{"id":658308,"date":"2026-01-12T12:34:16","date_gmt":"2026-01-12T12:34:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/658308\/"},"modified":"2026-01-12T12:34:16","modified_gmt":"2026-01-12T12:34:16","slug":"en-meurthe-et-moselle-une-convention-pour-mieux-proteger-les-soignants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/658308\/","title":{"rendered":"en Meurthe-et-Moselle, une convention pour mieux prot\u00e9ger les soignants"},"content":{"rendered":"\n<p data-start=\"433\" data-end=\"944\">Les agressions contre les infirmiers ne sont plus des faits isol\u00e9s. En Meurthe-et-Moselle comme ailleurs en France, les violences \u00e0 l\u2019encontre des professionnels de sant\u00e9 se multiplient, ou du moins sont de plus en plus d\u00e9clar\u00e9es. Face \u00e0 cette r\u00e9alit\u00e9 pr\u00e9occupante, le Conseil de l\u2019Ordre des infirmiers de Meurthe-et-Moselle et France Victimes 54 viennent de signer une convention de partenariat destin\u00e9e \u00e0 mieux accompagner les soignants victimes de violences, sur les plans juridique, psychologique et social.<\/p>\n<p data-start=\"946\" data-end=\"1496\">Selon une enqu\u00eate nationale men\u00e9e en 2023 aupr\u00e8s de 30 000 infirmiers, <strong data-start=\"1017\" data-end=\"1116\">66 % des professionnels d\u00e9clarent avoir d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 victimes d\u2019agression au cours de leur carri\u00e8re<\/strong>. Un chiffre jug\u00e9 \u00ab \u00e9norme \u00bb par Thierry Pescher, directeur du Conseil de l\u2019Ordre des infirmiers de Meurthe-et-Moselle, qui souligne toutefois que la r\u00e9alit\u00e9 est probablement encore sous-estim\u00e9e. \u00ab On peut penser que ces violences ont toujours exist\u00e9, mais qu\u2019il y avait un v\u00e9ritable d\u00e9ficit de d\u00e9claration. Aujourd\u2019hui, les professionnels osent davantage parler \u00bb, explique-t-il.<\/p>\n<p>Une hausse des d\u00e9clarations en Meurthe-et-Moselle<\/p>\n<p data-start=\"1553\" data-end=\"2077\">Sur le territoire meurthe-et-mosellan, les signalements d\u2019agressions sont en nette augmentation. \u00ab Quand nous avons commenc\u00e9 \u00e0 mettre en place un dispositif de d\u00e9claration, il y a deux ans, nous recevions une d\u00e9claration par mois. Aujourd\u2019hui, nous sommes \u00e0 deux d\u00e9clarations par semaine, et encore, on est bien en de\u00e7\u00e0 de la r\u00e9alit\u00e9 \u00bb, constate Thierry Pescher. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019un \u00e9tablissement comme le CHRU de Nancy, \u00ab il y a quasiment une agression par jour \u00bb, m\u00eame si toutes ne font pas l\u2019objet d\u2019un signalement officiel.<\/p>\n<p data-start=\"2079\" data-end=\"2679\">Les violences peuvent prendre diff\u00e9rentes formes : menaces, insultes, agressions physiques, mais aussi violences sexistes et sexuelles ou harc\u00e8lement moral. Contrairement aux id\u00e9es re\u00e7ues, les agresseurs ne sont pas toujours les patients eux-m\u00eames. \u00ab Pour les infirmiers lib\u00e9raux, les violences peuvent venir de l\u2019entourage, de personnes pr\u00e9sentes dans les immeubles, parfois dans des contextes de trafic ou de d\u00e9linquance. Il arrive aussi que des agressions aient lieu entre coll\u00e8gues ou dans le cadre professionnel, notamment dans certains services hospitaliers \u00bb, d\u00e9taille le directeur de l\u2019Ordre.<\/p>\n<p>Des cons\u00e9quences lourdes sur l\u2019acc\u00e8s aux soins<\/p>\n<p data-start=\"2733\" data-end=\"3191\">Au-del\u00e0 du traumatisme individuel, ces violences ont un impact direct sur l\u2019organisation des soins. \u00ab Les professionnels finissent par \u00e9viter certains quartiers, certaines pathologies ou certains types de prises en charge, par peur pour leur s\u00e9curit\u00e9 \u00bb, explique Thierry Pescher. En lib\u00e9ral notamment, la crainte d\u2019intervenir seul au domicile de patients peut conduire certains infirmiers \u00e0 renoncer \u00e0 leur activit\u00e9 ou \u00e0 se r\u00e9orienter vers d\u2019autres secteurs.<\/p>\n<p data-start=\"3193\" data-end=\"3514\">\u00ab Beaucoup nous disent : j\u2019adore mon m\u00e9tier, mais je ne peux plus continuer ainsi. Certains arr\u00eatent compl\u00e8tement la profession, parfois pour faire quelque chose sans aucun lien avec la sant\u00e9 \u00bb, ajoute-t-il. Une situation qui fragilise encore davantage l\u2019acc\u00e8s aux soins, notamment pour les patients les plus vuln\u00e9rables.