{"id":667793,"date":"2026-01-16T13:38:12","date_gmt":"2026-01-16T13:38:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/667793\/"},"modified":"2026-01-16T13:38:12","modified_gmt":"2026-01-16T13:38:12","slug":"certains-profitent-dautres-subissent-la-concurrence","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/667793\/","title":{"rendered":"\u00ab Certains profitent, d\u2019autres subissent la concurrence \u00bb"},"content":{"rendered":"<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<p>Depuis 1999, <a href=\"https:\/\/lepetitjournal.com\/expat-politique\/actualites\/comprendre-possible-accord-europe-mercosur-pourquoi-questions-396764\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">l\u2019Union europ\u00e9enne et les quatre pays fondateurs du Mercosur (l&rsquo;Argentine, le Br\u00e9sil, le Paraguay et l&rsquo;Uruguay) discutent d\u2019un accord de libre-\u00e9change.<\/a> Il s\u2019agit du plus vaste accord commercial jamais n\u00e9goci\u00e9 par l\u2019Union europ\u00e9enne. Bien que pr\u00e9sent\u00e9 comme un accord strat\u00e9gique majeur, le texte continue de faire d\u00e9bat au sein de l\u2019Union europ\u00e9enne.<\/p>\n<p>Selon la Commission europ\u00e9enne, l\u2019accord pourrait accro\u00eetre le PIB de l\u2019Union de 0.05 % d\u2019ici 2040, soit environ 77.6 milliards d\u2019euros. Les cons\u00e9quences varient fortement selon les secteurs, pouvant cr\u00e9er \u00e0 la fois des opportunit\u00e9s et des vuln\u00e9rabilit\u00e9s \u00e9conomiques. Pour \u00e9clairer ces enjeux, nous avons interrog\u00e9 Edm\u00e9 Dominguez, experte en relations internationales et sp\u00e9cialiste des questions commerciales et g\u00e9opolitiques, install\u00e9e \u00e0 G\u00f6teborg, en Su\u00e8de.\u00a0<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00a0\u00ab Cet accord profite surtout aux grandes entreprises europ\u00e9ennes, tandis que les petites et moyennes exploitations locales, ici ou l\u00e0-bas, risquent d\u2019\u00eatre fortement impact\u00e9es. \u00bb<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le secteur agricole, le plus grand perdant de l\u2019accord\u00a0<\/p>\n<p>Le secteur agricole concentre l\u2019essentiel des critiques \u00e0 l\u2019encontre de l\u2019accord. Les agriculteurs europ\u00e9ens, et en particulier les \u00e9leveurs, d\u00e9noncent une concurrence d\u00e9loyale face aux producteurs du Mercosur, qui b\u00e9n\u00e9ficient de co\u00fbts de production plus faibles li\u00e9s au prix de la terre, \u00e0 une main-d\u2019\u0153uvre moins co\u00fbteuse et \u00e0 des r\u00e9glementations moins contraignantes.<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<p>Selon le minist\u00e8re fran\u00e7ais du Commerce ext\u00e9rieur, l\u2019accord ne devrait pas entra\u00eener une augmentation massive des volumes d\u2019importations de viande bovine ou de volaille. Il pourrait toutefois provoquer un effet \u00e0 la baisse sur les prix de certains produits sensibles, tels que le soja ou le sucre.\u00a0 Emmanuel Macron a d\u2019ailleurs fait de la d\u00e9fense du mod\u00e8le agricole fran\u00e7ais, affirmant qu\u2019il refusait \u201cde sacrifier l\u2019agriculture fran\u00e7aise sur l\u2019autel du libre-\u00e9change\u201d. M\u00eame en l\u2019absence d\u2019une augmentation des volumes import\u00e9s, une pression \u00e0 la baisse sur les prix de produits sensibles, tels que le b\u0153uf, le soja ou le sucre, pourrait fragiliser des exploitations agricoles d\u00e9j\u00e0 en difficult\u00e9.<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<p><img alt=\"carte Am\u00e9rique du Sud beige ancien \" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-nimg=\"fill\" class=\"drupal__img undefined\" style=\"position:absolute;height:100%;width:100%;left:0;top:0;right:0;bottom:0;object-fit:cover;color:transparent\"   src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/1768570691_899_image.jpeg\"\/>\u00a9Colin White<\/p>\n<p>Sur le plan \u00e9conomique, l\u2019accord vise \u00e0 faciliter les \u00e9changes entre deux blocs repr\u00e9sentant pr\u00e8s de 800 millions de consommateurs, en supprimant progressivement les droits de douane sur 91 % des biens export\u00e9s par l\u2019Union europ\u00e9enne vers le Mercosur. Un gain r\u00e9el, mais limit\u00e9, \u00e9tant donn\u00e9 les effets in\u00e9gaux de l\u2019accord selon les secteurs.