u00a0Il y a un int\u00e9r\u00eat et une ambition, c&rsquo;est dans l&rsquo;air du temps et \u00e7a devrait s&rsquo;accentuer\u00a0\u00bb, commente Julien Joly, expert Transports au cabinet Wavestone.<\/p><\/blockquote>\n<p>Le transport combin\u00e9 de conteneurs en plein essor<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0On observe que les chargeurs ont le souhait de d\u00e9carboner leurs op\u00e9rations, leur logistique. Et le rail est une solution pour eux\u00a0\u00bb, confirme aupr\u00e8s de BFM Business, Paul Mazataud, directeur du fret chez SNCF R\u00e9seau. \u00ab\u00a0Il y a \u00e0 la fois des flux qui empruntent des corridors d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s charg\u00e9s mais \u00e9galement des nouveaux flux sur d\u2019autres itin\u00e9raires et \u00e7a c\u2019est assez nouveau\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Deuxi\u00e8me facteur positif, l&rsquo;\u00c9tat met enfin la main \u00e0 la poche \u00e0 travers le Programme Ulysse Fret dot\u00e9 d&rsquo;une enveloppe de 4,5 milliards d&rsquo;euros sur dix ans (2022-2032). L&rsquo;objectif est d&rsquo;am\u00e9liorer les infrastructures, notamment les terminaux. \u00ab\u00a0830 millions d\u2019euros de contrats sont d\u00e9j\u00e0 attribu\u00e9s. Nous nous organisons comme si cette enveloppe \u00e9tait s\u00e9curis\u00e9e mais, formellement, seule une loi-cadre pourrait le faire\u00a0\u00bb, nuance n\u00e9anmoins le responsable qui fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la loi de Philippe Tabarot, ministre des Transports, sur le financement des transports. \u00ab\u00a0C&rsquo;est fondamental\u00a0\u00bb, juge Julien Joly, \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9tat des infrastructures et des plateformes multimodales constituent des freins, elles doivent \u00eatre modernis\u00e9es\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"2048\" height=\"1364\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Terminal-de-transport-combine-2213838.jpg\"  alt=\"Terminal de transport combin\u00e9 \" title=\"Terminal de transport combin\u00e9 \"\/>Terminal de transport combin\u00e9 \u00a9 Pierre-Louis ESPINASSE\u00a0<\/p>\n<p>L&rsquo;essor et le succ\u00e8s du transport combin\u00e9 repr\u00e9sentent \u00e9galement un catalyseur. Historiquement, les chargeurs louaient des trains entiers de fret mais aujourd&rsquo;hui cette approche n&rsquo;est plus viable. D\u00e9sormais, une entreprise peut d\u00e9poser son ou ses conteneurs directement sur les trains qui transporteront donc les marchandises diff\u00e9rentes de plusieurs chargeurs jusqu&rsquo;au \u00ab\u00a0dernier kilom\u00e8tre\u00a0\u00bb effectu\u00e9 par la route.<\/p>\n<p>La part du transport combin\u00e9 repr\u00e9sente d\u00e9sormais 44,5% du total, soit 9 points de plus entre 2019 et 2024. Il profite de la modernisation des terminaux mais surtout de la cr\u00e9ation de nouveaux flux longues distances o\u00f9 il est tr\u00e8s pertinent face \u00e0 la route.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0En 2025, un nouveau flux a \u00e9t\u00e9 ouvert presque chaque mois, soit dix nouvelles liaisons assur\u00e9es par huit op\u00e9rateurs diff\u00e9rents qui viennent enrichir un r\u00e9seau d\u00e9j\u00e0 structur\u00e9 de 60 liaisons existantes. Ces services couvrent l\u2019ensemble du territoire\u00a0\u00bb, souligne SNCF R\u00e9seau.<\/p>\n<blockquote class=\"embed embed_quote\"><p>\u00ab\u00a0Il est le plus simple et le plus m\u00fbr pour d\u00e9carboner le transport terrestre long parcours\u00a0\u00bb, souligne Paul Mazataud. \u00ab\u00a0On est sur de tr\u00e8s longs parcours, certains d\u2019entre eux font plus de 2.000 kilom\u00e8tres. Plus c\u2019est long, plus on fait des \u00e9conomies d\u2019\u00e9chelle. Les trains sont eux aussi tr\u00e8s longs, jusqu\u2019\u00e0 850 m\u00e8tres\u00a0\u00bb.<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Son succ\u00e8s est logique car le monde du fret est aujourd&rsquo;hui tr\u00e8s standardis\u00e9 et le standard, c&rsquo;est le conteneur. Il ne compense pas encore le repli du fret conventionnel mais il a d\u00e9j\u00e0 doubl\u00e9 en dix ans\u00a0\u00bb, abonde Julien Joly.