<\/p>\n<p>France Victimes 54, un accompagnement global<\/p>\n<p data-start=\"3566\" data-end=\"4018\">C\u2019est dans ce contexte qu\u2019intervient la convention sign\u00e9e avec France Victimes 54. L\u2019association, implant\u00e9e depuis plus de 40 ans, accompagne les victimes de toutes infractions p\u00e9nales dans leur parcours judiciaire et personnel. \u00ab Nous sommes comp\u00e9tents pour accompagner les personnes victimes de toute infraction p\u00e9nale, qu\u2019il s\u2019agisse de mineurs, de majeurs ou m\u00eame des proches de victimes \u00bb, rappelle Alain Bouchard, directeur de France Victimes 54.<\/p>\n<p data-start=\"4020\" data-end=\"4517\">Concr\u00e8tement, la convention pr\u00e9voit que les infirmiers victimes de violences puissent \u00eatre orient\u00e9s vers l\u2019association, notamment via l\u2019Ordre des infirmiers, afin de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un accompagnement adapt\u00e9. \u00ab D\u00e9poser plainte peut sembler simple, mais en r\u00e9alit\u00e9 c\u2019est un parcours complexe. Il faut savoir comment se constituer partie civile, comprendre les \u00e9tapes de la proc\u00e9dure judiciaire, produire les bons documents. Nous sommes l\u00e0 pour expliquer, orienter et soutenir \u00bb, pr\u00e9cise Alain Bouchard.<\/p>\n<p data-start=\"4519\" data-end=\"4890\">L\u2019accompagnement ne se limite pas \u00e0 l\u2019aspect juridique. \u00ab Lorsqu\u2019on subit une agression, m\u00eame en \u00e9tant soignant, on peut \u00eatre sid\u00e9r\u00e9, choqu\u00e9. Notre particularit\u00e9, c\u2019est de pouvoir recevoir rapidement une victime, de faire un premier bilan psychologique et, si besoin, de l\u2019orienter vers une prise en charge plus sp\u00e9cialis\u00e9e \u00bb, souligne le directeur de France Victimes 54.<\/p>\n<p>Briser le silence et accompagner sur la dur\u00e9e<\/p>\n<p data-start=\"4943\" data-end=\"5371\">Pour les deux partenaires, l\u2019enjeu est aussi de lib\u00e9rer la parole. \u00ab Beaucoup de victimes n\u2019osent pas parler par peur, par honte ou parce qu\u2019elles culpabilisent. Il faut combattre cette id\u00e9e que la victime serait responsable de ce qu\u2019elle a subi \u00bb, insiste Alain Bouchard. Thierry Pescher partage ce constat : \u00ab Pendant longtemps, \u00eatre agress\u00e9 faisait presque partie du m\u00e9tier. Aujourd\u2019hui, on dit clairement : tol\u00e9rance z\u00e9ro. \u00bb<\/p>\n<p data-start=\"5373\" data-end=\"5671\">L\u2019accompagnement propos\u00e9 vise \u00e9galement \u00e0 s\u2019inscrire dans la dur\u00e9e. \u00ab La justice peut \u00eatre longue, parfois des ann\u00e9es. Et m\u00eame apr\u00e8s une condamnation ou une indemnisation, le traumatisme reste. C\u2019est pour \u00e7a que l\u2019accompagnement ne s\u2019arr\u00eate pas \u00e0 la proc\u00e9dure judiciaire \u00bb, explique Alain Bouchard.<\/p>\n<p data-start=\"5673\" data-end=\"6156\">En Meurthe-et-Moselle, cette convention s\u2019inscrit dans un dispositif plus large de protection des soignants, incluant des protocoles d\u2019alerte avec les forces de l\u2019ordre, des proc\u00e9dures de d\u00e9p\u00f4t de plainte facilit\u00e9es et des actions de pr\u00e9vention. Pour les acteurs locaux, l\u2019objectif est clair : permettre aux infirmiers d\u2019exercer leur m\u00e9tier dans de meilleures conditions de s\u00e9curit\u00e9, et \u00e9viter que la peur ne continue d\u2019\u00e9loigner des professionnels indispensables au syst\u00e8me de sant\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Les agressions contre les infirmiers ne sont plus des faits isol\u00e9s. En Meurthe-et-Moselle comme ailleurs en France, les&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":658309,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9635],"tags":[1111,11,1777,674,1011,27,775,71518,1702,12,25],"class_list":{"0":"post-658308","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-nancy","8":"tag-actu","9":"tag-actualites","10":"tag-eu","11":"tag-europe","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-grand-est","15":"tag-magnum-la-radio","16":"tag-nancy","17":"tag-news","18":"tag-republique-francaise"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115882155498544655","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/658308","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=658308"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/658308\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/658309"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=658308"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=658308"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=658308"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}