<br \/>\u00a0<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<p>Industrie automobile et luxe, les secteurs gagnants de l\u2019accord\u00a0<\/p>\n<p>Certaines industries europ\u00e9ennes sont bien plac\u00e9es pour tirer parti de l\u2019ouverture du march\u00e9 sud-am\u00e9ricain. La suppression progressive des droits de douane profitera aux voitures (actuellement tax\u00e9es \u00e0 35 %), \u00e0 l\u2019agroalimentaire, \u00e0 l\u2019industrie du luxe et des produits pharmaceutiques. Pour l\u2019Allemagne, cela repr\u00e9sente un atout majeur. Pour la France, ce sont surtout les grands groupes pharmaceutiques et a\u00e9ronautiques qui pourraient en b\u00e9n\u00e9ficier.<\/p>\n<p>L\u2019accord facilite \u00e9galement l\u2019acc\u00e8s \u00e0 des mati\u00e8res premi\u00e8res strat\u00e9giques, comme le lithium, le cuivre ou le fer (indispensables \u00e0 la transition \u00e9nerg\u00e9tique et \u00e0 la production de batteries pour v\u00e9hicules \u00e9lectriques). Cela pourrait permettre \u00e0 l\u2019Europe de s\u00e9curiser ses approvisionnements, limitant sa d\u00e9pendance \u00e0 de grandes puissances, telle que la Chine.<br style=\"font-style:normal;font-weight:400;text-align:start;white-space:normal;text-decoration-line:none;text-decoration-thickness:auto;text-decoration-style:solid;color:#000000\"\/><br \/>\n\u00a0<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<p><img alt=\"Homme \u00e2g\u00e9 de dos qui ratisse la terre veste jaune chapeau devant tracteur\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-nimg=\"fill\" class=\"drupal__img undefined\" style=\"position:absolute;height:100%;width:100%;left:0;top:0;right:0;bottom:0;object-fit:cover;color:transparent\"   src=\"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/1768570692_194_image.png\"\/>\u00a9Hasbi Kurnia<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<p>Dans le secteur agroalimentaire, les vins et spiritueux fran\u00e7ais constituent un avantage. L\u2019accord pr\u00e9voit la suppression des droits de douane sur le champagne (de 16 \u00e0 35 % de droits de douane en moins). Le cognac et les vins fins offrent ainsi aux producteurs un acc\u00e8s direct \u00e0 un march\u00e9 sud-am\u00e9ricain tr\u00e8s demandeur. Les produits laitiers et fromagers b\u00e9n\u00e9ficieront \u00e9galement d\u2019une protection gr\u00e2ce aux centaines d\u2019indications g\u00e9ographiques reconnues (Comt\u00e9, Roquefort\u2026), prot\u00e9geant les noms des produits locaux. Enfin, l\u2019industrie des produits transform\u00e9s, comme le chocolat, les confiseries ou l\u2019\u00e9picerie fine issue de l\u2019Am\u00e9rique du Sud, pourrait \u00e9largir son audience \u00e0 un march\u00e9 de plus de 270 millions de consommateurs.\u00a0<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces gains potentiels, le trait\u00e9 comporte des risques. Pour Edm\u00e9 Dominguez, \u00ab Cet accord profite surtout aux grandes entreprises europ\u00e9ennes, tandis que les petites et moyennes exploitations locales, ici ou l\u00e0-bas, risquent d\u2019\u00eatre fortement impact\u00e9es. \u00bb.\u00a0Certains sous-secteurs (industrie locale, agroalimentaire ou bovine) europ\u00e9ens moins comp\u00e9titifs pourraient souffrir d\u2019une concurrence intensifi\u00e9e. Le risque est relativement faible pour l\u2019industrie europ\u00e9enne, qui reste comp\u00e9titive, mais il est beaucoup plus important pour l\u2019agriculture. La concurrence des produits sud-am\u00e9ricains jug\u00e9s moins chers et la pression sur les prix menace directement de nombreuses exploitations.