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"2047\" height=\"1375\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Le-transport-combine-permet-a-differents-types-de-marchandises-de-voyager-grace-aux-conteneurs-stand.jpeg\"  alt=\"Le transport combin\u00e9 permet \u00e0 diff\u00e9rents types de marchandises de voyager gr\u00e2ce aux conteneurs standards\" title=\"Le transport combin\u00e9 permet \u00e0 diff\u00e9rents types de marchandises de voyager gr\u00e2ce aux conteneurs standards\"\/>Le transport combin\u00e9 permet \u00e0 diff\u00e9rents types de marchandises de voyager gr\u00e2ce aux conteneurs standards \u00a9 Pierre-Louis ESPINASSEDes op\u00e9rateurs de fret de plus en plus nombreux<\/p>\n<p>SNCF R\u00e9seau, qui g\u00e8re les sillons propos\u00e9s aux compagnies de fret, se met d&rsquo;ailleurs en quatre pour satisfaire les demandes de ses clients en mati\u00e8re de transport combin\u00e9. \u00ab\u00a0On fait tout pour anticiper au maximum les besoins de sillons de nos clients. Nous sommes capables de proposer des plans d\u2019exploitation trois \u00e0 cinq ans \u00e0 l\u2019avance. On tient compte de l\u2019\u00e9volution de la demande et des besoins de travaux et on s\u2019organise pour y r\u00e9pondre. On propose des accords-cadres, \u00e0 cinq ans, pour donner de la visibilit\u00e9 \u00e0 nos clients mais on doit \u00e9galement g\u00e9rer de plus en plus de demandes tardives\u00a0\u00bb, explique le responsable.<\/p>\n<p>Car ces clients sont aujourd&rsquo;hui plus nombreux. D&rsquo;abord, le plan de \u00ab\u00a0discontinuit\u00e9\u00a0\u00bb de Fret SNCF a act\u00e9 le transfert de 23 flux \u00e0 des concurrents, ce qui a m\u00e9caniquement fait progresser leurs parts de march\u00e9. Celle de Fret SNCF est aujourd&rsquo;hui de 43% contre 58% en 2018. L&rsquo;ouverture \u00e0 la concurrence en 2006 a permis \u00e0 des acteurs europ\u00e9ens de se positionner comme l&rsquo;allemand DB Cargo (filiale de la SNCF allemande) mais aussi \u00e0 des \u00ab\u00a0pure players\u00a0\u00bb de se lancer comme Captrain (12% de parts) ou Regiorail. On en compte une quarantaine, un chiffre en nette hausse.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Le plan de discontinuit\u00e9 a attir\u00e9 des acteurs qui ont senti une porte s&rsquo;ouvrir en France dans un secteur qui est fortement subventionn\u00e9, o\u00f9 les investissements vont arriver et o\u00f9 l&rsquo;acc\u00e8s au march\u00e9 est moins difficile que dans le transport de voyageurs avec par exemple des p\u00e9ages moins \u00e9lev\u00e9s et du mat\u00e9riel roulant disponible \u00e0 la location \u00ab\u00a0, explique Julien Joly. \u00ab\u00a0En 2024, les revenus des entreprises ferroviaires progressent de +4,1 %, port\u00e9s par la reprise des trafics\u00a0\u00bb, pr\u00e9cise d&rsquo;ailleurs le r\u00e9gulateur.<\/p>\n<p>Une activit\u00e9 qui d\u00e9pend des subventions publiques<\/p>\n<blockquote class=\"embed embed_quote\"><p>\u00ab\u00a0Mais il faut rester prudent\u00a0\u00bb, juge le sp\u00e9cialiste. \u00ab\u00a0La rentabilit\u00e9 \u00e9conomique des entreprises ferroviaires de transport de marchandises s\u2019am\u00e9liore en 2024, bien qu\u2019elle demeure fragile. Le retour \u00e0 l\u2019\u00e9quilibre financier du secteur reste toutefois conditionn\u00e9 au maintien des concours public\u00a0\u00bb, confirme le r\u00e9gulateur. Les aides au secteur du Fret ferroviaire \u00e9tait de 335 millions en 2024, soit 28% des recettes de l&rsquo;activit\u00e9&#8230;<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0La fr\u00e9quence, le co\u00fbt du remplissage, l&rsquo;absence de sym\u00e9trie car les trains reviennent souvent \u00e0 vide, la distance, le co\u00fbt de location des trains, de personnels sont autant de facteurs qui p\u00e8sent sur la rentabilit\u00e9 des op\u00e9rations et r\u00e9duisent le nombre d&rsquo;axes pertinents qui resteront op\u00e9r\u00e9s par la route\u00a0\u00bb, estime Julien Joly. \u00ab\u00a0Mais une chose est s\u00fbre, la France a une carte \u00e0 jouer si les flux sont massifs et continus sur de longues distances\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0C\u2019est un secteur \u00e0 faibles marges, il faut donc du courage pour se lancer, notamment face \u00e0 la route, mais c\u2019est un march\u00e9 attractif pour de nouveaux entrants\u00a0\u00bb, ajoute Paul Mazataud.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Ouverture \u00e0 la concurrence, investissements massifs de l&rsquo;\u00c9tat, essor du transport combin\u00e9, r\u00e9veil \u00e9coresponsable&#8230; et si les astres&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":656323,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[11,1011,27,12,25],"class_list":{"0":"post-656322","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-france","8":"tag-actualites","9":"tag-fr","10":"tag-france","11":"tag-news","12":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115877023934472026","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/656322","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=656322"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/656322\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/656323"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=656322"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=656322"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=656322"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}