<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/lepetitjournal.com\/bucarest\/actualites\/coalition-au-pouvoir-divisee-sur-laccord-commercial-ue-mercosur-431441\" class=\"read-more\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Coalition au pouvoir divis\u00e9e sur l\u2019accord commercial UE-Mercosur<\/a><\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<p>Pesticides, hormones et d\u00e9forestation, les risques sanitaires et environnementaux point\u00e9s du doigt<\/p>\n<p>Les \u00e9carts de normes sanitaires constituent un autre point de r\u00e9volte. L\u2019utilisation de pesticides interdits dans l\u2019Union europ\u00e9enne ou d\u2019hormones de croissance animales reste autoris\u00e9e dans plusieurs pays du Mercosur. Si les produits import\u00e9s sont soumis aux r\u00e8gles europ\u00e9ennes, les contr\u00f4les et la tra\u00e7abilit\u00e9 suscitent des doutes. Selon l\u2019experte en relations internationales \u00ab Certains produits agricoles export\u00e9s vers l\u2019Europe, comme le soja, le riz ou la viande, sont cultiv\u00e9s dans des conditions nocives pour les travailleurs et pour l\u2019environnement. Sans clauses contraignantes, c\u2019est un danger pour la sant\u00e9 des consommateurs europ\u00e9ens \u00bb.<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<p>M\u00eame si les produits import\u00e9s du Mercosur doivent l\u00e9galement respecter les normes de l&rsquo;UE, les agriculteurs d\u00e9noncent un manque de contr\u00f4le. En novembre 2025, le Br\u00e9sil autorisait 330 substances actives. L&rsquo;utilisation de 60 % d&rsquo;entre elles n&rsquo;\u00e9tait pas approuv\u00e9e par l&rsquo;Union europ\u00e9enne, 37 % \u00e9taient approuv\u00e9es et 3 % en cours d&rsquo;examen, selon la Commission europ\u00e9enne. \u00c0 l&rsquo;inverse, sur les 421 substances actives approuv\u00e9es par l&rsquo;UE, 73 % ne l&rsquo;\u00e9taient pas formellement au Br\u00e9sil. Par exemple, la France a suspendu les importations de produits contenant des r\u00e9sidus de mancoz\u00e8be. Le mancoz\u00e8be (pesticide utilis\u00e9 sur avocats, mangues et poivrons) est class\u00e9 perturbateur endocrinien et suspect\u00e9 canc\u00e9rog\u00e8ne et toxique pour la reproduction par l&rsquo;Agence europ\u00e9enne des produits chimiques.<\/p>\n<p>La hausse des \u00e9changes commerciaux peut pousser \u00e0 produire plus pour l\u2019exportation, aggravant la d\u00e9forestation en Amazonie, dans le Cerrado (Br\u00e9sil) ou le Gran Chaco. Une dynamique incompatible avec les objectifs climatiques de l\u2019Union europ\u00e9enne. Emmanuel Macron a rappel\u00e9 sur X, que \u201cDans ce contexte, la France votera contre la signature de l\u2019accord.\u201d<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<blockquote class=\"twitter-tweet\">\n<p dir=\"ltr\" lang=\"fr\" xml:lang=\"fr\">La France a d\u00e9cid\u00e9 de voter contre la signature de l\u2019accord entre l\u2019Union europ\u00e9enne et les pays du Mercosur.<\/p>\n<p>\u2014 Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) <a href=\"https:\/\/twitter.com\/EmmanuelMacron\/status\/2009325206452814042?ref_src=twsrc%5Etfw\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">January 8, 2026<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<p>Des opportunit\u00e9s pour les expatri\u00e9s europ\u00e9ens\u00a0<\/p>\n<p>Pour les Europ\u00e9ens et les Fran\u00e7ais r\u00e9sidant en Am\u00e9rique latine, le trait\u00e9 Union europ\u00e9enne\u2013Mercosur n\u2019est pas un simple d\u00e9bat. Ses cons\u00e9quences pourraient se faire sentir directement sur le terrain. L\u2019accord est susceptible de faciliter les investissements europ\u00e9ens et de cr\u00e9er des opportunit\u00e9s professionnelles pour les multinationales.\u00a0<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00a0\u00ab Les grandes entreprises europ\u00e9ennes, notamment dans la viande, la pharmacie ou les technologies, tireront des b\u00e9n\u00e9fices directs du trait\u00e9. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Certains expatri\u00e9s travaillant pour des multinationales europ\u00e9ennes ou dans des secteurs exportateurs peuvent b\u00e9n\u00e9ficier de nouvelles opportunit\u00e9s, notamment gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019all\u00e8gement des droits de douane qui facilite l\u2019exportation vers l\u2019Europe et ouvre des d\u00e9bouch\u00e9s pour les producteurs de viande ou de volaille \u00ab Les grandes entreprises europ\u00e9ennes, notamment dans la viande, la pharmacie ou les technologies, tireront des b\u00e9n\u00e9fices directs du trait\u00e9 \u00bb, explique Edm\u00e9 Dominguez. Pour de nombreux entrepreneurs europ\u00e9ens install\u00e9s en Am\u00e9rique du Sud, l\u2019accord est b\u00e9n\u00e9fique, car la r\u00e9duction des droits de douane facilite l\u2019exportation de leurs produits. Cette mesure donne un avantage aux pays les plus protecteurs sur le plan commercial, tel que le Br\u00e9sil, face \u00e0 d\u2019autres puissances comme la Chine ou les \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<p>Mais ces gains d\u00e9pendent des secteurs. Les petites entreprises locales du Mercosur, m\u00eame celles o\u00f9 des Fran\u00e7ais travaillent ou investissent, pourraient avoir du mal \u00e0 rivaliser avec les grandes entreprises europ\u00e9ennes et perdre des parts de march\u00e9. Les industries textiles ou agricoles du Mercosur peuvent \u00eatre d\u00e9pass\u00e9es par des produits europ\u00e9ens plus comp\u00e9titifs, ce qui fragilise les entreprises locales et peut entra\u00eener des pertes d\u2019emplois. Les consommateurs europ\u00e9ens vivant en Am\u00e9rique latine pourraient \u00eatre expos\u00e9s \u00e0 des produits soumis \u00e0 des normes diff\u00e9rentes de celles de l\u2019Union europ\u00e9enne.\u00a0<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<blockquote>\n<p>\u00a0\u00ab Certains profiteront du trait\u00e9, d\u2019autres devront faire face \u00e0 une concurrence plus agressive et \u00e0 des risques sanitaires et environnementaux. \u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Au-del\u00e0 des aspects \u00e9conomiques, l\u2019accord peut avoir des impacts sociaux qui touchent les Fran\u00e7ais et Europ\u00e9ens sur le terrain. Les travailleurs locaux sont souvent faiblement r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s : \u201cbeaucoup de ces travailleurs sont expos\u00e9s \u00e0 des conditions de travail pr\u00e9caires\u201d. Au Br\u00e9sil, le salaire minimum l\u00e9gal est \u00e0 3.500\u202freais (l\u2019\u00e9quivalent de 550\u202f\u20ac). L\u2019augmentation des exportations risque de d\u00e9placer des populations autochtones pour \u00e9tendre les cultures et respecter les quotas. Les conflits pour l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la terre vont s\u2019intensifier, au d\u00e9triment de l\u2019agriculture familiale comme les Sans Terre, un mouvement social br\u00e9silien qui lutte pour la r\u00e9forme agraire et la d\u00e9fense des droits des paysans..\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p class=\"p-empty\">\u00a0<\/p>\n<p><script async src=\"https:\/\/platform.twitter.com\/widgets.js\" charset=\"utf-8\"><\/script><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"\u00a0 \u00a0 Depuis 1999, l\u2019Union europ\u00e9enne et les quatre pays fondateurs du Mercosur (l&rsquo;Argentine, le Br\u00e9sil, le Paraguay&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":667794,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1586],"tags":[11,1777,674,1779,1011,27,12,25,1778,364],"class_list":{"0":"post-667793","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-europe","8":"tag-actualites","9":"tag-eu","10":"tag-europe","11":"tag-european-union","12":"tag-fr","13":"tag-france","14":"tag-news","15":"tag-republique-francaise","16":"tag-ue","17":"tag-union-europeenne"},"share_on_mastodon":{"url":"https:\/\/pubeurope.com\/@fr\/115905056282730647","error":""},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/667793","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=667793"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/667793\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/667794"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=667793"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=667793"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=667793"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}